« I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours. »
Lewis Carroll
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Bloody Princess
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15/10/2018, 19:25
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Age du personnage : Il ne fait pas du tout son âge, il fait 23 ans le bougre...
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Origine : La Belle au Bois Dormant...

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- « Une libellule… s’est posée sur la lune… »

Catherina se pencha au-dessus de sa proie, qui avait le thorax explosé. Seules les côtes étaient apparentes. Une rose transparente avait émergé à la place du coeur de sa proie et, se penchant avec autant de douceur que de lenteur, son éventail à la main, il sourit tout en caressant les pétales de la rose qui se colora. La tige prit un beau vert, discret, les épines se colorèrent dans une nuance de sang séché tandis que les pétales prirent la teinte du sang encore liquide. Refermant son éventail, il se leva en posa l’accessoire contre ses lèvres tout en continuant de chantonner la comptine que Clochinette lui avait apprise et qu’il lui fredonnait comme une berceuse.

- « Dans les bois, au profond des nids… les oiseaux se sont endormis. »

Une violente envie de dormir s’empara de lui, même s’il savait très bien qu’il ne dormirait pas pour autant. Sa démarche n’en était que plus lente, tandis qu’il continuait de chanter tout en se dirigeant vers le labyrinthe de ronces où la Red Queen l’attendait pour lui demander de tuer il-ne-savait-qui derrière les fagots. Ou par les fagots, vu le pouvoir de notre Miaou international. Ignorant les grommellements indignés de la terre qu’il foulait, saluant seulement certaines feuilles et certains arbres d’un geste si désintéressé que seule l’habitude faisait que les végétaux ne s’en offusquaient plus, Catherina continua sa berceuse.

- « N’aies pas peur du vent qui gronde, ni des chiens errants dans l’ombre. »

Il caressa une fleur aux larges pétales bleues et violettes et s’accroupit devant cette dernière, effleurant ses feuilles du bout des doigts tout en continuant de chanter, complètement indifférent aux regards que les passants lui lançaient. Il savait chanter, et les notes aigus requises par cette comptine ne lui posaient pas de difficulté vu que cela faisait plusieurs siècles qu’il la chantait. Se redressant lentement, il caressa une dernière fois les pétales de la fleur qui le remercia d’une phrase aussi suave qu’à l’accoutumée. Catherina s’autorisa un mince sourire avant de poursuivre sa route.

- « Mille étoiles vont briller… mille étoiles pour te bercer. »

Si les fleurs savaient ronronner, celle près de laquelle il venait de s’attarder l’aurait fait. Elle émettait un son proche du ronronnement tandis que notre Miaou s’éloignait, continuant de chanter sa comptine en s’enfonçant dans le labyrinthe de ronces qui se mirent à jacasser comme des pestes. Tous les coquillages… qui jouaient sur la plage… Toujours aussi nonchalant, notre Immaculé poursuivit sa route à travers le labyrinthe tout en toisant les ronces qui s’amusaient à lui bloquer le passage. Il arqua subtilement un sourcil moqueur et ouvrit son éventail, avec lequel il s’éventa paisiblement. … sont partis se cacher dans l’eau… retrouver leur petit berceau. Son sourcil retrouva sa position initiale alors que les ronces s’écartèrent, non sans grommeler et en lui faisant prendre des détours pour avoir ‘osé les manipuler d’une façon aussi éhontée’. Mais oui, mais oui…

- « N’aies pas peur du vent qui gronde, ni des chiens errants dans l’ombre ; mille étoiles vont briller…

Il se décala en forçant les ronces à se décaler elles aussi pour éviter… hum… un objet volant non identifié. Et il avait la flemme de savoir ce que c’était. … mille étoiles pour te bercer. Toujours terminer le refrain, tant pis pour le troisième couplet. Même si… la Red Queen donc avait essayé de l’interrompre. Après avoir envoyé notre Miaou international buter il-ne-savait-qui pour il-ne-savait-quelle-raison. De toutes façons il s’en fichait ; même si on les lui avait dit, il ne s’en souviendrait pas. Bref. Il se contenta de se planter devant lui, son éventail couleur rouge sang arborant un dragon pourpre comme motif – que Snow ne pouvait pas voir vu que son éventail était fermé – posé contre ses lèvres. Bon, il voulait quoi la Red Queen, cette fois ? Te latter la gueule pour nous manipuler comme ça ! Catherina ignora royalement les indignations des ronces. Comme celles de la terre qu’ils foulaient.

