Une ultime timeline [Elyon]




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MessageSujet: Une ultime timeline [Elyon]   31/8/2016, 12:41

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http://game-of-madness.forums-actifs.com/t1027-you-re-gonna-have-a-bad-time-termine
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Sans
"Giving Bad Times"
Sans ouvra les yeux difficilement, encore secoué par ce Reset d'un genre nouveau, il ressentait comme un martellement incessant dans son crâne. Il le secoua rapidement avant de frotter ses yeux avec la manche de son manteau, pour finalement découvrir une bibliothèque immense, loin de la "Librarby" de Snowdin. Impossible pour lui de comprendre ce qui est arrivé, il tentait pourtant de tout remettre en ordre dans ses mémoires mais rien n'y faisait. Il jouait avec Asriel et Papyrus, puis il sentit une vive douleur, totalement différente de celle que lui avait infligée Chara. Après ça, un blackout total, suivi d'un lapin noir que Sans suivit, hésitant. Une chute sans fin termina son voyage dans cet étrange vide. Il entendait des rires, des pleurs, des musiques, des crissements métalliques... mais plus son frère. Où était-il..? Frisk avait-il réellement trouvé un moyen de Reset une fois de plus ?

*Damn.. Kid... You should've told me first. I could have understood your decision. I swear you're gonna have a bad time...*

Sans se leva, ses pantoufles et son manteau étaient intacts, c'était déjà ça. Son oeil gauche brûlait avec son agacement, laissant paraître une flamme bleue menaçante, faisant un étrange duo avec son sourire incessant.
Il avait déjà appelé ses amis, mais personne n'est venu, était-il seul ici ? Était-ce une fois de plus un Génocide de Frisk et Chara ? Il vit une porte au loin, des livres voletaient ça et là, comme pour se ranger eux-même. Cependant, l'un d'eux tomba en se cognant sur un autre. Sans le rangea grâce à ses pouvoirs telekinetiques puis continua son chemin.

Il se trouvait dans une grande allée, semblable à celle d'un palais. Le soleil levant amenait une douce chaleur dans la zone, laissant réfléchir de légers reflets jaunâtres sur les dalles de ce sol parfaitement lavé. Il marchait, lui, les mains dans les poches de son manteau, sifflotant un air qu'il avait comme entendu émaner du corps de Chara pendant leur combat.

*Get Dunked On... you Megalomaniac. I will find out, I promise, if you are responsible of that... I will make you pay and you won't be able to reset your way out anymore...*

Il regarda par la fenêtre, ces contrées lui étaient étrangères, totalement étrangères... il n'était donc ni dans l'Underground, ni sur la surface. Il déglutit en imaginant le pire : et s'il était coincé ici ? Comment ferait-il sans Papyrus, sans Toriel... sans Frisk ? Il ferma les yeux pour prendre une lourde inspiration, puis expira en posant son crâne dans sa main droite, la flamme s'éteignit et il se calma peu à peu. Après tout, à quoi bon se faire autant de soucis ? Les autres ont sûrement été Reset normalement. Papyrus était certainement en train de préparer ses superbes puzzles pour capturer Frisk. Tori devait être en train de préparer ses delicieuses tartes... et Sans devait être en train de dormir. Oui, ils devaient aller bien... avec un autre Sans. Un autre lui-même.

Il entendit un bruit, puis deux, suivis de plusieurs autres, comme des fracas de métal lui rappelant la lourde armure d'Undyne. Des gardes devaient arriver par là. Il tourna la tête et la grande porte s'ouvra violemment. Armés de lances, ces gardes, ressemblant à des cartes de poker, se dirigeaient vers lui, l'accusant de s'être infiltré dans le château. C'était la meilleure... mais quoi qu'il en soit, maintenant il fallait fuir. Sa flamme se ralluma d'un coup, puis il leva le bras droit, faisant se soulever l'un des gardes. Les autres, surpris, s'arrêtèrent un instant. Sans balança le voltigeur sur ses compagnons puis sauta sur le rebord d'une des fenêtres, d'où il voyait un balcon sur une autre aile du château.

"What kind of shark is always gambling?" il regarda les gardes qui avançaient vers lui de nouveau. "a CardShark."

Il haussa les épaules en riant puis claqua des doigts. En un instant il se retrouvait sur le balcon, où il put se cacher le temps que les gardes partent chercher ailleurs. Il se teleporta cette fois sur le toit pour s'y asseoir, regarder le soleil se coucher et penser à sa maison.
C'était encore un peu flou, toutes ces timelines, tous ces resets, tout ça était étrange. Cela avait commencé quand il a tenté d'aider ce petit garçon à la casquette rouge. Désormais il avait perdu tous ces anciens amis... mais enfermé dans l'Underground il trouva Papyrus et se fit pleins d'autres amis. Quand Frisk est arrivé, il avait commencé à devenir dépressif, comprenant le jeu morbide auquel l'enfant s'adonnait. Mais une promesse était une promesse. Il devait veiller sur lui. Encore et encore. Le laissant aller à ses désirs incomprehensibles, jusqu'au moment de le punir avant la salle du trône.

Sans soupira, les yeux fermés, en imaginant que ce nouveau monde était peut-être une nouvelle vie, loin de ces timelines corrompues. Mais tout de même, sa famille de l'Underground lui manquait. Papyrus, Toriel, Undyne, Alphys... même ce sale robot de Mettaton. Et Frisk... qui avait fini par sacrifier ses pouvoirs pour sauver Asriel... une timeline parfaite, où personne sauf le monstre originaire de tout ceci n'était mort... Toutes ces pensées étaient fatigantes...

En peu de temps, Sans piqua du nez, puis s'endormit, pour être en forme quand il devra fuir le château. Son rêve était particulièrement agité, un cauchemar qu'il détestait faire tant il pouvait croire en la véracité de ces événements. Tout le monde devenu fou après la mort d'Asgore, Undyne au pouvoir devenue tyrannique... Sans devenu plus meurtrier que jamais, en rompant son ultime promesse faite à Toriel...

Il se réveilla en sursaut, invoquant par la même occasion des pieux d'os autour de lui. Son oeil gauche brûlait intensément, de cette flamme bleue qui le caractérisait. Il regarda derrière lui et vit une jeune femme entourée d'oiseaux, visiblement surprise par tout ceci.

Elyon - "Monsieur Squelette... je ne vous veux aucun mal."

Il fit baisser les os et remit ses mains dans ses poches, sa flamme se calmant aussi. Il s'approcha, pour arriver à un pas d'elle. Sa taille pouvait faire rire, tant il était petit et semblait enfantin. Mais il tendit sa main vers elle, avec son célèbre coussin péteur prêt à être enclenché.

"Heya, kid. Sorry, was surprised. I'm Sans, Sans the Skeleton, nice to... meat you"

Il ria à sa blague et la laissa enclencher le piège qui dégagea un son digne des gags les plus foireux.

"Ahahah. That thing always do the trick."


* Sans looks deep inside your Soul ... *
* You feel your sins crawling on your back and... you know you're gonna have a Bad Time. *

       
[center]


Dernière édition par Sans le 2/10/2016, 03:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une ultime timeline [Elyon]   29/9/2016, 01:53

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Purifier pour mieux sauver...


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Elyon S. Lightless.
Purifier pour mieux sauver...
Ce cristal qu'on fend de nos pieds… Cette blancheur parfaite…. Cette tendre luminosité sur laquelle les rayons du soleil s'échouaient, et paraient le sol de milliers de diamants immaculés plus éphémères qu'un souffle d'air et qui filaient entre nos mains dès qu'on les touchait….
Qui ne devenaient plus qu'écumes comme de lointaines cousines dès que je les effleurais….
Ce tendre déferlement que je voyais depuis ma fenêtre…
J'aurai pu le contempler des heures durant, ne jamais en détourner mon regard…
Cette blancheur lointaine qui paraît la cime des montagnes, réduite à quelques lignes blanches dans le lointain que la chaleur de l'été avait réduite à quelques centimètres, les écrasant de leur règne de chaleur  tout en sachant que quand l'hiver viendrait, comme un manteau la montagne viendrait parer à nouveau, en un cycle éternel des saisons…
Et moi derrière mes vitres bien installée, bien entourée, je contemplais le monde comme je ne l'avais jamais fait.
Cette neige… Vous m'en aviez parlé, Ô Père, mais vous ne m'aviez pas laissé l'approcher de peur que je tombe malade, en père prévenant que vous étiez…
Vous m'aviez décrit tant de merveilles de ce monde….
Vous m'aviez parlé de la splendeur de ce monde Ô Père, vous me l'aviez vanté, et dieu que j'avais mis du temps à ne serait-ce que vouloir le contempler….
Et pourtant, grâce à vous, grâce à votre gentillesse, votre obstination, vous m'aviez permis de le découvrir, à celui-ci vous m'aviez  initié, doucement avec votre sourire et votre tendresse….
Vous aviez pris mes mains et pas à pas m'avait mené vers ce monde dont vous m'aviez aussi protégé en empêchant le trépas qui aurait pu être le mien, et dont je vous avais protégé à mon tour avant que ce monde ne vous détruise….
Oh pardonnez moi encore de là haut, Père, même si je sais que vous m'avez pardonné à la seconde où ma lame vous avait percé..
Après tout vous êtes celui à m'avoir enseigné la pureté et la purification des âmes corrompues….Et vous comme les autres étiez en souffrance dont je vous ai libéré....

Et de mes yeux une brume s'écoula légèrement,s'insinuant doucement le long de mes joues et je ne fis rien pour la retenir, offrant mon regard plein de larmes tourné vers mon père qui vers le ciel se reposait très certainement, comme un témoignage de mon affection blessée…
Oh que oui, Père, vous me manquez, même si je sais avoir fait la chose que vous auriez voulu que je fasse pour vous….
Oh que oui, vous me manquerez à jamais…
J'aurai voulu vous montrer mon havre de paix, j'aurai voulu y vivre avec vous, mais ce monde de folie vous a corrompu bien avant…
Alors à présent je ne peux qu'honorer votre mémoire, faire tout ce que je peux pour poursuivre votre entreprise, me tourner vers vous et espérer que vous me voyez de là haut et admirez mon œuvre.
Que vous trouvez un même charme que celui que je tente de donner à ma vie.
Que vous appréciez de me voir apprécier les cadeaux que vous m'avez laissé….
Ce doux héritage qu'est la vie….
Et je souris à travers mes larmes muée de l'éternelle reconnaissance qui me liait à mon père et qui était mon apanage pour l'éternité….
« Elyon… ?
-Elyon ?
-Tu pleures ?
-Elyon, tu as faim ?
-Elyon, tu as mal ?  Tu souffres ?

Des battements d'ailes alentour…
Suivies de peu de pépiement sans fin avec leurs voix inquiètes….
Leur présence alentour, sur le bois de mon fauteuil, sur mes genoux, sur les pendoirs au dessus de ma tête, sur ceux à mes côtés, sur mes épaules, sur mes mains pour les plus petits….
Leurs têtes parées des couleurs de l'arc en ciel, leurs yeux arrondis, parées de couleurs multiples et plurielles, l'angoisse qui laminait leur regard….
Leur multitude qui s'était assemblée autour de moi par peur de voir une des leurs souffrir..
Mes amis que je logeais et que j'abritais, mes amis que je sauvais et que je protégeais de ceux qui corrompait le monde, ces oiseaux de beauté qui étaient la magnificence de Wonderland…
Qui vivaient avec moi, qui m'avaient suivi de leur plein gré quand ma maison je leur avais proposé, mes amis que je couvais de l'affection que chacun d'eux méritait, qui était leur digne héritage… Eux qui était ma famille de cœur, mes lointains cousins, et qui me voyaient comme l'une des leurs, pour les plus vieux comme l'une de leur enfant, pour les plus jeunes comme une seconde maman, pour ceux trop âgés pour être encore des enfants mais trop jeunes pour encore être parent, leur sœur...
Même si elle n'avait pas d'ailes….
Mes amis qui en cet instant s'inquiétaient de voir l'océan de mes yeux se parer d'écume…
Mes amis qui attendaient le son de ma voix pour s''apaiser et que je devais rassurer….

Aussi m'exclamai-je avec douceur :
« Ne vous en faites pas…. C'est juste que Père me manque…. Même si je sais avoir fait ce qu'il fallait…. Et que j'aimerai qu'il puisse être là avec nous, et qu'il puisse vous avoir connu…. Vous l'auriez sûrement aimé… Il était bon, le meilleur homme de cette terre…. Et que je me demande s'il est fier de moi, de là haut….
- Un père est toujours fier de son enfant, alors c'est très certainement le cas.
-Et puis, il est là avec toi, grande sœur… Il vit dans ton cœur.
-Et c'eut été un grand bonheur de le connaître…..
-Moi je ne pense pas qu'il n'eut pas été heureux de te voir pleurer… Au contraire, il devrait te voir sourire, apprécier la vie qu'il t'a permis de conserver….»
Le chœur de leurs voix bienveillantes s’élevèrent autour de moi d'un côté et de partout à la fois avec ses éclats de joie qu'eux seuls avaient en me pépiant leur gentillesse et leur amour, leur soutien et leur tendresse….
Venant m'apporter ça et là, des mots pour le montrer toujours à mes côtés en mon cœur, leur envie de connaître cet être si spécial à mon cœur et la voix rassurante d'un adulte pour m'assurer que jamais je ne décevrais mon père.
Et puis il y avait la voix du plus jeune de la portée, qui s’élevait, qui avait toujours le chant aux lèvres, qui ne se sentait jamais triste et qui paradoxalement à son âge faisait preuve d'une douce sagesse qui venait m'enseigner un principe….
Me rappeler ce que je lui devais, et mon devoir actuel de sourire pour lui montrer que ses efforts n'étaient pas vains…
Continuer de sourire, continuer de se dresser, donner une symphonie de vie plutôt que de douleur…

Et les larmes qui affectaient mes yeux ne venaient que témoigner de la tristesse qui m'affligeait et point du bonheur qu'il m'avait légué…
Il fallait y remédier, tout simplement.
Et d'un mouvement du poignet, de ma manche celles-ci furent essuyées pour sourire au ciel qui gardait mon père en son sein, jusqu'au jour où je pourrais le rejoindre et retrouver son sourire, son étreinte, sa douceur, sa gentillesse et son amour dont j'avais du me priver….
Et d'un battement d'ailes mes amis alentour se dispersèrent avec divers pépiements, comme le cœur apaisé de me voir sourire à présent, répandant leurs couleurs bariolées en traits de lumière partout alentour en une danse d'une grâce infinie. Volant, se frôlant,piquant vers les hauteurs, puis redescendant vers le sol ou je me tenais, filant vers moi de toute l'envergure de leur vol pour me frôler puis remonter, comme voulant m'entraîner vers les hauteurs avec eux par ce léger effleurement, âmes déchaînées qu'une tempête d'apaisement soulève.
Et moi au milieu d'eux, seul être ancré à la terre à les écouter, les regarde s'amuser, se chercher, jouer,rire comme quelques instants d'avant mais avec plus encore d'entrain comme pour me dire « Elyon, regarde nous, Elyon ne soit pas triste, admire nous….Elyon fais nous ton plus beau sourire, d'accord, notre précieuse Elyon ? »

Alors sur mes lèvres mon sourire plus encore s'accentua alors que je me laissais aller à tournoyer étendant mes bras comme ils étendaient leurs ailes pour fendre l'air ancrée à la terre.
Comme pour virevolter à leurs côtés et danser avec eux cette symphonie qu'est la vie, recevoir leur amour et leur attention, leur jeu et leur affection…
S'y plonger..
Et pas à pas devenir de plus en plus évanescente, virevolter de plus en plus légèrement comme si moi aussi je pouvais à mon tour m'envoler et qu'à leurs côtés m'élancer, le cœur de plus en plus léger comme une plume pour virevolter de plus belle dans la vie qu'on m'avait légué.
Et petit à petit dans ma piste de danse improvisée, dans ma valse de vie, ils vinrent se mêler, étendant leur plumes, tournoyant autour de moi, comme des partenaires de danse qui m'aurait fait valser sur une piste de danse, sous les yeux bienveillants du ciel où reposait mon père qui peut être nous regardait avec bienveillance…..
Sous les yeux de ce ciel qui me regardait vivre, tournoyer, danser, et avec moi mes amis comme pour tracer de la vie les couleurs en ce monde.
Ce ciel qui regardait nos battements s'étendre, s'épandre, se répandre, se suspendre quelques instants, le temps de retrouver son équilibre, ce maigre fil qui nous faisait garder pied en cette terre, puis reprendre, s'étendre, s'épandre, gagnant chaque endroit, puis doucement, tout doucement s'apaiser, s'abaisser, revenant doucement à une espèce de douceur bienveillante comme la neige alentour, cesser de faire battre aussi vivement, ralentissant la cadence pour finir par une douceur, puis une mollesse, puis une fatigue, puis un épuisement…
Laissant mes amis assoupis sur leurs perchoirs et moi alanguie en mon fauteuil avec le sourire heureux de quelqu'un qui vit.

