Fablia Littera [PV : Alexandrov O.Mordvilko ]




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MessageSujet: Fablia Littera [PV : Alexandrov O.Mordvilko ]   29/9/2016, 01:53

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If we could start again, Would it change the end?


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Age du personnage :
31
Pouvoirs / Particularités :
Contradictoire Création / Détraque légèrement tout objet à son approche
Origine :
Le Manga D Gray Man.
Orientation sexuelle :
Bisexuel.
Habitation :
L'Umbra Lee.
Fiche de personnage :
http://game-of-madness.forums-actifs.com/t649-profitez-du-printemps-profitez-de-vos-beaux-ans-et-votre-renaissance-parait-il#4237
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Komui Lee
If we could start again, Would it change the end?
C'était perdus dans d'étranges symphonies
Que mes yeux s'écarquillèrent ici-bas
« Quel était ce bruit qui parvenait jusqu'à moi ? »
Telle était la pensée qui en moi prenait vie.

Elle venait à moi comme une fleur immaculée
Encore vierge de toute réalité
D'une conscience semblait-il assoupie
Et que l'instant présent ramenait à sa folie.

Elle venait à moi dans toute sa douceur,
Parée de ses éclats qui rendirent peu à peu
Au dehors à la foule alentour sa clameur
Me laissant regagner ce monde à petit feu.

Et en ce monde où je reposais, perdu,
L'endroit où j'étais s'imposa à ma vue :
Il eût été difficile de le manquer
Au vu de tant de labeur à ses côtés passé.

Les étagères suspendues me regardaient
De leurs yeux en bocaux d'animaux variés
Auxquels des plantes dans leur pot leurs feuilles mêlaient
Entourées de mes ustensiles de verre agencé.

Fioles, ballons, erlenmeyers,agitateurs,
Qui tous me regardaient avec le secret bonheur
De se voir sous peu en ce lieu à nouveau appelé
Pour exercer à nouveau en toute liberté

Les règles de la création. Celles qui en cet endroit
Déterminent ce que je peux faire ou pas.
Celles qui dirigent avec douceur mes mains
Vers des chemins de potions plus ou moins certains

Des chemins plus complexes ou originaux, parfois,
Souvent diversifiés ou en rappel d'autre fois
Des chemins qui appelaient à l'art subtil
De la combinaison de ces essence volatiles

Qui me permettait de convoquer en ce lieu
D'innombrables potions et autre produits fabuleux
Dont les effets changeaient selon ce qu'on me demandait
Et s'adaptaient selon tous vos fols souhaits.

Et d'une joie non contenue, je soupirai
En songeant bientôt à ce dans quoi j'allais
M'immerger avec délice, voguant toujours plus loin,
Sur l'océan des Sciences, mes mains comme témoin….

Ah ! Comme j'en rêvais déjà ! Quelle future joie !
Ne penser à rien d'autre, simplement rêver,
De ses mains le futur améliorer,
Tisser des rêves qui en ce monde se déploient….

Mais il n'était point encore temps d'y songer,
Quand c'était au cœur du chaos que je reposai
Au sein de mon laboratoire, d'objets entourés
Et de mes réserves qui s'amenuisaient.

Un regard, un seul suffit pour les voir
Ces potions orphelines dont les sœurs n'étaient plus,
Et qui se reposaient alentour, ne semblant pas croire
Que sans leur famille les laisser j'avais pu.

Mais elles n'étaient que poussières maintenant,
Des détails infimes du jour présent,
Au sein de cet ordre dans le désordre environnant
De ces objets rompus, sur le sol agonisant.

Cet ordre dans le désordre et la diversité
Cet enchaînement bariolé d'objets variés
Ces outils étranges et multiples alentour
Ces débris d'objet rompus qui servaient de contour

A ce qui s'était passé avant et qui m'échappait
Ces heures qui à ma conscience manquaient
Elle qui au sol venait de s'éveiller, déboussolée
Et qui allait devoir tout rassembler.

Une conscience qui battait des cils, désorientée,
Allongée sur le sol au milieu des fioles
Éparpillées comme mes souvenirs éveillés
Ne laissant des circonstances que des herbes folles.

Il me fallait repenser à ce qui s'était passé
Me replonger dans mes souvenirs envolés
M'élancer en ce monde qui au sol m'avait jeté
Pour retrouver ce qui au sol m'avait mené.

Et peut être aussi constater un peu mon état
Pour découvrir et juger ce qui n'allait pas
Et aussi regarder le sol et la paillasse
Pour qu'un déclic en mon esprit se fasse.