- « … Yo. »

Bienvenue chez la voix de notre paresseux-blasé-nonchalant-lent de service. C’était déjà un exploit qu’il eût pensé à saluer quelqu’un, il ne fallait pas lui demander l’impossible. La politesse et Catherina ne se mettaient jamais dans la même phrase.

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Red Queen
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16/10/2018, 03:05
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Roses are red
And violets...
Must be red too

Tes doigts fins caressent les rideaux de velours alors que tu t'engouffres dans les couloirs du palais. Un ricanement dément se glisse entre les parois, se répandant tel une gangrène dans tous le Red Castle. Tes talons frappent le carrelage dans une rythmique entraînante. Plic. Ploc. Sautent d'une flaque écarlate à l'autre teintant le rouge d'éclats vermeil, d'éclats de vies éteintes pour avoir trop lentement souillé les précieuses roses de ton frère. Ce blanc immaculé que tu ne supportes plus, comme le visage de ton aîné, tu veux le voir se teindre de tes obsessions, rougir face à l'horreur qu'il a engendré. Le redessiner à ton image. Comme ce royaume hideux, qui t'a tout pris. Tes amours et ta liberté. Ce blanc qui a balayé ton innocence d'un simple revers de main. Tu n'es rien, si ça n'est ce qu'ils ont fait de toi, ce monstre vorace qui gronde dans tes entrailles, qui a dévoré tout ce que tu étais. Toi, l'enfant blanc, comme neige, fait Reine Rouge, de sang et de mort. Le poison de la démence des autres que tu as fait tien. Parce que c'est tout ce qu'il te reste. Tu es vide Snow. Un trou béant qui dévore tout sur son passage, tentant désespérément de se remplir, de se prouver qu'il existe en détruisant tout ce qui l'entoure. Chaque jour, tu t'enfonces d'avantage dans ta folie, pris au piège de tes propres ronces qui te lacèrent l'être. Ils ont fait de toi ton propre démon, créé un monstre destiné à se détruire lui-même, à se déchirer entre les mains qui se disputent son existence. Et désormais t'es brisé, des miettes d'être qui se perdent au vent. Complètement hors de contrôle. Ni le rouge ni le blanc ne sauraient te rendre ce qu'ils t'ont pris. Toi-même, tu ne saurais dire qui tu es. Mais l'as-tu seulement su un jour? T'as pas envie d'y penser. Ça t'achèverai.

Alors tu te construis une forteresse d'obsessions, t’égares dans les déliquescents plaisirs de la nuit. Tu t'interdis de penser, offrant au monde ce masque immonde d'enfant roi capricieux. Mais ce que t'as en toi est bien plus hideux. Si terrifiant que même toi, l'infâme Reine Rouge, n’ose s'y aventurer. Tu écrases sans cérémonie l'un des corps inertes, t'y essuyant les talons avant de quitter le couloir, les serviteurs se précipitant pour tout remettre en place. C'est pas ton genre de nettoyer derrière toi, d'assumer les conséquences de tes actes. Tu ne fais que te délecter du moment présent et de l'amusement qu'il peut te procurer. Ces petites sensations, qui endorment tes démons, l'espace de quelques instants. L'adrénaline, seule chose qui te fasses encore vibrer. Tu enchaînes les excès presque frénétiquement, dans la mécanique trop bien huilée de cette vie que tu t'es imposé. Celle dont tu as libéré ton frère. D'un geste vif, tu tends la main vers les cieux, laissant le plafond s'effondrer tout autour de toi, et accessoirement sur les serviteurs. Ta voix s'élève, faisant vibrer les murs ayant survécu à ton dernier éclat. Tes cris, ils retentissent, tranchants, comme les ronces qui arrachent les têtes des survivants, ornant les débris de rubis. La journée commence bien. T'observes avec délectation les épines se planter dans les veines encore palpitantes. L’odeur âcre et métallique du sang est si présente que tu peux presque en éprouver le goût contre ton palais. T'as la rage. Qui te colle au cœur et au corps. Tu t'emportes pour un rien, mais c'est parce qu'il le faut. Que t'as rien trouvé d'autre pour évacuer ce trop-plein qui te ronge. Juste un peu. Juste de quoi ne pas te noyer. Ta vie est une spirale qui ne cesse de t’entraîner toujours plus bas depuis ce soir fatidique sur la falaise. Depuis ce jour où toutes tes illusions se sont écrasées sur les rochers. Où t'as été emporté par les flots. Un passage à l'âge adulte probablement trop violent. Et pourtant, t'en redemandes.