« Comment est le monde, ma sœur ? »
Aucun besoin d'un regard de ma part.
J'eus reconnu ses pépiements entre mille.
Cette manière aussi de s'approcher lentement, doucement, mais sûrement..…
En faisant crisser légèrement la paille de mon fauteuil.
Puis de venir à mes côtés au niveau de ma main pour regarder à son tour ce ciel toujours plus bleu qui s'offrait à notre regard et la cime enneigée de la montagne que nous entrevoyions alors.
Ce ciel qu'il contemplait depuis enfant d'ici sans jamais en avoir éprouvé la sensation….
Car enfant tombé du nid qui avait croisé mon chemin et que j'avais ramené avec moi…
Enfant encore en sa coquille alors et dont j'avais fait couvé l'oeuf chez moi...
Je  revoyais encore sa mère, les ailes abîmées, un peu de son écarlate tâchant la neige immaculée d'une montagne dont ma cible avait fait son abri….
Je me revoyais encore, désespérée, la conduire à ma cachette pour la soigner, tout cela pour la voir finalement mourir entre mes bras, quelques heures après...
Et que ma cible avait visiblement pris plaisir à dévorer la vie de ses parents et dont il dormait, assommé, les plumes semblables à mon frère encore dans la cuisine qui devaient être celles du père de mon oisillon….
Tuant deux vies qui avaient un enfant et que le barbare avait du blesser…
Un autre impur dont ma lame vint le délivrer de ses offenses, l'absoudre de son impureté pour le renvoyer à la tendre lumière et au pardon, le libérer de son éternelle souffrance par cette corruption du monde...
Cet enfant qui ne l'était plus depuis quelques mois et qui en cet instant contemplait le monde, à mes côtés, comme de plus en plus souvent.
Mais sans jamais rien dire, silencieusement.
Et puis aujourd'hui, cette question qui vint me trouver….

Et qui me fit fermer les yeux pour y réfléchir.
Comment définir un monde aussi beau que corrompu, un monde lumière que l'on doit purifier de sa corruption en répandant le pardon et l'éternité partout ?
Comment décrire le froid subtil de l'hiver et la cuisante fournaise de l'été ?
Comment décrire la sensation des feuilles qui effleurent votre peau et la douce mélodie du vent alentour ?
Quels mots employer, quelle image donner pour rendre toute sa beauté ?
Y avait-il ne serait qu'un mot, assez parfait, pour décrire chacune des sensations que l'on peut éprouver, de l'eau qui vous mouille et qui vous glace à la joie tenace de sentir l'herbe fraîchement coupée ?
Comment décrire un monde qui n'était que de sensations que l'on vivait au jour le jour, comme le goût de la brioche qu'on dévore venant tout juste de sortir du four…. ? Comment parler de ce monde qui nous entourait, qui ne se décrivait pas mais qui se vivait ?
Comment le rendre à l'un de ceux que je voyais comme mon frère ?
Mes mots arriveraient-ils à ne serait qu'en rendre la beauté ?
Sur mes lèvres et dans mon esprit je fis glisser les mots, ceux qui me semblaient appropriés, ceux qui me permettaient de définir ce monde…. Mais….
A chercher mes mots, subitement je me rendis compte,qu'aucun de ceux-ci ne pouvaient rendre au monde toute sa beauté…. Alors comment…
Devais-je me taire ?  Lui expliquer que je ne le pouvais pas avec des mots ?

« Bien sûr que non. »
Je pouvais presque entendre mon père chuchoter à mon oreille. Je pouvais presque l'imaginer renchérir juste après pour s'exclamer, avec à ses lèvres son sourire :
« Essaye tout de même. Même si les mots ne remplacent pas les sensations. Et si tout est trop difficile, chante le. Nous ne pouvons pas laisser notre famille sans réponse à cette question, non ?
Et je savais fort bien qu'il avait raison. Il valait mieux essayer que ne rien faire du tout.
Aussi je fermais les yeux et racontais.
Racontais combien les près étaient verts en été, la chaleur diffuse que le soleil élançait sur le monde et sa manière de venir toucher les corps et les effondrer, la sensation de l'eau contre les peaux, l'air pur qui t'enlaçait, racontait la froideur de la neige, la douce odeur des gâteaux sortant du four de la boulangère, la clameur de la foule, la bonté, la pureté et l'impureté des gens alentour….
Lui parler des hauts bâtiments du château du roi des fous, de la cime d'onyx, des rumeurs alentour sur les autres roya
Puis je finis par chanter la douceur de l'air alentour avec tout le cœur dont je disposais,avec la voix la plus pure que je puisse dans l'espoir un peu illusoire de rendre la beauté du vent qui souffle….
Puis je me tus, laissant le silence nous entourer, le laissant seul juge de ce que je venais de lui narrer.
Le laissant apprécier ou non la beauté de ce monde.
En le regardant, doucement, du coin du regard. Pour le voir contempler le monde d'un regard étrangement absent.
Et qui en sentant mon regard tourna son regard vers moi puis s'exclama :
« Ça a l'air magnifique…..Merci. »
Avant de reporter son regard sur l'extérieur d'un air à nouveau absent, comme si ces quelques mots avaient été là pour me congédier et me remercier.
Mais je n'en pris pas ombrage. J'ébouriffais avec affection le sommet de sa tête puis décidai de le laisser, quittant l'abri de mon fauteuil pour gagner un endroit plus approprié pour me reposer, me laissant couler entre mes draps immaculés pour y dormir d'un sommeil justement mérité.

OoO

Ce silence alors que j'avançais pas à pas, en envoyant voler au loin la cape de mon uniforme sombre suivi de peu de mes bottes que je défis et envoyais voler plus loin.
Ce silence qui n'était entre coupé que de celui de mes pas alors que j'avançais dans ma volière – serre en revenant d'une mission qui s'était somme toute bien passée et qui s'était soldée par le succès qu'on lui attendait…..
Ce silence qui n'avait rien de normal, eux qui m’accueillaient généralement en piaillant et en volant dans tous les sens, me demandant comment j'allais, si ma mission était un succès et me posant mille questions à la fois.
Mais aujourd'hui, ils étaient silencieux et semblaient tristes, fixant les environs, fixant les murs ou le plafond sans bouger, sans m'accorder un seul regard. Comme si quelque chose de tragique s'était produit en mon absence et qu'aucun d'eux ne voulait être celui qui me le dirait…..
Et un mauvais pressentiment vint me cueillir, me faisant frissonner, glaçant mon cœur.
Que s'était-il passé ? Que s'était-il passé ?
L'un des mes amis m'attendait-il mort, un impur avait-il aussi souillé de sa présence mon domaine, avait-on blessé un de mes précieux amis ? Devais-je sortir mes lames et traquer celui qui leur aurait fait le moindre mal pour purifier le monde de cet individu qui s'introduisait dans un lieu de paix pour y répandre la désolation et la souffrance ?
Et mon regard anxieux fouilla les environs, regardant chacun de mes compagnons pour y découvrir celui qui avait disparu….
Pourtant ils étaient tous là… Tous…. Belle avec son plumage doré comme le loriot qu'elle était, Sebastian aussi immaculé qu'une colombe, Elena à la gorge aussi écarlate, et bien sûr ce cher Timothy, mon frère qui….
Qui n'était visible nulle part.
Mon cœur se glaça plus encore et mon sang se refroidit encore plus alors que je m'écriais, horrifiée :

« Où est Timothy ? »
Mon malheureux Timothy qui voulait découvrir le monde, qui m'avait parlé il y a peu….
Mon malheureux Timothy qui était né d'un œuf et qui ne savait rien du monde….
Mon malheureux Timothy qui gisait peut être mort plus loin, que l'on avait peut être tué comme sa famille…..
Mon malheureux frère qui avait peut être un destin tragique….
Et ce silence alentour…. Ce silence alentour comme seule réponse…
Et les regards qui me fuyaient de plus en plus….
Qui ne firent que me glacer et me faire frissonner plus encore…
Alors, alors alors….Lui, aussi…
Non… Non...Non...Pitié….
Pas une de plus, pas une de plus je vous en supplie….
Pas comme elles…
A nouveau leur chant d'agonie et leurs corps tombant alentour, me laissant seule sur le rocher….
A nouveau le visage des impurs tourmentés par leurs souffrance de corruption qui me prenaient ma famille avec leurs yeux plein de haine…
Et mes mains qui vinrent s'accrocher à mon visage horrifiée en reculant…
Comme si reculer empêcherait l'horrible vérité d'arriver…..
Comme si fuir me le ramènerait…
Alors que… Alors qu'il n'était…
Le tremblement naquit.
Et s'agrandit de seconde en secondes, l'écume des tristesses venant tout doucement se reformer alors que la vérité se formait….

« Il est parti. Il a dit qu'il voulait découvrir le monde par lui-même. Notamment le château du roi des fous.
-Et qu'il était désolé, qu'il ne voulait pas te faire de peine. Qu'on devait pas en parler…. Mais en te voyant comme ça, Elyon…..»
Par….ti ? Mon frère de coeur n'était pas mort, mais parti….
Parti explorer le monde dont je lui avais parlé…
Pour expérimenter les sensations que je lui avais décrit, les sentir de lui-même plutôt que par des mots.
En ayant le courage qu'autrefois je n'avais pas eu, moi alors enfermée dans mon palais, à laisser Père me décrire le monde, moi qui avait voulu voir le monde, même après m'être autant attachée à mon père mais qui n'avait eu la force de laisser mon père dont j'avais tant besoin et qui avait besoin de moi….
En ayant ce courage de laisser les gens qu'il aimait pour découvrir le monde…
Alors...Alors…
Il ne me restait qu'une chose à faire.
Le retrouver.

OoO

C'était vers toi que j'allais à présent mon frère.Vers toi que mes pas s'élançaient.
Que m'importait la fatigue de ma mission précédente, que m'importait le monde, les communications tant que je ne t'avais pas vu une dernière fois… Pour te dire ce que j'avais à te dire.
Que m'importait le reste quand tu étais le plus important.
Seuls mes pas résonnaient dans le silence alors que j'écoutais les bruits alentour m'approchant pas à pas, chaque pas plus près que le précédent de l'endroit où mon frère avait pris quartier.
Les autres oiseaux qui avaient pu croiser Timothy et que j'avais interrogé m'avaient tous mené à lui.
Et quoi de moins étonnant quand le château avait été un des premiers bâtiments que je lui avais décrit ?
Alors j'étais venue, prenant les chemins, dans l'espoir de le voir, le croiser et lui parler une dernière fois. Lui dire ce que j'avais à lui dire en essayant de ne pas pleurer.
Il ne fallait pas que je le blesse en plus de tout, lui qui avait  essayé d'éviter de me blesser.
Il ne fallait pas que je te récompense de tes efforts en te faisant mal.
De même ma peine à ton départ devait être masquée.

Je ne voulais pas qu'il eut pu croire que je pleurais pour l'inciter à revenir.
Ce n'eut jamais été le cas, mais il aurait pu penser que je pensais de cette manière.
Je préférais parer à toute éventualité.
Même si je savais très bien, et il savait que je savais que l'exploration du monde est un chant de sirène d'une puissance incommensurable qui une fois ses enfants appelés régnait sur les cœurs en dépit de toutes les familles du monde.
Mais il ignorait peut être que je savais que retenir quelqu'un qui veut partir est une souffrance pour les deux, que celui retenu reprochera un jour à l'autre son action, que la véritable force de l'affection était de laisser partir malgré soi quand l'autre le voulait.
Et il ignorait que je savais pertinemment que malgré la souffrance dont il avait essayé de me prémunir, qu'il y avait une souffrance qui elle ne ferait aller qu'en s'atténuant, un peu comme un deuil que l'on vit.
La souffrance de voir l'autre s'éloigner, pour ne peut être plus jamais revenir et voir tous leurs projets s'écrouler à jamais….
Et dont l'autre ne pourrait jamais vous apaiser car provoqué par lui-même, condamnant cette douleur à devenir de l'ordre du secret, de l'implicite, une part qu'on refuse à l'autre pour ne jamais le culpabiliser.    

Et je commençais à en sentir le froid mordant, là, en cet instant, en mon cœur, dans cette belle chaleur d'été. Mais mes mots à jamais sur elle se tairaient. Je n'allais certainement pas l'en incommoder. Il n'avait pas besoin de cette douleur, lui qui devait sûrement endurer la souffrance de partir et nous laisser.
Il n'avait pas besoin de recevoir plus encore de souffrance, quand il cherchait la lumière....
Il n'avait plus besoin que d'un peu de lumière.
Et il était plus que temps de lui en rapporter quelques étincelles pour qu'il déploya ses ailes plus librement encore, sans vivre dans la douleur et la peur de nous avoir plus encore blessé.
Qu'il déployât ses ailes comme je déployais mes pas sur le sol en direction de vers l'endroit dont il avait fait sa résidence.
M'approchant de plus en plus de ces toits élevés sculptés avec l'élégance d'artistes voulant honorer leur roi et l'entourer de magnificence, avec l'or et le marbre comme ornement, dressant leurs tours vers le ciel bleu d'une superbe journée d'été.
M'approchant de plus en plus de l'endroit que tu avais choisi comme résidence et où tu te reposais mon frère dont je murmurai ton nom à tout hasard.
Mais quelle chance avais-je que tu m'entendes si je ne chantais pas à haute voix ton nom ?
Autant de chance que de te trouver là du premier coup...
Aussi t'appelais-je à moi un peu plus fort pour ensuite guetter l'oreille,attendant tes battements d'aile qui t'annonceraient en ce monde.
Mais il n'y eut que le sifflement du vent pour me répondre, comme pour venir me chuchoter de renoncer et réessayer après.
Mais il avait tort, s'il pensait m'influencer. Il ne fit que me donner plus encore envie d'essayer.
Et à nouveau mon frère je t'appelai, un peu plus fort que la fois précédente.
Mais à nouveau seul le vent me répondit.
Mais je n'allais pas me laisser abattre, oh non pas du tout.
Et je repris ton prénom, à nouveau, plusieurs fois en m'approchant pas à pas de cet endroit.
Avec le vent comme seule compagnie, qui m'entourait, qui m'enlaçait, qui me chuchotait de revenir plus tard, mais auquel je ne cédais et auquel je continuais de m'écrier ton prénom.
Il fallait que tu viennes, que tu paraisses, que tu m'entendes...
Que tu viennes à moi pour la dernière fois...
Je t'en supplie, Ô mon frère....
Viens à moi, une ultime fois, ne laisse pas le vent être mon seul interlocuteur.....
Ne me laisse pas seule à errer autour d'un château d'or et d'argent, majestueux dans sa beauté  mais solitaire dans mon cœur...
Je t'en supplie, viens à moi..

