Isidore [Je suis sale]




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MessageSujet: Isidore [Je suis sale]   2/2/2015, 23:20

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Dévot dégradé


Messages :
89
Masculin
Age du personnage :
19 ans.
Pouvoirs / Particularités :
Peut transmettre ses émotions à autrui.
Origine :
France du XVIe siècle.
Orientation sexuelle :
Indéfinie.
Habitation :
Difficile.
Fiche de personnage :
Je suis sale
avatar
Isidore
Dévot dégradé

Who am I ?

● Isidore


« Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme. »


.: Nom civil: Isidore.
.: Age : 19 ans d'apparence.
Existe à Wonderland depuis : Arrivé depuis peu.
.: Orientation sexuelle : Il faudrait déjà vaincre sa phobie des contacts humains pour se faire une idée.
.: Groupe : Silent Lambs.
.: Race : Alice.
.: Origine : Jeune homme issu du XVI siècle français.
.: Fonction : Aucun pour le moment.
.: Âme : Il la possède encore.
.: Particularité :  Peut faire ressentir aux personnes à proximité ce qu'il ressent de façon involontaire (n'a pas tout à fait conscience de cela).
.: Pouvoir : Aucun (n'a pas encore été voir Alice).
.: Classe sociale : Avant de rentrer dans ce monde, il faisait partie des classes moyennes.
.: Participant au Game of Madness : Pas pour le moment.
Description Physique



« Isidore ? C'était un charmant jeune homme, quel destin triste... vous souvenez-vous de lui ?
— On s'en souvient tous, vous savez, il était le fils de...
— Ah... »


Il parait que je ressemble à mon père. Du moins, c'était ce dont ma mère était persuadée.

Des enfants de la sorte, on en trouve partout, en réalité. Des vêtements de bonne qualité, mais toujours dans les couleurs neutres ; Isidore était un être de discrétion. Le gris était sa couleur favorite, s'associant bien avec sa peau blanche, et ses yeux bleus. Telle une ombre, il traversait les rues d'un pas léger. Telle une ombre, il se faisait oublier des autres, et se confondait avec le décor. Si bien qu'il n'y avait aucune information qui lui échappait. Une silhouette filiforme se cachait sous des habits de soies, qui semblaient danser contre elle, se soulevant et se baissant sous le rythme d'une marche tranquille. Un visage anonyme confondu avec les autres visages de la masse, mais pourtant singulier si on lui portait un semblant d'attention. Isidore considérait qu'il n'avait rien de particulier, il était un enfant comme les autres, perdu dans le ventre de cette ville corrompue.

De mon père, j'ai hérité mon regard. C'est ce que ma mère me répétait tout le temps.

De longs cils clairs, la paupière blanche, et l'oeil vif. Bleu et gris, brillant, tel celui d'un chat apercevant sa proie de la nuit. Tirés en amende, ses yeux possédaient une lourde tristesse ; on y tirait toute son âme, tous ses désirs dans son regard, si on le connaissait un peu. C'était la seule chose remarquable chez lui, et qui rendait sa mère si nostalgique, lorsqu'il la saluait le matin en ramenant sa cape sur ses épaules tombantes. Souvent, on lui disait qu'il avait volé des pierres précieuses pour avoir cet oeil si vif, et tranchant. Ça ne le faisait pas rire.

Pourtant, je suis certain que ma mère avait les yeux bleus.

Des joues creuses, un nez fin et long, un visage ovale comme n'importe quel autre visage ovale de l'époque. Une peau pâle comme toutes les autres... sa figure ressemblait à un masque de porcelaine qu'on lui aurait collé à la naissance. Lui, ça lui convenait, ce sentiment d'être comme tout le monde, mais sa mère désirait ardemment de le rendre exceptionnel. Avoir un fils blond avec des yeux bleus ne lui suffisait pas ; la dernière fois qu'elle avait vu son père, ses cheveux blonds tiraient sur le gris. Alors elle mit toute l'énergie nécessaire pour effacer ce blond, et le rendre gris : « semblable à l'éclat de la lune », disait-elle pour réconforter son fils, alors qu'elle poignardait sa personnalité à coup de tisonnier. Son père ne reviendrait pas, elle le savait, alors il devait le remplacer. Il fallait rendre la banalité jolie, exquise même.

Isidore était de taille moyenne ; sur ce point, il ne pouvait pas correspondre au souvenir que sa mère avait de son père. D'elle, il avait hérité de belles mains fines, et des ongles longs. À l'intérieur de la paume existait toutefois une cicatrice, semblable à un coup de couteau qu'on lui aurait donné. Il en possédait d'autres, notamment une derrière l'oreille, et une multitude sur la poitrine et le dos. Elles avaient une signification particulière pour lui, et d'une main tremblante, il lui arrivait de les caresser, en songeant au moment où la lame avait pénétré sa chair. Un tendre souvenir.





Etat mental



« Isidore ? Il était toujours le premier à se confesser. Malgré tout, il était tourmenté par un lourd secret.
— Son père ?
— Il ne l'a jamais connu. »


De mon père, j'ai hérité une croix en argent dont je ne me sépare jamais.
Isidore croyait fortement en Dieu.