- J'AVAIS DIT CINABRE ET NON ÉCARLATE LES RIDEAUX ! INCAPABLES!

T'as le pouvoir de faire de tes moindres désirs une réalité. Mais toi, ce que tu veux, c'est que tout s'offre à toi. Que le monde se plie à tes envies sans que tu aies à les exprimer. C'est pas assez. Ça ne le sera jamais. Tu claques la porte du palais, laissant derrière toi des réminiscences de vies éparses, vite englouties par cette terre ravagée. Les ronces s'écartent sur ton chemin, te frayant un passage jusqu'au cœur du labyrinthe. Les plantes ravalent les cadavres, te déroulant le tapis rouge, s'inclinant devant leur Créateur. Tu avais convoqué l'As de trèfle pour accomplir la tâche que tes imbéciles de peintres avaient été incapables de faire en un temps décent, repeindre toutes les roses du royaume en rouge. Les dernières pluies avaient fait des ravages et les chutes de sang provoquées par l'envol des têtes depuis le Red Castle n'avaient pas suffit à tout repeindre. Il est en retard. Tu laisses échapper un grognement agacé en constatant que tu es le premier sur les lieux. Décidément, tous les habitants de Queenland semblaient s'amuser à te faire perdre ton temps. Il te faut à peine quelques secondes pour t'impatienter. Lorsque la voix, bien que suave, du chat parvient à tes oreilles, tu ne peux t'empêcher d'offrir au premier crâne venu un petit tête-à-tête avec l'intéressé. Et en plus, il chante, ce con. Ce dernier l'esquive sans peine t'abordant avec une salutation tout sauf conventionnelle. Tu plisses le nez, agacé, balayant tes ronces d'un vague geste de la main pour offrir plus de visibilité à ton sujet.

- Les roses... Je les veux rouges. Il n'y a pas une seule personne capable de peindre correctement dans ce royaume. Je ne pourrais supporter de voir tout ce blanc une seconde de plus!

Bonjour, s'il-te-plait, merci, mon cul. Ouais, on va dire qu'une reine à bien trop à faire pour s'emmerder avec des cérémonies, hein. Après tout c'est aux autres de courber l'échine. Enfin, là tu t'en fous, tu veux juste qu'il change ces maudites roses. Ta langue claque et trahis ton agacement à chaque syllabe. Tu humectes tes lèvres ensanglantées, et non de ton sang, alors que quelques ronces aventureuses viennent réajuster ton jupon vermeil, en profitant pour retirer les débris s'y étant accrochés. Des gerbes de sang se dessinent sur ton corset telles des guirlandes macabres se mêlant à la longue perruque de jais qui gît sous ta couronne. Même dans cet état, tu ne perds pas ton port de reine, dardant le minet à la chevelure argentée du regard. Cette chevelure douce et soyeuse qui ne te rappelle que trop celle de ton frère, dans laquelle tu glisserais bien tes doigts. Cath', il t'a plu dès le premier regard. Ce corps se dessinant vaguement sous ses vêtements, sa désinvolture... Tu l'as tout de suite voulu, n'hésitant pas à le harceler jusqu'à ce qu'il te cède, assez rapidement, en te privant de ce baiser que tu voulais tant. Ce baiser, il te l'aurait probablement donné sans broncher, juste pour que tu lui foutes la paix. Mais ce que tu veux, c'est autre chose. Emmerder ton monde, juste parce que tu peux le faire, t'as aucune envie d'être satisfait. Tu veux juste jouer, meubler ce temps maudit qui a cessé de battre la mesure en même temps que ton cœur. Tu soupires, observant le minet de haut en bas en croisant tes bras sur ton torse.

