takoyaki under the deep dust sea




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MessageSujet: takoyaki under the deep dust sea   14/9/2014, 01:10

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cAfArd


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ring a ring o' rosies..pocket full of posies...ashhhu's, ashuuu's, we aaaall faall down...

Voix ennivrée d'alcool et démarche titubante dans ces ruines d'une magnificence vidée de substance..bouteille à la main, et rire gras résonnant dans cette mer d'obscurité sans houle..vide..lourde et pleine de rancoeur..

Et que chante et hurle le fantôme, la rage aux intestins, les souliers butant les gravats poussièreux, ses cheveux grisonnants se couvrant d'une poudre de cendre et d'âge passé. Beetlejuice, démon ailé, né meurtrier, maintenant damné..qui cri et ricane dans l'ombre dans laquelle ses pas le portent.
Regard aviné, pupilles dilatées, là est un faible portrait d'un homme dépourvus d'identitée, qui ne se soulage que dans la médiocrité des faits spontanés, pour une conscience soulagée de toute moralité..

Et qui aime les rimes, avouons le dans ses paroles centenaires, scandées par des voix enfantines, avec un fond sombre de...
Bring out your deaad...Bring out your deaad...

Et un voyage en calèche, accompagné d'un joyeux attroupement de squelette bien en chaire, chaire purulente, pus habité de colonies de mouche, mouche, belzebuth, peste..est-ce un signe ? Aucune idée, et point n'en faut à ce trentenaire conservé par l'alcool qui trempe ses muscles et savoure lentement chaque parcelle de sa peau pourtant tendue et attendrie. Assis sur la charette, le voilà qui jouait Notre Dame d'Angleterre, Oh charmante reine..petit salut de cette main gauche amputée, ricanement felé et un sauvetage en nuit clair...bloody mary, bloody mary, bloody..grimmy..Un rire strident, une mélodie hurlante et un bris-de-glace ! Bring out youuur deaaad...

Bringuebalant, le corps ballant se laisse porter dans ce chemin tortueux, travers de theière, jambes en l'air, ses yeux mis clos ne se fixent pas et suivent les poussières de fées, unseelies, hallucinations et déjantés, lachant la bouteille sur le sol, qui disparait entre deux portails mis à terre. Crac. Un piège en plus pour le prochain va-nu-pied.La voix rauque ronchonne et grince des dents, portant des ongles brunis de sang inconnus entre les dents d'ivoire vieillit du bellâtre croupis..C'est qu'on fait attention à ses manières voyez vous..Il marche, marche, marche, et le cafard, de ses 12 pattes, file si vite entre les décombres, qu'un simple bruissement d'air le succède, souligné d'une ode au mauvais wyskie..du Jack Daniels probablement !

"Ring a ring o' rosies...

Mélodie annonciatrice, elle résonne dans un rire sans joie, d'une voix charmantement éraillée, abimée,et viciée..et il tourne, tourne sur sa coquille qu'il en perds un cheveux dédaigneu et rageu...Et il vois.

Est-ce un gravat ? Un tableau, un oiseau ? Ou un jouet cassé si petitement qu'il faudrait y coller la rétine et l'y écorcher pour voir cet infime éclat éventuellement absent ? L'Ombre avance à pas dansant, saisissant la fine taille de cette demoiselle égaré pour amorcer un pas de valse plus que maitrisé, le sourire s'écaillant de sentiments..
...voilà un vivant...

.. a bottle full of posies, all the boy in our town, ring for little..dolly.."
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MessageSujet: Re: takoyaki under the deep dust sea   14/9/2014, 18:01

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Xie-Ming Yeul
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Takoyaki under the deep dust sea


I’m not falling, into a monster’s abyss
I’m not leaving,
I’m arriving at eternal love...

Ça craque, croque sous la dent. Des sonorités gutturales, d'une gorge aux environs. Le bruit des gouttes poisseuse, crasseuses, poicreuses, qui recouvrent le sol poussiéreux où se brisent les nerfs et se décomposent les figures, de peur, elles meurent. Dans les entrailles de cette terre promise, leurs viscères se gèlent, il pleut de la grêle de chair et de boyaux, le long d'un gosier faiblement animé par les dernières inspirations d'un esprit souillé, brouillé de douleur et d'amertume.
Cette journée nous lasse, prenant des teintes de vert-mélasse, poisseux, un vert moisseux. Un vert de ceux évoquant un ciel pourrissant d'angoisse, comme ceux du monde de notre prison de papier. Une journée ponctuée de larmes et de cris, lassante de par leur agonie répétée et incessante. Ces journées là étaient à l’image d’une gelée semi-opaque, lourde, angoissante, poisseuse, molle, amorphe, disgracieuse, désagréable et qui semblerait vouloir vous étouffer… verdâtre quoi. Avec un arrière goût de sang vous titillant la glotte.
 
