« I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours. »
Lewis Carroll
game of madness
Retour au pays (Jack ♥ )
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Retour au pays (Jack ♥ )

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Allons-y Alonso
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19/10/2018, 22:01
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Age du personnage : 22 ans
Pouvoirs / Particularités : Transformation en Loup/Un vent souffle quand elle parle

Origine : Trois petits cochons, chaperon rouge [...]

Orientation sexuelle : Little uniquement (Demi-sexuelle)

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À chaque fois que tu viens, c'est comme redécouvrir l’endroit. Tu as habité à l’Underland, entre ce moment où l’Ombre a annexé le pays et celui où tu es devenue Enfant Perdu. Il te semble à chaque fois que tu ne devrais plus t’étonner, que tout les petits détails font déjà parti de toi. Pourtant, depuis que tu vis en haut, chacune de tes descentes te fait remarquer un petit quelque chose que tu avais finit par occulter.

Là, c’est le rougeoiement de l’eau. Un rite funéraire en haut, des familles sur les ponts, tu les imagines pleurer pour certaine, jubiler pour d’autre ; tu aimes bien te raconter des histoires. Tu ne t’en racontais pas autant avant. Tu ne faisais même plus attention au spectacle des flammes qui pendant une seconde lèchent la surface de l’eau avant de céder et disparaître. Tu vois le corps à moitié calciné être englouti, virevolter dans l’eau, entraîné par le courant un instant puis, alourdi par les vêtements mouillés, sombrer vers le fond. Il reste de la chair sur le squelette qui vient buter contre le dôme, ça t’arracher un petit sourire dégouté. Tu secoues la tête, détachant ton regard du spectacle morbide. L’as-tu observée car il est plaisant aux yeux de ton loup ? De la chaire mi crue, mi cuite, des os croquants… Non. Toi, à bien y penser, ça te dégoute. Toi, ce qui a attiré ton attention, ce sont les couleurs. C’est le son quand on est en dessous. Tu es certaines d’avoir déjà aperçu des cérémonies funéraire d’en bas, mais pour la première fois, tu as l’impression de vraiment en voir une. D’en entendre une. C’est si particulier. Comment n’avais-tu pas remarqué ? Ou as-tu oublié ?

Tu te remets en marche, un dernier coup d’œil vers le cadavre qui rejoint les piles entourant les dômes de l’Underland.

‘’ Bienvenue dans ta dernière demeure. J'espère que tu y trouvera ton Walhalla. ‘’ souris-tu en t'engouffrant dans une ruelle.

Elles aussi, tu les sens changées. Ou c’est toi qui a changé. Oui, assurément. Avant, tu te faufilais entre les ombres marchant d’un pas vif, alerte et tendue. Tu étais une souris dans une maison de chats. Maintenant, tu sens ta démarche tranquille. Tu as la tête un peu dans les nuages, repérant une mauvaise herbe qui pousse, envers et contre tout, tu entends la vie et mort aquatique qui fait vibrer les dômes, tes pas sur le sol. Tout te semble familier, et nouveau, comme si tu découvrais tout ça. Pourtant, ce n’est pas la première fois que tu reviens ici depuis que tu es dans l’armée. Car il a bien fallu que tu lui dises, à ton patron, que tu étais vivante. Disparue de l’Underland pendant un moment, ta mémoire refuse de se souvenir combien de temps. Tu pourrais faire le calcul, mais tu n’en as jamais eut envie. Ce n’est pas une bonne période, tu la laisses de côté. Mais au moins, quand tu étais revenue, jeune et vive, cabossée mais quelque part renforcée, tu avais déjà abordé la rue avec un peu plus d'assurance. Moins qu'aujourd'hui, mais plus qu’hier.

Et puis, il y avait autre chose. Plus encore qu’être Enfant Perdu, plus encore d’être dans l’armée…

‘’ c’est le grand méchant loup ? ‘’ entends-tu chuchoter à côté de toi. Un gamin te regarde, caché dans les jupes de sa mère. Tu souris, lui adresse un sourire malicieux et à la mère, un sourire en coin, un peu sauvage, un peu carnassier. Cette dernière déglutie, traîne son marmot dans la rue suivante tandis que toi, tu ricanes, un peu espiègle.

