« I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours. »
Lewis Carroll
game of madness
Miroir, tendre miroir.
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Miroir, tendre miroir.

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7/2/2015, 18:01
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Age du personnage : 19 ans.
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Origine : France du XVIe siècle.

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Fiche de personnage : Je suis sale

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Brusquement, la main d'Alice se détacha de la sienne. Le jeune homme se retourna un bref moment, mais la voyante fut avalée par la foule. Isidore ouvrit grand les yeux, il l'appela, mais sa voix se perdit dans celles des autres. Il remua les lèvres, il l'invoqua, mais Alice n'était qu'un vaste souvenir poudré. Isidore recula, il poussa délicatement les gens autour de lui, afin de la retrouver, mais il se rendit compte que sa tentative était vaine. Emporté par la foule, il fut basculé de toute part, collé aux gens, répugné par leur contact brûlant. Il tenta avant tout de s'extirper de ce marasme, les rires et les voix vrillaient dans ses tympans. Isidore mordit sa langue, il maudit sa faiblesse, et son manque d'attention. Alice était si menue qu'il lui était impossible de la retrouver dans la foule, son ventre se retourna. Et s'il ne la retrouvait jamais ? S'il s'était perdu, ensorcelé par le diable ? Il perdait l'épreuve divine. Isidore erra dans la foule, balancé, comme sur un bateau, jusqu'à tomber en dehors de son étreinte. Ses coudes claquèrent la terre, il se releva vite avant qu'on ne l'écrase. Devant lui se trouvait une galerie des glaces, chose qu'il n'avait jamais vue auparavant. Il crut voir une silhouette fine et brune s'y faufiler, Isidore la suivit en courant. Ses pas étaient dirigés par l'intuition, il lui paraissait plus que probable qu'Alice était entrée là-dedans pour se réfugier de la pluie.

Ses pas claquaient contre le sol, son souffle était sonore, son coeur battait fort dans sa poitrine. Dehors, Isidore percevait la pluie qui continuait de tomber, mais au fur et à mesure qu'il avançait, sa musique se calma et devint un doux murmure. Il erra un moment, appelant Alice d'une voix faible et tremblante, toujours transporté par l'ambiance joyeuse du cirque. Mais bientôt, il se rendit compte qu'il était seul. Alice n'était pas là ? Il... son crâne continuait de lui faire mal. Des immenses miroirs l'encerclaient, son reflet se déformait selon leurs tailles et leurs formes, il n'apprécia pas les images de lui-même qu'il trouvait. Au bout d'un moment, il en trouva un qui paraissait normal. Isidore se regarda avec froideur, inspectant l'aspect misérable qu'il donnait. Sa chemise blanche humide restait collée contre ses courbes, la boue avait taché son pantalon, et ses manches, il paraissait souillé. Il tendit la main vers son reflet, et au moment où ses doigts touchèrent la glace, il se retrouva projeté en arrière. Son crâne cria de douleur.

Sa main toucha la terre, Isidore respirait fort. Ses doigts caressèrent l'herbe, la crasse se cala sur sa paume, et lentement, Isidore se leva. Ses genoux craquèrent, il chercha des yeux la jeune femme dans un paysage qu'il connaissait que trop bien. De grandes maisons se levaient autour de lui, des silhouettes grises se pressaient contre son corps, alors qu'il prenait doucement conscience que la ville l'englobait. Isidore mordillait ses lèvres, nerveusement, il sentait une présence familière se rapprocher de lui. Une femme mince se faufila vers lui, et se jeta dans ses bras. Isidore manqua de tomber, le corps était maigre, l'odeur curieuse. Elle tremblait contre lui, elle plantait ses ongles dans ses bras, et lui demandait pourquoi il était dans cet état.


« Je me suis tant inquiétée pour toi, mon chéri, où étais-tu passé ? »

Isidore haussa les épaules, puis il regarda le visage qui se levait vers le sien. Une figure pâle et pointue, un oeil clair et vif, et surtout une profonde détresse. Commune à la sienne. Il sentait son coeur battre contre sa poitrine, il sentait sa chaleur, et surtout, il sentait ses larmes couler dans son cou. Ce visage lui ressemblait. La femme continua de le serrer contre lui, elle le transporta dans une maison, et le plaqua contre le mur. Elle continua de pleurer, de lui dire à quel point il lui était précieux. Isidore se souvenait au fil des secondes de la nature de cette femme, c'était sa mère. Du sang coulait depuis son crâne, elle l'essuya avec le bout de ses doigts.

« Mère ? »

C'était comme prononcer « Dieu » pour lui, ça donnait du sens à sa mort. C'était sa mère... elle était chaude, douce, caressante. Elle toucha son visage, elle dessina le contour de sa mâchoire avec son index, puis elle lui baisa la joue. Isidore eut un bref sourire. Elle posa ses mains sur son torse, son contact était tiède et agréable, puis elle lui mordilla l'oreille. Un frisson chevaucha le dos du jeune homme, les secondes défilant, les gestes de sa mère devenaient de plus en plus sensuels. Elle glissait ses mains sur sa poitrine, elle l'embrassa alors sur la bouche. À cet instant, Isidore la repoussa, répugné au plus profond de lui-même. Il l'attrapa par le cou qu'il serra de toutes ses forces, il l'étrangla. Sa peau le brûlait, elle le démangeait même, il continua jusqu'à ce que l'illusion se brise. Sans qu'il s'en rende compte, il avait bondi sur Alice, et il était en train de lui briser le cou, comme il l'aurait fait à un cygne blanc et innocent. Lorsqu'il la reconnut, il lâcha aussitôt en faisant plusieurs pas en arrière. Il fixa ses mains, il fixa ensuite Alice en haletant, mais il ne dit rien. Il était hébété.