Voit, enfant, apprend, le pouvoir du sang sur l'homme... Laisse-le nous rejoindre au panthéon des oubliés.
Laisse-lui la gloire de se laisser annihiler par notre grandeur et devenir une pierre de plus sur l'autel de la grandeur des Dieux Anciens.
Grave de tes dents à ses chaires notre suprématie, marque de l'infini.
Dans son oeil flétri s'éteint la volonté, sur sa rétine se grave l'image de lèvres mutines, empourprées d'envie et de chaires moisies. Son oeil tremble, se révulse... Convulse. Et dans une convulsion grossière son corps se réfute, se gerbe, gerbute son esprit, sa vie, ses idées... Vidé d'existence, en parfaite harmonie avec le décor de par son inertie.
Nos yeux d'émeraudes contemplent le rideau qui se baisse sur ce corps abandonné, écorché, en guise de représailles aux lois violées et écartelées par un jugement biaisé par l'ambition. Tel est notre devoir... Nous, monument érigé où convergent les idées d'une absolution avortée par ce monde insensé.
 

Fait trembler le monde sous tes petits souliers. Du sol sous son duvet de cendres, au plafond vouté de pierres gelées.
Bientôt à l'unisson ils crieront ton nom. Face à toi, entité de nous, le monde se prosternera, tremblera et hurlera.
Aux temps effacés l'univers reviendra et à jamais notre gloire perdurera.
Nous tournons les talons, l'estomac mortel repu d'une nouvelle rencontre. Clopin-clopants, nos pieds se croisent et se décroisent. Allègrement, derrière nos talons de noir vernis se dessinent les sillons d'une vie asséchée, pointant du doigt une monstruosité que nous ne saurions voir, trop habilement dressée juste en dessous de notre petit nez de poupée animée. Quelle jolie enveloppe qu'il nous a été donnée, nos petites ailes s'agitent dans notre dos de blanc paré.
Peau d'albatros figée dans le temps. Monstre... Le dernier mot scandé résonne en nous sans que nos esprits ne puissent le saisir, trop éloigné de la réalité dans laquelle il nous est donné d'exister. Mutin et fuyant, nous y voyons un jeu de piste, cadeau d'une âme élevée sur un plan d'existence supérieure, en échange du si grand présent d'exister d'une nouvelle façon.

Nos intérieurs nous disent souvent, trop ingénus. A tout gober, croire et accepter. Nous buvons des étrangetés, avalons les anomalies, tourbillonnant l'impossible logique de notre monde ou l'impossible à peu près logique. Nous découvrons et dépeignons le monde à force de preuves inexistantes pour défaire l'existence étriquée de ce monde moulé dans l'instabilité d'une mentalité qui n'est notre.
Nous avons chaud, à en crever, à en cramer... Entre les murs couvés d'hémoglobine, tout comme sous ce ciel qui semble parfois bailler un vent tiédasse. Notre peau de papier en vient parfois à nous manquer, lorsque nous nous retrouvons confrontés l'étrangeté d'un univers si large et si étroit à la fois. Limité à des notions vaines, en accord avec un modèle sensé dont il tente de se détacher.

Prend ce monde en main, ouvre-en les frontières, écorche ses parois, ouvre leur la voie vers un ailleurs plus éclairé.
Libère-les comme leurs frères résidant encore sur ta peau de poupée, éveille-les à ton éveil. Éveille-nous, frère, toi qui de nous est le premier.
Écoute nos voix.
A leurs voix d’outre-tombe vient se superposer celle du monde, d'un monde. De ceux qui titubent et ondulent, comme un feu follet qui nous appelle. Attentivement captivés, sur un rocher nous venons nous poser. Nos yeux rivés sur une figure éloignées du modèle de poupée industrielle qu'il nous a été donné de briser.