Mais tu ne me dis rien et tu ne me réponds pas...
Il n'y a que le silence et me voilà seule au milieu d'une journée d'été, près du luxe, du calme et de la volupté, près de la hauteur et de la perfection immaculé d'un palais où se reposait un roi...
Me voilà seule à réaliser combien je dois avoir l'air stupide à crier dans le vent ton nom, combien est vain mon appel quand tu ne me réponds pas et combien le vent avait raison d'essayer de me déconseiller de t'appeler à moi.... Comme il avait essayé de me prévenir et dont j'avais ignoré les avertissements.... Mais je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même pour l'avoir ignoré....
Et je baissai la tête. Je n'avais plus qu'à repartir, comme j'étais venue...
C'était probablement ce que je pouvais faire de mieux, à présent.....
Et tristement je contemplai ce lointain où tu résidai, puis tournai la tête pour contempler le chemin que je devais reprendre en sens inverse.
Il n'y avait plus d'espoir à attendre d'ici.
Plus le moindre, plus un seul, plus une plume, plus...
« Si tu m'appelles pour que je rentre à la maison, c'est non ma sœur. »
Ce pépiement.... Je me figeais sur place, n'osant y croire.
Est ce que... Est ce que vraiment......
Pourtant, c'était son pépiement.... A n'en pas douter...
A moins que je ne rêvais.... Mais pour cela....
Il n'y avait qu'un seul et unique moyen de répondre à cette question.
Et avec lenteur je me retournai, le plus lentement que je pouvais.
Un pas, puis un pas, puis un autre pas, puis un autre pas....
Et tu me fis face mon frère, ton regard courroucé, craignant visiblement que la jeune sœur revienne chercher son frère pour le ramener quand... en réalité je n'en avais aucune intention.
Et je secouai ma tête en lui souriant, murmurant :
« Je ne suis pas là pour ça, mon frère.... »

Oh non, mon frère, je ne viens pas pour rompre tes ailes et t'attacher à moi pour toujours....
Oh non mon frère je viens t'amener la paix de partir en sachant que ta sœur le sait, en sachant que ta sœur te souhaite tous les bonheurs possibles, en sachant que ta sœur vient pour adoucir tes ailes et les rendre encore plus légères pour voler dans le ciel....
Et je te souris plus encore pour reprendre avec douceur :
« Je suis venue pour te souhaiter tout le bonheur du monde mon frère.  Et pour te demander de prendre soin de toi. Et pour te dire que si jamais tu veux venir nous voir, tu seras toujours la bienvenue. »
Tu n'as pas besoin de savoir que je m'inquiète pour toi, tu n'as pas besoin de savoir que ne plus te voir fréquemment me blesse.....
Tu n'as besoin que d'amour et de chance, tu as besoin qu'on soutienne ton vol, qu'on lâche ta main si tu étais un enfant parvenu à l'âge adulte et c'était bien ce que j'entendais faire en cet instant.
Alors sois heureux, mon frère. Sois le plus heureux du monde.
Et ne te soucie pas de moi. Te savoir heureux suffira à mon bonheur.
Ainsi suis-je faite.
Et je regarde des larmes d'oiseau se former dans son regard puis l'entend murmurer d'une voix altérée par l'émotion qui semble réaliser à quel point je tiens à lui....
« Je... Je croyais que....

Et je comprends sans grande difficulté où tu veux en venir, mon frère.
Ce n'est point difficile.Tu croyais que je te retiendrai, t'attacherai à moi pour toujours.
Mais tu oubliais que pour moi ton bonheur était primordial.
Et je secoue à nouveau la tête pour murmurer à nouveau....
« Je t'aime trop mon frère pour ne pas te libérer quand tu le veux...."
Mon regard se planta dans celui de mon frère et le contempla...
Le contempla alors qu'il me contemplait de son regard qui réalisait la force de mon affection à son égard et qui fit redoubler ses larmes avant qu'il ne se rue vers moi pour se poser sur mon bras dont j'avais gardé des protections de cuir pour le soutenir en cas où.
Et avec tendresse et douceur je ramenais mon bras vers moi comme pour le serrer dans mes bras comme s'il avait été un vrai humain.
En un câlin que nous savions d'au revoir et d'affection mêlé...
Je sentais les larmes approcher, puis venir encombrer mon regard, mais cela n'avait aucune importance.....

Car à travers mes larmes, restait un sourire pour le bonheur que je savais arriver pour mon frère....
Même si cela faisait mal de le voir s'éloigner de moi....
Et que je savais que nous vivions nos derniers instants sans que tu ne vives ta vie de ton côté.
Mais j'entendais bien en profiter, encore un peu, quelques instants, un tout petit peu...
Et peut être l'entendais-tu aussi de la même manière mon frère quand tu me proposas de venir contempler ton nid au sommet du toit.
Et que j'acceptais sans hésiter, t’emboîtant le pas sans un arrêt, te laissant me mener à travers les buissons vers une corniche  où s'étendait le toit, mais celle ci bien trop prononcée pour que nous puissions le voir de où nous étions, et des pierres assez saillantes pour y mener sans grande difficulté qui n'était guère surveillée, même si je ne pensais pas que les gardes du château se seraient irrités si je leur avais expliqué calmement que je voulais tout simplement contempler la nouvelle maison de mon frère.
Mais je n'allais pas les déranger pour ça, quand mon frère semblait si impatient de me la montrer lui qui voletait à ma hauteur sans regarder et quand nous profitions de nos derniers moments....
Et sans plus tarder je me lançais dans l'ascension de la façade du palais, l'escalade n'étant pas une des choses dont j'avais été dispensée dans ma mission de purification du monde, une pierre après l'autre comme appui, chaque pas me rapprochant de la corniche qui me livrerait ce monde qui m'échappait à moi qui vivait au sol.
Mon frère ne m'attendit pas et fila vers les hauteurs avec ses ailes, comme heureux et impatient de me montrer son chez-lui, qu'il avait du nicher dans un coin, sous cette même corniche, très certainement.
Cette corniche qui me tendit finalement ses airs de pierre et à laquelle je m'agrippais pour me hisser enfin sur ce toit, où le ciel dans son immense bleuté m'entoura.
Abasourdie, je m'arrêtais quelques instants pour en contempler la magnificence de ce ciel qui m'entourait comme si j'avais toujours été une part de lui.....
Puis je fermais les yeux pour savourer le vent qui vint agiter mes cheveux quelques instants, me laissant profiter de la douceur de la vie et cette journée, ne me laissant entourée que par le silence et le cal....
« Que... ? Un.... squelette près de mon nid ????????????? Et s'il tombe il va détruire mon nid !!!!!!!! »

La voix indignée de Timothy vint percer le calme alentour et m'arracher à ma rêverie pour me faire rouvrir les yeux un peu surprise....
Un squelette.... Sur un toit ? Pourtant, habituellement, on en trouvait dans des tombes prêtes pour eux, creusées par vos proches ou commandées par eux pour vous assurer d'une vie calme et douce dans l'au delà..... A moins qu'il ne s'agisse d'une statue mise là comme une décoration pour repousser la mort hors de ses murs... Après tout, les de nos fêtes des morts comme les Lemuria, Père jetait bien des fèves noires pour inciter les mânes à nous quitter....
Ça devait être une coutume plus récente, tout simplement....
Pourtant, ce qui s'offrait à ma vue était assez curieux...
Ce squelette n'avait point l'air d'être en pierre du tout.... et semblait porter des vêtements beaucoup plus récents que j'avais vu à des Alices débarquées du 21 ème siècle.....
Étrange.... Je n'avais jamais vu de squelette qui portaient encore des vêtements....
Presque comme si celui-ci était vivant.... Mais après tout si l'esprit des mots ne mourrait jamais vraiment, pourquoi un squelette ne pouvait pas être animé ?
Mais s'il ne l'était pas, je me chargerais personnellement de lui trouver une tombe digne de ce nom, quoi qu'il eut été... Même si je ne connaissais pas son nom....
En attendant, je devais m'assurer de si il était vivant ou non.... Et je m'approchai doucement, à pas de loup, curieuse de contempler ce squelette d'un peu plus près alors que mon frère vociférait contre sa présence près de son nid, attirant immanquablement des voisins qui vinrent piailler avec lui, raconter ce qu'ils avaient vus et que j'écoutais d'une oreille distraite.

Apparu d'un coup sur le toit et assoupi.... Alors, la thèse d'un squelette animé était donc la bonne...
Un squelette qui dormait pour le moment et que le bruit incessant allait réveiller et qui me fit m'exclamer à leur encontre..... Un Monsieur Squelette qui dormait apaisé sur un toit et que le piaillement d'oiseaux pouvait réveiller.....
« Un peu de calme, je vous prie. Vous allez le réveiller.
-Justement ! Comme ça il pourra arrêter de mettre mon nid en danger ! Tempêta Timothy en réponse. Mais même s'il venait de prendre son indépendance, il pouvait rêver pour que je ne sois pas encore un peu comme celle qui l'avait recueilli... Aussi m'exclamai-je avec sévérité....
-Les toits sont à tout le monde, Timothy. Ne sois pas comme les ours de Boucle d'or....
Et je vis tressaillir Timothy pour se taire finalement comme tous les autres et frémir...
Je savais que j'avais atteint un point sensible lui qui avait haï les ours de Boucle D'or quand je lui avais raconté l'histoire.....
Et je souris, le calme revenu, reportant mon regard vers Monsieur Squelette qui dormait tranquillement du sommeil du juste.... Il avait l'air d'une telle innocence.... D'une telle pureté, ou bien me laissais-je influencer par le blanc laiteux de ses os ? Peut être bien....
Encore un pas, encore un seul sur la surface de ce toit vers lui.... Au moment où l'éveil le choisit, le cueillant dans ce sommeil si pur, l'incitant à se redresser....
Et moi je tournai mon regard, sévère, vers mon frère et ses amis qui l'avaient réveillé..…
Et moi qui voulait ne pas le déranger, c'était manqué par la faute de mes compatriotes ailés….
Et j'allais pour les disputer quand subitement, je vis leurs yeux s'écarquiller puis eux s'exclamer d'un air effrayé mon prénom….
Au moment même où quelque chose de blanc montait vers moi… D'un blanc laiteux….Comme des os….

Et presque aussitôt des années d'entraînement se réveillèrent pour simplement effectuer un pas en arrière pour ne pas finir empalée au sommet des os que le Monsieur Squelette semblait avoir invoqué, comme pour tracer un cercle entre lui et moi, dresser une frontière entre lui et ce qu'il jugeait certainement comme une menace.  
Une frontière que je regardai stupéfaite, sous mes yeux, ayant surgi sans un seul mot, comme muée par la pensée… Et qui avait bel et bien failli me coûter la vie…..
Alors que les os s'étaient élevé et se dressaient à seulement quelques centimètres de moi, moi qui n'avait du mon salut qu'à mon cher maître Porius, et ces cours où je travaillais mes réflexes…
J'entendis presque en mon esprit Père me seriner gentiment, m'arrachant quelque peu à la surprise initiale du choc tout juste évité…
« La curiosité est un vilain défaut….»
Un défaut qui avait failli me coûter la vie….
Un défaut qui me faisait voir comme une menace, en cet instant et guetter du regard, comme attendant les prochains pas d'une danse de mort qui ne viendrait pas…. Après tout pourquoi l'aurai-je tué ? Il ne faisait de mal à personne et je ne le connaissais pas. Et il avait du peut être même souffrir un peu pour être aussi vite sur le qui-vive et ne certainement pas mériter de gagner  à nouveau le monde des morts. Sans compter que tuer un Monsieur Squelette qui par définition était déjà mort était irrespectueux. Car si les morts ne nous quittait jamais à Rome, pourquoi en ce monde de folie, cela ne pourrait-il pas être le cas d'un squelette ? Et que ce Monsieur Squelette était très certainement mon aîné de beaucoup d'années, sans compter que je n'eus probablement pas la moindre chance si ma Reine adorée m'avait demandé de le tuer pour purifier ce monde…..
Un défaut qui m'amenait à être mise à distance par une barrière magique, impressionnante, je le reconnaissais assez aisément…. Peu devaient l'embêter avec un tel pouvoir….
En même temps, je le comprenais aisément. Si l'on se réveillait, trouver une jeune fille qui s'approche de vous, à Wonderland surtout, cela pouvait être assez dangereux…. Mais c'était aussi révélateur d'autre chose…. Pour que ce réflexe lui soit aussi venu rapidement, c'était probablement parce qu'il avait du avoir au moins un entraînement pour ses réflexes, ou avait été placé dans sa vie dans des situations qui avaient exigé des réflexes plus qu'alertes….

Alors que le Monsieur Squelette me jaugeait de son regard, son œil gauche étrangement enlacé par une flamme bleue qui dansait sous la brise alentour en un spectacle qui eut pu être fascinant si son regard ne semblait pas guetter le moindre de mes mouvements, comme craignant le moment où je passerai à l'attaque….
Non loin de moi j'entendis Timothy pester de sa voix inquiète :
« Il a voulu… Je vais pas laisser faire ça….Il va….
Je tournai mon regard vers lui et levais une main en secouant la tête, convaincue que j'étais que si mon frère essayait de me défendre, le Monsieur Squelette continuerait de penser que nous étions une menace et le tuerait….Et je ne voulais pas que mon frère mourrut pour une chose aussi stupide….
« Mais… Elyon…. »
Il protesta, mais je l'ignorai. Je reportai mon regard vers le Monsieur Squelette qui n'avait pas bougé et me fixais du regard…. Il n'y avait qu'une chose à faire, une seule.
L'assurer de mes bonnes intentions.
Aussi m'exclamai-je avec le plus de gentillesse que je puisse….
« Monsieur Squelette… Je ne vous veux aucun mal."
Je n'amorçai aucun mouvement, me contenter de lui sourire sans bouger le laissant seul juge d'approcher ou rester à distance…. Sans dégager mon regard du sien, le laissant seul juge de ma sincérité ou non….
Sincérité qu'il du percevoir pour faire baisser les os puis couvrir les quelques centimètres qui nous séparait pour se trouver face à moi et me tendre gentiment la main avant de s'exclamer :
"Heya, kid. Sorry, was surprised. I'm Sans, Sans the Skeleton, nice to... meat you"

Ses mots glissèrent en l'air doucement, se présentant sous une forme de salutations en somme presque conventionnelle si ce n'était quelques points qui vinrent marquer mon esprit….
« Enfant ? »Mais pour lui qui devait être d'un âge vénéré, en effet, je ne devais être qu'une enfant du haut de mes dix huit printemps.…. Et je souris à ce constat un peu plus….
Et oui, je pouvais imaginer aisément sans peine la surprise qu'il venait d'avoir en se réveillant….
Ce n'était certainement pas tous les jours que des personnes se rencontraient sur un toit,l'une approchant de l'autre comme je l'avais fait….. Et ainsi donc le Monsieur Squelette s'appelait Monsieur Sans…. Je rangeais cette information précieusement dans un coin de mon esprit et sourit de plus belle à Mr Sans…
Mais il n'était guère temps de m'appesantir là dessus…. Mr Sans me tendait la main prêt à me saluer de manière conventionnelle et Père avait toujours tenu à faire de moi une enfant polie, aussi ravalai-je mes questions pour lui serrer la main avec plaisir…..
Et un étrange bruit envahit l'air en retour alors que Mr Sans riait, parlant apparemment d'un tour qui marchait à chaque fois…. Par politesse, je me forçai à rire légèrement en retour….. Mais….
Un tour… ? Il voulait dire qu'il était magicien et que c'était un tour qu'il faisait régulièrement, et auquel pour donner vie il suffisait de lui serrer la main ? Comment faisait-il ?
C'était une chose qui m'avait fasciné quand j'avais découvert Wonderland, les tours de ces magiciens… Et donc Mr Sans en était un aussi ? Peut être voudrait-il bien m'enseigner son tour pour que je puisse le refaire à quelqu'un d'autre….
Je le regardai curieuse, essayant de percer le mystère du regard, mais ne trouvant rien, je me résignai à lui demander plus tard…. En attendant de la politesse et des présentations m'attendaient….

Aussi lui souris-je gentiment en retour puis m'exclamai :
« Oh ne vous excusez pas, Monsieur Sans. Après tout, tout est de ma faute. Je n'avais point à m'approcher autant. J'aurai du penser à quel point me voir près de vous pouvait être suspect, surtout dans notre monde de folie qu'est Wonderland et encore plus à votre réveil….. J'ai manqué à toute prudence et bienséance... Je vous prie de m'excuser....
Et je marquai un arrêt, laissant mes excuses se répandre en l'air puis reprit en souriant :
«Ceci dit, enchantée de faire votre connaissance Mr Sans. Je me nomme Elyon, pour ma part.
-Et moi tu ne me présentes pas ? » Se rebiffa plus loin  Timothy, me faisant sourire, même si je continuais de penser que j'allais devoir le gronder pour l'avoir réveillé.
Il avait raison, mon cher frère... Aussi à son intention je tendis mon bras pour qu'il en fasse son perchoir. Et d'un battement d'ailes il s'envola pour venir se jucher sur mon bras, me faisant sourire avant que je ne me tournai à nouveau vers Mr Sans, lui présentant l'adorable visage de mon frère de cœur pour m'exclamer à nouveau :
« Et cet oiseau un peu trop bruyant qui s'inquiétait pour son nid et qui vous a probablement réveillé se nomme Timothy... M'est avis d'ailleurs qu'il vous doit aussi des excuses pour le dérangement...."
Avant que je ne le contemple fixement, histoire de lui faire comprendre que c'était le moment où il était sensé s'excuser.....
Mais....
-Eh ! Mon nid est ici je te signale ! C'est lui qui dérange.... Protesta t-il.
Mon regard garda sa fixité et fit soupirer Timothy qui s'exclama dans son piaillement :
-Je m'excuse.... Voilà tu es contente ? Par contre, qu'il s'approche pas trop près de mon nid si possible.... Tu lui transmets ?
En retour je caressais de ma main libre sa tête, satisfaite. Tout en réalisant qu'en fait, si ma particularité me permettait de communiquer avec les oiseaux, elle ne permettait pas aux gens qui m'entouraient de les comprendre....
Aussi repris-je pour Monsieur Sans en lui souriant gentiment :
« Il vous transmet d'ailleurs ses excuses mais vous demande de ne pas s'approcher trop près de son nid. Il y tient beaucoup.
-Pas besoin d'en rajouter.... Soupira à nouveau Timothy mais je l'ignorai.
A présent que les politesses et excuses étaient faites.... Nous pouvions peut être engager une autre, une vraie conversation, s'il le souhaitait....
Mais de quoi parler pour essayer de lancer la discussion ? Que dire, que faire, par quoi commencer ? Le temps qu'il faisait ? Trop banal, cela manquait d'emphase et de grand intérêt... Père disait que le temps qu'il faisait était à réserver pour les personnes à qui l'on se devait d'être polis mais à qui on ne savait quoi dire.... Je n'avais aucune envie que Mr Sans me prit pour une jeune fille sans discussion....