Finalement, Isidore restait le même. Un être plein de souillures.


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« Une langue adulatrice est plus acharnée qu’une main meurtrière. »
Quand pourrais-je renaître ? ✻  Ce monde est rempli de souillure. Je suis la pire de toutes. Pardonnez-moi, Dieu, de ce que je suis. Un jour, je pourrais revenir vers vous.
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Matrice illusionée
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Matrice illusionée
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Tout ces visages te font tourner la tête, et tu cherches la traînée d’argent des yeux, retraçant son chemin dans la mouvance des corps anonymes et trop colorés pour toi, oiseau de nuit et d’ombre. Mais là est ce que tu crains, l’entrée au palais des glace. Encore jamais, tu n’y a mis les pieds, trop effrayée de ce que tu pourrais y croiser.

Alors tu y accoures, et y fais ton premier pas, te concentrant sur Isidore, puisque c’est ainsi que le palais te mènera à lui. Mais le jeune homme t’a bien des fois comparé à une mère..dans sa tête..et c’est ce que voit le miroir. Alors tes pas progressent ainsi dans ses entrailles de verre. Se modifiant et te menant à lui, essoufflée et soulagée, tu te jettes dans ses bras, la mémoire comme engourdie, ton corps manipulant tes gestes plus vite que ta raison.

Le miroir se trompe souvent dans ses jeux d’interprétation. Ce sont les 7 erreurs..mais étonnamment, le rôle de la mère te colle à la peau..Et tu l’etreins, comme le miroir le voit dans sa tête, touchant son visage. Sa voix t’appelle, mais tu ne te reconnait pas, l’embrasse..le cherche. Ton crâne à beau hurler que tout est faux, tu te sens comme endormie dans un corps étranger.

Et c’est une douleur qui vient saisir sa fine gorge, serrant, empêchant tout oxygènes à venir, gonflant tes lèvres du rouge qui vient tâcher tes pommettes, emplir tes yeux de larmes et hoqueter quelques gargarismes incompris.

Le monde qui ne s’était crée que pour Isidore se fond rapidement, n’ayant duré que quelques brèves instant. Quel bonheur pour toi qu’il se soit rendus compte si vite de la supercherie, ou l’oie blanche y laissait ses plumes, n’est-ce pas, Alice ? Tu reprends lentement son souffle, allongée sur le sol froid, dans la flaque causée par cette armure de pluie qui imbibaient ton corps et tes cheveux..
Tes doigts viennent effleurer ton cou, alors que tu te redresses d’abord sur tes coudes,cherchant a recouvrer ta vue abandonnée durant cette presque-mort. Ne t’en fais pas. Bientôt la galerie te refera mère , comme elle te refera ombre...

Tu fronces légèrement les sourcils, cherchant à comprendre, et tu revois ton reflet, celui du jeune homme..et tu comprends. Les tourments que tu as vécu sont les siens, ce qui le rendit si désirable aux yeux de Wonderland. Une relation incestueuse dont il n’est nullement coupable..quelle tristesse que cela..voilà sans doute pourquoi tu te sens étrangement proche de lui. Tu porteras même la fille de ton propre père. Consternant...

Tu lui esquisses un pauvre sourire, te remettant sur tes pieds en manquant de glisser sur la fine pellicule d’eau que tu as laissé, soustrayant ton cou de son regard pour ne pas créer de nouveaux traumatisme, et tu traverses rapidement le couloir en l' entraînant dans ton sillage, ayant repris sa main, sans force,ni réelle attache, mais avec fermeté, comme un oiseau passerait son aile par-dessus celui sur lequel il veille.

Je suis désolée. J’aurai du te l’expliquer. Cette galerie se sert des élèments que ton esprit lui offre pour essayer de reformer le fil de ta vie. Mais c’est comme un enfant balbutiant qui force le carré à entrer dans le cercle...les erreurs sont terribles.. »

Tu ne dis rien de plus, s’il a besoin de parler, qu’il le fasse..nausée de mot, trop plein de ressentis..c’est la malédiction des inhabités. Toi qui demeure, manquer de mourir ainsi ne te touche même plus. Il est surement bien plus blessé que toi..seul un murmure échappes de nouveau de tes lèvres..

-"...tu es innocent."
Et c'est bien ce qui vous différencie.

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Innocent ? Lui ? Comment pouvait-il croire cela après ce qu'il avait vu ? Il avait été l'infâme monstre qui avait poussé sa mère à l'inceste. De plus, il avait posé ses doigts sur la frêle gorge d'Alice, et il avait tenté de l'étrangler, comme si elle avait été le monstre de ses cauchemars. Isidore n'était pas innocent, Alice se trompait ; elle le voyait sous les mauvais traits, elle ne pouvait pas contempler toutes les traces de souillures dans son âme. Le jeune homme grinça des dents, même si elle lui cachait les marques de strangulations, il était conscient de leur présence. Il avait taché cette peau de rouge, et sur ses doigts, il gardait la chaleur que son corps dégageait. Il observa sa main coupable, comprenant maintenant la raison de cette souillure. Il était pire que cela ! Il avait failli tuer Alice, poussé par le souvenir, par la folie. Wonderland était un véritable cauchemar, ce monde le renvoyait sans cesse à ce qu'il était, et Isidore n'était pas prêt de l'accepter. S'il racontait ce qu'il s'était passé, Alice lui dirait sûrement que ce n'était pas de sa faute. Selon elle, Isidore était innocent. Cette main avait tenté de l'étrangler, mais elle était coupable de pires. Cette main avait touché le sein de sa mère, et elle avait pris une chaise pour éclater le crâne d'un homme. Isidore devait s'affliger de meilleures punitions, il refaisait toujours les mêmes erreurs. Si Wonderland était le purgatoire, il échouait à chaque nouvelle épreuve. Saint-Augustin le pointerait du doigt, s'il contemplait la liste de ses pêchers. Il devait se racheter. Alice veillait sur lui, et qu'est-ce qu'il faisait ? Il tentait de l'étrangler !