- T'as pas un truc à boire?

A force de gueuler, t'as la gorge sèche. Le goût métallique te prend un peu à la gorge. Le sang, c'est pas forcément le meilleur petit déjeuner quand t'es pas un vampire. T'oublies souvent la plupart des choses vitales quand t'as pas ton mari où ton lama pour te surveiller... En fait, t'en as un peu rien à faire. Comme tu te plais tant à le dire, tu n'es rien de ce que tu subit. Ton esprit et les plaisirs qu'il te procurent transcendent ta matérialité. La blague. C'est juste une excuse de plus pour te laisser aller à tes déviances.

--------------------------------------------------- HRP ---------------------------------------------------
Comme ça t'es plus à jour ici non plus \o/ Dis moi si tu veux que j'édite ou autre o/


« Queen of the broken hearts »
I crave excess, turning wine into sweat, dripping down my neck. I can’t deny, I’d die without this, make me feel like a god adrenaline and sex. Get a little bit higher, so we can fall 'til we bleed. Push a little bit harder, pull me into the speed. So tell me, can you feel this, come into my dream.   

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Bloody Princess
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16/10/2018, 23:38
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- « Les roses... Je les veux rouges., commença la Red Queen, déclenchant une cacophonie épouvantable chez les roses qui ne voulaient pas perdre leur pureté immaculée. Les ignorant, Catherina ouvrit son éventail et s’éventa légèrement et lentement le visage avec. Il n'y a pas une seule personne capable de peindre correctement dans ce royaume., poursuivit la Red Queen tandis que Catherina attrapait un paquet de cartes planqué dans ses vêtements et l’en sortit sans rien dire, sans l’interrompre. Je ne pourrais supporter de voir tout ce blanc une seconde de plus !
- Ok. »


Et ces claquements de langue… Tss, notre Miaou n’avait pas besoin d’eux pour savoir que sa Majesté était majestueusement agacée. Non que Cath’ n’en eût quelque chose à faire, en fait. Ses triangles de fourrure étaient orientées vers Snow, ou plutôt l’étaient tant qu’il parlait, puis elles se mirent à papillonner avant de se coucher contre les cheveux de notre Bestia immaculé. Il laissa tomber le paquet de cartes dans ses vêtements, ne gardant qu’une seule carte en main qui s’éclaira d’une douce lueur sanguine alors que sa Majesté terminait sa diatribe inutile – non que Catherina allait se fatiguer à dire une telle vérité générale, et au fond il en avait rien à foutre. Du moins, les coeurs et le chiffre ‘2’ s’éclairèrent dans cette teinte avant que les roses ne virent doucement dans un rouge sanguin. Les hurlements que ces dernières émettaient laissèrent notre As de marbre, même si intérieurement il eût un relent d’envies meurtrières, ce pourquoi il ne répondit que par un simple mot d’une voix si blasée, si désintéressée et pourtant de sa voix naturellement douce et légèrement cristalline.

Il continua de s’éventer durant quelques secondes avant de refermer son accessoire et de le poser contre ses lèvres. Les roses étaient donc rouge sang et les plus proches essayaient d’étrangler Cath de leurs tiges ou racines, ou encore de lui envoyer leurs épines, tout en hurlant au blasphème. Naturellement, notre Miaou manipulait le tout pour que rien ne bougeât de sa place initiale sans aucun problème. Il détestait les roses blanches. Il les haïssait, plus exactement. Les hurlements et les vociférations continuèrent, le blasant de plus belle.

RENDS-NOUS NOTRE BLANC !
LA PURETÉ EST IMPORTANTE !
Et quelle est cette teinte que je ne saurais voir !
Même la terre qui nous nourrit en est offensée !
Oy, vous me laissez en dehors de ça, j’m’en fous moi.
QUELLE HONTE ! DISGRÂCE !