Mais d'abord quelque peu se redresser
S'asseoir au sol, faire tomber ce qui maculait
L'être qui au sol était allongé
Puis immerger son regard sur ce qui m'entourait.

Des morceaux de verre comme ayant explosé
Petits mais en grande quantité alentour
Répandus en pétales d'une fleur effeuillée
Ceux tombés de mon corps comme un contour

De ce qui avait été.  Et d'instinct ma main
A mon visage se porta. Pour y trouver
Quelques coupures sur mon visage disséminées
Mais de leur profondeur, j'étais incertain.

Seul le reflet profond d'un être glacé
Pourrait à lui seul me renseigner et me révéler
L'étendue de mes plaies.  Mais si mon visage
Avait été touché, mon corps à son image

Devait se dessiner. Et doucement en son examen
Du regard je m'élançai. Mes vêtements
Quelques peu roussis se soumirent à mes fins
Percés ça et là du verre m'accaparant.

Un peu de poudre rouge y laissait quelques grains
Et la douleur absente en moi se faisait
Pourtant en mon corps se dessiner elle devrait
Mais son silence semblait sans réelle fin.

Mes mains, non épargnées, se révélèrent
Couvertes de légères brûlures et quelques plaies
Où le verre s'y étendait et scintillait
Porteuses du souvenir du jour d'hier.

Pourtant vu mes blessures…. Me hanter elle devrait
Mais elle se taisait, je ne savais pourquoi…
Quant à cette poudre que faisait-elle là ?
La seule poudre rouge que  chez moi j'avais

Servait à anesthésier en cas de plaies….
En cas de plaie… En cas de plaie, elle servait…
Et de surprise je me figeai dans ce chaos
En réalisant de cette pensée les échos.

Cela expliquait le manque de douleur
Mais pourquoi cette poudre ici se trouvait ?
Dans mes laboratoires jamais on l'y voyait….
Dans mon infirmerie pour des blessés le bonheur

Seule elle s'y trouvait...Mais ici, là, maintenant… ?
Pour ce mystère, il me fallait plus d'éléments
Afin d'enfin le dissiper et reprendre ma vie
Et me replonger dans mes folies et rêveries.

Et doucement je me levai du sol où je gisais
Pour la pièce du regard découvrir et embrasser
Les secrets de cette soirée qui se cachaient
Et qui pour le moment essayaient de m'échapper.

Une paillasse par un liquide inondée
Quelques feuilles que le liquide avait lavé
De leurs écritures qui auraient pu m'aider
Et cette poudre qui ici aussi s'était étalée.

Au sol ce liquide avait coulé
Et d'instinct je l'évitai pour gagner
La paillasse où encore reposait
Quelques éléments clés dont pour créer je me servais.

Les éléments doucement s'emboîtaient
Les vêtements roussis, le verre, le liquide :
Tout commençait à devenir limpide.
Et le constat inévitablement se posait.

Une création de potion qui avait mal tourné
Et qui avait explosé, me laissant tomber
Pour au final m'assommer et m’anesthésier.
Mais le mystère de la poudre restait inchangé.

Qu'est ce qui avait pu me pousser à en user ici ?
Cela encore en cet instant m'échappait.
Pensivement de la main quelques grains j'en récoltai
En m'interrogeant sur ce mystère non éclairci.

Qu'est ce qui m'avait demandé de créer ?
Quelles étaient mes dernières commandes ?
En ce lieu et cette soirée qu'avais-je fait ?
Cette poudre faisait-elle partie de la demande ?

Non….C'était autre chose, je le sentais.
Venu d'un instinct que je ne reconnaissais
L 'impression tenace en moi se fit
Et à ce que je savais se joignit.

Mais la belle affaire qu'une intuition
Quand rien d'autre ne venait s'y joindre
Aucun fait n'est-ce-pas pour cette pensée me contraindre…
Et ainsi rendre utile cette contribution.

« Cela fait aussi un excellent catalyseur… »
Les cheveux blonds de mon client qui s'agitaient
Alors qu'en toute innocence il m'assurait
De l'utilité de cette poudre de malheur.

Et l'insensé une fois le soir venu
Sur la potion se penche pour l'ajouter
Et celle-ci de réagir bien plus que convenu
De bouillir puis son contenant faire éclater

Puis sur le sol et son créateur se projeter
Son créateur tentant de se reculer
Mais trébuchant au sol et s'effondrant
Non sans penser « Plus jamais » en s’assommant.


Et je tressaillis aux souvenirs revenus.
Ainsi cette poudre avait été l'instigatrice
De ce qui avait provoqué ma déconvenue
Et de mon malheur était l'accélératrice.