Isidore n'osait pas s'approcher d'elle de crainte de réveiller la folie. Il s'assura qu'elle allait bien, le reflet de la jeune femme l'entourait. Les miroirs ne lui offraient que sa pâle figure colorée de rouge, son cou gracile marqué de son contact maudit. C'était sa punition, il devait l'affronter, lui, le vilain. Isidore caressa ses propres doigts pour faire disparaître toute sensation, en fermant les yeux, il la retrouvait. C'était la première fois qu'il étranglait quelqu'un, il avait senti son pouce s'enfoncer dans la chair d'Alice, comme s'il enfonçait son poing dans un oreiller. Ainsi que son poul battre sous sa peau, alors que la respiration était devenue pénible pour la voyante. Isidore affichait une expression impassible, il en était au point où il se méprisait, et se consternait de son comportement. Il n'avait pas le droit de la toucher, il refusait de la salir à nouveau.


« Quand on aime, ou bien l'on n’a point de peine, ou bien on aime jusqu'à la peine. »

Sa mère l'avait-elle aimé jusqu'à s'en rendre malade ? Isidore tourna le dos à Alice une poignée de seconde, et il fixa le reflet dans le miroir. Ce n'était pas lui, mais celui d'un homme dont le visage était déformé par le miroir. On remarquait des cheveux gris, une mâchoire carrée, des épaules larges, et une poitrine forte. Isidore se retourna vers la jeune femme, ce n'était ni lui ni elle représenté sur la surface brillante. Isidore avait envie de briser ce visage déformé, et de prendre les éclats du miroir pour s'ouvrir les veines. Punir le mal à sa racine. Il n'avait pas droit au salut.

En reprenant son calme, le jeune homme se dirigea vers Alice. Il parvint à lui sourire, mais de son sourire de convenance qu'elle lui reprochait fermement. C'était la seule chose qu'il pouvait faire, sinon il allait chuter vers un abîme de douleur. Il était un homme, il devait se comporter de la sorte. Ce n'était pas à la femme de le protéger, mais c'était à lui de la protéger. Même si la femme était pécheresse, même si elle avait conduit l'homme au pêcher par vilénie. Il ne savait pas qu'Alice avait croqué dans la pomme, il valait mieux qu'il ne le sache pas, sinon son ange blanc deviendrait noir.


« Excusez-moi, Dame Alice, vous aviez les traits d'un monstre dans cette illusion. »

Isidore était curieux, il ne voulait pas sortir de cet endroit, il voulait savoir les souvenirs qu'il lui manquait. Il n'y avait pas que l'inceste qu'il avait commis, il y avait autre chose de bien pire, il en avait conscience. Il avait besoin de savoir, il devait trouver une raison à la souillure de son âme. En conservant son sourire, Isidore fit :

« Si jamais je recommence, Dame Alice, je vous en prie ; poignardez-moi. »

Qu'elle lui inflige la punition divine qu'il méritait.

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Matrice illusionée
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Matrice illusionée
7/2/2015, 22:50
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Le palais de glace semble désormais inactif, car la supercherie a été rencontrée mais dévoilée..mais tu vois bien, de tes yeux, que les reflets sont devenus traîtres. Tout comme le sourire qu’il te sers..ainsi que ces mots..dame Alice..Tu pourrais correspondre à l’Ange Blanc qu’il croit voire en toi, après tout..ton don de création, la virginité de ton corps qui n’a encore connue nulle étreinte, ta peau blanche et ton aspect de perfection. Mais tu n’es qu’un chérubin en carton, à qui l’on demande la punition divine.

Tu souris, amusée. Tu étais ce monstre. Tu étais cette mère...là est l’insoutenable vérité qu’a cru comprendre le miroir.

N’ai crainte, tu as agis comme tout un chacun l’aurait fait. Saint Michel et ses Anges combattirent le dragon..le dragon combattit le mal. Chaque chose hideuse ne l’est pas, avec le recul suffisant. Chaque acte, si tant est qu’il parait saint, peut-être d’une vaine idiotie, comme tout acte pécheur peut se révéler plus digne que toutes les prières. »

Tu lèves une main devant toi, fixant ta paume, y créant une ébauche d’oiseau de fumée et de givre, soufflant sur ses ailes et tendant les mains pour l’envoyer vers cet enfant aux yeux trop vides de bonheur, souriante.

Voici ton dragon..tels que je le vois. » Il s’agit de toi, enfant,apitoyé par sa propre image et paraissant incapable de grandir au-delà. Toi qui la prend pour un ange..qui crains de la tuer..souhaites-tu donc qu’elle se blottisse dans ton sang ?

