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[Fini] Organisation ? Ca tue ? [Pv Judas]
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[Fini] Organisation ? Ca tue ? [Pv Judas]

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2/8/2014, 22:45
La bannière de bienvenue ici, les chaises en ronde dans l’arrière-boutique et… Quoi d’autre ? Qu’avaient-ils oublié encore ? Non, non, tout ceci n’était pas bon, rien n’allait comme Donatien le souhaitait. Tout devait être parfait pour la prochaine Suicide Party qu’ils organisaient avec Judas, TOUT ! S’il ne tenait pas plus que ça à sa propre vie, le jeune homme appréciait que ses petites sauteries soient réussies. Et là, selon son jugement, tout serait raté.

Il tourna en rond encore quelques instants, se tirant les cheveux par la même occasion. Qu’allaient-ils faire si personne ne venait ? Et si leur taux de remplissage n’était pas bon ? Ils devraient scander en masse dans les rues que la mort c’est cool, c’est très très cool et que devenir une Ombre, ça aidait à avancer dans la vie. Le Chapelier pouvait bien être triste, il n’en était pas moins un professionnel et le yield management, ça le connaissait.

Il fit le vide en soupirant bruyamment, comme le lui avait appris Troll sauf que rien n’y fit, Donnie restait toujours autant agité. Il se rendit dans la boutique où Judas proposait des morts au rabais à un client et tapa des deux poings sur le comptoir en hurlant à la mort.

JUDAS, AIDE-MOI ! Je veux me suicider, trop de stress… Trop de stress, je veux retourner dans le noir complet… Je… Je… Et les invitations ? Hein ? Tu les as envoyées ?

Le petit coeur tout mou du jeune homme battait à tout rompre dans sa cage thoracique, il ne tiendrait plus très longtemps sans se jeter sur une lame rouillée ou autre broutille du genre, dépréciant encore une des prestations du magasin. Mais s’il faisait ça, Troll allait lui remonter les bretelles ? Non, ce n’était pas bon. Que faire alors ?

Donnie s’allongea en plein milieu du magasin, sous les yeux des clients bien au courant de ce genre de comportement. La plupart du temps, il était d’un calme plat, il était trop silencieux pour être bien vivant mais les suicides parties, Donatien y tenait beaucoup. D’une part parce qu’il se sentait utile en ce monde et de deux, parce que mine de rien, ça lui faisait plaisir de concurrencer les tea parties de sa moitié.

Sur le froid du carrelage, le chapelier triste réussit à se calmer un petit peu et resta quelque temps là, en observant Judas qui terminait de servir son client. Il était gentil quand même, Judas. Ils se trouvaient bien souvent sur la même longueur d’onde, en quête de repentance. Et puis le pouvoir de Judas était beau à ses yeux innocents, même si la souffrance laissait le jeune homme de marbre. Lui la cherchait, l’Alice pouvait la retirer avant la mort de quelqu’un.
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2/8/2014, 23:07
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Flyers, visuel, tout semble bon au pieu samaritain pour la suicide party s'organisant avec son précieux Donnie. Tout était prêt pour accueillir ces pauvres ères qui venait chercher ce qu'ils ne pourraient pas avoir. Mais c'était bon pour les affaires. Et donc, bon pour lui.

Rajustant ses ailes ridicules de fée qui s'entortillait toujours dans les cordes (et que dire des cornes..), le jeune homme releva le visage, en entendant la voix du sus-nommé. Si distincte comparée au quotidien..quelques vagues excuses murmurées plus tard, il approche en silence de l'asticot de cadavre mouvant qui s'agite par terre, s'accroupissant et posant l'index sur le nez du jeune homme.

"-oui. Et tu veux quoi ? Que je te suspende encore ? Hors de question. Et je n'ai pas envie de passer un article du rayon "neuf" a celui d'occasion..." Il soupira, pocant doucement la bosse nasale du masque. "..surtout que tu sais très bien que ça sera inutile. Et j'ai besoin de toi, alors remets toi sur tes pieds si tu ne veux pas que je t'y oblige."

Bien sur, il ne bougea pas, cloué a cet être allongé par ce qui l'avait condamné, une idiote compassion, et un amour si rationnel qu'il en paraissait ici complètement dingue. Ses doigts se perdirent dans les mèches de la larve, le regard blasé posé sur lui, et un infime sourire ornant ses lèvres maquillée alors qu'il enclenchait un décompte bien connu des nounous, se collant au tic-tac de l'horloge en contrefont.
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3/8/2014, 00:25
Allongé sur le sol à tenter de calmer les battements de son coeur, Donatien observa l’autre vendeur dans son petit manège, le détaillant de son oeil valide. La folie du moment de Troll avait été de fournir des uniformes ridicules avec des petites ailes de fée. Bien évidemment, en bénévole, le jeune homme y avait échappé mais pas Judas, qui les portait même plutôt bien. Le pauvre… Si les ailes avaient été dorées, elle se seraient si parfaitement accordées avec les yeux de braise du vendeur… Donnie se promit d’en parler à Troll, peut-être pourrait-il y changer quelque chose !

oui. Et tu veux quoi ? Que je te suspende encore ? Hors de question. Et je n'ai pas envie de passer un article du rayon "neuf" a celui d'occasion… surtout que tu sais très bien que ça sera inutile. Et j'ai besoin de toi, alors remets toi sur tes pieds si tu ne veux pas que je t'y oblige.