Alors quoi donc ? Lui demander comment il allait ? Nous n'étions point assez proches pour que je pus me permettre une telle question.... Lui demander comment il était devenu un Mr Squelette ?  Indiscret au possible aussi, même si la question se posait....Alors que pouvais-je, que pouvais-je ? Quelque chose qui ne soit point trop proche mais point trop éloigné....Quelque chose en rapport avec ce que j'avais vu de lui.... Mais qu'avais-je vu.... Et rapidement je me repassais les quelques instants que nous avions en commun.... Son sourire, sa présentation, sa main venant serrer la mienne....Ses os jaillissant du sol et son formidable tour avec le son quand il avait serré ma main....
Ces étranges merveilles du magicien qu'il était peut être..... Ces étranges merveilles qui m'avaient intrigué... Ces merveilles qui continuaient de m'étonner, me faisant toujours m'interroger....
Et qui valaient bien quelques compliments et de l'admiration et qui étaient une digne source de curiosité.... Et ma curiosité et mon admiration repoussée reprirent possession de moi-même sans être retenus....
Et peut être qu'à nouveau mon regard luisit d'admiration... Mais cela jamais je ne le sus ; il n'y eut jamais que ma voix pour laisser ressortir mon admiration et ma curiosité....
« En tout cas, votre magie est très très impressionnante ! Et votre tour avec le son et ma main.... Vous êtes un magicien, Mr Sans ? Parce que ça ressemble beaucoup à un des tours de magicien comme on en voit dans les spectacles... Et d'ailleurs.....Est ce que un jour vous me l'apprendriez, ce tour ?  Enfin, si vous le voulez bien... Je sais bien que les magiciens ne révèlent jamais leurs tours....
Et mon enthousiasmes s'effondra quelque peu en réalisant l'ineptie qui venait de jaillir mes lèvres...
Évidemment qu'il ne me révélerait rien, s'il était magicien... Et un petit sourire contrit vint nimber mes lèvres alors que je le regardai, espérant être pardonnée de mon audace, quand....
« Et d'ailleurs, qu'est ce qu'il fiche ce glandu, sur mon toit ? Tu peux lui demander ? Râla Timothy me faisant sursauter et protester et lui coller une légère tape sur la tête....
-Timothy ! Ça ne se fait pas ! Et d'abord ce n'est PAS TON toit ! C'est le toit du roi ! Toi tu ne vis pas loin de lui, c'est tout....
C'était indiscret au possible, cela.... Cela ne nous concernait en rien.... Et si Timothy s'imaginait que je lui poserais la question, il pouvait toujours rêver.... Et pourtant, il reprit avec une espèce de malice....
« Et bien, maintenant tu es obligée de traduire, si tu ne veux pas notre interlocuteur se demande ce qui se passe.... Et qui sait, se monte encore la tête....
Le....Le malin... Mon frère m'avait piégé et de la plus belle des manières.... Et il ne me laissait aucun autre choix que de poser cette fatidique question si je ne voulais pas inquiéter Mr Sans par des messes basses.... Aussi après un regard noir à mon frère qui se contenta de s'envoler en gazouillant amusé, je m'exclamai, sentant mes joues s'empourprer de gêne au fur et à mesure que je parlais, pouvant de moins en moins supporter son regard pour finir par le fixer sur un bout du toit....
« Et... Et mon frère, se demande.... ce qui vous a mené sur ce toit... Mais ne vous sentez pas obligé de répondre, hein, c'est juste que mon frère et jeune et encore très indiscipliné et n'a pas conscience de l'indiscrétion d'une telle question....Aussi veuillez lui pardonner.....
Si ma voix avait commencé balbutiante, elle finit empressée, vive, quelque peu effrayée à l'idée qu'il put voir mon frère comme quelqu'un de mauvais et d'indiscret....
Ce que je ne voulais pas.  Timothy était jeune et empressé mais point corrompu.
Et j'espérais bien lui transmettre une telle idée par mes mots.....
Et j'avais l'espoir, le très fort espoir qu'il se souviendrait d'une période où lui-même avait été ainsi et qu'il ne pourrait pas lui en vouloir....
En attendant, je ne pus que reporter avec difficulté mon regard vers Mr Sans et le contempler, espérant lui transmettre de par la simple force de mon regard combien j'étais désolée de l'indiscrétion de mon frère et combien je comptais sur lui pour ne point lui en vouloir....
Attendant à présent la mélodie d'une voix qui pardonne ou condamne à présent....


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MessageSujet: Re: Une ultime timeline [Elyon]   2/10/2016, 03:13

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Sans semblait avoir éveillé quelque chose chez la demoiselle, comme une vive curiosité, il la sentait battre dans son cœur. Ce rythme allait être accentué alors par plusieurs questions. Après tout, il n'avait sans doute rien à faire ici, d'où le fait qu'on l'avait agressé.

"Oh ne vous excusez pas, Monsieur Sans. Après tout, tout est de ma faute. Je n'avais point à m'approcher autant. J'aurais dû penser à quel point me voir près de vous pouvait être suspect, surtout dans notre monde de folie qu'est Wonderland et encore plus à votre réveil….. J'ai manqué à toute prudence et bienséance... Je vous prie de m'excuser..."

En voilà une façon de s'excuser. Cela ne semblait pas franc au point d'être une excuse solennelle, mais pourtant elle insistait dessus, comme si elle avait commis une faute grave. Frisk, lui, était sincère quand il s'était excusé de ses actes génocidaires. Là, c'était plutôt comme, disons, une obligation ?

"Ceci dit, enchantée de faire votre connaissance Mr Sans. Je me nomme Elyon, pour ma part." Ce à quoi Sans répondit d'un hochement de tête, tandis que l'oiseau à côté braillait. "Et cet oiseau un peu trop bruyant qui s'inquiétait pour son nid et qui vous a probablement réveillé se nomme Timothy... M'est avis d'ailleurs qu'il vous doit aussi des excuses pour le dérangement...."

Sans souriait, accentuant ainsi celui qui s'affichait sur son visage squelettique. Sortant les mains de ses poches, il haussa les épaules en fermant un œil.

"Oh, y'know, Kiddo, I'm no' here for long. Just need to, hmmm, kinda, get out of here ?"

La femme, Elyon donc, communiquait avec l'oiseau, sympathique pouvoir qu'elle avait. Le petit s'excusait mais semblait très nerveux. Elle, cependant, avait son cœur qui battait l'excitation.

"En tout cas, votre magie est très très impressionnante ! Et votre tour avec le son et ma main.... Vous êtes un magicien, Mr Sans ? Parce que ça ressemble beaucoup à un des tours de magicien comme on en voit dans les spectacles... Et d'ailleurs.....Est ce que un jour vous me l'apprendriez, ce tour ?  Enfin, si vous le voulez bien... Je sais bien que les magiciens ne révèlent jamais leurs tours...."

Hmm... "Ok.", elle était... spéciale. Certes, mais il valait mieux qu'elle pense que ce soit de la magie illusoire, plutôt qu'elle commence à poser trop de questions. Après tout, il suffisait pour Sans d'inventer une histoire farfelue et tout se passerait bien, il le sentait, la femme ressemblait un peu à "quelqu'un" qu'il appréciait beaucoup... Naïve, mais pleine d'entrain. Il fermait les yeux, se remémorant les temps passés avec "Lui", avant de les rouvrir brusquement en frissonnant quand il revit sa mort.

"Hm, uh, I dunno, y'know, secret business and all..."

Encore perturbé par ses rêves devenus plus violents encore depuis qu'il est ici, Sans ne prenait même plus le temps de blaguer pour se détendre. La femme et l'oiseau se querellaient et Sans n'entendit qu'un bout de la phrase qui lui était adressée.

"[...] ne vous sentez pas obligé de répondre, hein, c'est juste que mon frère est jeune et encore très indiscipliné et n'a pas conscience de l'indiscrétion d'une telle question....Aussi veuillez lui pardonner....."

"Ok." Alors là... l'oiseau... Sans réfléchit et repensa à la raison de son énervement, puis sourit en imaginant la petite bête lui demander ce qu'il faisait tout simplement ici. Le reset, les timelines, Frisk, la DETERMINATION, le génocide... Il fallait embellir tout ça, pour un oiseau.

"The guards caught me, 'cause I was wanderin' in the castle. So I escaped and, 'cause I was tired, I felt asleep right here." Il soupira. "Long story, no time to explain, let's say I was feelin'... Bonely there, ahah."

La blague fut placée, il avait fait mieux, mais il était fatigué. Alors il haussa les épaules pour demander à son tour quelques informations.

"Wonderland, sounds special. I'd like to know more, but at the moment, I don't think we'll be safe. Do you know a place ? I'm... let's say I'm a... snow-type of person." Il rangea ses mains. "And... I... have a TON of work to do... a Skele-TON."

Oui, enfin, celle-ci, elle était tout de même bien dans le ton. Il regarda la femme et vit Papyrus un instant en elle.

Quand elle lui parla des montagnes, il acquiesça. Il voulait paraître suiveur et fainéant, afin d'essayer de garder un semblant de maîtrise, comme dans l'Underground. Cependant, il savait au fond de lui que, cette fois, il était comme qui dirait "sorti de la boucle". Comment était-ce possible ? Il lui fallait un point de chute, où entreposer du matériel scientifique, aussi vite que possible. Et du Ketchup. Beaucoup de Ketchup. Oui.
Tandis qu'il suivait la femme et l'écoutait expliquer l'histoire de ce monde étrange, il mémorisait les coordonnées spatio-temporelles des endroits où il mettait les pieds afin de les recenser plus tard dans son livre de physique quantique. Cela lui permettait de se téléporter, tout simplement. Mais il était tout de même dérangé par tous ses événements. Comment n'avait-il pu rien voir venir ? Comme si, d'un coup, il avait été happé de sa réalité.
Il releva la tête d'un coup, yeux écarquillés... GASTER ! Il avait peut-être atterri ici ! Peut-être était-ce ici, le vide de la création ? Expliquant ainsi que les coordonnées d'espace et de temps étaient si étranges... Ou alors c'est une sorte de convergence de réalités, un peu comme l'endroit où il avait rencontré le Sans Peintre.

Quoi qu'il en soit, il suivait la femme, Elyon, sans broncher, de toit en toit. Il était fort possible que ce soit un piège ou autre, mais il ne voulait pas risquer de mourir sans comprendre. Puis, avec un seul et unique point de santé, il vaut mieux ne pas faire de folie quand on n'est pas sûr qu'il y aura de Reset. Chose étrange d'ailleurs, Sans qui avait pu calquer des valeurs sur les gens depuis toujours, ici il n'y arrivait pas, comme si cet univers ne reposait si sur Lv, ni sur Exp, ni rien... Mais plutôt sur du ressenti. Il regarda Elyon et tenta d'analyser son âme, avant de se rendre compte qu'elle n'en avait pas..! Elle n'était donc pas humaine. Ou alors, c'était une propriété de ce monde..? Trop de variables, mais pourtant toujours ce "ressenti". Une personne pure, mais en même temps coupable. Un peu comme Frisk avec Chara ? Très étrange, mais il ne fallait pas faire de conclusions trop hâtives.

"Thanks for the ride, by the way. Where are ya from, Kid ? I'm from a world called The Underground.. Pretty place, with lots of cool dudes, especially one badass royal guard skeleton, ahah."

Il l'écouta attentivement, jusqu'à ce qu'elle demande des précisions sur ce "superbe garde royal"... Il ne se rendit même pas compte que ses yeux s'étaient éteints, sa voix devenant plus grave et presque terrifiante.

"Not feelin' to talk 'bout him right now."

Il releva vite la tête, les yeux rallumés, sa voix retrouvée. Il s'excusa et expliqua qu'il était encore un peu secoué de son arrivée ici, en accentuant son sourire.


* Sans looks deep inside your Soul ... *
* You feel your sins crawling on your back and... you know you're gonna have a Bad Time. *

       
[center]


Dernière édition par Sans le 19/11/2016, 00:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une ultime timeline [Elyon]   18/10/2016, 00:01

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Purifier pour mieux sauver...


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Elyon S. Lightless.
Purifier pour mieux sauver...
Je l'avais su à l'instant où les mots avaient franchi mes lèvres.
Et sans surprise le couperet tomba et s'abattit sur le monde, venant trancher l'avenir de ma question, lui donnant la réponse à laquelle je m'étais attendue dès le début.....
Bien évidemment, un magicien ne me donnerait pas le secret de ses tours...... Que j'avais été naïve de croire cela..... Que j'avais été encore plus stupide de lui poser cette question, en ce monde....
Mais ce qui était fait, était fait.....Personne ne pouvait remonter le temps.
Tout était fini à présent... Et peut être était-ce pour le mieux.... Après tout, la magie de ses tours ne se serait-elle pas envolée si le truc m'avait été révélée ? Très certainement.
Il valait mieux continuer à rêver. Le rêve était plus doux, plus beau, plus irréel, plus coloré que la réalité... Il avait plus aisément des nuages éthérés pour imaginer, là où la réalité n'avait rien pour cacher, rien pour rendre plus beau. Ce n'était qu'une histoire de faits qui se succédaient, les uns après les autres..... Rien d'agréable. Aussi laissai-je la réalité nous rattraper, et me dérober cette part de rêve qui resterait un rêve éthéré, pour le meilleur.

Et la réalité de revenir et chasser cette question précédente à mesure que la vie reprenait et la suite des mots s'enchaînaient alors que j'exprimais mon angoisse pour mon trop téméraire frère de cœur et le suppliait de mon regard, espérant lui attirer un peu de compassion, récrivant à nouveau le scénario en deux versions tout à fait différentes l'une de l'autre. Je le voyais en dieu vengeur ou s'agaçant, comme feu mon père ou en homme comprenant et acceptant.... Et de ce que je connaissais de lui (c'est à dire peu ), il m'était impossible de me décider sur quel scénario serait le plus probable..... Et seul le temps qui allait venir répondrait à mes questions....
Temps qui s'approchait, m'entourait, se resserrait puis s'annonça et je m'accrochais aux lèvres qui se contentèrent de sourire puis de me répondre....
Et le scénario qui se dessina ne fut aucun de ceux que j'imaginais. Ni courroux, ni pardon.
Cette fois-ci, le scénario s'avéra un peu imprévisible… Et c'en était heureux. Me permettait de me rappeler avec justesse que rien ne pouvait être prévisible sans cesse. Une riche leçon que je recevais humblement alors que ses mots venaient m'entourer et m'informer...

Se promener dans le château... ? Un sourcil s'arqua sur mon visage à cette histoire mais je le laissais la raconter sans initier le moindre mouvement alors que Timothy à mes côtés le regardait d'un air inquisiteur et aussi surpris que moi..... En le voyant plus ou moins répondre à sa question.....
Malgré tout. Au final, en fin de compte, cette histoire de miséricorde serait indirecte et sans mots pour qu'il n'y ait ni remontrances, ni courroux....
Mais la surprise du reste était bien plus importante. Qui irait se promener dans le château ? Lieu de résidence du Roi, ce que chaque être de Wonderland savait, tout comme nous savions que le Roi n'appréciait guère de voir sa demeure visitée comme ce qu'ils appelaient des musées..... ?
Et pourquoi transformer des mots en y mettant des rapports avec les os ? Cela aussi m'échappait.... Mais comme Mr Sans semblait s'attendre à ce que j'en ris, je ris d'un air poli.... Même si je n'y comprenais rien..... La politesse que m'avait inculqué mon père était toujours de mise et je n'allais point y déroger.
Mais soit, soit, passons.
Car d'autres mots naquirent et ils méritaient toute mon attention....