Une pression de main et l’oiseau s’envole, laissant sa trainé d’effet de température froide derrière lui, plume de glace plus fine qu’une respiration endormie. Des crimes commis par centaine sont d’une telle insignifiance..Et tu joues avec, levant les mains, tournant lentement sur la patinoire faites par l’eau qui dévoile ton corps de fine tige dansante, tout en accompagnant Isidore, posant un très bref instant l’emprunte de tes doigts gelées sur ses lèvres, contrastant avec le toucher chaud qu’eurent les lèvres de cette mère illusoire dont tu avais revêtus par force la peau écorchée et abîmée.

Te poignarder ? ...je n’en aurai pas besoin. Sais-tu..je peux créer ce qui me chante..monstre, chimère, arme..il me suffira de t’accompagner et t’étreindre pour que tu cesses. » Embrasser la folie, l’épouser et la lier à soi, pour quoi faire..La comprendre. La comprendre permet de voir ce qu’elle desire..ce qu’elle respire..et l’apaiser..C’est ce que tu désires. L’apaiser, lui..le Monstre.

Tu frémis, ton corsage dévoilant impudiquement le froid que tu ressens en cet environnement de verre, couronnée d’eau, d’une eau de la Nuit et de ses courants d’air hululant. Tes yeux luisants encore des larmes pressées hors de ton corps inartibulés restent fixés sur lui, hypnotiques, davantage comme ceux d’une illuminée, d’une déesse de l’Ancienne Religion, que d’une vierge douce et aimante, reste braqués dans les siens, alors que les bruits du cirque et de ses manèges parviennent de nouveau en ces couloirs trompeurs, étouffés par les rebonds et les biscornnances discordantes..

La déception va-t-elle l’étreindre dans ses bras quand il aura finit que l’illusion ne reviens pas une fois brisée ? Chaque vitre ne fonctionne qu’a l’entrée. Chaque billet ne sert qu’une fois.

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8/2/2015, 00:19
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Il avait agi comme il le fallait ? Isidore n'en était pas moins sûr, mais Alice persévérait pour laver ses inquiétudes. Il haussa les épaules, les miroirs continuaient de refléter leurs deux silhouettes. Tout en écoutant la jeune femme, il observa ce qu'ils représentaient tous les deux. Un moment, il parcourra du regard la chevelure noire d'Alice dans le miroir, il descendit ensuite sur son cou gracile, c'était une jolie image, mais resterait-elle aussi douce ? Wonderand était un endroit étrange, Isidore ne savait pas où la réalité commençait, si ses propres pensées avaient une influence sur ce lieu.

« Créer ce que vous désirez ? »

Murmura Isidore en fronçant les sourcils, mais en continuant de contempler leurs deux figures dans la glace. Il se concentra pour percevoir la pluie tomber dehors, mais il n'y avait que leurs souffles d'audible. Le froid mordait sa peau, il se rendit compte alors qu'il était toujours trempé, et en chemise. On voyait les blessures à travers son vêtement, sur sa poitrine, dans son dos, et sur ses mains. Ses cheveux se collaient à sa mâchoire, ses lèvres décolorées devenaient rouges sous les morsures qu'il se faisait. Le miroir sembla changer de teinte l'espace d'un instant, Isidore plissa le front, la silhouette d'Alice était en train de disparaître. Il prit ses mains qu'il serra délicatement, comme pour l'empêcher de s'envoler. Le décor changea tout doucement, les glaces se transformèrent en bâtiments et en pierres. Le paysage du XVIe siècle revint, d'autres silhouettes parcouraient les rues qu'il avait connu de son vivant. Ce qui avait été la glace qu'il observait était devenu un mur froid et humide. Le jeune homme se rendit compte alors qu'Alice était toujours là, elle partageait son souvenir, elle en faisait partie.

Isidore se redressa, il l'invita à le suivre. Les bruits de pas résonnaient autour d'eux, une odeur de crasse et de rouille émanait depuis les maisons. Isidore trouva une silhouette familière parmi la foule, il commença à la suivre, tenant Alice par la main. C'était un homme plus petit que lui, trapu, avec des cheveux gris et sales tombant dans ses omoplates. Il portait un vieux manteau noir, et possédait une épaisse pioche qu'il portait sur son épaule. Les rues devenaient de plus en plus étroites, les gens les pressaient, Isidore referma ses doigts sur la main gracile d'Alice, et il la tira en avant. Hypnotisé par la silhouette trapue qui quittait la ville pour le cimetière. Il s'arrêta sur une tombe précise, il regarda autour de lui, et il commença à creuser. La terre se plia sous sa force, il continua jusqu'à s'apercevoir de leur présence. Il fixa Isidore, puis Alice.


« Qu'est-ce que vous attendez ? Venez m'aider. »

Isidore haussa les épaules, puis malgré lui, il alla aider l'homme. Celui-ci lui tendit la pioche, Isidore commença à creuser, en pliant les bras, le souffle court. La chemise se froissait sous son effort, son oeil s'agrandissait, alors que la terre autour de lui voletait. Au bout d'un moment, la pioche rencontra alors du bois. Il fronça les sourcils, l'homme soupira, et il le repoussa. Il tira lui-même le couvercle, puis il sortit lentement un cadavre depuis les profondeurs. Isidore sentit son coeur se renverser, le cadavre lui ressemblait. Il n'avait plus de cheveux sur le crâne, de la peau était partie au niveau de sa mâchoire, et surtout, il avait une partie de la tempe défoncée. Des morceaux de fleurs et des éclats s'étaient enfoncés dans sa tempe. Le pilleur de tombe lui jeta un regard curieux, puis il haussa les épaules.