Judas s’était occupé des invitations… Bien, cette suicide party ne serait peut-être pas si ratée que le pensait le jeune homme gisant par terre. Il se frotta le nez sous son masque, rendu piquant par la pichenette que lui avait mit l’Alice. Le client était parti sur ces entrefaites, emmenant avec lui un superbe article qui lui permettrait de devenir une ombre et cela arrangeait bien le chapelier, qui n’aimait pas beaucoup les gens.

La caresse dans ses cheveux, procurée par les doigts de Judas, le rendit tendu. C’était trop agréable pour lui, cette sensation. Il préférait largement la morsure d’un couteau rentrant dans ses chaires et pourtant… Pourtant Donnie profita quelques instants de plus de cette douceur. Pendant ces moments, il croyait pouvoir avoir une place en Wonderland, il croyait pouvoir devenir légitime ici, et pas simplement le rejeton du Chapelier Originel. Mais ce répit pour Judas ne dura pas bien longtemps car le jeune homme gisant au sol avait d’autres angoisses dans sa manche !

Mais… On a assez de matériel ? Je crois qu’il nous faut plus de chaises… Combien d’invitations tu as envoyé ? continua-t-il en se relevant sur son séant, fixant ce qu’on pourrait communément appeler un “ami” dans le jargon habituel. Je suis pathétique, je ne pense à rien… Je reviens Judas, je vais me suicider.

Et c’est ainsi que Donnie fit mine de partir vers l’arrière-boutique avec la ferme intention de s’infliger encore quelques blessures de plus. Judas y était habitué maintenant, le garçon le savait alors il se permettait de le dire à voix haute devant lui. Un jour, il trouverait le moyen de mettre fin à sa vie une bonne fois pour toute. Un jour, son âme trouverait le repos éternel et Wonderland sera débarassé d’une plaie suintante. Oui, c’est ça, Donnie y croyait dur comme fer.
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3/8/2014, 00:48
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Et la chansonnette de chiffre se vit bien vite écourtée, à son second chef. Continuant ses question, Donnie se releva, avec la ferme intention d'essayer une fois encore son simulacre de mise à mort rêvée. Après un discret soupir, l'Alice cornue se releva, passant ses doigts parmis les mèches noires qui couvraient sa tête en camouflant la naissance de ses excroissance coloré, le suivant des yeux.

-"On en a assez, j'en ai ramené de la réserve, autant d'invitation que la liste des clients, j'ai vérifié deux fois."

Et attend moi, je viens t'aider.. Les mains dans les poches, Judas le suivit en silence, entrant dans l'arrière boutique à sa suite, esquivant de la tête les tentacules de chanvre tombant malicieusement du plafond comme autant de lianes cannibale. Au point de s'en prendre a son ami, l’enlaçant d'une douce étreinte qu'il n'avait , semblait-il, pas remarqué.

Ses deux mains viennent à leur tour ceindre son cou, l'effleurant en le retenant, le ramenant avec une douceur presque venimeuse contre lui, serrant le nœud de la corde en laissant ses phalanges de cire entre la chaire et la morsure de la corde.

-"...t'es un peu chiant de faire ça pendant mon service..tu veux pas attendre la fin de la suicide-party..je pourrais même m'occuper de toi..ça te va, Donnie ? Après tu reviendras passer le balais."

Ses yeux restent doux et imperturbables, plongés dans ceux du déjanthé qu'il tiens fermement dans ses bras, tels un serpent sacré , convainquant, a la limite de l'hypnose qu'évoque un ravin sans fin alors qu'il tient en ses anneaux un simple oiseau aux os creux de poussière et de douleur sans voix assez forte pour s'exprimer.

Il aimerait l'aider, ce curieux volatile, mais il souffre du même mal que lui, un désir de mort qui restera à jamais inassouvis, comme un assoiffé buvant dans une coupe sans fond. Sa joue frôle la froideur du masque, ses doigts sont rongés par la corde, mais protège la peau qui vibre au rythme de son horloge interne et de ses battements précipités. Il soupire une fois encore, relevant la voix.

"..Plutôt que de remettre le bazars, j'ai mes livres de comptes a réécrire. Tu ne veux pas m'aider, j'ai besoin de toi."