Si bien qu'il n'y avait pas un instant, où il ne pensait pas à lui. Une image indicible à laquelle il se vouait servilement. Dieu, c'était la seule chose à laquelle il pouvait donner sa confiance. C'était tout pour lui : un confident, un soutien, une force. Sans sa foi, il n'aurait pas autant avancé dans la vie. Il aimait Dieu, même plus que sa mère, même plus que sa propre vie. Ses croyances étaient si profondes qu'il en allait à se blesser lui-même. Il pensait que la souffrance pourrait expier tous ses péchés, l'un des plus grands étant de venir au monde. Isidore était incomplet. La foi lui donnait de l'épaisseur, lui qui se sentait toujours si vide.

« Tu dois devenir quelqu'un, tu dois devenir ton père. Tu comprends ? Un jour, il reviendra. »

L'un des souvenirs que j'ai conservés de cet homme, c'est un livre.

Je ne serais jamais une histoire.

Un journal de bord, où il racontait tout ce qu'il avait vu là-bas. Dans ce pays où on trouve des indigènes mangeurs d'hommes, et une nature encore pure. Lorsqu'Isidore promenait son regard sur les lignes laissées par son père, et ses dessins, il se demandait comment était la vie là-bas. Si les indigènes étaient doués d'une foi parfaite, ou s'il fallait les amener sur le droit chemin. Ce fut ainsi qu'Isidore devint rêveur, s'alimentant encore et encore des récits de voyage, se complaisant dans un monde où il ne devait pas être la pâle et ridicule imitation de son père, mais lui-même. La réalité devint alors une toile obscure et ennuyeuse, dépourvue de joies et de merveilles, seul Dieu apportait à Isidore la lumière. Dans ce monde triste et froid, Isidore rêvait alors à ces contrées, et espérait un jour pouvoir s’y rendre, et promouvoir la parole sacrée du christianisme.

Pardonne-moi, je ne serais jamais son histoire.

« Un fils si doux et gentil ! Quel drame, vraiment. »

Isidore était mélancolique, il avait l'impression de ne pas être à sa place. Mal dans sa peau, ses sourires et ses manières étaient un masque. Il rassurait les autres, quand cela était nécessaire, et offrait quelques-uns de ses secrets à son confesseur. Même à sa mère, il n'osait pas tout dire, gêné par la pudeur. Le contact avec autrui le rendait mal à l'aise, il était facile de le gêner, ou de s'attirer sa colère. Un comportement exemplaire, c'était ce qu'il attendait des autres, mais il avait goûté souvent à la déception.

La vie était une épreuve, et il avait échoué. C'est pour cette raison qu'il pense que ce « monde » — ci est une dernière épreuve qu'il doit passer. Comme s'il était dans le purgatoire, et qu'il devait expier ses fautes avant d'atteindre le paradis. Mais pour le moment, il l'observe, tente de lui trouver une logique, et d'enfouir le chagrin sous un tas d'os.



Il était une fois...



« Tu dois prendre soin de toi, d'accord ? Oh... tu lui ressembles tellement ! On dirait lui, mais en miniature. Qu'il est adorable... ! »

Sa mère soupira, elle passa ses longs doigts fins dans ses cheveux, puis elle lui prit la main. Isidore était haut comme trois pommes, le monde autour de lui paraissait gigantesque. Lorsqu'il levait la tête vers un bâtiment, il avait la sensation que celui-ci s'étirait jusqu'au ciel, puis impressionné, l'enfant baissait son regard bleu sur ses pieds. La main de sa mère était douce, et ferme, comme si elle craignait qu'il s'envole à la moindre occasion. C'était une jolie femme mince, dont les yeux clairs étaient assombris par des cernes ; Isidore l'aimait profondément. La ville vivait autour d'eux, les gens passaient et les bousculaient, pourtant il ne se sentait pas faire partie de cet étrange environnement. Une aura de solitude entourait sa mère et lui-même, on les évitait. Un instant, sa mère s'arrêta, ses doigts se refermèrent autour de sa main avec une soudaine violence. Isidore l'observa, inquiet, puis il suivit son regard. À quelques pas d'eux se trouvait une autre femme, accompagnée de deux enfants. Elle sentait la noblesse, un éventail en main, elle cachait la moitié de son visage, tandis que sa voix tranquille demandait aux enfants de se calmer. Isidore fronça les sourcils, il alla ouvrir la bouche, mais sa mère tira sa main, et l'emmena plus loin en murmurant :

« C'est la fausse femme, cette sorcière me l'a volé. Un jour, Dieu la punira. »

À l'époque, Isidore était encore trop jeune pour comprendre que « la fausse femme » était en réalité sa mère. Férocement, elle s'accrochait au souvenir que « son père » avait laissé : ce petit garçon qui lui ressemblait un peu, mais qui devait devenir comme lui. Assez vite, Isidore apprit à lire, en s'appuyant sur le journal de bord que son père avait bien voulu offrir à sa mère le jour de sa naissance. Ou l'avait-elle volé, le garçon ne savait pas. Alors que les années avançaient, il se rendait compte qu'elle mentait sur sa vie passée, et sur leur avenir. Fragile, elle se montrait parfois dure pour un détail, et s'efforçait de faire de lui l'image exacte de son père. Le livre de ce dernier sur les genoux, Isidore était plongé dans la lecture, alors qu'elle coiffait ses cheveux blonds. Parfois, elle tirait fort, afin de l'entendre pousser un gémissement douloureux. Crispé, il tentait de montrer aucune émotion, tandis qu'elle se vantait d'avoir assez d'ors pour lui offrir de nouveaux vêtements ; ses illusions la berçaient tendrement.