« T'étais plus beau avant, c'est qui elle ? »

L'homme désigna Alice du menton, Isidore était capable de parler. À nouveau, le pouvoir des miroirs faisait son effet ; Isidore ne pouvait pas s'en soustraire. Il mordillait ses lèvres, son coeur se serrait, il écrasa les doigts d'Alice dans sa main. Il fit « non » d'un signe de tête, il grinça des dents, et il lança à Alice un regard épouvanté. L'homme jeta son cadavre à ses pieds, il s'agenouilla devant, et il souffla :


« Franchement, t'as fait pleurer ta pauvre mère. Et tu m'as bien fait mal. »

L'homme tourna la tête sur le côté et montra sa tempe défoncée. Il pointa son doigt sur la blessure, il ricana, puis il montra les morceaux de pots de fleurs pénétrant sa boîte crânienne.


« T'as jamais assez pris soin des autres ».

Isidore serra les dents, il n'osait pas répliquer. Que répondre à cela ? Il ne savait pas bien, il se sentait mal, et le pire, c'était qu'Alice voyait cette scène. Elle voyait les crimes qu'il avait commis.

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Matrice illusionée
8/2/2015, 01:07
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Ta douce assurance s’écroule dès lors que tu comprends que le palais des glace semblent fonctionner de travers. Tu palis, te rapproche de lui en observant ce paysage inconnu. Tes pieds nus se posent sur le sol sale, et ta main couvre ton nez, tandis que tu suis de près le jeune homme aux cheveux gris. Toute ta consciente est aspiré par ce qui habite sont âme. Son pouvoir dont tu n’entrevois que la surface aurait-il encore davantage influé le monde de l’autre coté du miroir ?

Tu avales ta salive, ton cou de cygne se teignant déjà du lila des hématomes,et tirée en avant, tu suis sle chemin qu’il trace de son empressement. Le guide a changé, et c’est toi qui découvre un monde, en oubliant le tiens dans la foulée rapide de l’enfant. Les rues-labyrinthes se referment autour de vous, serpentine, pour ne s’ouvrir que sur une terre désacralisée, anciennement jetée et exteriorisée de l’Urbs sacrée. Un cimetière...Les tombes s’entassent, certaines débordent sur la chaussée, et son niveau est nettement plus haut que celui des rues...sont-là les immeubles souterrains, entassement de corps sur cœurs dans leur lit de bois.. ?

Tes jambes moulées par le tissus lourd tremblent en foulant ce sol, cette terre collante et soupirante de milliers de vie . Sous l’appel de voix, tu le vois rejoindre le curieux personnage sortis de sa tête, vendeur , voleur de corps ?..Un lapin...
Tu restes en arrière, l’esprit troublée. Tu ne supporterais jamais réellement ce miroir, Alice..tu es peut-être emplis de trop de souvenirs pour cela..mais cette fois-ci, il te domine dans le conte, et écrit les phrases de cette histoire faussée.

C’est une étrange scenette qui se reproduit alors sous tes yeux..l’extirpation de son propre corps pourris pour le jeune homme..tu recules, tes pieds dépouillés rencontrant le gruau du cimetière et ta main broyée par l’étreinte du jeune homme. Son regard. Le discours du personnage mal en point dans sa mise au pied..ces plaies purulente, montrant un œil vide là ou il ne devrait exister.
Tu entends ces mots..ces vipères...tu sens la crispation d’Isidore se verser en toi...et tu revois les geste que la femme citée eu, qu’elle n’aurait pas du et qui embourbère ton oiseau pur dans cette terre suintante de mort.

Tu ramènes alors l’enfant contre toi, une main forte soutenant son visage contre toi, tes sourcils froncés et ton menton de jeune lady relevé, comme un défi à cette insanité. Oh, comme ton père aurait été fier de toi, s’il t’avait vu en cette œuvre d’ineptie. Ton regard d’emeraude brûle d’une fureur qui vient du fond de ton inconscient. Enfant oubliée, méprisée et emprisonnée. Alors le chat plante les crocs,la machoire aux crocs aceré se détendant vivement.

Peut-être n’est-ce pas son rôle de prendre soin de créatures si viles et détestables que vous..la crasse dont vous êtes recouvert n’a fait que l’empoisonner, et il est toujours écrit dans Ses plans que les plus lâches et mauvais sont ceux qui ne méritent pas la mort douce qu’Il peut leur accorder..Si votre crâne n’était déjà parmi cette terre empuantie de vos pêché, sachez que ma lance se serait déjà planté dans votre bouche blasphématrice et répugnante. »

Tu craches et feule, défendant ton petit oiseau parmi tes pattes de velours. Ce n’est que pour lui que tu gardes justement cette lance dans ton esprit,sans la faire apparaître entre tes doigts. La rage qui te traverse le corps par spasme fait trembler tes membres alors que tu te lève contre l’injustice que ton rang de Demoiselle, et ta position d’enfant adultère, souffrant d’une injuste discrimination par la faute de ta mère, te fais rejeter plus que tout.

Et l’archange Michael leva sa lance pour pourfendre le Dragon.

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8/2/2015, 13:47
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Alice le serra contre lui. Isidore avait l'oreille posée contre sa poitrine, il pouvait percevoir les battements furieux de son coeur. Et la jeune femme sortait les griffes, elle montrait les crocs, et feulait contre l'illusion pour le protéger encore. Paralysé, il ne faisait que voir l'affrontement, il ne pouvait pas prendre part à son combat ; il ne s'était jamais battu contre autrui. Mais Alice persévérait, chaque mot qu'elle crachait était incisif, pointu comme le bout d'une lance, tranchant comme la lame d'une épée. Isidore ferma les yeux, il se laissa transporter par sa voix, tandis qu'elle continuait, acharnée à repousser les démons qui l'assaillaient. Dans ce petit corps fragile, qui aurait cru trouver là tant de force ? Pas lui. Isidore jugeait les autres sur leurs apparences, c'était bien après qu'il revoyait son avis. Gracile, elle possédait pourtant plus de poigne que lui qui était un homme. N'avait-il pas appris à ne jamais sous-estimer les femmes ? Isidore mordit ses lèvres, Alice était enragée.