Voilà, c’est ça qui a changé. C’était il y a quelques année déjà, mais lors d’un jeu d’arène, pour la première fois, tu t’es transformée, tu as mangé de la chaire humaine, sous les hurlements horrifié des spectateurs. Tuer est une chose… Mais manger ? Tu as brisé ta cage et t’es enfuie dans les rues, dans la panique du public qui s’enfuyait pour sauver sa peau tandis qu’un loup géant courrait vers eux. Ça n’a pas été une scène facile à affronter. Cette part de toi, des fois, tu la déteste, parfois, tu l’acceptes. C’est dur, mais qu’y peux-tu ? C’est ainsi.

Tu es le grand méchant loups.

Aujourd'hui, c’est facile à accepter, vois-tu ? Car aujourd'hui, tu es de bonne humeur. Excellente même. Car aujourd'hui, tu vas voir Jack, dans cette taverne qui t’a servie de refuge quand tu étais la gamine paumée d’avant. Aujourd'hui, la rumeur du grand méchant loup t’arrange pour que les gens foutent la paix à cette auberge. Tu ne pensais pas que ça resterait autant. Mais dans l’établissement flotte encore le fantôme de ta présence. On dit que quiconque s’en prend au tavernier pourrait rencontrer le Grand Méchant Loup en rentrant chez lui.
C’est faux, tu ne te permettrait pas d’invoquer ton loup en pleine rue, en plein dôme. Mais tu irais lui écraser ton poings dans la figure, ça c'est sûr.
L’un comme l’autre, tu laisses les on-dit-que, tu laisses les rumeurs et bruits de couloirs faire leurs effets, sans démentir. Ça t’évite bien du travail au fond.
C’est bien pratique.

C’est presque guillerette que tu entres dans la taverne, va jusqu’au comptoir devant lequel tu t’assoies, pose tes coudes dessus et pose ton menton dans tes mains.

‘’ Bonjour Jack! ‘’

Lances-tu, ravie de le voir. A ton habitude, tu portes une chemise ample, un pantalon un peu large mais confortable, tes chaussures épaisses… Tes mains sont couvertes de bandages de pansements qui cachent les nombreuses coupures et cors qui les parcourent. Tu as des bleus ici et là. Tes cheveux sont libres et tombent en cascade sauvage sur tes épaules et dans ton dos.

Mais tu souris. Et quand tu souris, dieu que tu es jolie.

[T'as vu ce long message pour RIEN dire ou faire avancer le RP ?
Si j'ai quelque chose à changer, dis le moi :3 ]
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20/10/2018, 01:27
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HELLO EVERYPONY !!!

★ Feat Big Bad Wolf & Apple Jack

Tu laisses la caisse taguée d'un "FRAGILE" rouge, impérieux et vibrant, tomber sur le sol sans cérémonies. Un soupir quitte tes lèvres alors que tu te penches pour retirer le couvercle et dévoiler son contenu. D'la moon thorne, quelques alcools étrangers de contrebande et des sachets de thé qu'ton contact avait glissé dans le colis. 'Faut dire qu'avec toi les affaires marchaient bien, et que vous vous faisiez tous deux une excellente marge sur les produits. T'inspectes rapidement la marchandise avant d'planquer le tout sous une horrible nappe à carreaux rouges et blancs, le genre confiture bonne maman qu'adorent les mémés. Tu décroches le torchon qu'est accroché à ta ceinture pour t'essuyer ton torse nu et le visage où quelques gouttes de sueur perlaient. C'est fou c'qu'il fait humide dans l'Underland! Et chaud. Tu réajustes la cordelette de ton chapeau autour de ton cou en balayant la pièce du regard. Des lattes de bois vieilli mais bien entretenu par les traitements qu't'appliques consciencieusement. Manquerait plus que tout s'écroule sur toi au cours d'une sieste. Ici et là, quelques posters de vieux groupes de musique - Les fiers poireaux, BB'trave, les Thé-d'hier et autres stars de ta terre natale - servent de rustines pour cacher quelques trous laissés par les dernières rixes. Heureus'ment qu'ya pas d'fuites dans l'dôme! Soit c'est hermétique soit ça s'écroule. Au royaume de l'Ombre ya pas de demi m'sure.

Tu fais rouler les articulations de tes épaules pour te dégourdir un peu avant de te laisser tomber lourdement sur une chaise derrière le comptoir, tête plaquée contre ce dernier. Tu te laisses sombrer. 'Faut pas croire, porter une caisse ça demande beaucoup d'efforts. Tu te mets à ronfler bruyamment.

***

Tu commences doucement à sortir de ta torpeur lorsqu'une voix familière parvient à tes oreilles sans que tu ne parviennes à mettre un visage dessus.

Bonjour Jack!