Et autres insultes beaucoup plus vulgaires des pétales seulement, sachant que tiges, épines, terre et racines tenaient un tout autre discours qui ne rendaient l’indignation des pétales de roses désormais rouges que plus véhémentes. Catherina prit le parti de les ignorer – comme d’habitude en somme – et tapota une, deux fois son éventail contre ses lèvres, légèrement, avant de reprendre la parole. Parce que si la nuance ne plaisait pas à sa Majesté, elle avait intérêt à se manifester maintenant. Catherina était encore plus envahi par la flemme maintenant qu’il avait accompli une telle tâche – matez surtout son périmètre d’action pour comprendre sa soudaine hausse de flemme.

- « Si tu veux une autre teinte, dis-le maintenant.
- T’as pas un truc à boire ?
- Seulement un autre thermo de WonderWisper. »


Lentement, quoique beaucoup moins lentement qu’il ne l’aurait été avec d’autres personnes, Catherina sortit son thermo de WonderWisper plein et le tendit à la Red Queen. Sans que son bras ne bougeât ou ne tremblât. Soit Snow s’en emparait, et auquel Cathy laisserait son bras retomber comme une vieille chaussette, soit Snow ne s’en emparait pas et il le rangerait pour prendre l’autre et en boire deux longues gorgées. Parce qu’il aimait le WonderWisper, notre Miaou national. En même temps, vu comment t’es chiant c’pas étonnant., déclara une des ronces. Notre As lui décocha un regard meurtrier, tandis que les pétales ne s’insurgeaient que plus. L’avantage, la terre et le restant des alentours avaient enfin jugé bon de la fermer. ALORS QUE TU NOUS AS MODIFIÉES EN NOUS ENLEVANT NOTRE PURETÉ IMMACULÉE ! Catherina soupira et ouvrit son éventail – dans sa main gauche, la libre – pour s’éventer avec. Vous comprenez pourquoi il détestait les roses blanches ? Elles étaient insupportables. Et il commençait à en avoir marre de tendre son bras, ça devait faire plus de trois minutes désormais… Boarf, trois secondes, trois dizaines de secondes, trois minutes, qu’importait l’unité de mesure ; le résultat était le même. Ça faisait trois quelque chose en trop. Son bras était retombé le long de son corps vu que sa Majesté avait pris le thermo mais le temps que Catherina s’en aperçût, il était encore en pleine réflexion sur l’unité de temps. En grande partie pour ignorer les hurlements toujours aussi indignés des pétales des roses désormais rouges.

- « … autre chose ? »

Fit-il en bâillant, ses oreilles se redressant légèrement sur sa tête. Hein ? Non, Catherina n’était pas poli, je vous l’ai déjà expliqué ; il avait seulement eu la flemme de bâiller et une question en était sortie, voilà tout. Et puis, s’il n’y avait rien d’autre il pouvait aller s’étaler dans il-ne-savait quel coin pour dormir de tout son saoul.