Brise, craque, croque, enfant, fout lui la trique, fait le craquer.
C'était une teinte rouge piquant, couleur d’espoir, qui relevait le tout, le rendait plus plaisant et ne pouvait que l’améliorer à notre sens, qui vint pointer le bout de son nez dans l’océan vert poisseux de cette journée qui s’annonçait pourtant morose. Il était non loin de nous, la cadence de ses pas rythmant les battements de notre palpitant. Oscillant, comme une marée, une remontée acide et acerbe, curieuse et envoutante. Intrigante et inconnue, qui nous laisse en émoi.

Fait-toi croquer, pour mieux croquer ensuite.

Rouge piquant peu à peu devint rouge passion, brûlant, chaleureux. Là où son bras enlaçait notre taille d'enfant pour nous entraîner dans une valse irréelle où nos pieds s'entremêlaient gauchement. Rouge, rouge, rouge, criaient nos entrailles, nos yeux dans les siens, à chaque battement de coeur ou de cils une nouvelle voix retentissait, criait son nom et rouge semblait se rapprocher, de nous, de notre cœur. L'odeur aigre et alcoolisée nous emplissant les narines, bien vite assimilée à celle d'une eau de toilette corsée et masculine, si souvent humée, jamais identifiée.

Sotte enfant, abreuvée de fantaisies.
Rouge sang, rouge frappant, le sol de ses talons, notre coeur de sa présence. Il martèle sa cage d'ivoire, voulant se faire sien, ravi dès le premier regard. Rouge venant maculer peu à peu ce jour vert poisseux. Ce rouge s’immisçant en nous, insufflant la vie dans cette poupée désarticulée qui nous sert de corps et contient nos esprits. Notre torse charnu contre le sien, voilé, seuls leurs mouvements et sa voix gravuleuse marquant la cadence de nos pas. Une étrange rencontre dans les catacombes où la raison se consume et se perd dans un tourbillon de concupiscence.

Tenterais-tu de te fuir toi-même?
Nous tentons de suivre ses mots sans en comprendre le sens, d'anticiper ses pas, sans en comprendre le schéma. Petite poupée nous sommes, dans les mains d'un marionnettiste fou, lui seul sait nous articuler. Comme si nous étions mus, pour la première fois. Nous redécouvrant une mobilité nouvelle, plus oscillante et moins réfléchie. Nos pupilles se lèvent sur son visage défraichi, comme une fleur fanée dont les nouveaux reliefs nous font vibrer. Une statue tragique et sans âme, le mémento mori. Mais des âmes nous en avons pour deux, pour cents, même des milliers. Tout ça, on s'en fous, même si dans son regard ce qu'on y voit luire n'a rien d'humain. On s'offre et s'abandonne dans ses grands bras qui nous font errer sur des flots de démence, une sensation lointaine, effacée de nos esprits brouillés qui frémissent d'excitation et jubilent en redécouvrant cet enivrement familier.  

N'oublies jamais, que tu n'es qu'un objet à la perception faussée.
- Le mal est entré, meilleur ennemi. Il sait nous abandonner, nous ramener près de lui... -

Nous poursuivons avec un chant familier, murmuré à une oreille proche et encrassée. Notre douce voix d'enfant s'élève et caresse les pierres refroidies par nos ardeurs publiques... Pubiques? Nous en perdons le sens des mots. Nous détournons les siens, comme nous le faisons avec la réalité. L'emportant près des sentiers que nous avons battus, nous retrouvant le cul entre deux chaises, perdus dans l'entre-monde, un nouvel univers qui nous appartiendra à tous deux. Sur notre peau de morte, maculée de pourpre, un sourire léger se dessine, intrigué et enfantin.  

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MessageSujet: Re: takoyaki under the deep dust sea   14/9/2014, 20:32

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Gravats et poussières se collent aux semelles trouées de l'être sortis de cauchemard, tandis que sa chanson grincante se tait, dans l'insoutenable silence couvé par la voute de relents de graisse et de suie couchée sur l'ancien monde ,ce pays renié,gorgé d'étrangetés plus rancunières encore que celles qui volent et respirent au dessus de leurs tête..

Beetlejuice l'enlace de ses pattes, longues mains marquées de raies, terminées par d'ongles griffus et taillés de pointes, aux extremités miteuses de paillette brune habitée par des virus divers et des fantômes organiques, fuyards d'entrailles nouvellement percés. Il colle cette poupée docile contre son torse, les parasites de sa chaire grouillant avec politesse se regrouper dans son dos, pour ne pas effrayer la frêle créature aux yeux luminescents, petit poisson d'abysse aux rétines-ampoules..