« Isidore ! Regarde-moi. »

Le garçon se tourna vers sa mère, elle lui offrit un sourire affectueux, et l'embrassa sur le front. Son souffle était chaud, son regard clair gardait la même lueur folle, alors qu'elle contemplait ce qu'elle faisait de son fils. En observant sa chevelure, elle soupira :

« Avant qu'il ne parte à nouveau en voyage, il y a dix ans, ses cheveux tiraient sur le gris. Il va falloir arranger ça. »

Isidore ne répondit pas, en réalité, il parlait assez peu. Il se contentait d'observer les autres, ou de les écouter se confesser ; souvent, il avait vu sa mère pleurer que Dieu était cruel avec eux, et qu'elle attendait que la « fausse femme » soit punie de lui avoir volé son amant. Avec douceur, le garçon lui caressait l'épaule, et attendait qu'elle se calme sans prononcer un mot. Sa mère passa son pouce sur sa joue, comme si elle admirait le fruit de son dur labeur, puis elle se redressa. On frappa à la porte, elle se tendit aussitôt, puis elle tourna les talons. Elle chassa son fils d'un léger geste de la main, elle prit une grande inspiration. Isidore l'examina dans l'ombre, alors qu'elle ouvrait la porte sur un homme massif et moche. Elle ne le fit pas entrer, elle se contenta de prendre la bourse qu'il tendait. Avant de s'en aller, il chuchota :

« N'oubliez pas où est votre place, madame. C'est grâce à ma maîtresse que vous vivez convenablement, mais si un jour vous... ou votre fils revendiquez le lien de parenté avec Monsieur, je me chargerais personnellement de vous éliminer. Compris ?
— Oui. »

L'homme approuva, puis il s'en alla. Isidore avala sa salive, il frotta ses mains, il attendit que sa mère le rappelle. Pendant un moment, cette dernière resta immobile devant la porte. Elle mordait son pouce en grognant : « sorcière, sorcière, Dieu te punira ». Sa détresse déformait ses jolis traits, elle ne pleurait pas, malgré la douleur qui l'accablait. Elle tenait encore dans la main le peigne avec lequel elle l'avait coiffé, elle le fixa soudain, avant de le jeter sur le sol, comme si son contact l'avait brûlé. Isidore regardait la scène, en silence, sans émotion particulière, comprenant que leur existence était un mensonge qu'elle avait fabriqué de toutes pièces. Il mordit sa lèvre inférieure, il détestait la voir avec une telle expression.

« Mère ? »

Sa voix tremblait. Elle fonctionna comme un éclair sur elle ; la femme se retourna, les mains crispées, et elle lui envoya un regard haineux. Isidore avala sa salive, d'un pas timide, il se dirigea vers elle. Il ne comprenait pas pourquoi elle paraissait si malheureuse, et pourquoi elle concentrait une violente colère en son égard. Qu'importe, il avait envie de la consoler. Au moment où il la toucha, elle le gifla. Choqué, l'enfant la regarda avec les larmes montant dans ses yeux.

« C'est de ta faute. »

Isidore s'excusa, même s'il ne comprenait pas ce qu'elle avait en tête. Puis, se rendant compte de ce qu'elle venait de faire, elle le prit dans ses bras. Elle l'écrasa dans ses bras, elle caressa ses cheveux, et conserva le silence. Elle l'embrassa sur la joue.

« Tu dois faire ce que je dis, compris ? »

Isidore approuva. À partir de ce jour, son innocence s'évanouit doucement, et il redoubla d'efforts pour atteindre les attentes de sa mère. Sans n’avoir jamais connu son modèle, il construisait sa personnalité au fil des récits de sa mère. Son père était un homme beau et charismatique, il devait l'être tout autant. Selon les souvenirs de sa mère, sa voix était grave, profonde, et on se taisait tous dès qu'il prenait la parole. Lui, garçon docile et calme, ça ne lui correspondait pas. Mais il devait... devenir son père, pas seulement l'imiter, non... il devait être lui. Alors le garçon en devenant un jeune homme amputa doucement sa véritable personnalité, il refoula tout ce qui ne correspondait pas à l'image que sa mère attendait de lui. Malgré tout, il ne parvenait pas à se montrer autoritaire, il gardait sa docilité. Son amour pour Dieu se raffermit à cette époque, il ne cherchait pas à faire le bien, il cherchait le salut dans la moindre de ses actions. Un jour, on le traita de « bâtard », et il mesura l'ampleur de sa vie ; elle était vide, il était incomplet.

« Bâtard », ce mot avait résonné avec tant de violence dans ses oreilles qu'il en avait été blessé. Il était un « bâtard », une chose dont on ne voulait pas, dont sa mère n'avait sans doute jamais voulu. Il devait racheter sa faute, celle d'être né dans cette époque où les bâtards n'avaient pas leur place en société. Alors pour ça, il se dévoua à Dieu, corps et âme. Peu à peu, il donna une forme de gloire à son nom. On le considérait de bonne figure gentil, et charmant, ce fut ainsi qu'il commença à se faire apprécier. Toutefois, l'ombre de ce mot, « bâtard » planait encore sur lui. Il ne parvenait pas à faire oublier ses origines, et malgré ses efforts, Isidore entendait toujours ce mot lorsque son dos était tourné. Devant lui, on complimentait sa personnalité, sa gentillesse, et le reste. Derrière lui, on prenait un malin plaisir à rappeler son statut. En grandissant, Isidore comprit que la société humaine n'était pas bonne. Il devait arranger cela.