A commencer....
Par cette manière d'évoquer Wonderland.... Cette voix qui semblait quelque peu curieuse... Qui s'intéressait à Wonderland..... Comme si elle n'y connaissait rien à Wonderland..... Comme si Wonderland était pour lui un tout nouveau monde plein de surprises et d'inattendus...
Un monde dont il ne connaîtrait pas les codes et qui l'auraient poussé à se promener au sein du château.... ¨Parce qu'il ne serait pas depuis longtemps dans ce même château ou atterri à côté....Parce qu'il ne serait pas né ici... Mais plutôt sur terre ou dans une œuvre... Comme une Alice ou un Déjanthé....Et la réalité  vint illuminer mon esprit alors que mon regard contemplait mon interlocuteur sous un jour nouveau. Qui était probablement la première Alice ou Déjanthé que je contemplais venant d'arriver en Wonderland. Mais qui, alors..... Alors devait connaître tant de choses sur son monde, sur autre chose... Et qui peut être, oui peut être accepterait de m'en parler, une fois que nous nous connaîtrions mieux...
Et la curiosité et l'excitation vinrent embraser mon regard et si Père ne m'avait point bien élevé, il eut été certain que je me serai mis à trépigner d'impatience de pouvoir l'interroger sur place.
Au lieu de ça je me tins tranquille à l'écouter, le laissant achever, mon regard seul brillant de mes émotions...... Et ses mots reprirent et continuèrent.

Et la réalité revint me chercher pour m'entourer et tua pour quelques temps les questions que je me posais, me posant d'autres mots..... Qui demandaient un endroit sûr pour pouvoir continuer de parler. Et il était certain que le toit du royal palais ne l'était pas. Tout comme il était certain que j'en connaissais un. Et que le toit du palais n'était pas un endroit approprié pour une conversation, ce que j'avais jusqu'alors oublié..... Comme une jeune enfant tout excitée.....
Et ramenée à la réalité, aussi acquiesçai-je  doucement à sa question.
Pour sûr, j'en connaissais un. Quant à son goût pour la neige, il serait servi, vu la vue imprenable sur la montagne qu'offrait ma volière-serre..... Et là nous pourrions parler librement de Wonderland ou tout autre chose, et aussi de cette tonne de travail qu'il prétendait avoir..... Et je pouvais toujours assurer sa sécurité, si des problèmes se profilaient, ou il pouvait l'assurer par lui même, me rappelais-je, en songeant aux os..... Il était même plus certain qu'il n'avait point besoin de moi pour cela. Certainement uniquement pour se repérer et apprendre de ce monde qu'il ne connaissait. Et pour sûr dans ma volière, en trois ans j'avais accumulé quelques papiers qui pourraient tout à fait l'aider....

Et subitement, je réalisai la tâche importante qui m'était dévolue, pour la première fois en trois ans.
Guider, guider une Alice ou un Déjanthé.... Il allait falloir que je sois à la hauteur de la tâche qu'on attendait de moi..... Et ce constat me fit prendre conscience d'à quel point la tâche qui m'était dévolue était plus importante que ce que je pensais. Et que je devais la prendre au sérieux.
Et toute excitation enfantine disparut pour laisser place à un calme qui devait être.
Car comment être une bonne guide si je n'étais point calme ? C'était tout simplement impensable.
Et je resserrai mes poings,déterminée, sachant à présent quel serait mon rôle.
A mes côtés, Timothy dut savoir à quoi je pensais car il murmura dans mes oreilles :
« Je t'accompagnerai jusqu'au seuil, mais ne compte pas sur moi pour aller au delà...... »
Et mes poings se desserrèrent  doucement alors qu'une émotion remonta en moi, plutôt que le calme en réalisant ce que ses mots impliquaient.... Et je souris tristement en tapotant sa tête.                                
Je pouvais très bien comprendre. Pourquoi revenir dans un lieu qu'il avait voulu quitter ? Ce serait donner de faux espoirs aux autres.....Ce serait d'une cruauté sans nom pour eux. Et aussi pour moi qui me ferait un film qui n'avait pas lieu d'être.
Et puis ce serait encore repousser un peu l'échéance qui devait arriver et qui allait nous séparer. Celle là même que nous avions tenté de repousser en allant visiter son nid....
Mais tôt ou tard la vie finissait toujours par nous rattraper et ce moment devait arriver.....
Timothy était là pour me le rappeler.

Mais en attendant nous avions une route à commencer, un abri à gagner pour avoir une discussion plus tranquille. Et faire part de l'endroit où je l'emmenais, histoire de le rassurer, et ne point lui faire croire qu'il allait tomber dans un traquenard.
Aussi lui parlai-je de mon projet de le conduire à ma volière-serre située près des montagnes, projet auquel il acquiesça, me laissant à présent le guider vers la route de ce qui était mon chez moi.....
Et me laissant seule guide vers la vérité de cet autre monde qu'il ne connaissait...
Et par quoi commencer, quand de ce monde on ignorait tout et dont il y avait tant à dire ?
Qu'est ce qui pouvait être le commencement parfait et idéal pour dresser un portrait de ce monde, qu'est ce qui pouvait permettre à Mr Sans de mieux appréhender l'univers dans lequel il venait d'entrer et qu'il ne connaissait pas ?  Qu'est ce qui pouvait le guider au mieux dans ce monde et lui faire découvrir nos manières de penser ? La diversité de ce monde ?
Qu'est-ce qui pouvait le guider de manière parfaite et claire ?
Peut être tout simplement  commencer par le commencement....
Et je pris une inspiration, rappelant à moi les récits que l'homme qui m'avait initié à Wonderland m'avait raconté quand Père m'avait repoussé au loin..... Rappelant ces moments où je l'écoutais,assise dans la caverne du souterrain où nous vivions alors quand il m'avait récupéré, attentive comme une enfant alors que sa voix narrait les péripéties nombreuses de Wonderland, sa voix tantôt grave, tantôt éplorée, tantôt suppliante,tantôt en colère pour narrer les péripéties de ceux qui donnèrent naissance à ce royaume....
Et petit à petit je commençais à raconter les rois et les règnes, dressant de mes mots les tours des châteaux, détruisaient d'autres mots les empires, donnaient naissance à des rancunes et des vieilles colères, offrait comme abri aux vérités et aux tristesses des remparts de mots à mesure que nous marchions, ma voix récupérant petit à petit, involontairement, les inflexions de cet être qui avait scellé le destin de Père, Timothy posé sur mon bras, étrangement silencieux, semblant dévorer mes mots et semblant se plonger dans le récit des origines qu'il devait connaître depuis longtemps pourtant.... Et Mr Sans qui semblait écouter et admirer les environs du regard comme s'il voulait en son esprit tout graver... Peut être avec cette même curiosité que j'avais en découvrant ce monde.....

Et pendant ce temps à chaque pas de plus que nous faisions, nous nous avancions de plus en plus vers l'inexorable, laissant défiler sous nos pieds, les tuiles puis la descente de notre perchoir alors que je le guidais par le chemin que j'avais emprunté, trois ombres tentant de nous fondre dans le décor et quitter la scène sans être remarquées avant de regagner la forêt et  les arbres bercés par une brise d'été et l'herbe qui sous nos pas bruissait.  Comme mes mots nous éloignait de la réalité pour replonger dans le passé.... Et pendant que nous explorions le passé, la nature autour de nous changeait... Petit à petit l'herbe céda aux pavés, les arbres aux maisons et aux toits et Mr Sans commença à passer de toit en toit quand je continuais de marcher en pleine rue sans crainte des ruelles de ce qui était ma patrie, inspirant l'odeur qui me parvenait et qui me rappelait que cet endroit était mon chez moi....
Délaissant petit à petit les ruelles bondées des bas fonds, je remontai inexorablement vers les beaux quartiers en m'assurant que Mr Sans me suivait toujours, alors qu'à présent les maisons léchaient les contreforts des montagnes, toute rivalisant de luxe et de beauté, de doré, de sculptures, de manoirs aux architectures compliquées ou de maisons aux fenêtres raffinées, aux jardins rivalisant de beauté, d'ordre, de luxe et de volupté......

Et reine de simplicité parmi le compliqué et le raffinement des belles maisons, s'élançant en les airs sans à avoir à rougir de ce qu'elle était, un immense dôme de verre légèrement fumé, masquant ainsi ce qui s'y passait, seules quelques tâches de couleurs laissant présager de ce qui s'y trouvait....
Des tâches de couleurs où le vert dominait, s'étendait, régnait, percé ça et là de nuances d'autres couleurs qui venait tracer ce que je savais le délicat dessin des pétales de fleurs qui en cet endroit s'épanouissait, ou encore du brun, par ci, par là, venant dessiner les silhouettes fantomatiques de l'extérieur de mes meubles.... Et du mouvement que le verre suggérait par des touches de couleur qui fonçaient et s'élançaient vers diverses endroits venaient figurer mes fidèles compagnons ailés....
Mais personne de l'extérieur ne pouvait deviner ce que cet endroit contenait...
C'était le secret que seule la propriétaire de cet endroit connaissait.....
Et qui me fit sourire avec tristesse en voyant ma demeure approcher.
Habituellement, sur mes lèvres dansait un sourire heureux quand je voyais le spectre de maison se dessiner. Mais pas cette fois. Parce qu'il signifiait autre chose.
Et sur mon bras, Timothy soupira avec un peu de douleur, semblant réaliser à son tour ce que cela impliquait pour nous deux. L'heure de la séparation qui se rapprochait.
Et mon pas ralentit, sans que je n'eus le temps de le penser....
Comme voulant encore retarder l'échéance.
Mais c'était vain et ne servait à rien..... Bien sûr que non.
Et je soupirai alors que chaque pas me rapprochait de l'échéance, chaque pas plus proche encore du moment qui devait arriver, chaque pas comme l'arme qui viendrait trancher notre avant pour amener un après.Et ce fut dans cet après qui s'annonçait aussi menaçant que le couperet auquel il appartenait, qu'ils vinrent fleurir et s'épanouir en l'air, ces quelques mots qui virent des lèvres de Mr sans, venant se déposer avec la légèreté d'un oiseau se posant sur une branche au creux de mes oreilles venant apporter ses quelques instants qui me permirent de suspendre mon vol vers la fin.
Et qui me firent pivoter vers lui en faisant volter mes cheveux en l'air, faisant voleter la seule tresse parmi mes cheveux laissés libres, joignant mes mains en mon dos, Timothy remontant vers les cieux avec un cri de protestation que j'ignorai.Alors que je lui souriais, le plus heureusement possible que je pus. Comme pour l'assurer qu'il n'avait absolument pas besoin de me remercier pour une telle chose. Comme si j'eus pu l'abandonner alors qu'il avait besoin d'un peu d'aide......
Et j'allais l'en assurer quand d'autres mots se joignirent aux précédents formant d'autres phrases, d'autres choses... Et m'étonnant.Tuant mon sourire pour le remplacer par mon étonnement.

C'était la première fois.... Que l'on m'interrogeait sur mon propre univers. A Nain Vert Land, on se souciait de nos compatriotes, mais fort peu de notre passé. Ce n'était après tout que le présent qui comptait.Et bien souvent notre passé ne regorgeait que de sombres souvenirs... Et le mien n'y faisait pas exception... Mais ce n'était pas sur eux, que l'on me questionnait.... Ou du moins pas ceux que ma vie d'avant Wonderland comportait..... Non, c'était sur l'endroit d'où je venais.
Comme si quelque part, Mr Sans se souciait de mes origines... Comme si d'une certaine manière, il tentait un rapprochement. Un rapprochement qu'on ne ferait aucunement avec une inconnue. Peut être.... Qu'il voudrait bien être mon ami plus tard ? Qui sait ?
Et mon sourire renaquit sur mes lèvres pour fleurir de plus belles en entendant ses mots...
Il devait estimer que je n'étais point assez dangereuse pour commencer à raconter ses propres origines... Ou pour créer un échange de resserrement de liens.....
Et ses mots s'exhalèrent en l'air et tracèrent la lumière d'un autre monde, m'apportèrent les restes de souvenirs d'un endroit que je ne pourrais jamais connaître.... M'ouvrirent des portes d'un monde inconnu pour quelques instants, me laissant sur le seuil de ces portes ouvertes avec la volonté de s'y plonger, comme une enfant curieuse et avide de récits...
Et ses mots qui traçaient les louanges de personnes qu'il avait du connaître là bas, puis l'une d'entre plus précisément encore.... Ses mots qui chantaient le bonheur de l'avoir connu, et semblaient respirer le bonheur de l'avoir connu.... Et tout naturellement l'attention de l'enfant curieuse se tourna vers cet être qui lui avait l'air si cher, sans même y penser, naturellement, après lui avoir indiqué que ce n'était rien.... Voulant simplement prolonger le moment d'or et la beauté du miel de doux temps qui s'était tissé entre eux....

Mais alentour le bonheur se sauva, le moment d'or recula et fuit, le miel disparut, tout sembla se changer en aura dure et grise comme sa voix subitement devenue grave et ses yeux qui perdirent tout éclat ne laissant qu'une dureté sans nom... Comme si l'on avait fermé avec éclat les portes qu'on avait laissé entre ouvertes.... Et sous le choc, je me reculai, comme si j'avais été repoussée au loin, comme si un peu de distance entre lui et moi symboliserait la distance que je devais tenir, alors qu'il me regardait à présent de ce regard privé de vie, avec ses mots qui m'éloignaient...
Avec une certaine dureté dans le regard... Me repoussant....
M'écartant.... COMME LUI.
«Dégage ! Dégage ! » Hurle t-il excédé. « Et rend-toi utile, enfin ! »
Le souvenir danse, tenace, atroce, terrible...
Nous venons d'arriver à Wonderland, Père ne peut accepter la réalité, alors il me rejette au loin... Et ici, maintenant.... Cela va t-il.... Encore recommencer ? La même expression, la même voix, la même.....Chose ? Est ce que lui... aussi allait..... Est ce que j'allais..... Encore.... Comme la première fois par mon propre Père...Est ce que ça allait encore se produire ? Est ce que j'étais encore inutile ? Est ce que j'avais été une mauvaise fille ? Mais oui, certainement à ne pas se rappeler quelle était ma place... Alors alors forcément....... Ça.....
Est ce que encore.....
Est ce que, est ce que, est ce que...

Et au milieu du chaos de mes sentiments réveillés....
De très loin semblait-il des mots qui montaient....
L'expression dure sur le visage de Mr Sans qui s'effaçait pour redevenir le visage du squelette que j'avais rencontré tout à l'heure alors que des excuses fleurissaient sur ses lèvres.....
Mais étais-ce le même que celui que j'avais croisé, et mené jusqu'ici ? J'avais un doute, subitement...
Un picorement contre mon front et la voix alarmée de Timothy qui m'appelait, angoissée, pour je ne savais quelle raison....
« Elyon ? Elyon ? Ça ne va pas ? Tu trembles, Elyon.... »
Je.... Tremblais ? Je baissais le regard sur mes mains, qui, effectivement, tremblaient.....
Et notais que quelque pas de plus m'avaient encore écarté de Mr Sans.... Comme si je m'apprêtais à fuir.... Comme mon père m'avait demandé de le faire.
Mais... Mais.... Non, ce n'était pas pareil, bien sûr que non....
Il n'allait pas me demander de m'en aller, pas de mon propre chez moi.....
Mais non, mais non, cela n'allait pas arriver... Ce n'était pas le squelette de mon père, il n'avait aucune raison de m'infliger ça, l'histoire n'allait pas se répéter, c'était un hasard qu'ils pouvaient avoir la même expression.... Un hasard, un pur hasard..... C'était tout....
Rien de plus....
Non rien de plus.