Là se joue un aller et une venue, les pas ralentissant pour écorcher le bitume fendu et exploser les débris. Les lèvres peinturées du sinistre clown s'écartent alors d'autant plus sur ses crocs jaunies de fauve, sous la belle et douce voix de la demoiselle du fond des eaux,persuadant ses vertèbres qu'elles peuvent jouer à l'élastique, permettant magnaniment ses os à murmurer la chorale, jouant avec le vent tandis qu'il la penche en un mouvement de tango absurde..

La valse poussièreuse se meut dans la cathédrale inhabitée, rythmée de bruissements de muscles déchirés et de veines explosées, venant bruire la moitié de son globe droit d'un  hurlement muet de tempète sanguine sur les symptomes de son hépatite, alors que le visage de l'Ombre effleure la chevelure du mirage imprononcable,pour lacher quelques mots suaves parmis les mèches d'ébènes,d'une voix grondante et brûlante.

-"...pas encore entré, mais ça ne saurait tarder..."

Depuis le début, les paupières aux cils allongés par l'épaisse couche blanchâtre qui macule la peau ivoirine du croque mitaine ne se sont couché, les pupilles puisant toute miettes de lumière pour percer l'obscurité ambiante, si lourde, telle un..couvercle...offrez donc ces fleurs,Cher Baudelaire, tandis que se gorgeant d'absinthe, Beetlejuice lui récite les vers vitaux, les faisant rimer avec la syphilis qui le berce avec tendresse, recouvrant du draps, ce crâne plein de promesses vinassées..

Ses bras relâchent leurs tentaculaires prises, tandis que ,rendant la délicate poupée à la prise de la terre, c'est le visage du dragon défraichis qui poursuit la descente, rejoignant les lèvres du petit être pour la posseder de la façons la moin conséquentielle, prémice d'une alliance qui l'excite d'avance, lui si désireux de faire danser les morts...Mais l'écho caverneux ne résonne pas, et lorsque toute prise est relachée, l'être d'imaginaire tordu regarde le ptit corps tomber dans un bruit étouffé par la poussière. Morte. Et qu'il se relève en gardant les yeux fixé sur la poupée désarticulée, avant de hausser les épaules et siffloter son air d'horreur, reprenant sa course désaxée en l'abandonnant, gravats parmis les autres...
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MessageSujet: Re: takoyaki under the deep dust sea   28/9/2014, 22:59

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In the dark of the night...

Tu avances doucement, petit chaperon blanc, une étole semi-opaque en repart dressée en refus face à monde qui te correspond si peu, dans lequel tu t'es retrouvé jeté et défiguré, pauvre petite brebis égarée. Tu trembles sous ton voile d'épouse trépassée et tu t'enfonces, les chevilles fébriles, peinant à te tenir, dans les entrailles d'un monde dénaturé.  
Tu te demandes ce que tu fais là, dans ces lieux sordides alors que tu passes ton temps enfermé dans ta petite chambre d'or décoré. Secrétaire. Ça te semblait si bien. Si sûr comme emploi... Et puis t'as été muté au bureau des recrutements par ce que je cite: "Bah au final les secrétaires ça ne sert à rien. Donc rends-toi utile ou dégage."
Et te voilà désormais, adorable petit appât, nymphe à la peau de lait à la portée de mains souillées que tu te dois d'attirer au bout du fil d’Ariane, jusqu'au royaumes des rêves brisés d'enfants oubliés par leurs premières inspirations.

Tu soupires et vient serrer tes dossiers contre ta poitrine frêle et à peine dessinée. T'as le cœur lourd de pensées noires, il bat, fort, trop fort, s'agite et siffle dans tes tympans comme une locomotive à vapeur. Tous tes sens sont en éveil, à l’affût du moindre mouvement suspect, comme une proie traquée.   
Et pourtant ça n'est pas du grand méchant loup que tu as peur dans le noir, ni du croquemitaine tapis sous un lit de poussière. Ce qui te serre la gorge et bloque ton souffle est tapis en toi, dans tes entrailles déformées, sous les pans de tissus qui recouvrent ta peau nacrée. Qui chaque jour ne manque de te rappeler ce que tu es par une nouvelle farce.
Aujourd'hui t'as des yeux qui se déploient de parts et d'autres de ton épiderme, qui guettent avec toi, au travers du tissus fin d'une chemise ample et de ton pantalon serré. T'as beau essayer tu ressemble toujours à une fille... En même temps difficile de paraître viril avec ta tignasse t'arrivant aux chevilles que tu te refuses à couper.