Encore une excuse, une distraction, un appât jeté à l'eau, en espérant qu'il morde, mais c'est qu'il a beaucoup d'affection pour ce déjanthé là..Peut-être des souvenirs de perte, qui accélère son affection pressante, mais est-ce si mal que ça de vouloir empêcher un gosse de se suicider à répétition pour rien..
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3/8/2014, 15:05
Déjà parti pour son quart d’heure suicidaire, Donatien n’entendit même pas la réponse de Judas, qui tentait de le rassurer en certifiant qu’il y avait assez de chaises. Il ne se rendait pas compte que son ami pouvait en avoir marre ou simplement être blessé par ce genre de comportement. Non, Donnie ne voyait absolument rien et restait égoïste dans ses mises à mort programmées, il se contentait parfaitement de cette situation parce que selon lui, personne ne pouvait l’aimer vraiment.

Passant sous les cordes de chanvre qui pendaient, le jeune homme ne se rendit pas compte qu’une d’elle s’était entortillée autour de son cou. Ou plutôt, il l’avait bien sentie mais jugeait inutile de l’enlever, s’il pouvait s’asphyxier avec en un rien de temps. Il continua donc d’avancer jusqu’à ce que quelque chose le tire en arrière, avec une force plus certaine que la corde de chanvre. En un rien de temps, Donatien se retrouva prisonnier dans des bras humains. Judas, encore.

...t'es un peu chiant de faire ça pendant mon service..tu veux pas attendre la fin de la suicide-party..je pourrais même m'occuper de toi..ça te va, Donnie ? Après tu reviendras passer le balais.

Donnie ne dit rien, ne bougea pas, se contentant seulement de fixer yeux volcaniques de l’Alice. Ce devait être bien, de mourir dans un volcan, se disait-il. Parce que s’il restait dedans, il continuerait éternellement à brûler. Sauf qu’il ignorait où il y avait des volcans… Il baissa alors la tête pour rompre le contact et grommela quelques paroles à peine audibles, maintenant que le calme était revenu dans son esprit.

Mmh… Oui, c’est bien ainsi.

Le jeune homme ne répliqua rien sur sa chiantise tout simplement parce que ce concept lui était inconnu. Du moins ne savait-il pas qu’il était ennuyeux parce que c’était naturel à ses yeux, sa manière d’être. Mais Donatien savait qu’une fois de plus, il avait déplu à quelqu’un et sa faiblesse le reprit. S’il déplaisait à Judas qui était pourtant si gentil avec lui, qui pourrait bien l’apprécier et le trouver légitime ? Il posa son front lourd de questions noires sur le torse de son ami et l’enlaça de toutes ses maigres forces, tentant de faire barrage aux larmes qui arrivaient.

..Plutôt que de remettre le bazars, j'ai mes livres de comptes a réécrire. Tu ne veux pas m'aider, j'ai besoin de toi.

Donnie releva ses yeux humides vers Judas. Il avait quand même besoin de lui ? Si c’était le cas, il l’appréciait quand même alors ? Le jeune homme s’essuya les yeux du revers de la manche et acquiesça silencieusement tout en desserrant l’étreinte de la corde autour de son cou. Ce ne serait pas cette fois-ci qu’il mourrait encore.

On devrait fermer le magasin, il est l’heure…

Se défaisant aussi de l’étreinte de Judas, bien que Donnie regretta de suite l’absence de chaleur autour de lui, il se dirigea vers l’entrée et déclara au client qui venait de faire retentir la joyeuse petite clochette un superbe “On vient de fermer.” froid au possible. Le futur mort détala rapidement en grommelant. Le jeune homme et les relations, ça faisait deux… Il tourna alors la pancarte sur la porte, affichant ainsi “Fermé”.

Voilà, maintenant, on peut faire tes livres de comptes, fit-il d’une voix douce et ténue.

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3/8/2014, 15:51
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Fixer l’œil du déjanthé était comme voir un massacre humanitaire, et bien que l'histoire écrite lui fut inconnue, elle ne peut faire autre chose que remuer les entrailles de l'Alice.

Mais voilà bien vite le contact rompus par un geste du demi-chapelier, alors qu'il dissimule plus encore son visage contre la cage thoracique desséchée de l'ancien-traître en l'entourant de ses brindilles d'épouvantails qui lui tiennent lieu de membres. Judas soupire une fois encore, geste récurrent chez lui, et dépose a peine un instant son nez dans les cheveux cotonneux de Donnie avant que ce dernier ne relève son faciès de poupée criminelle humide de larme..du moin, jusqu’à ce que son avant bras marqué de désespoir ne les fasse disparaître.

Il se dégage, fuyant sa prise légère en invoquant l'heure tardive, et allant jusque faire fuir un clients. Ce qui offre aux lèvres de Judas la possibilité de se tordre en un rictus amusé tandis qu'il se penche au dessus de sa caisse enregistreuse, tirant un carton emplis de cahier de chiffre, au noms barrés et à quelques occasions récupérées, portant alors la mention de "location ?".