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Red Queen
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22/10/2018, 15:38
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Bestia, il ne joue pas. Il ne joue jamais avec toi. Ne s'excite de rien, n'aspire à rien et ne se perds jamais dans les petits jeux du diable que tu es. Il cède à tes caprices plutôt que de se débattre, te laisse refermer la prise de tes ronces sur lui sans broncher. Oh ma Reine! Tu as tant de jouets, mais tu veux toujours ceux qui te frustrent le plus. Ceux qui te filent entre les doigts, qui sont si désagréables à manipuler. Ceux qui demandent plus d'efforts. Une eau dont on ne peut saisir qu'une infime quantité. Enfin le chat, il n'est pas si compliqué que ça. Il ne l'est absolument pas assez pour toi, que tu aies une réelle prise sur lui. Juste un "Ok." Si informel. Lui couper la tête ne te soulagerait pas. Tu n'as pas encore trouvé ce que tu veux faire de lui, alors pour le moment tu le fais juste crouler sous le travail. Juste par ce que tu le peux. Tu observes l'éventail du minet s'agiter, tes billes de braise remontant sur ses oreilles félines, ne s'en détachant guère lorsqu'il entame son petit tour de passe-passe et que le blanc se fait rouge comme tu l'avais souhaité. Des stries de sang qui répandent leur gangrène des pétales aux ronces, violées de leur indécente pureté.
Rouge sang, vibrant et insolent, la colère qui gronde et menace. Un sourire mutin se dessine sur tes lèvres purpurines lorsque tu imagines la tête de ton frère en voyant ses précieuses roses ainsi souillées de la démence à laquelle il a donné naissance. Tes crocs se plantent dans leur chair pulpeuse à cette idée. Tu veux le voir s'enfoncer, toujours plus, au moins autant que toi, l'en gaver jusqu'à l'étouffer. Tu détournes ton attention sur les roses, venant humer le parterre de fleurs sur lequel ton esprit désaxé dessine les contours du corps de ton aîné. L'odeur des fleurs et du sang, vos folies conjointes, vient caresser tes narines t'arrachant un léger frémissement. Tes doigts opalins viennent caresser les épines des fleurs alors que tes crocs percent la pulpe de tes lèvres, laissant perler une goutte écarlate qui vient se fondre aux pétales, les abreuvant de ta démence. Tes doigts se referment sur la fleur, l'écrasant comme tu as écrasé les insectes de tantôt laissant sa couleur teinter des doigts. Elle gît immobile entre tes doigts, comme ce bouton rouge qui ne présage jamais rien de bon, l'élément déclencheur de toute cette histoire sans sens.
Le rouge et le blanc. Le feu qui te dévore l'âme. Calcine ton esprit. Le réduit en de morbides diathèses, éparses dans ce royaume, trop rouge et trop blanc, lourd de vos obsessions ; teinté de vos désillusions. De ce sang vicié qui vous noie, que Little à tenté de fuir. Pourrez-vous un jour coexister?

Ton regard glisse jusqu'aux lèvres sur lesquelles ton chaton agite son éventail et qui te somment d'indiquer si tu veux une autre teinte. Un sourire mauvais vient ourler tes babines. Insolentes. Tu voudrais les déchirer. Les crever, crever d'envie de l'embrasser, d'embraser son corps sur un bûcher. Détruire cette mine insolente et ses paroles indignes d'écorcher tes royales oreilles. Oh ma Reine, capricieuse Reine. Inconstante souveraine. L'envie te passe bien vite lorsqu'il te tend son thermos avec sa lenteur usuelle. Tu acceptes l'offrande, laissant l'agacement se dissiper. Ça se joue toujours à un cheveu avec toi, en permanence sur la corde raide. On the razzor's edge. Tu laisses ta longue chevelure de jais cascader sur tes épaules alors que ta langue glisse sur tes lippes recueillant quelques gouttes de sang avant de poser tes lèvres sur le thermos, laissant le liquide sombre glisser le long de ta gorge et les murmures des vies que tu as ôté emplir ton esprit de satisfaction. Monstre. Un ricanement satisfait t'échappe.

- Et si on jouait à un jeu, darling ?

En quelques pas, tu réduis l'écart qui vous sépare, plaquant ton corps contre le sien, glissant tes doigts teintés de sang et de roses sur son torse délicat. Tes billes de rubis cherchent ses ambres. Amuse-moi. Tu le toises avec un détachement dangereux l'espace d'une seconde, étirant ton cou de cygne pour effleurer la peau de son cou de tes lèvres rougies, y déposant une marque écarlate. Tes doigts se glissent dans sa chevelure tandis que tes ronces s'enroulent autour de ses jambes. Tu es détestable quand tu t'ennuies, ma Reine. Encore les murmures, voluptueux, incompréhensibles. Douce mélodie à tes oreilles qui t’enivre de ton horreur, celle que tu affiches fièrement à la face du monde pour cacher tes fêlures. La démence cristalline qui te fait frémir, la seule qui anime encore ta carcasse de macchabée. Triste Ophélie rejetée par son Hamlet. Ta déchéance, ta décadence. Celle qui le repousse désormais, mais dont il est à l'origine, le point d'orgue de ta tragi-comédie.

- Maintenant que toutes mes roses sont rouges, donne moi une bonne raison de te garder. Hormis ton beau minois... Amuse-moi, kitty.