T'arrêtes pas de te prendre les pattes dedans, d'ailleurs te voilà déjà en train de chuter. Mais cette fois c'est autre chose. Tu te retournes pour te retrouver nez-à-nez avec un visage de poupée inanimée aux commissures couvertes de sang caillé. Et toi, petite chose usée par la peur, t'as le cœur qui reprend sa course effrénée et insensée tandis que tes jambes refusent d'en faire de même.  
Tes petits muscles se crispent, ta gorge se déploie pour dévoiler une voix d'enfant brisée par l'effroi. Un cri strident déchirant les ténèbres. De quoi attirer tous les détraqués du coin si tu veux mon avis. Mais tu t'en fous, tu cries, vomit tout ce que tu as trop longtemps retenu dans tes tripes dans une gerbe cristalline qui perle sur tes cils trop longs à ton goût.
Tu bondis légèrement en arrière, juste de quoi te mettre assis et reculer, t'agiter dans la crasse comme un poisson hors de l'eau, luttant pour sa survie tout en sachant que tout effort est vain. Tout ce que tu parviens à faire c'est marmonner un appel à l'aide difficilement déchiffrable sans songer que c'est exactement ce qui pourrait te mener à ta perte. Mignonne petite chose, tremblotante et effrayée... Quel genre de créature ton voile hissé sur ta tête en guise de drapeau de paix viendra-t-il attirer?

Comme pour s'acharner sur ta petite personne, le sort décide de placer derrière toi une vieille marre au contenu douteux et gluant, ta petite chemise blanche devenant seconde peau dévoilant ta poitrine aplatie par un corsages de bandages maladroit de même que ta taille fine de femme tout en dessinant tes hanches larges et les orbites qui percent ta peau de soie impériale. Tu t'en mords les lèvres et te referme sur toi même comme un escargot dans sa coquille. Finalement tu pries pour que personne ne vienne, pour disparaître dans cette marre noirâtre et visqueuse qui semble s'agiter et se glisser pernicieusement sur ton corps du troisième genre comme mue d'une volonté propre.
Te voilà haletant et perdu, ne parvenant plus à lever le petit doigt, comme si ta volonté se retrouvait absorbée dans un tourbillon de torpeur et de renoncement.

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MessageSujet: Re: takoyaki under the deep dust sea   28/9/2014, 23:28

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Trainent les pieds dans les chaussures vernis du croque mitaines défraichis, tandis que de valse fantôme à jazz de Bird, son corps d'échalas se torture et se triture alors qu'il chante à voix gauffrée et écorchée,à quelques monceaux d'ordures de sa pauvre poupée défaite..et un bel accompagnement s'offre de résonner sous ce couvercle de casserole rayée !

rythme binaire emballé qui tonne comme un ténor dans la cage doré d'un oiseau de lait, berlingot sucré qui ne demande qu'à fondre sous une langue blasphématrice..les yeux se jettent avant les orbites, et bien vite suis aux globes le corps, dans son cotsume de gentleman, veston rehaussé des doigts et cheveux lissé sous une paume encore chaude de la vie disparue..D'ailleurs elle fut l'instigatrice de cette canterelle de sonata, et le corps qui choit semble une anguille de mixture d'enfant, de rêve,de paillette et de délicieux cauchemard pour pimenter le tout..

trois quatre, les pas de valse termine sur un ratrapage, bien que le nouveau partenaire soit déjà à se rouler dans une gigue epileptique au fond d'une mare de crasse et de boue liquide qui vient engluer le petit moutonmoustique dans une eau saumatre et gluante, collante, comme de la salive de sexoffender..Les paumes tiède du Beetle contre les pectoraux légèrement bombés, ses doigts jouant du piano sur les touches d'ivoires de ses cotes, tandis que d'une poussée agile, le voilà qui soulève cette petite créature dans les airs, prenant sa main, et rattrapant sa danse terminée sur un crac vertebral mortel..

Les dossiers sont sauf et forment le nouveau public de ce couple héteroclite, les yeux d'alligator de la bête dragonnière observant avec un interêt jamais renouvelé précedement cette mince figure asexué qui ne peut que subir ses assaults.."are you a boy, or a girl.." Oh, professeur Oak, pour une fois, il ne s'agit pas là d'un défaut de vision, mais d'une question fort pertinente ! Peau de porcelaine, le charme est ici bien plus grand, nourrit par les berceaux d'innocence vomis par ces orbites charmantes...