« Tu devrais avoir honte, petit. »

Déclara le monstre au jeune homme. Isidore haussa les épaules, il avait appris avec le temps à mettre sa fierté de côté. L'orgueil était le lot de bien des pêchers, et Saint-Augustin lui avait enseigné qu'il pouvait avoir un aspect positif dans la honte. C'était pour cela qu'il la ressentait si souvent, la honte, elle était dans sa chair, autant que la force gonflait dans la poitrine d'Alice. S'il avait pu, Isidore serait devenu moine ; une vie pénible portée par la voix sainte, et les psaumes, reculée tous les vices de cette terre. Le monstre qui déterrait son cadavre l'en avait empêché, comme sa mère. Isidore se laissa porter par le rêve, la tête toujours posée contre la poitrine d'Alice, il tournait les pages d'un autre livre. N'avait-il pas eu un autre dessein ? Le voyage ?

Finalement, Isidore rouvrit les yeux, il se coupa du rêve. Il se redressa lentement, il sourit à Alice, puis il se dirigea vers le monstre. Son doux sourire restait gravé sur son visage, comme une statue, Isidore avait les membres raides. Il se saisit de la pioche, puis il observa le cadavre gisant à ses pieds. Quelle laideur ! Les vers avaient commencé à dévorer sa peau, un de ses yeux avait explosé sous le choc. De la terre sortait depuis les narines, les éclats du pot de fleurs gisaient dans sa tempe. Ce spectacle était dégoûtant. Quelle mort stupide et violente, pensa-t-il. Enfin, il leva la pioche dans les airs ; le monstre ne bougea pas, il se contenta de regarder en riant.


« Tu comptes te racheter de la sorte ? »

Isidore haussa les épaules, puis avec froideur, il enfonça la pioche dans le crâne de son cadavre. La mâchoire se brisa sous le choc, le corps glissa sur le côté. Isidore prit une grande inspiration, il continua de plus belle. Il était emporté par la haine, cette image de lui-même le répugnait tant ! La pioche fracassa le nez, il donnait des coups si violents qu'il en était étonné lui-même. Le crâne explosa, des bouts de cervelles jaillirent et vinrent tacher ses habits de sang et de pourriture. Il écrasa des vers qui avaient élu domicile dans son nez, ou son orbite vide. Il continua, encore et encore, jusqu'à ce qu'il ne restât plus rien de lui. Le monstre près de lui commença à perdre sa peau, ses vêtements se déchirèrent, alors qu'Isidore plantait la pioche dans le cadavre. Lorsqu'il termina, ce qui avait été Paul, son mentor, se brisa comme un miroir. Il tomba en fragments, et lorsqu'Isidore se retourna vers lui, il se retrouva face à la galerie des Glaces.

Ses reflets affichèrent une expression de surprise, mais celle-ci disparut vite. Son poing était fermé, il saignait abondamment. Isidore se rendit alors compte qu'il avait frappé le miroir face à lui, et qu'il l'avait pris pour son cadavre. Un éclat s'était enfoncé dans son pouce, la douleur le sortit du mauvais rêve. Il observa la plaie, puis il se dirigea vers Alice. Sa main tremblant, la douleur se diffusait dans ses nerfs. Il s'agenouilla devant la jeune femme, il lui sourit à nouveau, et il souffla :


« Ne vous en faites pas, je vais bien. »

La douleur... ce n'était pas son sang qui coulait, pensait Isidore, mais le pue de ses pêchers qui se déversait sur le sol. Quel soulagement était en train de l'étreindre ! C'était comme si la souffrance agissait comme une drogue sur son cerveau, elle enlisait les pensées confuses et abjectes. Apaisé, Isidore toucha la croix pendant à son cou, puis il fit :


« Merci, Alice. »


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Matrice illusionée
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Ton cœur en bat à te sortir par la bouche, tant ta fureur grondante se musèle, s’efforce de ne surgir sur un faible faquin si faible que cela..Méfies toi de ta folie, sorcière aux armures de soie. Car elle transforme quiconque en dragon rugissant.
L’enfant s’évade de tes bras, comme une première foulée hors de la terre que l’on connait, et t’adressant un sourire, il se met à se massacrer lui-même. Trop de non-sens, une nouvelle, pour la logique détraquée du palais des Glaces. Les éclats de pourritures giclent, tachent, et exhale leur puanteur hypnotiques de plantes carnivore...si la mâchoire n’avait été brisée, tu aurais peut-être été mordue par ces dents d’ivoire blanc..

Tout se refond de nouveau, reprend l’aspect lisse du miroir, tes pieds loin de ce mucus organique et ses vapeurs ignobles, et la pourriture fit place au cuivre sanguin, qui du poing d’Isidore coulait sur la paroi éclatée, soulignant d’un vernis carmin les fissures qui seront bientôt un simple souvenir à ce lieu étrange gorgé de souvenirs faussés. Le sang pulse, comme son cœur...