Danse pour moi, petite poupée. Tes crocs viennent se planter délicatement dans sa gorge. Que les journées sont longues, trop longues pour entièrement les meubler et ta vie n'a que trop duré, étirée par l'ironie sadique de ce monde dont tu n'es que le pantin. Tu es las, si las de tout ce qui t'entoure. Mais jamais tu ne l'avoueras. Alors tu fais chier ton monde. Ton roi t'avait un jour traité de pion, esclave de tes impulsions, voulant trop ardemment contourner les normes. Aujourd'hui encore, je te prouve le contraire, mon roi. Tu définis les règles, personne d’autre ne te contrôle, et nul ne tentera jamais la chose sans ton consentement. Je ne suis rien de ce que je subis et je détruirai tous ceux qui oseront prétendre le contraire. Une, puis deux, lèvres souples, fraîches, l’expiration d’un souffle glacial et malsain qui s'écrase contre cette peau si proche que tu pourrais en détailler chaque pore. Tu contiens l'envie de retrousser tes lèvres dans un grognement mauvais. Tu veux entendre l'ébauche de sa réponse, entrevoir la valeur de cette âme que tu as prise par simple caprice. Mais ce que tu espères le plus, c'est une surprise, un éclat qui viendrait illuminer cette journée morose.  


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Catherina ignora. Il ignora totalement le charcutage de lèvres, les perles de sang, la fleur qui fut arrachée et qui poussa un tel hurlement de douleur que la cacophonie des roses ne fut qu’un lointain souvenir. Notre Miaou coucha ses oreilles contre ses cheveux avant de se prendre de plein fouet la colère et la haine de la tige de plein fouet. Sa douleur aussi. Les épines de la tige s’y mirent également, puis les racines de cette rose. Les vociférations de douleur, se muant en une souffrance insupportable, lui donnèrent une pulsion meurtrière et son index gauche se contenta de tressauter imperceptiblement une fois. Deux fois. Trois fois. ET TU NE T’INDIGNES MÊME PAS ?! T’AS VU CE QU’IL A FAIT À MES PÉTALES CE CONNARD ?! ; ta gueule ; TU SAIS COMBIEN JE SOUFFRE ?! NON JE ME LA FERME PAS ! SINON QUOI, HEIN ?! ; … tu veux vraiment un sinon ? Tu fermes ta sève de suite. Silence. L’indignation des roses reprit mais seulement par murmures, par chuchotements que Catherina pouvait aisément laisser filer. Ses triangles de fourrure blanche se dressèrent lentement sur sa tête et, encore plus blasé qu’avant, il demanda à la Red Queen si elle ne voudrait pas, par le plus grand des hasards, changer de teinte.

La flemme l’avait clairement envahi et l’absence de réponse le laissa tout simplement de marbre. Il se contenta de lui donner le thermos de café que la Reine Rouge lui avait implicitement demandé et, par la suite, sorti son propre thermos de café pour en boire trois longues gorgées. Catherina rangea son thermos et lança à sa Majesté un regard blasé et une question, seulement pour savoir s’il pouvait enfin aller paresser dans son coin. Au vu du ricanement satisfait qui s’échappa des lèvres de Snow, il soupira et déplia au quart son éventail pour s’éventer légèrement et très lentement.

- « Et si on jouait, darling ? »

Non. Mais vas-y, parle. Je t’écoute, sweetie. Bouge-toi, j’ai rendez-vous avec mon sommeil.

Catherina tut sa pensée dans un sourire amusé caché par son éventail, formidable accessoire que voilà. Le corps qui se plaqua au sien lui fit esquisser un subtil sourire en coin et il referma son éventail, laissa son bras droit retomber le long de son corps et les doigts de sa main gauche se poser, sans la lenteur à laquelle beaucoup étaient habitué chez lui mais avec une étrange douceur – une douceur qui paraît irréelle vu que… il s’agissait de Catherina, je vous rappelle –, sur la joue de la Red Queen. Notre Bestia fit glisser sa main dans les cheveux de Snow, accompagnant son geste d’un sourire dessiné dans la légèreté. Une légèreté douce, trop douce. Une douceur suspecte, irréelle. Ici, du moins. Une douceur néanmoins naturelle, spontanée, incontrôlée. Qu’il ne cherchait pas à contrôler non plus, il ne le cherchait jamais parce qu’il avait la flemme d’essayer. Hunhun… et tu appelles ça un jeu ? Sweetie, voyons... La marque dans son cou fut accompagnée d’une main droite, dépourvue d’éventail, qui effleurait une nuque, une épaule, une omoplate. Qui effleurait un dos, une colonne vertébrale. Qui l’emmena plus vers lui, accompagnant son jeu comme sa folie.