-" C'est parfait, 'manque plus que le thé et les gâteaux, et on peut s'y mettre ."

Les livres se voient étalés, soigneusement rangés par leur ordre dans le temps, en cercle, tels une horloge, ce symbole récurent et récalcitrant en ces terres infernales..Le jeune homme installe donc un bureau provisoire à même le sol, invitant son ami à s'asseoir, avant d'ôter sa paire d'aile à fanfreluche rose, caprice d'une soirée possiblement fumeuse de son patron vicieux.

Retour dans l'arrière boutique, ou Judas est parvenus à séquestrer une prise sous deux tables, permettant d'y camoufler bouilloire et nécessaire pour ne pas crever de faim avant la fin de son service. C'est que serait le comble de l'ironie,mourir par accident au milieu de tout ce qui est présent pour une mort "fonctionnelle et personnelle !".

Tu parles d'un Enfer..Il s'égare un instant, errant au milieu des cordes. Peut-être que tout ceci n'a pour but que de continuer à le tourmenter, en lui mettant Donnie sous les yeux, comme un miroir encore plus déformé. Sans doute est-il cette fois partit un peu trop loin dans ses divagations, pour se retrouver mentalement dans cette forêt dévoreuse de cervelle, faiseuse de zombie..et lorsque ses doigts caressent le chanvre, la sensation familière le pousse à répéter les gestes inconscient de sa dernière vie, nouant lentement son extrémité pour parvenir à y glisser la tête .

La bouilloire siffle, et le tabouret de travail branle sous son faible poids, ses cornes prises dans les innombrables bras tendus du plafond. Jusqu'au ponk étouffé du tabouret qui roule sur le parquet élimé de l'arrière boutique. Ah..il avait oublié cette sensation.. 
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4/8/2014, 15:50
Si Judas devait réécrire les livres de comptes, alors Donatien l’aiderait à faire la caisse du jour. S’il pouvait se montrer un peu utile, dans son inutilité habituelle, cela changerait un peu, se disait-il. Il récupéra donc le tiroir-caisse après que l’autre vendeur ait attrapé ses livres de comptes.

C'est parfait, 'manque plus que le thé et les gâteaux, et on peut s'y mettre .

Du thé et des gâteaux ? Donnie ne comprenait pas pourquoi les gens appréciaient tant cela. Il mangeait pour se maintenir en vie, bien que cela ne fût pas réellement nécessaire. Il se nourrissait pour s’éviter des crampes d’estomac horribles et parce que des fois, le jeune homme trouvait des plats à son goût, alors son moral remontait un petit peu. Il haussa les épaules en cherchant un paquet de gâteaux dans les placards, sans se préoccuper plus de ce que faisait Judas. Il devait s’occuper des livres de comptes, comme il l’avait dit avant.

Donatien décida d’ouvrir le sachet de tissu dans lequel dormait un assortiments de biscuits qui avaient tout de même l’air délicieux et en fourra un dans sa bouche. Il ne l’avouerait jamais mais les biscuits à la noix de coco resteraient en tête de liste de ses friandises préférées. Sous son masque morbide, un vrai sourire de bien-être s’étira pour bien vite disparaître quand tout un coup, un bruit sourd retentit derrière les cordages de chanvre. Que faisait Judas, au juste ?

Le jeune homme se dirigea à pas mesurés vers l’arrière-boutique et suivit des yeux le tabouret en bois roulant jusqu’à ses pieds, tranquillement. Et au départ de la course… Ce que Donnie vit lui fit rater un battement de coeur, lui qui était pourtant si imperturbable - ou presque. Son ami qui se balançait lamentablement au bout d’une des cordes, les autres s’emmêlant autour de ses cornes.

Le chapelier ramassa le tabouret et attrapa une lame brisée sur une des tables, sans aucune précipitation et s’occupa de couper la corde autour du cou de Judas. Il mourrait d’envie de dire quelque chose mais se retint, par égard pour le suicidaire et parce que cela fut malvenu de sa part, lui qui cherchait tout le temps à se dérober à la vie. Comme pour punir l’Alice mais aussi à cause de l’inefficacité de la lame émoussée, Donnie prit un temps qui dut paraître infini à Judas. Et la bouilloire qui sifflait furieusement à côté… Quand il eut fini, il rattrapa tant bien que mal l’homme entre ses bras frêles et le déposa sur le sol en caressant la morsure de la liane de chanvre.

Ne fais plus ça quand je suis là… fit-il d’une voix quasiment inaudible mais sur un ton ferme. Je... Je tiens à ce que tu restes en vie.