Et toi, où es-tu , Alice ?...Toujours aussi droite, ta gorge gonflée tels le pavois d’un oiseau qui gonfle ses plumes pour impressionner,tes yeux restent fixés sur le lui, tandis qu’il agenouille devant toi, comme un priant devant son idole, embrassant sa croix.
Va-t-il te prendre pour une Jeanne d’Arc ? Pourquoi pas, après tout..toi aussi tu entends des voix..

Ton regard acéré est devenus inquisiteur sous les paroles du reflet du passé, et il met un peu de temps avant de reprendre la douce torpeur mystique qui le caractérise, ton éclat luisant de luciole maniérée. « Merci ». Tu souris, rictus fatiguée mais presque victorieux et empreint d’une certaine fierté. Ça y est ? L’enfant va-t-il enfin choisir de grandir et affronter sa nature d’homme ? Après tout, suivant la carte du Mensonge..ce mensonge de miroir et de reflet écorché, sa carte finissait la série. La carte du consultant et de l’idéal. La sienne.

Tu tends de nouveau la main, l’invitant à se relever pour quitter cet antre à l’odeur de sang, regardant ce dernier s’écouler et se diluer, rencontrant les petits étangs de pluie qui marquent vos présences différentes sur ce sol-plafond.
Tes avants bras montrent désormais des gravures violettes,cicatrices en rappels de couleur des marbrures qui décorent ton cou, te montant sur un piédestal de martyr inutile. Ton sourire se reflète sur les quelques vitres brisées,en éclat de bonheur ? Non..pas jusque là..mais voir une série se compléter, n’est ce pas une bonne chose pour toi, diseuse de carte ?..pas même besoin d’user de ton pouvoir de création...

Tu te penche, effleurant son visage pour le relever,retenant ton corsage de dévoiler ce que des yeux chastes ne pourraient voir,car après tout, n’es-tu pas un ange, plutôt que la traînée de Babylone, bien que ce ne soit cette pluie qui transie tes os et engourdie ta peau qui ne te dévoile, comme elle le montre à toi ?

Peut-être est-ce la davantage la possibilité d’une résurrection,que du remord. Tu as été lavé de tout en arrivant en ce monde. Profites-en. Mais je t’en prie, si tu veux tant voir le Cirque, pouvons nous au moin changer d’appareil ? »

Ton corsage blanc laisse transparaître ton coeur, la robe de velours est gorgée, lourde, et le froid pèse sur ta nuque comme une étreinte oubliée, dont les miroirs s’abreuvent pour une prochaine visite. Grand, impressionnant..à la voix comme le tonnerre et au mépris plus cinglant que la foudre. Peut-être la fuite serait une meilleure solution, plutôt que de voir ce Zeus vil arriver ici..car la fin de l’opéra serait équivalent au lac des cygnes. Brisée et jetée dans l’eau qui jonche le sol pour y périr par la faute d’un sombre personnage tout puissant.Le chevalier à tes pieds lui-même n’y pourrait rien...

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« J'ai d'abord besoin de soigner cela, murmura Isidore. »

Continuant de sourire, le jeune homme lui montra l'éclat de glace planté dans sa main. Le sang coulait en abondance, de la poussière de miroir s'était collée à sa peau. Isidore fronça les sourcils, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas subi une telle blessure. Sa main était tremblante, ses doigts engourdis, il soupira. Il mouilla sa lèvre, il effleura l'éclat de la glace, puis il déchira un morceau de sa manche. Il posa sa main meurtrie ensuite sur ses genoux, puis il retira l'éclat. Isidore poussa un léger gémissement de souffrance, il caressa la plaie avec le pouce afin de vérifier qu'il n'y avait rien. Mais à part un peu de poussière, il ne restait presque rien du fragment de la glace. Il devait penser à désinfecter la plaie. Il commença à enrouler le morceau de sa manche autour de sa main. Le sang perla aussitôt à travers le tissu, Isidore grinça des dents. Dès qu'il osait bouger sa main, la plaie le mordait brutalement. Il n'arrivait pas passer outre la douleur. Enfin, le jeune homme se redressa, sans observer les glaces autour de lui. Il n'avait pas envie de croiser un autre démon aux yeux bleus.

« Que souhaitez-vous faire Alice ? »

Parce que la jeune femme paraissait attendre qu'il prenne lui-même les décisions, mais Isidore ne connaissait vraiment rien de Wonderland. Il ne pouvait que se laisser guider. En caressant doucement la plaie, Isidore commença à partir de ce lieu maudit. Il avait repris la main d'Alice avec la même délicatesse.

« N'y a-t-il pas un endroit que vous voulez me montrer ? »

La galerie des Glaces n'était pas le lieu le plus joyeux qu'il avait vu, même si Isidore ne pensait pas qu'il y avait un endroit où la folie n'était pas maîtresse. Wonderland, si c'était le purgatoire, c'était le lieu aisé pour ranger les esprits les plus timbrés. Isidore ne s'y trouvait pas. Que faire désormais après ce qu'il avait vu ? Il ne pouvait pas mentir sur ce qu'il était. Non seulement il avait couché avec sa mère, mais en plus, il avait tué quelqu'un pour mourir comme un déchet ensuite. Ah... Isidore n'était pas quelqu'un de plaisant au fond, son jugement restait le même. Alice ne pourrait pas lui faire changer d'avis, c'était encré dans son âme toute cette souillure.