T'ouvres un œil sans grande conviction, roulant doucement sur ton ventre en prenant le temps de te réveiller complètement. Ça va, le réveil n'est pas trop difficile pour une fois. Tu grommelles dans ta barbe des paroles imperceptibles.

Gnié? La journée est t'jours pas f'nie?

T'as l'impression qu'ça fait trois jours qu'elle dure. T'as eu le temps de faire des tartes et de ramener une caisse, et trois siestes interminables. Puis t'es pas aidé dans l'Underland, 'faut dire qu'les rayons du soleil y sont assez rares, et ya pas d'heures pour qu'les piliers de bar pointent le bout de leur bide à bière. Tu décolles ta tête du comptoir sans grand entrain, remettant ton chapeau orné de badges. T'essuyes mollement le filet de bave ayant coulé au coin de tes lèvres en posant ton regard noisette sur ton interlocuteur. Oh! Un sourire vient éclairer ton visage lorsque tes yeux se posent sur la peau brunie de la nouvelle arrivante. Et elle sourit aussi. Dieu c'qu'elle est belle dans ses habits trop grands et avec ses mèches folles. Ça t'rappelle quand elle est arrivée et qu'elle avait qu'tes fringues à s'mettre sur le dos. Et ce sourire qui met du baume au cœur depuis qu'tu l'as ramassée comme les chiens errants qu'tu ramènes chez toi.

Hey! Hello mon p'tit loup!

Tu te redresses instantanément, sautes par dessus le comptoir, laissant quelques verres se casser la tronche par terre sans prendre la peine de ramasser les débris. T'es plus à ça près. Tu marches sur le plan de travail la rejoignant en quelques enjambées avant de te laisser retomber, assis en tailleur près d'elle. Tu poses ta grande main sur sa tête ébouriffant affectueusement sa tignasse sombre en ricanant. Ça t'fait du bien de voir un minois connu, autre qu'celui des poivrots habituels. Tes chiens s'agitent, aboient, s'empressant autour de vous, se bousculant pour faire la fête à ta Wolfinette.

Ça f'sait longtemps! C'est cool de t'revoir dans l'coin chou!

Enfin longtemps. Façon de dire. Pour toi une heure ou un an c'est pareil, 'faut dire qu'à force de dormir t'en perds la notion du temps. On dirait Granny Smith qui se plaint de ne jamais te voir depuis qu't'as quitté la ferme.

J'viens d'faire une tarte aux pommes et d'recevoir une nouvelle gnôle, t'en veux?!

T'es envahissant, Jack. Tu parles fort et t'es excité comme une puce. Mais t'as toujours été comme ça, puis c'est pas comme si c'était la première fois qu'tes habitués étaient confrontés à ce genre de situation. Tu veux pas te poser deux secondes pour souffler? T'es toujours comme ça au réveil, survolté. Elle te proposerait d'aller faire la course dans les monts enneigés tu la suivrais sans te faire prier.
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Allons-y Alonso
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1/11/2018, 21:43
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Pouvoirs / Particularités : Transformation en Loup/Un vent souffle quand elle parle

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Il ébouriffe tes cheveux comme quand t’étais gamine. Et comme quand tu étais gamine, tu fermes les yeux et ronronnes d’un plaisir nostalgique. Ou non, à la réflexion, tu te dis que c’est encore mieux maintenant. Tu te sens mieux aujourd’hui, mieux dans ta peau, mieux chez toi et quand tu y retourneras, ce sera pour y retrouver la chaleur des bras de Little, et non la froideur de tes anciens draps. Tout n’était pas noir avant, tu le sais bien, tu as eut de la chances à ta façon. Tu as eut ce sourire qui t’a accueillit quand tu n’avais nulle part où aller et tu sais bien que tous n’ont pas eut cette chance. Ce sourire, il n’a pas changé, notes-tu avec plaisir, il est toujours aussi chaleureux et sincère. Énergique, aussi. Tu te dis qu’il devait faire la sieste. Ça explique cette exubérance, ces verres brisés qui t’ont fait avoir une grimace amusée. Tu étais habituée à tout ça, et tu remarques que tu y es toujours aussi coutumière, ça te ramène tant d’année en arrière. Quand il te propose à manger et à boire, presque par réflexes, tu manques de répondre « pas pendant le service » avec sévérité. Bon dieu, ce que tu étais sérieuses, et ce que tu as grandit !