Alors... Respire. Inspire. Ferme les yeux un temps. Renvoie ses émotions négatives là d'où elles viennent. Repousse les ombres d'antan pour revenir au présent. Oublie le passé, la silhouette de Père qui danse, les mots, les yeux, les regards... Efface le à nouveau et reprend ta vie. Efface le pour t'immerger dans la vie qui t'attend patiemment, du moins temporairement. Immerge toi dans le présent pour oublier les plaies qui ne se refermeront jamais. Immerge y toi et n'y reviens plus.
Elles ne veulent pas de toi aujourd'hui, pas quand tu as une mission à achever.....
Pas alors que Mr Sans se tenait près de moi à attendre, peut être à s’inquiéter, comme Timothy... Et je n'avais pas le droit de rajouter à ses soucis.... Ni le droit d'angoisser plus encore Timothy qui voletait sous mon nez d'un air paniqué, comme je pouvais l'entendre au mouvement d'ailes effréné non loin de moi....
Mais d'abord, ouvre les yeux, confronte toi à la vérité.... Et à la réalité. Et je rouvris mes yeux que j'avais clos pour affronter le regard angoissé de Timothy qui appela à nouveau mon nom.
Et je devais de le rassurer. Même si je tremblais encore un peu et qu'il le verrais peut être bien.
Même si l'angoisse de voir arriver le moment de... D'un rejet pouvait arriver malgré tout. Un frisson. Non, il ne fallait pas y penser.
Et je lui souris doucement et lui tendis ma main pour qu'il y vienne s'y poser en m'exclamant :
« Ne... Ne t'en fais pas. Ce n'est rien. Un petit moment d'égarement dont je te prie de m'excuser. Ainsi que vous Mr Sans. »
Et Timothy vint se poser sur ma main, avec un air clairement dubitatif alors que je tentais de me plier pour m'excuser mais que je renonçais, mes jambes étant encore trop incertaines pour m'y risquer. Mais je lui devais d'autres excuses.... Dont j'allais m’acquitter.

« Et... Et je vous prie.... sincèrement de m'excuser pour ma question... C'était... C'était indiscret au possible.... Surtout que je suis très bien placée pour savoir..ce..que...c'est....
Ma voix déjà incertaine, se brisa d'angoisse et de douleur mêlées. L'ombre de mon Père revint danser quelques instants avant que je ne me secouât et m'exclamai, d'une voix que je voulus plus assurée...
« Mais... Mais j'imagine que nos proches ne voudraient pas nous voir nous morfondre et nous voir plutôt continuer d'avancer...Alors.....Si vous... Si vous voulez bien me suivre......
« Alors continuons sur ce chemin ». C'est ce que j'aurai du dire. Mais je ne le pus. Ma voix prit surtout des accents de peur et d'angoisse de le voir s'enfuir loin de l'horrible personne que j'avais du être pour lui..... Ce qu'il ferait sûrement si je revenais sur le sujet de son frère.... Il valait mieux éviter..... Tout simplement. Peut être aussi tout question sur son monde. Cela me semblait plus avisé.
Et comme cela, quand il partirait, ce ne serait pas pour être comme mon Père....
En attendant il me fallait ouvrir la voie. Et libérer Timothy. Aussi souris-je à mon frère tristement.
« Et l'heure est venue de se dire au revoir, Timothy. Si tu veux bien de moi, je viendrai te voir de temps en temps.
-Mais.. Mais Elyon.... Je peux pas te laisser... Pas dans cet état... Pas avec lui alors qu'il t'a fait je ne sais quoi..... Protesta Timothy en réponse.
Il devait les voir encore, les frémissements qui me parcouraient malgré tout. Mais nous savions tout deux que la fin du chemin arriverait ici. Nous le savions dès le début. Nous l'avions prévu. Et rien n'y changerait. Et puis, mes réactions n'étaient pas de la faute de Mr Sans.... Pas le moins du monde.
Et je me devais de lui dire.....
« Mais je ne suis pas seule, dedans, tu sais. Et ce n'est pas de sa faute. Et puis, tu sais, si tu rentres à l'intérieur de la serre-volière, l'espace d'un instant, tu vas donner de faux espoirs aux autres. Tu ne le veux pas, n'est ce pas ?

Et je marquais un silence pour le laisser réfléchir. Admirai la triste et horrible grimace qui vint sur ses lèvres avant qu'il ne lâcha à contrecœur :
-Nan... Mais je ne veux pas non plus te laisser affronter seule des douleurs.
Trop bon, trop gentil Timothy... Trop adorable frère sur lequel je vins déposer un baiser touché....
Mais dont les mots ne pouvaient changer notre destinée, nos actions et ce qui devait arriver.....
Et qui me fit lui répondre doucement....
« Tu connais tes frères et sœurs. Aucun d'entre eux ne me laissera souffrir.
Un soupir. Puis un long silence, incertain, un regard de Timothy qui essayait de fléchir notre destin, mais qui comprit à son tour que rien n'y changerait.... Puis...
-C'est vrai... Mais, dis aux autres qu'ils ont intérêt à veiller sur toi.... Et si j'apprends que ce type t'a fait du mal...
Sa voix prit un air menaçant, ce qui pour un oiseau était une sacrée prouesse. Et me fit sourire devant son soucis pour moi. Et me fit lui répondre doucement.....
-Ne t'en fais pas. Tout ira bien.
Du moins fallait-il l'espérer..... Un nouveau frisson. Mais je l'ignorai. Cela n'arriverait pas. Il fallait que j'y croie. Et je souris à Timothy qui me regarda, résigné à son sort comme je l'étais.

Et qui murmura doucement, tendrement, comme un secret :
« Et bien sûr que tu auras le droit de venir me voir..... Même le devoir. »
Et en retour je lui souris. Et comme si ces derniers mots avaient été un signal, je fis un mouvement de la main comme pour le projeter vers le ciel, et Timothy déploya ses ailes et s'élança vers celui-ci en quelques battements alors que je suivis ses mouvements d'ailes du regard. Que je le suivis du regard en le mirant se déplacer dans la lumière du jour, en admirant ses ailes se déplacer, s'élancer pour devenir de plus en plus petites, puis s'effacer et disparaître à jamais de ce qui avait été....
Et le vent de se lever à ce moment pour agiter mes cheveux et soulever un peu de la tristesse qui m'était venue, une fois qu'il ne m'avait plus vu, même si ms lèvres souriaient....
Au revoir, Timothy.
Mais la vie, elle, m'attendait encore et il fallait y retourner.
Une profonde inspiration, des larmes qu'on essuie et il fallait s'y replonger.
Et je me tournai à nouveau vers Mr Sans en lui souriant, même si mon sourire ne put redevenir aussi éclatant que mes premiers.... Car il restait cette appréhension que tout recommence comme tout à l'heure, même s'il n'y avait aucune raison pour que cela se produise..... Sauf si j'avais l'erreur de poser les questions qu'il ne fallait pas....
Mais j'allais les éviter et tout irait. Il fallait que ce soit le cas. Il le fallait.

Puis je me rapprochai de la porte de la serre-volière qui était mon chez moi, en m'exclamant avec une voix voulue joyeuse, mais encore quelque peu incertaine....
« J'espère que vous n'avez rien contre les plantes et les oiseaux.... »
Avant d'en pousser la porte pour révéler mon chez-moi.....
Et sous nos yeux se révélèrent les mystères de la beauté que je tentais de cristalliser....
Et une odeur de terre chaude et de diverses parfums de fleurs vinrent s'offrir à nos sens....
Au sol dansaient des épaisses dalles de pierre aux formes de rochers plats, comme l'on pouvait en trouver dans ces jardins que les Japonais pouvaient faire, comme des livres m'avaient révélé leurs existences et dont je m'étais inspirée pour construire mon îlot de tranquillité et qui traçaient un chemin entre les massifs de plantes qui bordaient la route crée de part et d'autre, venant figurer les mus végétaux d'une maison que je m'étais crée et dont leurs feuilles, plus ou moins grandes ou petites s’élançaient vers le plafond de verre qui de l'extérieur ne laissait voir rien de ce qu'il contenait mais qui de l'intérieur révélait les merveilles du monde alentour. Ce plafond où pendaient des innombrables perchoirs où se reposaient et voletaient de grand oiseaux ou des petits aussi multicolores que les fleurs qui poussaient sur certains plants et qui étendaient leurs pétales en toute liberté alors que les oiseaux alentour gazouillaient de joie, ne m'ayant pas encore noté parmi eux, alors que j'invitais Mr Sans à entrer et me suivre sur les dalles, fermant la porte derrière lui....

Bruit qui ne passe pas inaperçu car presque immédiatement le regard de ma fidèle Liara se tourna vers nous..... Et l'instant d'après les pépiements s'interpellant s’élancèrent en un chaos joyeux de voix qui toute élançaient en l'air mon prénom et me souhaitaient un bon retour, tandis que certains s'interrogeaient sur le squelette qui me suivaient, aucun d'eux ne semblant tenir à me parler de la raison qui avait fait que j'avais quitté la maison à peine rentré, ce dont je leur fus reconnaissante. Mais les sons qui nous entouraient créaient un tel chaos sonore que l'entendre trop longtemps et nous finirions avec des maux de tête impressionnants.…
Même si leur accueil chaleureux vint réchauffer mon cœur, et me faire sourire, je savais à quel point, il pouvait être gênant pour autrui, aussi m'exclamai-je aussi fort que je le pus :
« Un peu de silence je vous prie. Vous allez effrayer notre invité. »
Il leur fallut quelques minutes mais les mots vinrent à eux et petit à petit ils continrent leurs excitations et nous regardèrent depuis leurs perchoirs avec l'excitation de la nouveauté alors que je me tournai vers mon invité dont je devais toujours m'occuper et dont l'accueil de mes amis m'avait fait oublier quelques instants sa présence pour m'exclamer à son intention :
« Bienvenue dans ma serre-volière ! Ici je peux vous jurer que rien ne vous arrivera… En attendant…. »
Et je lui fis signe de me suivre alors que je m'engageais sur le chemin de pierre, entendant au dessus de nous les battements d'ailes des curieux qui avaient décidé de nous suivre et nous écouter, suivant un fil que  moi seule connaissait et qui était l'endroit où je comptais mener mon interlocuteur,marchant au milieu de mes plantes, en caressant doucement leurs feuilles lorsque nous passions près d'elles, pour finalement aboutir, à la pièce où je voulais mener Mr Sans….

Une table basse d'un bois d'un brun clair entouré de deux divans avec des coussins écarlates incrustés sur sa banquette, une assise de la même couleur et de part et d'autre de cette table basse deux fauteuils avec ces même couleurs rouges nous y attendaient. Alors que plus loin bien alignées, plusieurs rangées de bibliothèques nous offraient la vue de leurs ouvrages bien rangés et qu'une échelle coulissante y était fixée pour me permettre d'accéder au plus hautes rangées.
Ma bibliothèque privée. Mais je me devais de me comporter en hôte comme Père me l'avait appris. Et d'un geste j'invitai Mr Sans à prendre place avant de m'éclipser après m'être exclamée que je revenais le temps de faire du thé, pour gagner la cuisine, faire chauffer de l'eau et ramener des petits gâteaux… Quelques instants plus tard, je revenais avec ma théière et deux tasses ainsi que ma boîte de scones achetée ce matin même que j'ouvris et mis bien en évidence, pour le laisser en prendre s'il voulait….Puis je m'exclamai en posant le tout :
« Et voilà ! Si vous avez faim, ou soif, n'hésitez pas à vous servir….."
Et puis subitement je réalisai…. Que peut être Mr Sans préférait une autre boisson, ou d'autres choses à manger…. Et mince… Et si cela allait… Mais non, pas pour ça… Pas pour ça… Et il suffisait de rattraper le coup, tout simplement….. Aussi m'exclamai-je, quelque peu contrite…
« Excusez moi… Si jamais vous voulez autre chose à boire ou manger, n'hésitez pas à demander….. »

Mais il ne valait mieux pas s'appesantir sur cet échec… Il valait mieux pour moi… Aussi lui tournai-je le dos pour gagner la bibliothèque et gravir l'échelle pour y récupérer le document que je souhaitais, puis revenir et m'asseoir face à lui en déployant sur la table ce document…. Qui était une carte de Wonderland. Qui signifiait qu'il était temps de terminer l'enseignement que j'avais commencé…. Il fallait espérer que je serai à la hauteur de la tâche qui m'attendait. L'espace d'un instant une bouffée d'angoisse me saisit. Et si, et si… Mais il n'était plus temps de s'interroger là dessus. Il fallait avancer…. Aussi m'exclamai-je en montrant sur la carte où nous étions puis les endroits dont je parlais :
« Voici Wonderland. Nous nous trouvons actuellement, ici, au pied des montagnes que vous pouvez d'ailleurs voir d'ici, dans les beaux quartiers de Nain Vert land dirigé actuellement par  notre reine bien aimée Pétra Pan. Et là, c'est l'endroit d'où nous venons, le château du Roi des fous…. Par ici c'est le royaume des Crimson Sppok dirigé par la Reine Snow White, et cette zone-ci est le royaume de Ftwhat dirigé par le Chapelier Fou. Quant à tout le reste, ils n'ont pas de rois et sont des territoires où en général vivent ceux que l'on appelle les Silent Lambs, c'est à dire les êtres qui ne sont affiliés à aucun royaume ou qui viennent tout juste d'arriver à Wonderland sans que leurs âmes n'aient été guidées par un passeur, ou encore les Unmad, un groupe de personne qui haïssent la magie et dont on sait juste qu'ils vivent dans les souterrains. Mais il ne fait guère bon d'être un Silent.
J'allais continuer quand je réalisais que mon interlocuteur ne pouvait connaître le principe des âmes et que je me devais de lui expliquer si je voulais qu'il comprenne l'urgence de la situation dans laquelle il se trouvait….

Aussi repris-je, en marquant d'abord une pause, le temps de prendre une gorgée de thé puis :
« Car ici chaque être de Wonderland possède une âme. Or ces âmes sont convoitées par nos rois et reines. Et les rois et reines ne reculent devant rien pour obtenir des âmes et peuvent traquer les Silent pour leurs âmes à partir du moment où votre corps cesse de vieillir. A ce moment là vous recevrez une lettre vous indiquant de remettre votre âme… Vous pourrez fuir, mais vous serez traqué et peut être même exécuté. Et si vous décidez de ne pas fuir, vous aurez alors le choix entre ce royaume d'âmes perdues et de sang qu'est Crimson Spook, ce royaume militaire mais luttant pour montrer sa puissance, lui dont tous se moquent qu'est Nain Vert Land, ce royaume où les habitants ne se prennent jamais la tête et enchaînent fêtes sur fêtes en buvant des litres de thé qu'est Ftwhat, ou si le Père Castor vous appelle, vous mettre au service du Roi des Fous. Cela dépendra de ce que vous cherchez. Et ici remettre son âme à un Roi ou une Reine permet d'obtenir un pouvoir. Il est différent pour chacun d'entre nous et peut avoir différentes formes. Certains comme notre reine bien aimée peuvent voler, d'autres peuvent changer de forme…..Ça dépend. Tout comme peuvent varier nos particularités, qui sont des dons qui à chacun sont propres. Par exemple, ma particularité est de pouvoir communiquer avec les oiseaux… Et peut être que la vôtre est liée aux os que vous avez sorti du sol….. »
A nouveau je marquai un temps d'arrêt en reprenant une gorgée de thé en réalisant que je n'avais pu empêcher ma voix de s'emballer en parlant de Nain Vert Land. Même si cela était prévisible, vu l'amour en lequel je tenais ma patrie… Il fallait espérer qu'il ne m'en tins pas rigueur….
Et il valait mieux que je m'en excuse, aussi repris-je avec un sourire :

« Pardonnez mon enthousiasme pour ma patrie. Il se trouve que j'aime profondément ce royaume aussi ne puis-je en parler qu'en bien. Mais cependant, si vous avez la moindre question sur les autres royaumes ou quoi que ce soit, n'hésitez pas à me demander, et j'essayerai de vous répondre comme je peux.
« Même si je ne saurai rester objective si vous me demandiez de parler de Crimson Spook » rajoutai-je en mon for intérieur mais dont je tus sagement la réflexion en moi. Il ne valait mieux point parler du peu de respect que j'avais pour Crimson…. Non, il fallait parler d'autre chose….
D'autant plus que Mr Sans m'avait posé une question tout à l'heure à laquelle je n'avais répondu, tant j'avais été captivée par d'autres choses qui n'auraient du attirer mon attention…..
Aussi m'exclamai-je à nouveau :
« Et pour répondre à votre question, je proviens probablement d'un monde de légendes, car dans mon monde, il était assez courant de croiser des êtres hybrides, par exemple mi oiseaux, mi humains, des monstres ou des dieux qui pouvaient punir sévèrement les humains qui enfreignaient leurs lois. Même si apparemment, mon monde s'apparentait aux croyances des humains dans des temps très anciens, l'Antiquité, comme l'ont appelé des écrivains dont j'ai lu leurs livres…."
Je me rappelai encore des ouvrages que j'avais tenu dans mes mains, avide de lire ce que l'on avait dit de mon Père, pour n'y trouver que mensonges et des faits…. Et qui pourtant avaient cessé d'être quand j'étais tombée sur des livres dit de légendes et de mythes…. Et ainsi j'avais découvert que ce qui avait été la réalité n'était qu'une légende… Cela m'avait attristé, mais surtout pour l'histoire de mon Père que personne n'avait connu comme il était vraiment…. Mais tel était le monde tel que je l'avais connu.... Et qui différait très certainement du sien....