Et sans plus de cérémonie, Donatien prit les blessures de Judas, laissant la peau de son ami intacte quand la sienne devint rougie, irritée autour du cou. L’Alice n’apprécierait peut-être pas ce geste mais Donnie ne voulait pas le laisser mourir. Maintenant qu’il avait trouvé quelqu’un de gentil et qui l’appréciait à peu près, il ne le laisserait pas mettre sa vie en danger.
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4/8/2014, 17:36
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En ce moment de flou, où ses appuis ont perdu pied et la corde se resserre brutalement sur sa gorge effilée, sa conscience s'autorise enfin d'émerger, un peu tard cela-dit..pour susurrer un petit .."..mince..". Le fait d'avoir choisie la plus ancienne forme de pendaison lui aurait permis de longues, longues minutes d'agonie au bruit sourd d'horloge hurlante dans les tempes. Mais l'anoxie de son cerveau commençait déjà à éteindre ses mouvements de survie, engourdie d'une douleur lancinante..Il parait que les bourreaux pesaient de tout leurs poids sur les condamnés..pour que ça aille plus vite.

Des paillettes d'ivoire et de mort planent devant ses yeux de feu, comme des cendres voltigeant lors d'une éruption..Ce qu'il vois n'est plus que mirage flou, esthétiques sans visage, formes incohérentes, et il n'est qu'une babiole suspendue à son fil...Il aurait peut-être du garder ses ailes, qui sait ?

La tension vibre, vient se faufiler dans la moelles de ses vertèbres abîmées, pour annoncer une proche libération. Et enfin , les baskets de plage de l'Alice retrouvent le sol sans parvenir à s'y fixer, tremblantes..Judas se retient à son Sauveur, et quand l'arrière de son crâne touche le sol, que ses yeux voit de nouveau le monde dans sa netteté, il avale sa salive en frémissant sous la caresse offerte à sa chaire mise à nue, tachées de sang et de fibre de mort.

Donnie, son cher ange de la mort inversée qui lui vole son collier de douleur sans attendre de protestation.  Le simili-démon n'ôte pas son regard luisant de l'orbe divine du chapelier tordu tout en se redressant légèrement, se soutenant de ses coudes éternellement rougis.

"...je te demande pardon, je ne sais pas..vraiment ce qu'il m'a prit.."

Peut-être un fantôme d'olivier qui l'a frôlé de ses branche en l'invitant à ne faire qu'un, de nouveau, désireux de pousser de son corps. Aucune idée..Une ombre de sourire vient relever les coins de sa bouche, et bien que sa voix soit devenue rauque, elle laisse tout de même couler ses mots, ses bras enlaçant le Déjanthé.

"..merci. Et moi aussi j'aimerai que tu restes en vie."

Il ne prend pas trop de risque, il le sait bien..quand deux vies sont si reliées qu'elles servent d'assurances l'une à l'autre, l'immortalité est presque gagnée. L'odeur de noix de coco l'encourage alors à se relever, entraînant son ami sans le lâcher. Il serait malvenus de mourir des mains d'une fée détraquée après un sauvetage si romantique, pour un simple retard de planning.
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7/8/2014, 17:36
La gorge nouée et pas à cause des marques que Donnie venait de se transférer, il regardait Judas droit dans les yeux, se demandant ce qui avait pu lui passer par la tête pour qu’il se pende de manière aussi soudaine. Ses iris de feu l’hypnotisaient, comme toujours et il se demanda une fois de plus à quoi son ami pouvait ressembler, dans sa vie d’avant, quand il n’était pas encore à Wonderland. Dans l’esprit du jeune homme, qui s’était habitué à cette présence bienveillante, Judas avait toujours été là, c’était dans l’ordre naturel des choses mais… Non, sa part originelle le lui rappelait bien souvent.

Sans s’en rendre compte, le bout des doigts de Donatien étaient remonté du cou jusqu’au visage de l’Alice et il le caressait doucement, avec une infime ombre de sourire, cachée sous son masque. Si Judas était devenu une ombre, il aurait sûrement été triste. Inconsolable même. Mais le garçon ne voulait pas imaginer car pour une fois, il ne souhaitait pas déprimer. Il se soustrait au contact de son ami, tant visuel que physique, pour aller servir le thé et enfin arrêter le sifflement irritant de la bouilloire. C’était aussi pour ça que Donnie n’aimait pas le thé, parce que l’attente était longue et que le bruit était horrible.

Mais avant qu’il eut fait un geste pour se relever et aller de l’avant, à nouveau sa course fut arrêtée, entravée par les bras de Judas. Le chapelier n’eut pas la force de s’en dégager et s’y abandonna, faible comme il était.

..merci. Et moi aussi j'aimerai que tu restes en vie.

Ces quelques mots touchèrent Donatien au plus profond de son petit coeur déprimé. Personne ne lui avait jamais dit ça, personne avant Judas. Pour lui, ça revenait presque à une déclaration quand pour d’autres, il ne s’agissait que d’une demande, une supplique presque. Mais il n’était pas les autres, aussi se retourna-t-il, laissant au passage siffler encore et encore la bouilloire et enlaça l’homme cornu entre ses bras fragiles.