Le livre laissé par son père sur la table, le jeune homme le lisait pour la centième fois. Dès qu'il tournait les pages, les contrées explorées par cet homme dont il était le bâtard se dévoilaient à lui. Il reprenait des notes, au fur et à mesure que son imagination se consolidait. L'encre coulait sur la feuille, il déversait ses pensées dans des flots vigoureux. Il s'arrêta un instant, songeur, et il se demanda quelle somme il devait réunir pour partir là-bas, et rencontrer ces indigènes mangeurs d'hommes. Peut-être même qu'il pourrait le rencontrer.

« Isidore ? »

Le jeune homme se retourna vers sa mère. Hébétée, celle-ci s'approchait de lui. Il se releva, il lui tendit la main, elle la prit comme pour se raccrocher à la vie. Dans ses bras, elle plongea sa tête, et respira l'odeur qu'il dégageait.

« Tu lui ressembles tellement, je suis fière de toi. »

Isidore sourit sans joie, comme il le faisait toujours. Pourtant, il nota dans le comportement de sa mère quelque chose d'étrange. Elle lui embrassait la joue, comme elle le faisait toujours, mais ses lèvres se dirigeaient vers les siennes. Isidore fronça les sourcils, il la prit par les épaules, mais ne savait pas s'il devait la repousser ou non. Il sentait sa détresse à travers tous les pores de sa peau, elle respirait fort. Son souffle caressait son cou, sa bouche rouge et pulpeuse attrapa la sienne. Un frisson courra dans son dos, Isidore sentit son estomac se contracter. Il était plongé dans une sorte de torpeur, mais il était incapable de lutter contre les sens en ébullition de sa mère. Quelque chose en elle le lui interdisait. Elle plongea ses doigts sous sa chemise.

« Je suis un pêcheur. »

Le souffle court, Isidore fixait la porte du confessionnal, incapable de tourner la tête vers le prêtre prêt à l'écouter. Les mains sur les genoux, la tête rentrée dans les épaules, il était incapable de calmer les battements effrénés de son corps.

« Je... suis sale.
— Que vous arrive-t-il, mon enfant ? Je ne vous ai jamais entendu dire cela. »

La voix d'Isidore était bloquée dans sa gorge. Sa poitrine serrée dans des ronces ; chaque respiration lui était douloureuse, alors que les images horribles s'imprimaient sur sa rétine avec exactitude. Il... confus, il essayait de conserver son calme, mais la sueur se mélangeait aux larmes. L'homme caché derrière la grille ne savait pas quoi dire, on aurait dit que le jeune homme avait croisé la route du diable. Il palpait sa poitrine maintenant, comme s'il voulait arracher sa peau souillée par...

« Je suis un monstre, seigneur... aidez-moi.
— Que s'est-il passé ? »

Mais pouvait-il seulement avouer une chose pareille ? Que sa mère l'avait... un haut-le-coeur survint. Il se pencha en avant, et il tenta de le retenir, même s'il devait ravaler pour cela. Il passa dix minutes dans le silence, tourmenté par son pêcher, comprenant son sens et sa cruauté une fois qu'il avait été accompli. Le prêtre ne pouvait même pas imaginer ce qu'il avait fait, au contraire, il le rassurait sur sa nature :

« Vous êtes quelqu'un de bien, Isidore.
— N...
— Vous a-t-on blessé ? »

Une blessure, oui ! Endormi dans sa chair. Il la sentait parfois bouger, alors que le souvenir de cet instant remontait. C'était comme si un vers courait sous sa peau, respirant, gonflant, se nourrissant de lui. Isidore était souillé.
Il avait commis une chose abominable.

Il était victime de l'inceste, et pourtant, il était persuadé d'en être responsable. Il ne l'avait pas repoussé, sa raison avait faibli à cet instant. Encore sur lui, il sentait ses mains douces se promener sur sa poitrine ; il était un monstre. Il mordit sa langue de toutes ses forces pour ne pas céder à l'horreur. Son coeur était renversé, la culpabilité lui rongeait l'âme ; la porte du paradis lui était fermée. Toutes ces années passer à faire le bien, à comprendre la souffrance d'autrui et la subir ne signifiait plus rien, puisqu'il était un pêcheur.

« Ma mère...
— Vous devez prendre soin d'elle. »

Isidore ouvrit la bouche, il fixa le prêtre à travers la grille avec une expression terrorisée. Au bout d'un moment, il approuva. Ses ongles grattaient les paumes de ses mains, la douleur était minime, mais elle lui rappelait qu'il était vivant. Il était un bâtard incestueux.

« Vous me rappelez Saint-Augustin, déclara l'homme près de lui. Lisez-le, je pense que cela apaisera le tourment qui vous oppresse. »

Saint-Augustin... une découverte qui raffermit ses croyances, et permit pendant un temps de calmer son âme. Il découvrit un homme avant tout, un homme avec tous les défauts des hommes. Il n'était pas le seul à être sale, songea-t-il. Il lut les Confessions sans pouvoir s'empêcher de faire un parallèle entre Saint-Augustin, et lui. Pourtant, le souvenir atroce de sa mère surgissait encore et encore. Isidore ne pouvait plus se montrer devant elle sans crainte. Il devait expier son péché, il devait fuir cette femme. Alors plus sa lecture des Confessions de Saint-Augustin avançait, plus il comprenait que la souffrance du corps pouvait permettre le salut. Si son corps avait commis le péché de l'inceste, s'il avait passivement subi les caresses de sa mère, il devait le punir. Peu à peu, Isidore se dégrada. Il ne dormait pas la nuit, il occupait la majeure partie de son temps à Dieu, il implorait son aide. Puis, lorsqu'il terminait, il prenait une lame qu'il enfonçait dans les paumes de ses mains. Il refusait d'être son père. Il voulait être lui-même, mais qui était-il ? Il était si vide ! Il commença les mortifications, tout d'abord par le jeûne, puis dans une conduite morale qu'il voulait irréprochable. Il évitait de se retrouver trop longtemps dans la même pièce que sa mère, et si une mauvaise pensée survenait dans son esprit, il blessait son corps si faible.