Et à nouveau les questions sur son monde revinrent hanter mon esprit, y revinrent trotter, s'insinuèrent comme des plantes qui étendent leurs feuilles quand le jardinier dort..... Et avant même que je n'y pense.... La question jaillit de mes lèvres sans que je pus la retenir....
« Et vous, c'était comment dans le vôtre ? »
La question m'échappa. Et m'en fit porter la main à mes lèvres en sursaut. Que... Comment... Comment avais-je pu oser ? Alors que je m'étais juré de ne pas poser la question.... Mon dieu, mon dieu que venais je de faire.... J'allais... Mais bien sûr que ça allait arriver.. Mais bien sûr.. Il allait redevenir dur, et cette fois-ci il s'en irait et il aurait raison... Il allait s'en aller et tout allait recommencer... Je n'étais qu'une idiote, qu'une écervelée, qu'une abrutie....
Un tremblement reprit alors que je ramenai mes jambes contre moi sur le fauteuil et encerclai mes genoux de mes bras comme pour me protéger du choc qui, inévitablement allait arriver....
Il allait arriver, il allait me balayer, il allait me blesser et j'allais en souffrir à nouveau....
Il allait me détruire, me créer une nouvelle plaie au cœur et rien n'y pourrait rien....
Alentour, j'entendis des appels de mon nom anxieux... Mes frères et sœurs, évidemment...
Qui commençaient à s’inquiéter pour la pauvre idiote que j'étais et qui ne faisait rien de bon définitivement et qui venait de faire une nouvelle bêtise dont il ne me pardonnerait pas et...

Mais.... Comment pourrait-il te pardonner si tu ne lui demandes pas pardon ?
Mais comment la conversation pourrait-elle reprendre, même si tu t'excusais ?
A moins de trouver des sujets de relance.....
Et les solutions s'offrirent à moi, et je me décidai à les lancer....
« Pardonnez moi c'est profondément indiscret...... Et je ne voulais aucunement vous blesser.... »
Un silence. Et je réalisai que ce n'était point parce que je possédais la solution que j'avais les sujets.. Mais que prendre ? Que prendre ? Et je devais faire vite, très vite..... Déjà que ma voix était tremblante, mal assurée et même complètement paniquée.... Mais je n'avais pas le temps de reprendre mon souffle.. Alors de quoi parler, de quoi parler.... De quoi avait-on.... Réfléchis, repasse toi chaque moment. Puis...  Ce rire et ce tour de magie.... La solution était là. Mais oui....
Et je repris de ma voix tremblante et  mal assurée tentant de sauver les apparences :
-Alors.... Alors comme ça, vous êtes magicien depuis longtemps ? Vous connaissez d'autres tours ????? Vous voudriez bien m'en montrer ????? Et vous allez continuer à être magicien ici ? C'est là la tonne de travail dont vous parliez ???? "
Et repliée sur moi-même je n'osais le regard, espérant simplement que mes questions me sauveraient de la catastrophe que je pouvais avoir provoqué.....

[HRP : J' AI REUSSI A METTRE ELYON EN PLS ! (pardon XD et désolée du temps d'attente et de la longueur en espérant que ça t'aille x)) ]


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MessageSujet: Re: Une ultime timeline [Elyon]   9/11/2016, 23:50

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Alors comme ça, la jeune femme avait quelques LV... Oui, Sans l'avait analysée pendant qu'elle communiquait avec son oiseau, pendant qu'elle semblait rongée par quelque chose de puissant. Mais ce n'était pas ce désir de violence que le squelette avait côtoyé de trop près si souvent. Il soupira, content de voir qu'il n'allait pas avoir à s'en occuper...

Quand l'oiseau partit pour de bon, Elyon parla de son refuge, qui ne devait plus être très loin. Elle y parlait de sécurité, alors pourquoi pas ? Surtout qu'au loin se profilaient de grandes montagnes blanches de neige immaculée, lieu idéal pour s'installer et - possiblement - commencer une nouvelle vie. Une nouvelle vie difficile, de nouvelles recherches, peut être enfin un moyen de finir cette satanée machine. Enfin bon, quoi qu'il en soit désormais il fallait se concentrer sur l'essentiel, à savoir se renseigner sur ce nouveau monde et apprendre à faire profil bas avec autant de réussite que dans l'Underground. Peut-être trouver un poste de garde ou... plusieurs ? La jeune femme sortit Sans de ses rêveries quand elle s'excusa pour ses amis oiseaux bruyants. Il haussa les épaules pour montrer que ce n'était rien puis entra après elle dans la serre. Elle l'invita à s'asseoir et lui apporta du thé avant de s'excuser - encore - en lui demandant s'il désirait autre chose.

"In fact, if you can have some Ketchup, would be nice" Elle semblait interpellée par l'information, mais Sans l'arrêta. "Don't worry, I'll take the tea"

Il prit sa tasse et fit tournoyer l'eau par télékinesie, machinalement, tandis que la jeune femme partait chercher quelque chose dans la bibliothèque. Le mouvement de l'eau avec quelque chose de fascinant... même si l'on appliquait toujours la même force, tant de facteurs rendaient le tout imprévisible. Passionnant. Si seulement les timelines pouvaient être ainsi faites. Si seulement l'effet papillon était réel. Au moins, l'enfant n'aurait pas...
Sans avait mal au cœur, au sens propre du terme, il se le tint doucement en voyant la femme revenir avec une carte. Elle décrivit alors le Wonderland, en parlant de ses dirigeants sans détailler les enjeux politiques ni sociaux. Mais en elle semblait bouillir une certaine amertume envers le royaume du sud. Intéressant. À contrario l'excitation venant de son explication pour le royaume des montagnes grillait sa carte de l'identité cachée, avant qu'elle ne la grille elle-même en s'excusant de son excitation. Étrange façon de s'excuser sans cesse, on pourrait penser à Alphys... il la regarda intensément, ses yeux devenant noirs sans le savoir... tous ses LV chez un être semblant pur sans être contrôlé comme dans l'Underground, comment était-ce possible ?

Après ça elle souleva un point bien plus qu'intéressant, la quête des âmes dans ce monde. Ici aussi ! Le squelette sentit en lui un écœurement soudain en se rappelant le visage de Chara tentant de briser la sienne. Une âme fragile, rendue fissurée par ses expériences, que Chara avait presque réussi à détruire pour de bon. Alors comme ça, les Rois et Reines étaient comme Asgore, dans le but. Mais étaient-ils aussi bons que lui dans le cœur ? Il allait sans doute le savoir sous peu. S'il ne pouvait pas fuir et qu'il était contraint à donner son âme à quelqu'un, qu'allait-il se produire alors pour lui ? Il secoua la tête doucement, las de toutes ses questions.
La femme parla alors de son chez elle, de ce qu'elle a vécu, ce qu'elle a vu, jusqu'à finir par se perdre dans ses pensées. Soudain elle se réveilla et demanda à connaître le monde de Sans. Chose qu'elle sembla regretter immédiatement, car elle s'en excusa en demandant plutôt à savoir s'il comptait faire carrière en tant que magicien. Il se leva, mit les mains dans ses poches et soupira longuement. Par où commencer... sans lui faire peur ? Il en avait vu bien plus que ce qui est nécessaire pour rendre n'importe quel homme fou...

"Calm down, I'll tell you. Sit down." Sa voix était presque apaisante. "Thanks for the explanations, now I know Souls are important down here and it is crucial for me."

Il se tourna et regarda par la fenêtre, la neige tombait et le spectacle le rendait nostalgique. Cela faisait si longtemps qu'il avait été prisonnier de cette boucle...

"I was born somewhere, far away from where I was before getting here. I got there - the Underground - with a problem in a machine. Then I got to find someone who helped me a lot. I was with my lil' bro', Papyrus. Underground, there are monsters, non-human beings, trapped deep below because of a magic seal. The King understood we could shatter the barrier with seven human souls. But we could not get any... until they fall there."

Il riait nerveusement, réfléchissant à comment expliquer tout ça.

"But then, the machine made to extract the souls went wrong and sent my mentor... somewhere. I had to protect Papyrus no matter what, but... someone fell, the seventh human. He fucked up. With a power like this come responsabilities." Il soupira longuement. "But he was a child. He only wanted to play a game. Fool."

Il serra les poings, comment parler de timelines à quelqu'un qui avait déjà du mal à accepter ses propres questions...

"He could go back in time. Only wanted to see every path possible. He did. A lot. Shattered timelines back and forth. Again and again. He saved us all, then he.. he.. he RESET. He came back and killed us all. I've seen him crush my brother's skull with his feet. I had to kill him, hundreds of times. But he always came back. Newer and stronger."

Tout le monde le critiquait de ne jamais parler. Tout le monde s'accordait à dire que son silence était la cause potentielle du génocide. Quand il tua Frisk pour récupérer son âme, on le lui reprocha aussi. Il était prisonnier. Personne ne pouvait comprendre ce que signifiait vraiment sa capacité à se rappeler des timelines.

"Anyway, I got bored. Lazybones like my brother says. But one time... only one, the kid stopped the Genocide with a power I've never seen before. It glitched the timeline and we managed to save everyone without the final sacrifice necessary. But... here I stand so... I guess something went wrong hm ?"

Des larmes voulaient monter, mais il n'en fut rien, il était bien trop dépité pour cela. Il se tourna vers la fille, ses yeux étaient abyssaux.

"But now he is not here to bring us back. So... I guess I have to be clear about everything. If you try anything to hurt me. Know that you're gonna have... welp. Let's say you don't want it."

Il soupira en fermant les yeux. LV, LOVE... Tout ceci n'était qu'une valeur démontrant la violence commise par un être. Puis il les rouvrit, les petits points blancs étaient alors revenus.

"Thanks for the tea, but skeletons can't drink. You seem nice. Bring me to your master. If I can have my fragile soul protected and keep an eyesocket on that world, i'd like to. Because if timelines begin to be used here, you will all suffer like I did."

Il était des plus sérieux. Cette fois il savait ce qu'il avait à faire. Empêcher quiconque de commencer le moindre RESET et reconstruire une vie ici pour chercher un moyen de ramener sa seule famille hors de l'enfer dans lequel ils étaient enfermés. Il tendit la main vers elle pour la lui serrer.

"You can count on me."

Elle lui serra la main... Alors le coussin péteur retentit de nouveau, car il fallait bien rire de tout cela, non ?


* Sans looks deep inside your Soul ... *
* You feel your sins crawling on your back and... you know you're gonna have a Bad Time. *

       
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MessageSujet: Re: Une ultime timeline [Elyon]   12/12/2016, 14:46

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Une petite, toute petite lueur d'espoir existait, à présent.
Rien qu'une. Une lueur qui comme la lune régissait les mouvements des vagues qui pouvaient balayer et atteindre mes plaies et y rajouter de ce cruel sel comme font les êtres pervertis qui ne respectent guère l'humanité et ne font qu'augmenter la souffrance de l'agonie.
Une lueur qui pouvait grandir et embraser mon monde de son éclat alors que comme une eau troublée dont ces reflets qu'elle envoie au monde en messages ne sont plus que des rides avec le cœur agité de mes océans de terreur et de peur sourdes, je  me tenais repliée sur moi-même comme pour me protéger de la lame de fond qui pouvait soulever et emporter mon cœur vers des ténèbres auxquelles j'avais partiellement échappé. Mais qui étaient restées là, en suspension, à flotter et lancer leurs relents noirs et visqueux en menace perpétuelle de me plonger dans leur labyrinthe de ténèbres éternelles qui aurait pu enrayer et détruire mon cœur et ma vie si je n'avais pas connu alors cet homme qui m'avait tout appris de Wonderland. Et qui n'attendaient que quelques mots, quelques instants,quelques secondes, quelques mouvements des lèvres pour me replonger dans les ténèbres…
Et à présent seul alentour régnait le silence et l'absence de réaction.. Une accalmie avant la tempête,  qui serait la fin de mon monde de bonheur….Ou une lueur qui deviendrait feu vivace… Tout dépendait de sa volonté et ses lèvres… Des instants qui allaient venir, qui se traçaient alors que sa bouche initiait des légers mouvements, comme s'apprêtant à parler....
Et que je me suspendais au vide du hasard des mots qui lui viendraient....
Et que je me suspendais à l'attente qui traçait et dessinait un fil en l'air qui pouvait se rompre et me faire plonger dans mes ténèbres....

Et enfin ses mots devinrent nuages venant peupler le ciel qui à l'orage et la tempête se préparait...
Ils vinrent se déposer et napper, à chaque instant, à chaque mot qui se déployait comme des ailes qui s'étendent en le ciel et tracer, chaque mot dessinant un peu plus la forme qu'ils voulaient esquisser sur la grande toile du monde....Venant déposer en quelques touches l'aquarelle de cette peinture douce choisie... Elle n'avait point l'éclat d'une flamme lumineuse, pas plus l'ardeur et la violence d'une tempête déchaînée... Mais plutôt la douceur d'une bruine légère qui ce monde caressait..... Une bruine d'eau douce et légère, tranquille et sereine comme une eau sous un ciel d'été... Une eau sereine et tranquille qui venait se perdre aux pieds de l'enfant que j'étais qui reposait à ses côtés et venait l'effleurer.... Une eau qui venait se perdre près de moi, comme une caresse d'un parent proche pour apaiser le cœur de son enfant....Un ton apaisant, tranquille pour apaiser les âmes.... Et qui traversa mon cœur et le fit tressaillir dans mon écrin fermé...
Me fit écarquiller les yeux..... Et puis relever le regard pour le déposer sur celui qui avait réveillé et qui à présent apaisait mon cœur.... Qui ne me faisait plus face mais qui à présent laissait son regard se perdre dans les montagnes alentour, et se laissait à contempler la tristesse de ce monde dans ses larmes qui s'y perdaient...
Et repliée sur moi-même je le regardais se perdre dans ses pensées, et laisser les mots s'écouler librement et se tracer dans les airs pour raconter leur triste récit.....
Je le laissais déployer les ailes de son triste passé et écoutais son récit alors que la tristesse des flocons traversait son âme et venait transpercer la mienne...
Son histoire était si triste...
Je pouvais sentir toute sa souffrance... Je pouvais sentir combien il avait du endurer, à être seul tout ce temps, à savoir quand les autres ignoraient cela, prenant cela pour de l'indifférence quand il savait tout ce qui était écrit et allait se produire....
Il avait du tellement souffrir, tellement endurer, voir tous les gens qu'ils aimaient mourir puis revenir...... Il avait du tellement souffrir.......
Et pourtant, pourtant il se tenait, me tournant le dos à raconter son passé, sans sembler verser une larme. Il aurait pu refuser, me chasser, me dire de me me mêler de ce qui me regardait....
Mais il ne le faisait pas...... Il ne le faisait aucunement et me révélait son passé.....
Ce passé qui devait encore faire mal, quelque part et qui à force d'être enduré avait du devenir une lassitude, une banalité..... Et c'était peut être ce qu'il y avait de pire que de s'habituer à la souffrance.
Des larmes se formèrent dans mes yeux et je ne cherchais pas à les retenir à ces pensées.
Je n'étais point immunisée, ni même habituée à ça, et pour rien au monde je ne voulais m'y habituer.
Et si lui ne pouvait plus pleurer, alors moi, pour lui, je le pouvais.......
Et presque d'instinct, mes membres se déplièrent comme les pétales d'une rose s'ouvrent à la naissance et je me levai pour m'approcher de lui et sans préméditation aucune........
Je passai mes bras autour de ses épaules.