Le moment ne dura pas bien longtemps car Donnie sentit que Judas l’emportait avec lui. Mais il ne voulait pas bouger ! Il voulait rester là, sans rien faire, à apprécier un peu de chaleur humaine qu’on lui accordait avec bienveillance. Il protesta d’une voix si basse que l’Alice n’entendit rien et se fit donc traîner jusqu’aux livres de comptes étalés, une tasse de thé en main et les biscuits à la noix de coco à côté.

Dis… Pourquoi tu veux que je reste en vie ? Personne ne m’a jamais dit ça…

C’était une question banale pour lui, mais elle lui tenait tant à coeur qu’elle était sortie comme ça. Donnie plaqua une main contre sa bouche, se mordant l’index par regret. Il n’aurait pas du poser cette question, il le savait. La réponse ne lui plairait pas et il déprimerait. Mais il tint bon et fit face à Judas, parce qu’il la voulait mine de rien, cette réponse.
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14/8/2014, 15:58
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Si la peau de l’homonyme du galiléen aurait toujours  été la pellicule de bronze, la douce caresse furtive des doigts de Donnie l’aurait teinté d’une patine d’émotion. Mais sur sa peau de neige grisée, l’afflux sanguin se voit nettement moin, ombre sur les pommettes saillantes de ce visage crée de toute pièce par un imagine aussi torturée que celui du Sad Hatter.

La bouilloire siffle, jetant son crachat de vapeur ,et après moult opération, les voilà tout deux assit sur le sol, parmi les livres de compte. Judas ouvrait déjà les épais livre, un gâteau crémeux dépassant de ses lèvres, embroché par ses crocs triangulaires. Un instant, l’atmosphère s’emplit de cette singulière odeur que l’on associe à la tristesse et la mélancolie. De l’humidité, du papier pourri et une encre au plombs..Comme les voilà si bien dans leur élément, ces tristes hères de l’ombre.

Un frisson vient de nouveau s’insinuer dans la moelle de l’historique traître, plus sournois que le coup de corde. Montant de ses reins, et venant se mêler en son crâne, comme une injection de silicone glacé qui décide de se fondre en ses cellules nerveuse. La voix de Donatien, timide, et presque honteuse..

Il ne sait que répondre, relevant ses yeux de magma étonnés vers le doux visage de son collègue, et les yeux baissé, Il libère sa bouche du pâton de noix de coco, tendant ses doigts légèrement collants pour saisir la fine main de l’enfant âgé.

« ...pourquoi hein ?... »

Sa voix s’élève à peine plus haut qu’un murmure tandis qu’il cherche les mots convenables dans sa bibliothèque de chiffres. Si le monde était une équation, comme il y serait à l’aise... Judas soupire, liant ses doigts noueux.

« ..Tu me manquerait beaucoup. Plus que tu  ne le crois...Je ne sais pas où je suis..je crois que c’est ce qu’on appelle l’Enfer, même..mais c’est vraiment agréable de le vivre à tes cotés.. »

Il se ponctue de rires nerveux et de grimaces,les lèvres tachées de paillettes nacrées et sucrées, ses yeux ne sachant où se poser. Oh , s’il savait parler, s’il avait Son don, ce don de toucher le cœur des gens..Il soupire une nouvelle fois,penchant sa tête couronnée vers Donnie, et dépose un baiser sur le masque, sur le front, là ou les cheveux de neige commencent leurs vies. .

« Je sais pas pourquoi. J’en ai besoin..j'ai besoin de toi.. »
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16/8/2014, 22:29
Pour cacher sa gêne, Donatien se saisit d’un gâteau à la noix de coco, laissant la saveur sucrée lui emporter la bouche et les pensées bien loin de tout cela. Pourquoi avait-il dit ces paroles ? Judas allait se moquer de lui après ça… Il avait envie de se suicider, encore une fois. Il voulait partir loin, s’enterrer profondément et ne plus ressortir avant longtemps.

...pourquoi hein ?...

Le murmure de son ami tira des frissons à l’échine de Donnie. Il n’y avait pas de trace de moquerie dans sa voix, ou alors il le masquait fort bien. Tout laissait penser le contraire en réalité, dans ses paroles et surtout dans ses gestes. Le chapelier triste regardait la main grisâtre de Judas se saisir de la sienne, fine et pâle, sans rien comprendre de ce qu’il voulait dire ou faire. Alors il le laissa agir à sa guise, observant leurs doigts squelettiques se nouer pour ne plus former qu’une seule entité. Le rose monta un peu aux joues du jeune homme sans qu’il ne sache pourquoi. Il se sentait bizarre, dans cette atmosphère à la fois glauque et pourtant si… Douce ?