Son âme vacillait vers un profond désespoir, où la recherche de la douleur devenait le seul moyen de la sauver. Isidore appliquait les enseignements de Saint-Augustin ; il ne mangeait jamais plus que nécessaire, lorsqu'il ne jeunait pas pendant trois jours. Si quelque chose chamboulait son âme, il se remettait à la prière, et aux sévices. Son corps n'était pas le sien ! C'était sa mère qui l'avait façonné, afin de tromper son esprit, et le prendre pour son père ; cette image indicible et faible. Le soir, alors qu'elle montait se coucher, Isidore s'agenouillait sur le plancher du salon. Il joignait les mains, il levait la tête sur la croix placardée au-dessus de la cheminée, et il priait dans une position inconfortable jusqu'à ce que ses bras tremblent de souffrance. Si son âme n'était pas ramenée à la raison, il prenait un martinet, et frappait son dos, sa poitrine, jusqu'à saigner.

« Seigneur, que dois-je faire ? »

Par moment, sa mère profitait d'un moment de faiblesse de sa part pour le toucher, l'embrasser dans le cou. Il recommençait alors les punitions. Il arrêta de feuilleter le livre de son père, il le rangea sous son lit, et Saint-Augustin devint sa principale lecture. La rêverie que lui procurait le journal de bord ? Une fade illusion ! Il devait cesser de s'en tenir à ça. Son dos criait de douleur, sa poitrine était balafrée de coups, c'était ça la véritable valeur de son âme : sa ténacité face à la souffrance. Ça ne serait jamais assez pour expier le péché qu'il avait commis. Il devait s'éloigner de sa mère.

Isidore refusa à partir de là tout contact humain, profondément dégoûté par la chaleur que dégageaient les corps. Il ne voyait là qu'une immonde tentation du diable ; il avait eu la faiblesse d'y céder une fois, plus jamais il n'accepterait de faire cette erreur. Il entra au service d'un médecin, sous le conseil de son confesseur qui voyait dans sa détermination à suivre les préceptes chrétiens un futur radieux pour lui. Il s'appelait Paul, c'était un homme gigantesque et émacié, il prit une grande ampleur dans son existence. Isidore ne savait pas si la médecine devait être une chose proscrite ou non, mais il reconnut vite qu'elle sauvait des vies, là où la parole de Dieu ne suffisait pas parfois. Paul ne partageait pas sa vision du monde, au contraire il était avant tout pragmatique.

« Le corps humain est une chose incroyable, Isidore, ne penses-tu pas ? »

Le jeune homme haussa les épaules ; dans le corps, il ne voyait que vices et faiblesses. Il frottait son ventre pour faire taire la faim, la fatigue tirait ses traits. Mais au moins, même si quelques fois Paul tenait des propos hérétiques, il ne le poussait pas sur le chemin du diable comme l'avait fait sa mère. Jamais il n'avait voulu le toucher, comme elle l'avait fait. La médecine était un art inquiétant, mais Paul lui enseigna ce que lui-même avait appris auprès de son mentor. Il lui montra comment amputer un membre malade, et comment cautériser la plaie. Isidore assista à des scènes cauchemardesques, et il se persuada davantage que le corps était l'origine du pêcher. Il aida Paul à couper la cheville d'un homme malade. Il soutint l'infirme dans ses prières, lui faisant baiser la croix qu'il portait sous l'oeil agacé de Paul. C'était la seule chose qu'il espérait pour cette pauvre brebis : un miracle, mais Paul rongea l'os de la cheville à l'aide d'une scie. Un miracle, ça ne pouvait pas guérir de la gangrène. Bientôt, les mains d'Isidore se tachèrent de sang, d'humeurs, et de tout un tas de saleté. Il ne savait pas si cette crasse aidait au rachat de son âme.

« J'ai besoin de toi cette nuit, Isidore, déclara Paul. »

Le jeune homme haussa les épaules, apathique, soucieux comme à son habitude. Aux alentours de 22 h, il s'en alla de chez lui, après avoir rassuré sa mère. Depuis qu'il travaillait pour Paul, elle lui reprochait de ne plus prendre soin d'elle, il s'éloignait de la même façon que son père s'était éloigné d'elle. Toutefois, Isidore ne pouvait pas faire face au sentiment qui l'assaillait, dès qu'il était en sa présence. Son odeur le mettait mal à l'aise, son estomac se serrait, alors que les souvenirs... ses fautes n'étaient pas rachetables.