Ce n'était rien. Ce n'était qu'un simple geste.
Il ne pouvait pas ôter toute la douleur de ces années de souffrance.
Il ne pouvait en rien chasser ces horreurs qu'il avait vu, ces âmes corrompues qui par volonté de tout découvrir avaient abusé de leurs pouvoirs sur des gens qui devaient être innocents....
Qui les avaient condamné à mourir puis les avais sauvé en une cruauté sans nom....
Il ne pouvait en rien effacer le passé, lui rendre la beauté des jours passés qu'il avait connu, ne pouvait même pas le rendre à son monde et les amis qu'il n'avaient plus....
Il ne pouvait pas chasser ses souffrances, pas plus apaiser son cœur.
Et il n'en avait pas pour vocation.
Il n'avait qu'une volonté, qu'une intention.
Lui prouver que quelqu'un, quelque part comprenait sa peine et la ressentait.
La partageait ne serait-ce que l'espace d'un instant.
Lui ôter l'espace de quelques instants l'impression d'être seul au monde.
Lui montrer que d'autres, au moins peuvent, en pensée compatir et souffrir pour lui....
Même si le charme ne durera pas et sera brisé quand le récit sera terminé.....
Même si quand il réalisera cela, la Cendrillon que je suis redeviendra la petite membre de l'Hydra et  l'étrangère jusqu'alors aux oiseaux qui l’accueillait dans sa serre-volière....
La Cendrillon que je suis, ce monde devra fuir, ce monde dont il m'ouvre les portes pour l'instant...
Et bientôt le charme cessera d'être filé, et la réalité reviendra nous bercer dans ses bras cruels et tristes....

Et comme si le monde avait entendu mes pensées, l'instant triste suspendu par le temps reprend son cours et il se tourne vers moi alors que je détache mes bras de lui et recule de quelques pas.
Que je reprends ma place dans la danse éternelle de nos vies alors que les pas s'élancent et que je garde sur mes lèvres le silence alors que les portes du jardin secret se ferment dans ses mises en garde, alors que son regard ne quitte pas le mien. Et que je ne cille pas.
Sans aucun mot je le contemple et je devine son âme qui essaye de se protéger et je ne puis l'en blâmer.Il n'y a rien d'anormal, quand on a autant souffert à vouloir des mauvais airs et mauvaises gens se protéger.
Il ne sait juste pas encore que je n'en fais pas partie.
Comme je sais qu'il relèvera de ma tâche de l'en assurer, de gagner sa confiance, lui offrir mon amitié s'il en veut.
Et doucement en silence tandis qu'en mon esprit se glisse ses promesses, la vie continue d'évider son fil et les mots de mon interlocuteur glissent en ce monde, tournoient quelques instants en l'air autour de moi puis m'atteignent avec une espèce de sérénité tranquille d'où la colère n'est plus mais qui viennent éveiller tempêtes et marées en mon cœur qui réalise avec effroi ce qui à Wonderland pourrait arriver….
Être dévasté, être détruit, tous tués, alors que ce monde avait des âmes pures, des êtres à protéger, qui seraient tous infâmement massacrés….. Sans aucune raison, puis sauvés puis tués… Je ne pouvais pas.. Je ne pourrais pas rester inactive à ne rien faire… Mes poings se crispèrent, les larmes à cette possibilité affluèrent……. Car une âme perdue et corrompue errait et qu'il faudrait apaiser pour enfin ce monde soigner….
Ces mots ne laissèrent aucune place à la joie de sa requête, pas plus de surprise à son tour de magie qui se réactiva…
Il ne resta que mon angoisse et ses derniers mots….
« Tu peux compter sur moi. »
Ces mots qui n'appelaient qu'une seule et unique réponse alors que ma main naturellement se déposait sur mon coeur :
« Et vous, vous pouvez compter sur moi. Et je ferais tout mon possible pour  que ce qui est arrivé dans votre monde ne se reproduise plus jamais. Je ne laisserai aucune âme corrompue détruire ce monde. Je ne la laisserais pas se blesser et se salir plus encore avec la destruction d'un autre monde puis sa reconstruction….
Et je laissais mes cris du coeur s'exalter en paroles passionnées et sincères sans plus me retenir, laissais transparaître  ma volonté avec ma compassion à la fois pour l'âme souillée et ce monde qu'elle détruirait. Sans chercher à me retenir. La chevalière du monde que je voulais être sortait de sa chrysalide et se montrait quelques instants. Il serait temps plus tard de m'excuser pour mes manières ardentes comme des flammes de s'exprimer. Il y avait encore une flamme à allumer. Encore une….
« Quand à vous faire du mal, ça ne me viendrait même pas à l'idée. Votre âme a bien trop souffert et est sûrement bien trop pure…. Et ce n'est pas dans mes principes de faire du mal à quelqu'un qui n'a jamais rien fait de mauvais et qui n'a jamais cherché qu'à protéger…..Comme c'est votre cas. Parce que dans le cas contraire… Cela voudrait dire que je suis corrompue, moi aussi. Et alors je devrais mettre fin à mes jours, s'il me reste la moindre dignité ou le moindre geste de mes convictions.

Comme j'ai mis fin aux jours de mon propre père quand Wonderland l'a corrompu…...Mes yeux se plissèrent douloureusement, et je les fermais, me détournant de lui quelques instants jouant avec une mèche de mes cheveux. Revoyant une fois de plus le visage de mon père bien aimé, revoyant ses sourires, ses expressions, ses attentions, ses cadeaux dont ce collier que je portais toujours, bien caché….. Revoyant ses derniers jours, sa corruption…. Et même si je savais avoir fait ce qu'il aurait désiré que je fasse pour lui si cela devait arriver… La douleur de l'avoir fait ne disparaîtrait jamais. J'essuyais une larme furtive et celles qui étaient revenues entre temps et soupirai….
Imaginant sans peine, mon père me murmurer à l'oreille qu'à présent, seul le présent importait…. Et j'avais en effet quelque chose encore à accomplir……
Ignorant les pleurs plaintifs de mes oiseaux qui s’inquiétaient j'inspirai profondément puis me tournais à nouveau Mr Sans. Mon rôle était loin d'être terminé et si je voulais réaliser cette promesse mentale, il ne faisait que commencer sur un long chemin.
Quant à vous mener à ma Reine ce serait avec plaisir mais en l'état des choses, ce serait impossible. Elle ne vous recevrait pas. Pas sans que vous ayez fait un tour à l'Arène ou y alliez pour donner votre âme d'emblée. Et donner votre âme ne ferait pas de vous quelqu'un ayant le droit de protéger le pays. L'Arène est un meilleur moyen pour y faire voir ses possibilités.
Oh oui, j'aurai adoré le mener à elle, et pouvoir l’accueillir comme un nouveau frère dans notre armée, mais je connaissais assez les usages de ce pays pour savoir, à présent, que le meilleur moyen pour être invité à devenir un membre pouvant protéger ce monde était l'Arène….

Mais je savais aussi que parler de l'arène allait entraîner un léger discours et qu'un léger discours était toujours plus agréable quand on était entouré de choses délicieuses et qui nous plaisait… Et si c'était le ketchup, eh bien… Il était de mon devoir et de ma volonté de lui apporter un petit peu de bonheur au sein de ce monde…… Aussi après m'être excusée de mes précédentes manières puis de mon moment d'égarement, je quittais rapidement ma bibliothèque pour rejoindre ma cuisine et  y récupérer la bouteille de ketchup que j'avais et un petit bol, au cas où il voudrait s'en verser une lapée….. Puis je regagnais ma bibliothèque avec mes affaires que je déposais face à lui avec un sourire en commentant :
« Si vous ne buvez pas de thé mais que vous aimez le ketchup, voici pour vous…..Ce sera sûrement plus agréable que m'entendre parler plus avant de l'Arène sans rien boire ou manger….
Même si certaines questions se posaient à présent en mon esprit mais il valait mieux satisfaire ma curiosité un peu plus tard, quand mes explications seraient finies…..
En attendant, il était temps pour des explications.
Je pris une grande inspiration puis m'exclamai :
Il y a un jeu, en ce monde, que l'on nomme le Game of Madness. Le gagnant affronte le Roi, celui qui vit dans le château dont nous venions dans des épreuves au sein d'une arène et le gagnant devient Roi à sa place. Personnellement, je n'y participe pas, car le pouvoir n'est pas une de mes aspirations, mais il existe. La Reine de Neverland a imité ce principe et installé une Arène. Tous les dimanches, les participants qui le désirent et qui n'ont encore aucune place dans l'armée y descendent et ceux qui veulent assister aux combats peuvent aller les regarder.
On ferme alors les grilles et le dernier survivant se voit offrir une place de berserker dans l'armée et se voit versé une rente en retour. En fonction de ses capacités, il est affecté à une unité qui lui correspond. Les Léviathans sont les stratèges de l'armée, les Hydras sont les assassins, Les Béhémoths sont la force brute de l'armée et il y a le corps des Witchers qui sont des gens qui possèdent des capacités magiques qui peuvent être un atout durant un combat mais qui ne sont pas forcément offensives. On commence dans l'armée en tant que cadet, sous les ordres d'un aîné qui nous forme puis l'on devient sois même aîné. Voilà ce qui vous attend si vous voulez devenir un berseker au service de Neverland.


Aucun jugement dans mes mots, aucune exaltation.
Je n'avais après tout jamais aimé la violence gratuite et même gagner le moyen et le droit de protéger la patrie de mon cœur en se battant ne m'avait jamais semblé une bonne chose. Même si je comprenais le principe, toutes ses morts inutiles, d'autres personnes qui avaient sûrement d'autres dons que des dons militaires n'avait pas grand sens à mes yeux. Mais je m'y étais pliée, bien qu'à contrecœur. Et j'avais eu la chance, le jour où je m'y étais engagée de ne tomber que sur des âmes corrompues qui ne faisaient que mal aux gens qui les entourait. Mais peut être Mr Sans n'aurait-il pas la même chance. Et je lui devais la vérité, aussi terrible soit-elle.  Je n'avais pas le droit de mentir ou lui dissimuler cela. Aussi le faisais-je bien que j'aurai adoré qu'il choisisse de venir parmi nous malgré tout….. Même si je savais déjà que dans l'Arène Mr Sans n'aurait aucune difficulté…..
Mais je ne voulais pas en parler. Je ne voulais pas parler de puissance et de pouvoirs, de vies que l'on éteint facilement, car au final c'était de cela qu'il s'agissait.  Je me contentais de la vérité, brute et pure, non arrangée. Je lui parlais comme j'aurai parlé à un futur frère d'armes.
Il n'était point question ici de devenir simplement un habitant de Neverland mais aussi de rentrer dans l'armée et je ne pouvais point traiter cela sans en parler.
Je n'avais point un ton d'insouciance quand nous parlions de protéger ce monde.
Ce n'était pas au même niveau que de devenir l'un des nôtres.
C'eut été lui mentir sur ce qui l'attendait quand lui avait été honnête sur ces intentions.
L’honnêteté appelle toujours l’honnêteté disait mon père.
Je m'efforçais de lui faire honneur depuis lors.
Et sur ses mots, je laissais mes yeux se plonger dans ceux de Mr Sans puis récupérai ma tasse de thé pour reprendre une gorgée de thé puis reposais ma tasse pour commenter simplement :
« Voilà ce que je peux vous dire de l'Arène. Mais si vous avez la moindre question, n'hésitez pas.

A présent, ces informations données, ma curiosité revint comme une mélodie entêtante qui vous hante toute une après midi quand vous l'entendez ne serait-ce qu'une fois dans la journée et dont vous ne parvenez point à vous débarrasser… Elle jaillit comme l'eau d'un cours d'eau retenu tout ce temps, jaillit et me submergea. Et je ne cherchais point à me retenir et me laissais couler dans sa délicate eau en m'exclamant :
« Par contre… J'avoue être curieuse… Du coup, si vous ne buvez pas, vous ne mangez pas non plus ? Comment vous faites pour garder votre corps en pleine forme, du coup ?
Et vous êtes un Mr Squelette depuis longtemps ? Vous êtes magicien depuis combien de temps ? Quelqu'un vous a appris ces tours ?

Dans mes mots, uniquement la curiosité de l'âme de l'enfant que je n'avais jamais cessé d'être.
Et mes yeux curieux le regardaient,attendaient avec impatience leurs réponses, comme les enfants attendent leurs réponses à leurs questions insensées…..
Et au creux de mes vagues de curiosité, je réalisai subitement l'indiscrétion de telles questions.
Et je sentis mes joues s'empourprer et je baissais le regard gênée pour rajouter doucement…..
« Si je suis trop curieuse, n'hésitez pas à me le faire savoir… Il m'arrive d'être trop curieuse sans pouvoir m'arrêter….
Un geste nerveux d'ébouriffer mes cheveux pour me rassurer. Alors qu'une nouvelle tempête allait peut être me menacer.
Tout dépendait de lui, à présent.


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MessageSujet: Re: Une ultime timeline [Elyon]   15/4/2017, 18:33

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Age du personnage :
la vingtaine
Pouvoirs / Particularités :
Télékinésie / Téléportation / Invocation d'Os
Origine :
Undertale
Orientation sexuelle :
Hétéro
Habitation :
Neo-Snowdin
Fiche de personnage :
http://game-of-madness.forums-actifs.com/t1027-you-re-gonna-have-a-bad-time-termine
avatar
Sans
"Giving Bad Times"
Un "jeu", pour prendre le pouvoir... une guerre constante... et dire qu'il trouvait l'Underground mal organisé...

Il ouvrit les yeux, analysant ce que la femme venait de lui révéler. Il pouvait avoir une occasion d'obtenir ce qu'il souhaitait s'il reussissait à survivre dans une arène. Cela ferait de lui un membre d'une sorte de garde royale. Du travail... ennuyant. Mais finalement, quand on y repense, n'était-il pas le véritable garde-fou de l'Underground, à l'époque où Frisk avait les pleins pouvoirs ? Il soupira, souriant sans le vouloir, avant de regarder la femme. Elle lui demandait maintenant des choses sur lui, l'appelant encore M. Squelette. Amusante, cette petite.

*I've been a skeleton since I had entered the Underground. My true past... is kinda blurred. All I remember is that tiny skeleton in a red scarf I was carrying.*

L'écharpe... il lui en fallait une...

*So, magic, uh ? It's not what I would call Magic. But I used to have true magic skills before. Don't know why, but can't use 'em since I came here. If I ever get 'em back, I'll show you.*

Pour ça, difficile d'être sûr qu'il existe un moyen de récupérer ça. La telekinesie était toujours là, mais plus tout l'héritage de Gaster. Il leva les épaules en faisant un clin d'oeil, le ton moqueur.

*Even if you are the magician with the doves, uh ?*

Il riait, pour laisser la peine s'évaporer. N'était-il pas temps, finalement, de relâcher la pression contenue en lui depuis toutes ses années ? Il avait tenté de prendre un raccourci jusqu'à Snowdin, mais il n'avait pas pu l'atteindre, comme s'il était piégé dans une autre dimension. Entouré de tous ces libres, il était penseur... voyant des images de son chez lui et surtout de son jeune frère.

*Librarby..*

Cela lui avait échappé. La librarBy de Snowdin n'était autre que la librairie, mal écrite par son frère qui était dérangé par Sans faisant des blagues sur les squelettes et les tombes, car il savait pertinemment que Papyrus tomberait en s'énervant. Il rageait à chaque fois. La moindre petite blague, le moindre petit jeu de mot suffisait à le rendre fou. Mais au fond, c'était une manière de créer de l'amusement en attendant l'inévitable. Car un jour ou l'autre, le jeune Humain viendrait et tuerait peut être le frère qu'il aimait tant.
Il soupira une fois de plus, las de toutes ces timelines. Las de cette stupide promesse et de toute la douleur qu'elle a engendrée.

*Please, take me to that Arena. I will put those ol' bones to use.* dit-il alors. *I will then construct my house in the snow, I will put everything I have into that new goal.*

Il tremblait un peu, les poings serré.

*They won't die.. they.. won't ...*

Ses yeux étaient abyssaux. Sa voix venant des entrailles de la terre, presque démoniaque.

*Take me there, I'll need a red scarf, a sharp bone and some ketchup. I'll do what I'm good at...*

Le sourire revint, tandis qu'il sentait quelque chose qui lui semblait mort depuis longtemps battre dans sa poitrine.

*Giving Bad Times.*


* Sans looks deep inside your Soul ... *
* You feel your sins crawling on your back and... you know you're gonna have a Bad Time. *

       
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