Les pas ralentissent, et la danse finit, une courbette du géant montrant sa nuque parsemée de fines veines d'un jasmin fort délicat et distingué, tandis que sa main désormais froide garde entre ses doigts, la douce quenotte collante de salissure de cette créature maintenant maudite.

-"..Fort aimable de m'avoir preté votre corps.."
Sourire moqueur, alors que les pupilles reptilienne ont capté la nuance ambivalente de ce corps si peu unique qu'il est le tout..
"Mademoiselle.."

L'éclat de voix montre le personnage, ses crocs jaunit de clown tueur, de dragon nkidnappeur, et ses doigts devenant tentaculaire, il se fait un plaisir de les enrouler autour de ce bras si maigre pour coller le pauvre petit secrètaire contre son corps.

"Allons chez vous, vous devez vous changer, et je dois sommeiller !"

Invitation accepté par le grand méchant loup, optique ? La mission physique, l'entretiens pratique étant une parfaite réussite..
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MessageSujet: Re: takoyaki under the deep dust sea   29/9/2014, 01:57

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In the dark of the night...

Tu t'engouffres dans la bile noircie de cet univers moisi, avili, où la normalité ne semble que folie. Tu es pris dans les sables mouvants de ta propre agonie, si loin de ce que tu as aimé au point de te faire rejeter. Tu es seul, depuis toujours et tu sais pertinemment qu'aucune main secourable ne te seras tendue. Tu sens les larmes monter, imprégner les centaines d'yeux dont ton corps est parsemé. T'es humides et tes sentiments dégoulinants se mêlent à la gelée saumâtre dans laquelle tu es trempé comme un biscuit sucré ne demandant qu'à être croqué.
T'as la tête qui tourne, les synapses brouillées par des effluves inconnus émanant du bouillon d'amertume dans lequel tu marines allègrement sans tenter de t'en dépatouiller. Tu es las, ton échine est torturée par d'immondes frissons, les orbites parsemant ton corps te brûlent et te déchirent les entrailles, tu les sens se tordre de douleur et les spasmes parcourir ton corps baigné d’ambiguïté. Tu te tortilles comme une anguille humide, lubrifiée... Dégueulasse, gémissant et haletant. La gorge nouée par l'angoisse.  

Lorsque tu sens une pression sur ta main tu ne peux t'empêcher de sursauter pour aussitôt t'y accrocher, comme un enfant au bras d'un type louche lui proposant un cône glacé. Tu te retrouves soulevé comme une plume pour atterrir dans les bras osseux du nouvel arrivant, tes bras toujours accrochés aux dossiers que tu devais faire signer à l'une des créatures répugnantes des souterrains désormais devenus un doudou auquel tu t'accroches comme à la dernière bribe de raison qu'il te resterait.
T'es crispé, tes doigts s'enfoncent dans le cuir de la pochette que tu étouffes dans ton étreinte si peu virile. Tu affiches une moue d'enfant effrayé, si différente du masque que tu affiches habituellement en hurlant ton genre et fronçant les sourcils de manière peu convaincante. Tu te fais entraîner dans une valse insensée tandis que ton torse bombé et entravé accélère la cadence, pris de spasmes violents, le souffle venant à te manquer.

Tu te retrouves ballotté et retourné comme une vulgaire poupée de chiffon trouvée dans un dépotoir. Ton vis-à-vis aux orbites jaunies s'incline, te remerciant et dévoilant une dentition jaunie qui t'arrache un nouveau frisson. Tu ne peux t'empêcher de penser que tu étais mieux dans la marre... Et le "Mademoiselle" railleur t'arrache un grognement de mécontentement tandis que tu siffles entre tes dents serrées quelques mots.