La nuit était douce, la chaleur de l'été caressait sa joue, alors que d'un pas traînant, il se rendait chez Paul. Dans les ruelles, sa silhouette s'étirait, elle prenait tantôt la forme d'un monstre, tantôt celle d'un jeune homme mal assuré. L'air vicié pénétrait dans ses narines, pendant qu'il tournait au bout de la rue. Il arriva quelques minutes plus tard devant chez Paul ; celui-ci l'attendait. Il portait une cape noire, son visage était camouflé sous une épaisse capuche, il contrastait avec la tenue grise et légère d'Isidore. L'homme le salua d'un geste de la main, puis il l'invita à le suivre. Il portait une lourde pioche sur son épaule, Isidore ne comprenait pas ce qu'il attendait de lui. Mais depuis peu, il jetait toutes ses pensées dans ce travail, afin d'accomplir sa rédemption. Les efforts étaient un moyen excellent pour cracher hors de lui toutes les fautes du corps, et de l'âme. La blessure qu'il s'était faite à la poitrine lui faisait mal, mais il appréciait cette douleur ; grâce à elle, un jour, il pourrait ouvrir les portes du paradis. Paul traînait le pas, sa cape se soulevait et se baissait contre lui, alors qu'ils prenaient la route vers le cimetière.
La lune brillait d'un éclat argenté sur la toile noire de la nuit, Isidore estima sa beauté, puis il baissa le regard sur la tombe anonyme devant laquelle Paul s'était arrêté. Il lui jeta un sac de toile, il marcha autour de la tombe, il l'inspecta.

« C'est ici.
— Ici quoi ? »

Paul eut un rictus, il planta la pioche dans le sol. Isidore ne comprenait pas, ou plutôt il craignait de comprendre. Paul commença à creuser, alors que béat, le jeune homme examinait la scène macabre.

L'homme remuait la terre, pliant ses bras, jusqu'à ce que la pioche rencontre du bois. Il fronça les sourcils, du moins, ce fut ce qu'Isidore imagina. Il lui demanda de l'aide, Isidore fit « non » d'un signe de tête. La langue rapeuse, il commençait à transpirer. Bientôt, l'air vicié de l'été se mélangea à une forte odeur de pourriture. Paul soupira, il l'ignora, et continua son travail. Au bout d'un moment, il grogna :

« Allez mon garçon, bouge-toi, c'est pour l'humanité qu'on fait ça.
— Vous... n... on ne peut pas ! On ne doit pas...
— Il parait qu'elle avait deux têtes, j'veux voir ça. »

Isidore plaqua sa main sur sa bouche. À la lueur de la lampe à l'huile, alors que la lune caressait ses doigts d'argents sur le cercueil, il examina le rictus de l'homme grandir. Ses mains rapiécées attrapèrent le couvercle du cercueil, de la terre tomba un peu à l'intérieur. Il prit un vêtement humide, puis il extirpa lentement un bras, puis une épaule. La tête bascula sur le côté, Isidore refusa de regarder. Le monde n'était composé que de pêcheur. Révulsé, il se demanda quel était le sens de cette épreuve. Dieu jouait avec ses nerfs, que devait-il lui prouver ? Isidore ferma les yeux.

« Eh bien ! C'est vraiment étrange, tu ne trouves pas ? Aide-moi à scier le buste. »

Isidore tourna lentement la tête vers Paul. Le médecin se tenait à califourchon sur le cadavre. Des cheveux recouvraient les deux visages, Isidore peinait à les distinguer. Il remarqua que c'était le corps d'une petite fille, commençant à être rongé par les vers. Il y avait des trous, ici et là sur son corps et dans ses vêtements. Des bouts de peau se décollaient sur la face, ou les faces. Isidore recula d'un pas, son estomac se retourna, et il vomit de la bile sur le côté. Haletant, il implora la lune, il murmura des prières, et se demanda si l'homme face à lui n'était pas un démon. Paul émit un grondement agacé, il prit la scie dans le sac de toile, et une fois qu'il sortit totalement le cadavre de la tombe, il la planta dans sa poitrine. La tête de gauche tomba sur le côté, avec une expression vide. Isidore tremblait, il avait mal au ventre. C'était un véritable cauchemar ! Il devait punir ce... ce monstre. Il était sale. Tout aussi sale que lui. Il était pire, même ! Lui, il n'avait fait que goûter aux caresses de sa mère, Paul... il profanait...

« C'est pas un être humain, ce machin-là. C'est un monstre. Je me demande si elles ont un même coeur, un même cerveau.
— Hérétique.
— Pardon ?
— Hérétique. »

La scie rongeait les os, dont la poussière tombait légèrement sur la terre. Les habits se déchiraient, au fur et à mesure que Paul sciait. Il coupa au-dessus de la poitrine, et lorsqu'il termina, il poussa un soupir. De la chair était restée collée sur les dents de la scie. Il la balança à Isidore qui l'esquiva, comme si Paul avait tenté de l'attaquer. L'homme grogna, puis il examina les deux faces émaciées et puantes. Il les fourra ensuite dans le sac de toile qu'il lui tendit.

« Hérétique, murmura Isidore.
— Elles sont pas humaines, les monstres n'ont pas d'âme. »

Isidore ne savait pas s'il devait le croire. La chose avait deux têtes, et cela le perturbait, car elle avait des trains humains. Toutefois, comment pouvait-on nommer cela un être humain ? Un corps pour deux âmes, était-ce seulement possible ? Il avala sa salive, toujours docile, il finit par prendre le sac de toile avec un dégoût évident. Son mentor jeta le cadavre dans le cercueil, puis il le referma. Rapidement, il remit tout en place. La lune fut la seule témoin de son crime. Et Isidore le partageait.