▬  ..Tu me manquerait beaucoup. Plus que tu  ne le crois...Je ne sais pas où je suis..je crois que c’est ce qu’on appelle l’Enfer, même..mais c’est vraiment agréable de le vivre à tes cotés..
C’est quoi l’Enfer ? Ici c’est Wonderland hein… C’était plus beau avant, il y a des âges de ça, mais c’est Wonderland.

Donnie ne voyait pas ce qu’était l’Enfer et pourquoi Judas était sans cesse convaincu d’y être tombé. Il avait beau lui dire où il se trouvait vraiment, son ami ne semblait pas s’y faire. Mais il lui rendait la vie plus douce alors ? Le garçon serra la main de Judas entre ses doigts frêles en souriant, le regard toujours posé sur ce lien de chair. Ca lui rappelait une fois, avec Snow-White, quand il lui avait dit qu’ils allaient s’amuser, que la reine rouge pourrait peut-être lui offrir la délivrance tant attendue par son épée de chair. Mais rien n’était jamais venu, si ce n’est une sensation intense.

Donatien secoua la tête discrètement pour s’ôter ce genre de pensées de la tête et releva son oeil valide et dévoilé vers le menton de Judas, juste à hauteur de vue. La sensation de ses lèvres parcheminées contre son front le fit sourire sous son masque, tout doucement, mais ce fut tout de même un sourire. Il porta sa main libre à la joue grise de l’Alice cornu, effleurant sa peau du bout des doigts. Ces gestes remplaçaient ses mots, incapables de sortir de sa gorge.

Je sais pas pourquoi. J’en ai besoin..j'ai besoin de toi..

Il a besoin de moi… Pour la première fois de sa vie, Donnie avait une utilité. Quelqu’un exprimait le besoin de l’avoir avec lui et lui donnait un rôle. C’était plus qu’il ne pouvait supporter. Le visage en feu, les larmes se mirent à couler petit à petit. Le jeune homme rechignait à enlever son masque mais son oeil invalide était en train d’inonder l’intérieur de la membrane de cuir et de tissu. Et après ce que venait d’annoncer Judas, il ne pouvait décemment pas se suicider de manière si sournoise… Il enfouit donc la tête dans ses bras, posés sur ses genoux et retira son masque de sa main libre. Maintenant, Donnie devait attendre que ses pleurs se calment ou que Judas s’en aille pour relever la tête. Il refusait catégoriquement qu’on le voit dans son intégralité, avec son oeil mort. Il éleva alors un peu la voix, juste assez pour être entendu.

Je suis désolé Judas… Je… Je crois que je pense la même chose… C’est la première fois qu’on me dit ça… Je…

Et le restant de sa phrase fut étranglée dans un sanglot ému. Donatien s’approcha de Judas comme il put, ses fesses traînant à terre dans un bruissement irritant, et il se colla à l’Alice comme pour réclamer une étreinte. Il en voulait plus, de ces contacts rassurants...
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18/8/2014, 17:15
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Seul le froissement du tissus sur le sol résonne dans cet antre de la fée Clochette, fallacieuse arnaqueuse manipulatrice. Et Judas reste immobile, garde ses yeux de corail fixes sur le mur, le tunnel de pendus que constitue la Réserve pour ne pas voir ce dont il n'a pas l'autorisation..

Ses bras longs et osseux se glissent comme des fils autour du torse de la silhouette tremblotante, et l'Alice l'attire contre lui, presse son Donnie contre son coeur avant d'enfouir le nez dans les cheveux fantômes de son aîné. Il savait bien que la vue du visage à la fenêtre brisé blesserai bien plus son propriétaire que lui-même, alors il ne baissa pas les yeux tout de suite, et lorsque sa voix de corneille s'éleva une fois encore, Sad Hatter aurait pu ne l'entendre que par les vibrations légères qui les joignaient tout deux en une lignes d'atomes intimes.

-"...L'Enfer, c'est les autres..L'enfer c'est soi-même..l'enfer, c'est soi-même coupé des autres...c'est pas un lieu en fait..c'est un état, je crois..mais bon, c'en devient un sujet philosophique complètement obsolète ici..."

Finalement, à Wonderland, les choses s'inversent comme un sablier, la Folie passe d’état à lieu, et l'Enfer, passe de lieu à Etat. Un fou en Enfer est-il un démon à Wonderland ? Pour Judas, ça se tient plutôt bien, en logique imparable, l'illogisme de l'illuminé qui en sa carcasse, ne voit plus que ses cellules grises pour se secouer l'âme immortelle.

Judas sent l'humide respiration du déjanthé contre son torse, ne portant qu'un fin sweat-shirt, et lorsqu'il prend la parole, ses mots effleurent sa peau avant de remonter vers lui. Il sourit, et gardant toujours les yeux levés vers le plafond, l'une de ses mains serpentines se faufile sur l'épiderme humide du faciès éploré, camouflant avec douceur ce qu'il ne saurait voir..un masque de doigt et de chair, avant de pouvoir l'embrasser. La bouche de Donnie est poisseuse, sucrée, presque écœurante, mais adoucie par le goût salé de ses larmes..Il se doute cependant que les siennes ne sont guère mieux, réchauffées par la liqueur ambrée.