Une grimace tordit mon visage
J'avais l'air de quoi, moi, à suivre les conseils
D'un inventeur me promettant monts et merveilles
Et sans m'avertir d'éventuels dommages ?

Car s'il avait essayé, il devait le savoir
Et ce n'était point moi qui avait du rater.
En tous les cas en lui je ne devais plus croire
Même s'il était mon aîné de plusieurs années.

Mais tout cela à rien ne me menait
Surtout quand sur ma peau des plaies se dessinaient
Et que j'avais un laboratoire à nettoyer
Ce qui était le pire pour moi à appréhender.

Et de désespoir je soupirai en le réalisant
Oh pour cela mon conseiller payerait
Assurément....Et un rire sadique m'agita céans.
Il n'avait qu'à espérer qu'il se révélerait.

En attendant je devais me soigner
Histoire de ne point faire fuir mes clients
Et je quittais la pièce en soupirant
De la tâche qui m'attendait déjà lassé.

Mais puisque prendre soin de moi je devais
Ma trousse de soins sur le chemin m’emparai
Croisant en chemin dans la glace mon regard effaré
Et mes cheveux aux pointes roussies et ébouriffés.

Et dans la salle de bains je m'enfermai
Puis pansai une à une chacune de mes plaies
Pour finir par dans la glace contempler
Un être qui avait été de pansement habillé.

A nouveau je soupirai. Cela aussi lui coûterait.
Devant ma glace je me le jurai.
Puis de quoi nettoyer mes labos j'emportai
Évacuant le verre qui installé s'était,

Épongeant le liquide qui au sol gisait
Mais mettant les feuilles de côté :
Après tout elles étaient la clé du passé
Et ces secrets qui encore me manquaient.
Et pour qu'elles deviennent clés j'avais ce qu'il fallait
Les feuilles devaient simplement sécher
Puis avec une potion leur encre rappellerait.

Mais pour l'heure il n'était encore temps
Et les feuilles je disposai pour sécher doucement
Alors qu'à la vie civile je retournai
Mon corps couvert de plaies qui se cachaient.

Ce fut plus tard que je réalisai
Que si cette potion inconnue m'avait touché
Alors je devrais en manifester quelques effets
Mais pourtant rien de changé ne paraissait.

Excepté le regard des gens qui me regardaient
Avec des yeux ébahis, sûrement face aux plaies
Je ne pouvais voir que ce fait là
Ou bien autre chose les dérangeait.... Mais alors quoi ?


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MessageSujet: Re: Fablia Littera [PV : Alexandrov O.Mordvilko ]   6/11/2016, 17:49

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Héraut de la Désolation


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Héraut de la Désolation
Ce n'est point le vent, mais c'est le souffle des morts
Qui résonne, la nuit, lorsque coule l'ichor
Je n'ai qu'à tendre la main, murmurer son nom
Et un nouveau tricheur se retrouve sans son.

Intrus parmi les ombres, filles de la lune
Dont les corps couvrent ma présence inopportune
J'arpente la rue, silencieux, impassible
Lorsque mes yeux cernés, cherchent en vain ma cible

Les allées sont calmes, Harpocrate fait loi
Détronnant le dément, qui ici devint roi
Folie disparaît, laisse place à la raison
Mot disparu, devenu aberration

Les pas se suivent, résonnent contre les dalles
Alors que l'atmosphère, devient matinale
Un soleil incarnat ajorne à l'horizon
Des traits éclatants, joignent son ascension

L'aube se revele, ses couleurs se dévoilent
Et peignent le lointain, tel une immense toile
Ses rayons m'enveloppent, juste un court instant
Et reviennent a moi, des souvenirs d'antan

Brèves réminiscences, ils ne sont que brins
Se comptent à peine sur les doigts d'une main
Ils filent bien vite,dissipés dans la brume
Et ne laissent en moi, que vide et amertume

Mes souvenances deviennent spectres riants
Se gaussent, moquent, puis sombrent dans le néant
Ils n'existent plus, mon périple continu
Jusqu'au terminus, à la fin de l'avenue

Cette boutique ... Je ne l'avais jamais vue
Je m'imaginais pourtant avoir tout vécu
Parcouru la ville, chacun de ses recoins
Mais à côté de cela, tout me semblait vain

Une solution? Au fond j'y aspirais
Je l'esperais, surtout, et je le désirais
Mais espoir trop marqué, fait perdre realité
Deception de trop, ici m'acheverait

[En cours, plus trop de pc, je previendrais, promis, désolé :(]
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Fablia Littera [PV : Alexandrov O.Mordvilko ]

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