La sueur coulait dans son dos, ses mains tremblaient, il avait la sensation de s'être lavé dans un tas de merde et de boue. À nouveau, il ne faisait que contempler sa propre souillure. Il était faible. Comment avait-il pu laisser faire cela ? Son esprit vacillait. Alors que Paul préparait son autopsie, Isidore, enleva sa chemise. Aux lueurs des bougies, les marques dans son dos parurent huiler. Paul fronça les sourcils, il évalua les cicatrices sur sa poitrine, et il lança :

« J'me suis toujours dit que ta mère avait un... »

Isidore poussa un cri animal, il attrapa l'une des bougies, et il la plaqua contre sa poitrine. La flamme brûla sa peau, il hurla, les larmes coulèrent sur ses joues. Il frappa sa tête contre le mur, il serrait la bougie entre ses doigts, malgré la chaleur. La flamme léchait sa poitrine, c'était comme s'il essayait de faire entrer la bougie dans sa peau. Sa voix chevrotante invoquait Dieu, il le suppliait de lui venir en aide. Au bout d'un moment, Paul réagit. Il fonça sur lui, et tenta de lui arracher la bougie des mains. Mais plus jeune, plus vigoureux, Isidore ne se laissa pas faire.

« Je suis sale, je suis sale, je suis sale. »

Et dès qu'il rejetait le médecin, il frappait sa poitrine avec la bougie. La cire se colla à ses doigts, Paul le frappa au visage. Isidore chancela en arrière, le coin de la table lui perfora les reins. Alors il se roula en boule, il continuait de pleurer après Dieu, et la terrible épreuve qu'il subissait. Il ne comprenait pas. Il était plus sale que ce cadavre trouvé au fond du cercueil. Il était le mal. Trop de pensées mauvaises survenaient dans son crâne, et lorsque Paul se planta devant lui, Isidore eut un haut-le-coeur.

Dans la pénombre, alors que la lueur de la bougie éclairait sa figure, Paul lui apparut plus laid que le diable. Déformés par l'obscurité, ses yeux semblaient énormes et rouges, Isidore poussa un cri d'horreur. Il se releva brusquement, il attrapa la chaise, persuadé que Satan s'était révélé à lui pour venir le chercher. L'homme n'eut pas le temps de réagir, Isidore lui éclata la chaise sur le crâne. Le cri de Paul résonna dans son cerveau, ses pensées étaient paralysées, il devait se débarrasser du diable, sinon il l'emporterait dans sa chute. Il continua, les éclats de bois volaient autour de lui, alors que le sang jaillissait depuis la tempe du malheureux. Isidore bavait, frappé de folie, il bavait, et continuait d'invoquer Dieu. Lorsque Paul s'écroula définitivement, le jeune homme s'arrêta. Le souffle court, il observa le travail, avec une certaine fierté ; il avait surmonté l'épreuve divine. L'odeur de sang, de pisse, et de pourriture lui piquait le nez. Lorsqu'il se baissa vers le diable, il découvrit sa véritable nature. Le temps qui s'était arrêté l'espace d'une poignée de secondes reprit ses droits, Isidore se rendit compte de son erreur. Ce qu'il y avait là, ce n'était pas le diable, mais son mentor. Stupéfié, il attrapa ses cheveux qu'il tira de toutes ses forces. Enfin, il tourna la tête vers le buste caché dans le sac de toile, Isidore mordit sa langue. Quelle était cette illusion ? Quelle était cette douleur dans sa poitrine ?

Horrifié, le jeune homme recula de quelques pas. Il sortit en courant de la maison. L'air était malade, il était malade ! SALE ET MALADE.

Il était sale. Il était sale. Il était sale. Il était sale. Il était sale. Il était sale.

Ce monde était pêcheur.

Isidore courra dans les rues, ses cris résonnaient contre les murs. Ses pas martelaient le sol, il passa devant chez lui, mais au dernier moment, il changea de route. Il fonça vers les escaliers menant en bas, fuyant le meurtre qu'il avait orchestré, fuyant ses fautes. Sans regarder où il mettait les pieds, il manqua une marche, et il rencontra le vide. Il ne comprit ce qu'il arriva seulement lorsque son corps fut brutalement attiré vers le bas, et tout se passa à la vitesse d'un éclair. Il tomba en avant, son menton claqua contre la pierre, si vite ! Son crâne s'écrasa contre une surface froide et pleine de terre. Tombé sur le côté, il avait emporté dans sa chute un pot de fleurs situé sur le couronnement de la rambarde. De la terre tomba dans ses cheveux, il battit les mains, mais déjà dans sa bouche, il sentait un goût acide. Quelque chose obstruait l'air. Il hoqueta, il bavait, alors que la douleur dans sa nuque s'étendait. Pendant ce qui semblait être une éternité, il agonisa. Le pot de fleurs s'était brisé sur son crâne, ses yeux se révulsèrent. Il crachotait du sang, de la bile, et il puait. Il était sale.

Sale. Sale. SALE.

Le dernier souvenir qui s'imprima sur sa rétine, ce fut une silhouette mince qui fonçait vers lui. Isidore mourut les yeux ouverts, le cou transpercé par les dents d'une fourche. Dieu se moquait de lui.

Une autre silhouette se planta devant lui, il ne comprenait pas bien. Il lui fallut un moment pour comprendre qu'il s'agissait d'un humain dont la tête était celle d'un lapin noir. Son esprit vacillait vers un autre monde, ce fut ainsi qu'il arriva dans Wonderland. Rapidement, comme son esprit avait toujours besoin de se raccrocher à quelque chose, il crut voir en Wonderland le purgatoire qu'il devait traverser pour racheter son âme. Si seulement... il n'avait pas été si sale ! Peut-être que le paradis n'était qu'un vain espoir.

Je ne suis que souillure.