Il ne s'agit bien sur que d'un bref effleurant, un baiser de papillon, d'amant du premier soir, celui du balcon du théâtre victorien, ou la vue d'une cheville sont les préliminaires actuelles..Mais là est le tour du chapelier, Judas ayant reproduit son acte d'amour autrefois ultime.

"...je le dirais tout les jours si tu veux..ça te va, Donnie ?.."

Le regard de braise est doux, alors qu'il se plonge dans la pupille que laisse entrevoir ses doigts écartés, cette seule pupille vive, témoin de la vie qui ne cessent de se mouvoir dans le corps du Déjanthé, sans jamais le quitter, protégeant de sa paume opaque le secret honteux de Donatien.
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23/8/2014, 01:19
Les bras maigres de Judas autour de ses frêles épaules rassurèrent Donatien. Il avait eu peur que finalement, on le repousse à nouveau, parce qu’il était une erreur de Wonderland. Mais non, il était là, entouré des membres et de la chaleur de son ami, sentant le poids rassurant de son menton contre son crâne et pour la première fois de sa longue vie, il se sentait bien. Posé ainsi, personne ne pouvait voir le visage du chapelier, devenu borgne lors d’une de ses tentatives de suicide et ça le soulageait. L’Alice faisait même un effort pour détourner le regard mais au fond de lui, Donnie aurait voulu qu’il le voit dans son entièreté, avec ses défauts physiques qu’on ne pouvait rater même d’un oeil distrait.

...L'Enfer, c'est les autres..L'enfer c'est soi-même..l'enfer, c'est soi-même coupé des autres...c'est pas un lieu en fait..c'est un état, je crois..mais bon, c'en devient un sujet philosophique complètement obsolète ici…

Le jeune homme sentait le souffle chaud dans ses cheveux de neige, il sentait les vibrations des cordes vocales contre son cuir chevelu et même s’il ne comprenait pas ce que Judas disait, il acquiesça tout de même. L’enfer avait l’air d’être terrible, s’il le décrivait ainsi. Personne ne pouvait compter sur personne, pas même sur soi. Est-ce qu’on pouvait y mourir, là-bas ? Les larmes continuaient de couler, alors que l’émotion l’étreignait, il n’y pouvait rien alors il attendrait que tout se tarisse.

Soudain, Donnie sentit le contact tiède de la peau de Judas sur son visage, explorant tout le côté blessé, jusqu’à ce que les doigts maigres et grisâtres de l’homme ne s’arrêtent sur son oeil mort, comme une couverture vivante. Et alors l’Alice cornu approcha son visage de celui du chapelier, doucement. Pris au dépourvu, Donnie ne sut comment réagir et se laissa faire, une teinte rosâtre sur les pommettes.

Et leurs lèvres s'effleurèrent. Légèrement, en un délicat baiser sucré, salé, humide et bref. Mais déjà trop long pour lui, qui n’était pas habitué à ce genre d’échanges si doux, trop pleins de sentiments. Quand Snow avait fait ça, ça c’était avéré douloureux, parce que Donatien l’avait demandé. “Est-ce qu’on peut mourir ainsi ?” avait été sa question. Et la reine rouge lui avait montré.

Le garçon se recula brusquement, ne sachant que faire d’autre, trop affairé avec son coeur qui battait à tout rompre plutôt que par son oeil découvert. La cavité remplie par un oeil mort, régénéré à moitié seulement. Rouge sang, Un orbe sans pupille, en ruine. Mais les larmes continuaient de couler, même de ce côté-ci. Que faire ? Que dire ? Les mots restaient bloqués dans sa gorge et il n’osait pas tenter un geste vers Judas. La seule solution résidait donc dans la retraite…

Donnie se leva promptement et avec un regard lourd d’excuses et de culpabilité vers son ami, il hésita quelques secondes, avant de partir vers l’extérieur du magasin, son masque à la main. Une fois sorti et le visage couvert, il partit vers les appartements de sa moitié, pour chercher un peu de réconfort fou tout en s’interrogeant sur ce qui venait de se passer. Pourquoi Judas avait fait ça ? Pourquoi lui avait ressenti ça ? Ce petit soulèvement dans le bas du ventre, comme des chatouilles à l’intérieur ? Est-ce qu’il lui en voudrait d’être parti comme un voleur ? Donatien devait résister à l’envie de retourner voir le brun aux yeux incandescents et se pelotonner contre lui, parce que tout était flou.

Est-ce qu’on appelait ça “aimer” ?


Hrp : Je clos ici pour moi, meurci yetem Judamour <3 *plus du tout dans la Sadtittude*
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