- Je suis un homme! -  
   
Il ne t'écoutes même pas, qui tentes tu de convaincre? Toi-même? Pas le temps de t'attarder sur la question, voilà que des tentacules viennent enlacer ton avant-bras frêle t'arrachant un nouveau cri, de même que de nombreux frissons, de dégoût et de peur. Tu as un instantanément un mouvement de recul mais tu te retrouves plaqué contre le corps musclé du monstre. Tes muscles se retrouvent crispés à l'extrême tandis que tes joues s'empourprent et que ton cœur tente de se libérer de ses chaînes artérielles pour te laisser sans vie, étalé sur le pavé comme le cadavre gisant un peu plus loin.
Tu fais brusquement le lien, tes orbites s'ouvrent sur la créature étrange dont tu es prisonnier et tu ne peux t'empêcher de poser la question dont tu préfères ignorer la réponse. Ce que l'esprit humain peut être idiot lorsqu'il panique et que sa mécanique neurale s'embrouille. T'as peur, tu trembles, tu pleure, encore, face à ta propre monstruosité qu'il te renvoie en pleine figure.

- Vous l'avez tuée, hein? Qu'est ce que vous voulez me faire?! Lâchez-moi! Je ne veux pas mourir! Laissez-moi partir... S-S'il vous plaiii... -  

Tes yeux noisette se voilent de larmes, ton faciès de poupée se couvre de sillons transparents et ton torse est parcouru de soubresauts tandis que les sanglots s’échappent de tes lèvres purpurines déformées par la frayeur.  

- ...J-Je ferais... ce que vo-vous voulez... mais laissez-moi... Je vous en suppl-ie... -  

Tu tentes de te libérer de sa prise et glisse sur ta longue chevelure encrassée, ton fessier rebondit venant rencontrer le sol, tu te retrouves avachit sur sa jambe, ton bras encore prisonniers de ses tentacules, les ventouses t'irritant l'épiderme et adhérant parfaitement à cette dernière. T'as peur et tu te retiens difficilement de te pisser dessus. T'es pathétique, comme un enfant à ses premiers balbutiement, incapable de se dresser de lui-même sur ses deux pieds tu t'accroches à ce que tu veux fuir. Tu te sens épuisé par cette journée absurde, cette rencontre grossière... Ce monde si peu familier, t'arrives même plus à réagir, encore moins à raisonner, tu te sens complètement sonné à deux doigts de t'évanouir, tentant de lutter par peur de ne jamais te réveiller. Sans vraiment le réaliser tu laisses tomber les précieux dossier pour lesquels tu as tant bataillé, tout te semble déjà vidé de sens. Tu ne réalises même pas la perche monumentale que tu viens de lui tendre.

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MessageSujet: Re: takoyaki under the deep dust sea   29/9/2014, 20:00

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cAfArd


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Le masque ricaneur du monstre des souterrains se grave d'une perplexitude face à cette petite chose si vaillante et braillante qu'elle n'est..au moin..pas transi de peur au point de ne pas bouger, et se contente de hurler tels un putois. Le voilà même suspendu comme un enfant boudeur à son bras où se dessinent dans l'obscurité les rayures grises et lilas , mêlant couleur de chaire et tentaculaire, là ou l'humanité reprend droit sur le membre supérieur du jeune..vieux..croque mitaine.

Tué ? Pas du tout. Elle a arreté de vivre toute seule d'abord. Le visage maquillé devient boudeur, et la grande carcasse se penche pour saisir cette nouvelle créature de sa main encore humaine, le remettant sur ses pieds,défaisant la prise de ses ventouses pourtant fort appréciées des fétichistes. Mais c'est quoi ce cirque..une qui calanche, l'autre qui pervenche..ce n'est plus un souterrains mais une garderie...La salle de balle devient royaume des lamentation, et Beetle, pauvre Beetle,handicapé sentimental, ne comprend ces larmes et ces vomissures de peur qu'on lui gueule à la figure.

Alors il ne lache pas, et même mieux, voilà que le monstre ote son gilet, le lui enfile pour masquer cette peau si tendre dans laquelle il bave de croquer,et le voilà de sortir ses ailes de dragon avant de jeter son colis sur l'épaule, l'en emmitouflant en se remettant à marcher, tournoyer paisiblement en sifflotant, un papier taché à la main.

-"..Parfait, tu seras mon colocataire alors ! Et elle est morte toute seule, 'sans doute plus d'batterie, qu'est c'qu'j'en sais, franchement.."

Parmis les tours et détours dans les monceaux de ruines, le rythme de la mélodie moyennageuse se voit rythmé par les heurt étouffé des doigts osseux de la bête contre le rebondis des fesses de son colis aux cheveux de conte de fée, rangossant et sautichant parmis les nuages de poussières. Ce truc là, il est à lui maintenant !
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takoyaki under the deep dust sea

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