Derrière l'écran


.: Comment êtes-vous arrivés ici? : Via le forum Death Note.
.: Quelque chose à nous dire? : J'aime bien l'univers, par contre les lettres en blancs qui renvoient par exemple aux fiches en cours d'écritures sont trop discrètes :>
.: Avatar : Ishida Mitsunari (Sengoku Basara)
.: Rang désiré : Hum... quelque chose comme "Dévot dégradé" ?



Dernière édition par Isidore le 13/3/2015, 02:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Isidore [Je suis sale]   3/2/2015, 12:31

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Nouveau Hello de ma part
Inutile de le nier, j'aime particulièrement cette histoire, le choix du Moyen Âge, ces quelques souvenirs de pilleurs de tombes et l'idée d'inceste..tu te marrie décidément bien avec le paysage !(J'aimerai d'ailleurs une rencontre avec Judas, je pense qu'il y a un bon potentiel)

Pour moi, ça me semble bien dans le fond, il me faudrait une seconde relecture avec un état plus frais, peut-être davantage d'approfondissement dans le coté "mort/Wonderland" (je dis bien peut-être, car comme dit précédemment, une relecture ne me sera plus de trop), et restera ensuite l'avis de notre dictature aux dents longues.

Bienvenue mon petit !


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MessageSujet: Re: Isidore [Je suis sale]   3/2/2015, 13:19

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Merci beaucoup :)

J'avoue que pour la mort, je ne savais pas comment continuer la fiche sans faire d'erreurs de contexte, etc... donc j'ai préféré laisser le floue ^^


« Une langue adulatrice est plus acharnée qu’une main meurtrière. »
Quand pourrais-je renaître ? ✻  Ce monde est rempli de souillure. Je suis la pire de toutes. Pardonnez-moi, Dieu, de ce que je suis. Un jour, je pourrais revenir vers vous.
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MessageSujet: Re: Isidore [Je suis sale]   3/2/2015, 14:06

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Bien, pas de soucis, c'est une bonne résolution
En tout cas, j'ai bien hâte ce que donneras tout ceci en jeu


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Isidore [Je suis sale]   3/2/2015, 17:57

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Bonjour et bienvenue sur le forum! \o/ *pluie de guimauve*

C'est une très jolie fiche, un personnage intéressant de même qu'une histoire bien détaillée et une jolie plume (que de compliments n'est-il pas?) Il y a quelques fautes mais au vu de la qualité et de la quantité je ne vais pas chipoter là dessus ;)

Concernant l'arrivée à Wonderland, dans la mesure où il vient d'arriver il n'est pas forcément nécessaire de la développer davantage, tu pourrais même décrire l'arrivée dans ton premier RP. Puis pour les incohérences concernant le contexte, la fiche est là pour faire des essais hein! On ne t'aurais pas tapé sur les doigts s'il y avait des fautes =w= juste fouetté à mort... Mais comme tu as l'air d'aimer ça... *sort*
Enfin voilà, si tu as des questions n'hésites surtout pas à m'envoyer un MP \o/

Tout ce pavé pour dire, ta fiche roxxe du poney, ton avatar il est smeksy, t'écris trop bien et voici un lama en offrande *offre un lama*

Félicitations, tu es donc validé!

Félicitation, ta fiche est validée!

Hell'come, te voilà officiellement membre du forum! Désormais tu ne pourras plus partir.... MUAHAHAHA!
Maintenant que tu es ici chez toi penses à recenser ton avatar, ton pouvoir et ton personnage, si ton personnage est inspiré d'un personnage de fiction ou ayant existé. Aussi, tu pourras demander une maison, ou encore chercher des copains pour RP.
Et puis c'est tout, j'espère que tu te plairas parmi nous, n'hésites pas à voter sur les top-sites et à nous faire de la pub autour de toi!


Et Alice... Marchi pour ton aide, je t'aime :keur: x)

EDIT par ce que je suis un boulet...: J'ai oublié la particularité xD j'éditerais mon message dès que j'aurais trouvé!


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MessageSujet: Re: Isidore [Je suis sale]   3/2/2015, 18:18

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Merci beaucoup, ça me fait plaisir : D

Désolée pour les fautes, j'ai tendance à oublier des mots ou faire des trucs bêtes xD

Ca me semble une bonne idée pour l'arrivée dans mon premier rp, je n'y avais pas pensé ^^


« Une langue adulatrice est plus acharnée qu’une main meurtrière. »
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MessageSujet: Re: Isidore [Je suis sale]   3/2/2015, 18:23

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Alors, Isidore aura pour particularité de pouvoir faire ressentir ce qu'il ressent à des personnes proches de lui physiquement (par exemple s'il est en colère, la personne pourrait avoir un accès de colère équivalent à celui d'Isidore, il en serait de même pour la douleur par exemple, mais ça resterait des sensations). Cela pourrait être involontaire comme volontaire, à toi de voir. Je te laisse ajouter ça à ta fiche si ça te convient.

Il n'y a pas de soucis pour les fautes, comme je l'ai dit au vu de ta fiche ça n'est pas si grave :) Puis je conçoit aussi qu'après avoir rédigé tout ça tu n'aies pas particulièrement envie de le relire 50 fois mais plutôt de commencer à jouer ton personnage ^^

Voilà, du coup je te met ton rang, bon jeu!


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MessageSujet: Re: Isidore [Je suis sale]   3/2/2015, 18:29

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Niiice, ça me plait comme pouvoir : D

J'ai fait relire la fiche à mon compagnon, après l'avoir relue moi-même x) je suis intéressée de savoir quelles fautes on aurait pas vu :)


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