« Oui, ça marche » réponds-tu avec un sourire ; grignoter en sa compagnie, ça te ravie. Sa tarte aux pommes est délicieuses également, et l’odeur que tu humes te dit que tu vas te régaler, comme toujours. Par habitudes, tu passes derrière le comptoir et trouve pelle et balayette pour nettoyer les verres brisés. Tu grattouilles les chiens et tu n’aimerais pas qu’ils se blessent les coussinets. Qui pourrait croire que sous tes cheveux ébouriffés se cache le grand méchant loup ? Lui le sait, et lui t’appelle son p’tit loup. Ça t’a fait du bien que son regard ne change pas alors que tous te regardaient de travers à l’époque.

Tu t’es construite et tu sais quel rôle Jack a joué là dedans. Tu lui sera pour tout ça à jamais fidèle et tu le sais bien.

Tu jettes les débris de verre, pose pelle et balayette et machinalement, tu entreprends de passer le balais, mettre la taverne en ordre. Ça te fait plaisir, ça te fait oublier que tu es dans l’armée, que le temps à passé, que tu as tué pour en être là où tu es aujourd’hui. Mais qui peut se prétendre tout à fait innocent à Neverland ?

Tu poses ton mentons pensive sur ton balais, souffle une mèche de cheveux sur le côté, regarde par la fenêtre les ombres des passants qui traversent la rue. Tu te demande si beaucoup de personnes sont encore dans ta situations passée.

« Jack ? Tu as déjà recueillis d’autre personne que moi ? À part les chiens, j’entends. »

Et quoi s’il répond oui ? Tu vas être jalouse ? Et s’il réponds non ? Tu vas lui dire de venir une SPP ? Société Protectrices des Paumés ?
Comment faire pour améliorer Neverland ? Envahir Queenland ? Tu te demandes si c’est la solution. Ton souverain semble le penser alors, pourquoi pas ? Mais ton souverain semble aussi penser qu'il faut envoyer les passeurs tuer la populations de Neverland. Tu as peur de ça. Si un jour la rue des bourreaux apparaissait devant toi ? Tu penses que tu t'en sortirais. Mais si c'était Mary ? Ou si la rue apparaissait devant l'un de tes amis ? Devant Jack ?
Devant Little ?
Ton cœur se serre et tu secoues la tête, décidée à ne pas te laisser envahir par de sombres pensées. Tu reprends le balayage, presque trop sévèrement, attendant avec envie la tarte aux pommes à venir.

Et l’alcool aussi, un peu, tu as grandit après tout.
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11/12/2018, 22:01
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HELLO EVERYPONY !!!

★ Feat Big Bad Wolf & Apple Jack

Ton p’tit loup… Ça t’rendrait presque nostalgique de la voir passer le balai, presque. Tu sais que c’est mieux là-haut, du moins tu préfères le penser. Ça a été dur pour toi, c’était bref, rapide, comme un éclair. Paf ! La petite louve que tu avais recueillie s’est changée en magnifique bête et est retournée dans sa forêt, froide, violente. Tu as cette façon imagée de voir les choses qui rend la pilule plus facile à avaler. Mais ça a été dur. Elle a laissé un grand vide, dans l’auberge et dans ton cœur aussi. Il est rare que tu te laisses aller à la mélancolie, mais ça te prend quand tu t’attaches, parfois. Tu disparais, derrière la porte menant à la cuisine ramenant la dite tarte et une odeur de sucre et de cannelle avec elle. Une odeur rare dans l’Underland, résultant de tes petits trafics de même que les quelques plantations que tu avais réussi à préserver dans un coin reculé des montagnes. Faut dire que les caisses de pommes envoyées par Granny Smith étaient souvent détournées par la douane de l’Uperland, dixit les hauts gradés qui se servaient.

Tu leur en voulait pas, après tout, les fruits étaient rares et permettre aux pauvres soldats de manger un tant soit peu équilibré était bien plus satisfaisant que de retrouver les saveurs de ton enfance. Tu tends pas l’autre joue, tu te réjouis juste d’un rien. Tu poses le plat sur le comptoir et t’arrêtes pour observer la louve. Tu hausses légèrement un sourcil en entendant ta question, chiens, humains, pour toi c’est du pareil au même, après tout t’es bien un poney donc bon. Tu lâches un « Ouaip ! » enjoué, le même que celui de ton aîné, celui que tu t’amusais à imiter, qu’est-ce que ça pouvait l’agacer… Et toi, ça t’éclatait. Tu t’empares d’une choppe que t’essuies avant de la poser près de la tarte.