- « … mais encore, sweetie ? »

Lorsque des doigts se glissèrent dans sa chevelure, Catherina se mit à ronronner. Un ronronnement naturel, sourd, qu’il savait être une source d’apaisement comme de souffrance suivant les personnes. Un source de réconfort comme de démence, dont il n’avait même pas conscience. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il avait envie de dormir et qu’il allait peut-être s’endormir sur lui vu qu’il était le coussin et la source de chaleur les plus proches des environs. Il voulait dormir… qu’importait que ce soit la Reine qui lui proposât ce jeu, qu’importait les lieux où il se trouvait, il voulait dormir. Et pourtant...

- « Maintenant que toutes mes roses sont rouges, donne moi une bonne raison de te garder.
- Toutes tes roses… ? »


Le sourire en coin de Catherina s’élargit un peu au murmure qu’il avait chuchoté au vent, s’attendant à ce que la Reine Rouge poursuivît sur sa lancée, ce qu’elle fit. Notre Miaou ronronnait toujours, ce qui acheva de le faire ignorer les indignations des roses, la plainte de la terre et des tiges. Il ignora, encore et encore. Parce qu’il avait la flemme d’y prêter attention. Comme toujours. Là, il jouait à un jeu, uniquement parce qu’il avait la flemme de ne pas le faire. La flemme. Toujours la flemme. Et pourtant…

- « Hormis ton beau minois... Amuse-moi, kitty.
- Flemme. »


Répondit Catherina, le laissant mordre sa gorge en passant sa main droite dans ses cheveux. Oui, il avait la flemme. La flemme de s’adapter aux standards de la Reine, en l’occurrence. Le tout avec ce sourire en coin, celui qui donnait à bien des personnes l’envie de le décapiter. Ou de le dominer, tout dépendait de l’endroit il se trouvait. Enfin, vu qu’il s’agissait là que d’un jeu… Index et majeur gauches soulevant le menton de Snow, plantant un regard doux et léger dans le sien, Cath entoura les épaules de Snow de ses bras, gardant sa main droite dans ses cheveux noirs de jais, sur sa tête. L’expression de notre Immaculé était toujours aussi blasée, aussi paresseuse qu’à l’accoutumée. Sauf ses yeux, majoritairement ambrés, noisettes, avec des pointes d’un bleu glacier, d’un bleu acier acéré, dans ses iris. Ses yeux légers, doux. Et son sourire. Ce sourire léger, doux. Amusé, peut-être ? Peut-être. Who knows. Effleurant du bout de ses doigts griffus le l’omoplate, l’épaule, le cou puis la gorge de la Red Queen, il pencha légèrement sa tête du côté gauche. Légèrement, imperceptiblement. Catherina ne pensa même pas à partir ; il avait la flemme. Encore et toujours la flemme. Et ses gestes étaient toujours pleins de cette douceur, cette douceur qui dérangeait, qui plaisait, qui repoussait. Il effleura les lèvres sanguines des siennes, ses oreilles orientées vers l’arrière de son crâne.

- « Après mes trente minutes de sommeil, peut-être. Et si tu me prêtes ton épaule… sûrement. »

Ce fut à son tour d’incliner sa tête pour poser sa joue droite sur cette épaule tout en plantant tes crocs dans ce cou, ce qui le fit ronronner plus franchement. Un jeu, avait-il dit ? Biiieen. Il allait donc jouer à dormir sur lui. Tout en continuant de lui caresser les cheveux parce qu’il était gentil. Erhm. Nous disions ? Ah oui, Catherina caressait les cheveux de Snow en de lents gestes, légers et doux. Toujours, toujours… Il avait la flemme, je vous l’ai dit… et il n’avait pour l’instant aucune raison d’avoir la flemme d’avoir la flemme et donc ne plus avoir la flemme. Et il avait envie de dormir, accessoirement.

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