J’ai un p’tit jeunot qu’est là depuis quelques s’maines, y vient surtout pioncer et tailler le bout d’gras, ‘faut dire q’c’est mieux qu’la rue… Surtout à son âge, ça fait pas long feu. Puis ça fait baver les vieux cons. Y bosse à la mine, j’le vois pas trop, mais j’pense qu’y va bientôt r’monter. Il a de l’ambition l’p’tiot ! Il est toujours fourré dans les ruelles à provoquer des esclandres, l’aujt jour il m’est rentré avec le nez pété. J’te jure, t’étais plus calme à l’époque! ’me f’sais pas un sang d’encre quand tu rentrais pas pour la fermeture ! Pis ya l’aut’ là !


Tu fais un geste vague en direction d’un vieil homme assis dans un coin de la taverne.

Y bouge plus, y bouffe qu’d’la soupe, y s’est juste posé là un jour. Il garde la baraque quand j’fais les livraisons. ‘Fin j’crois ! Si ça s’trouve il est canné !


Tu laisses échapper un rire franc. Il te rappelle un peu ta Granny qui bitait pas un broc quand tu lui causais. Ça fait de la compagnie, enfin, autant que les poivrots qui écument la taverne, mais ceux-là t’évites de les garder, ils ont souvent la galle. Tu t’abaisses pour ouvrir une trappe derrière le comptoir et t’accroupis pour farfouiller dans ton stock.

Mais t'sais, c'est pas comme avec toi. Y sont juste là eux. Y passent, c'est un peu un moulin ici! Héhé! J’te laisse couper la tarte ! Si tu peux en filer un bout à l’autre engin dans le fond ça s’rait top !


Tu fais un vague signe de la main en direction du coin où le vieil homme prend racine, juste à côté d’un vieux seau rouillé recueillant quelques gouttes s’étant glissées dans une fente du bâtiment. Il reste assis, serein, dans le coin de la pièce, une barbe tressée par les mains habiles de Jack, de longs cheveux blancs soigneusement peignées, un faciès fripé à l’image d’un pruneau aux traits anguleux. Un pull en laine orange arborant des motifs de pommes trône fièrement sur sa poitrine tandis que le pantalon se résume à une vieille guenille, indiquant que l’envahissant équidé ne s’était pas aventuré aussi loin. Devant lui, une tasse de thé refroidie trône sur une petite table ronde surmontant quelques journaux faisant office de cale, faut dire que le sol n’a jamais été droit. Autour, de rares poivrots se noient dans une chope de bière ou un verre de scotch, ne prêtant aucunement attention au monde qui les entoure.

Tu te redresses d’un bond, un large sourire aux lèvres, brandissant une bouteille ornée d’un bout d’étiquette déchirée sur lequel un gribouillage a été tagué au charbon. Bah oui, tu sais pas écrire. Pratique pour tenir des comptes. Ils ont tenté par tous les moyens de t’apprendre, parfois même tes clients parce que tu leur faisait pitié, mais ça n’a jamais voulu renter. Enfin, c’qui était surtout galère c’est que tu saches pas lire, pour les commandes c’est chiant. Du coup tu te retrouves souvent à frapper à toutes les portes, à force t’es capables de dessiner la carte de Neverland à main levée, en nommant la plupart des habitants. C’est un talent comme un autre. T’as loupé une vocation de facteur. Tu poses la bouteille sur la table en bombant le torse.

Ça, t’en trouv’ra nulle part dans l’royaume ! On est p’têt miteux mais ça nous rend créatifs !


Tu lui adresses un léger clin d’œil, versant le liquide dans la chope. Epais, noir, dégageant une légère odeur d’épices. Un digestif à base de moonthorne et thés divers macérées, une amertume agréable, pour les palais moins portés sur le sucré que le tien. Tu te sers également un verre, noyant la liqueur dans le sucre pour étouffer l’amertume, les arômes étant tout de même plaisants. T’as déjà commencé à analyser le machin pour retrouver les arômes dans un alcool moins amer.
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Allons-y Alonso
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15/1/2019, 20:10
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Tu passes le balais et, à voir le sol, à voir les murs qui tiennent par l’opération du saint père-castor, tu te dis que ce qu’il faudrait, plus qu’un bon ménage, c’est un ravalement de façade de l’extrême ; celui qui repart d’un grand rien. Mais ça te fendrait le cœur, ces murs penchés, ce sol défoncé, c’est un souvenir tendre, un endroit où tu pouvais te cacher. On t’a volé ton enfance, ton il était une fois qui commençait de façon merdique, et ça, c’était devenu ta tanière, ce moment où dans ton histoire, tu étais dans un statut quo, car toute les histoires ne peuvent pas être si terrible. Alors, quand il répond à ta questions en disant qu’il adopte bien d’autre personne que toi, tu te dis que c’est tant mieux, ce bar garde son statut de refuge. Ça lui va bien.

Tu aimerait presque qu’il ait quelqu’un pour le protéger, pour faire les comptes, pour lire. Tout comme tu n’aimerai pas, tu serais sans doute un peu jalouse quand même. C’est un peu ton grand frère adoptif à toi, et à toi seule. Ta meute, tu y tiens, même si elle est composée d’un poney et d’une princesse en fuite. Drôle de famille, vivement la photo de famille. Ça te va.
Tu es partagée, à te dire que si quelqu’un pouvait prendre soin de lui, ce serait bien aussi. Mais tu sais bien que ça, c’est indépendant de ta volonté. L’histoire se fera sa suite. Le petit jeune, peut-être ? Il a l’air de se fourrer dans de sacré ennui à ce que te raconte Jack, tu désapprouves un peu, espérant qu’il n’emmènera pas ses bagarre dans le bar un jour. Ce dernier n’a vraiment pas besoin de ça. Et puis, tu penses qu’évidement tu étais sage ! C’était rare que tu rentres après la fermeture. Juste quelque fois où tu tentais d’être une ado. C’était pas souvent, c’était gavant. Ta vie avait été assez compliquée sans que tu t’amuses à te fourrer dans des ennuis de ton propres chefs. Et puis, les ennuis ont toujours finit par te rattraper de toute façon.

Tu abandonnes ton balais, les chiens au pas, regarde le vieux pruneaux avec son pull-orange, compatissante car tu y es passé toi aussi. Mais tu n’avais rien à te mettre sur le dos, ces pulls avaient la bonne odeur de chaleurs humaines. Aujourd’hui, tu es plutôt contente de te faire toi-même ta garde robe, même si elle se limite à des vêtements utilitaires. Toi en robe, ce serait marrant. Et puis, Jack te dis que toi, c’est différent. Que tu n’es pas de passage et, sous ta peau cuivrée, tes joues rosissent de plaisir. Tu envoies à ton grand frère de cœur un sourire rien que pour lui, affectueux, touché, presque un peu gêné d’être aussi ravie d’entendre ça. À ton habitude, tu fuis un peu ta gêne affective en détournant le regard et la conversation.

« Et il a un nom ? Ton vieux, je veux dire. » Tu l’observes, sans aucune discrétion en détaillant tout du bas vers le haut. Tu regardes le pull qui bougent un peu. Il doit respirer. Du moins tu penses.
Tu t’approches de la tarte, la partage en suivant la demande de Jack dans des parts approximatives. Couper correctement n’a jamais été ton truc. Au moins, il y en a pour toute les faims.
L’odeur de la cannelle te ravie, les tartes aux pommes d’ici sont les meilleurs que tu aies un jour pu manger. Les tiennes sont atroces en comparaisons, tu as essayé une fois, puis plus jamais. Tu prends une parts que tu amènes au vieux. Tu ne dis rien, ramasse la tasse de thé en te promenant d’en faire une chaude. Des fois qu’il la boive avant qu’elle ne refroidisse.

Quand tu reviens, tu as un verre devant toi, que tu attrapes du bout des doigts et observe le liquide à l’intérieur.

« C’est pas de chance d’avoir son temps stoppé à cet âge là. Tu sais, tu l’appelle « vieux » mais peut-être qu’il est plus jeune que toi. » Tu souris à sa remarque, sa confiance envers toi, membre de l’armée, à se réjouir de sa créativité. « C’est comme ça qu’on t’aime aussi ! »

Tu le renifles aussi le liquide, avant de tremper tes lèvres dedans. L’amertume et les thés macérés te font avoir un petit hoquet surprit, ce n’est pas à ce genre de saveur que tu es habituée. Tu manges bien, tu manges à ta faim, mais tu reste à Neverland. La Cuisine n’est pas un truc de ce pays.

« ça vient du royaume rouge ? C’est surprenant.  »

Tu te demandes si Little aimerait. Peut-être pourrais-tu en prendre une bouteille… mais c’est comme ça qu’on peut s’attirer des ennuis.

[irl : j’espère que ça te va ; J4ai l’impression d’écrire que des trucs chiants avec Wolf x) ]
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