Dehors, la pluie continuait de tomber. Les gens continuaient d'avancer dans le cirque. Des vêtements colorés flottaient un peu partout, des voix survenaient ici et là, tandis que la nourriture passait de bouche en bouche. Des choses nouvelles qu'Isidore n'avait jamais vues, comme ce gros machin de coton rose. Il se demanda si cela se mangeait, et il vit une enfant mordre dedans avec entrain. La joie était partout, chose amusante, car Isidore n'y voyait pas la teinte. C'était étrange, Isidore ne pouvait que sentir le mal envahir ce lieu, et perforer sa poitrine. Pourtant, il avait envie de le découvrir, explorer cet endroit, s'imprégner de sa douceur, et comprendre surtout.


« Depuis quand vivez-vous ici ? »

Fit-il à Alice, laissant sa curiosité dépasser sa politesse. Avait-elle toujours vécu en ce lieu, lorsqu'elle était arrivée à Wonderland ? Pourquoi semblait-elle préférer le garder à elle, plutôt que de le laisser explorer ces contrées ? Isidore mordit sa lèvre, les gens leur jetaient des regards curieux, alors que le sang continuait de couler à travers sa peau. Le jeune homme tenait toujours la main d'Alice avec délicatesse, alors qu'il avançait il ne savait vraiment où.

« Avez-vous des proches ? »

Poursuivit-il alors. Alice semblait vivre à l'écart de cette société, sans doute pour se protéger de la folie ambiante. Mais le monde ne pouvait pas se restreindre à sa tante, il devait y avoir autre chose. Isidore le pensait, mais Alice voulait le protéger de tout. Connaissait-elle autre chose ? Wonderland était-elle sa création ? C'était ce dont elle avait sous-entendu, mais dans ce monde, Isidore ne pouvait pas avoir de certitude. Sa pensée morcelée se recomposait petit à petit. Que connaissait-elle du monde qui les entourait ? Elle avait parlé d'un roi, elle avait parlé de son créateur... Isidore se posait tout un tas de questions, mais la folie douce qui accaparait le crique était en train de l'emmener vers d'autres douceurs. Cette fois-ci, il faisait attention à ne pas lâcher la frêle main d'Alice. Il ne voulait pas se retrouver séparé d'elle à nouveau. Sinon, il risquait de perdre l'esprit, et de poser ses doigts souillés sur son cou de cygne, afin d'étrangler le monstre de ses souvenirs.


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Tu offres un léger sourire en le voyant se débattre avec son doigt et sa manche,le sang fuyant malignement vers l' extérieure de ce bandage non –usuel, avant de lui saisir la main, l’entourant d’une fine bande de gaze et d’herbes,sorties droit de ton crâne de guérisseuse illusoire, jaillit de tes doigts comme magie des bois des prêtresses cornues. C’est le retour de l’innocence des questions et de l’envie dans ses yeux, alors qu’il pose ses globes curieux sur ce qui se présente face à lui.

Tes pas le suivent, ou le guident, vers la sortie, et franchissent la porte du couloir tourmenteur pour rejoindre la terre boueuse et l’herbe mouillé des chemins et sentiers du Dark Wood Circus, souriant à le voir observer les victuailles lourdes et légères vendues, les barbapapas fondant comme peau de chagrin sous la pluie et la précipitation jouissive de leur propriétaires à les dévorer avant qu’elles ne s’étalent sur leurs mains. Ce spectacle ne t’était plus habituel, malgrès la proximité de ta tente, mais tout un chacun croyant aux cartes, attend une bohème recluse qui ne danse guère parmi les foules de communes mortelles âmes, ignares de ces message envoyés par la Fortune.

Tu te rapproche alors de lui, entrant parmi cette foule qui t’es inconnue,serrant sa main et venant étreindre légèrement son bras en réfléchissant au possible déroulement de la nuit qui vous ouvre les bras. Cette nuit, s'Il viens te visiter, Madness n’aura que la vision d’une tente vide avec les vêtements d’un étranger sur tes draps.
Tu lui souris, ton beau visage félin s’emplissant de malice et de grâce, terriblement séducteur,vouivre ou muse..

Depuis des dizaines et des dizaines d’années...je l’ai vu à son âge le plus rutiland, et je l’ai vu se décrépir,se reconstruire pour agoniser encore... » Oui..tu as vu ces cycles de vie successif, tous sous le règne d’Halloween, ton protecteur...tu as vu des rois et des reines tomber parmi les fous après une ascension fulgurante..Impartiale, tu as vu ce monde grandir, muter et se déformer, d’abord depuis son sein, puis ici, en ton paradis éloigné, où tu observas et jugea, avant de choisir de ne plus regarder au-delà des grands bois. Quand à tes proches...

Le dis-tu dans le sens d’amis ?... » Ton visage se reperds dans la foule, tes yeux d’un vert trop vif observant les couples, les familles et les amis. Pas de cela pour toi..même cet idiot dans son train ne peut y prétendre.Tous perdus au fil des siècles. Pourtant...tu as ton père..mais il est tant hors de l’équation, que tu ne peux le citer. D’autant que tu ignores ce rapport..si proche. « Je n’en ai pas. Des connaissances, bien sur. Mais pas des proches. Je ne suis ni très sociable, ni très intéressée par ce qu’ils pourraient m’offrir. Je me suffit à moi-même dirons-nous... »

Es-tu sure que cette solitude ne te pèse pas ? Tu ne peut te l’avouer, mais elle le fait..autrement, tu n’aurais pas couru en cette Forêt au moindre bribes de langue shakespearienne...Alors que tu les exècre plus que tout. Mais tu ne le diras pas..il ne peut de toute façons, pas prétendre à ceci,vu le monde reculé duquel il vient..quelle autre chose que la misère son esprit a-t-il connu ? Pas assez de choses pour atteindre une ambition dévorante comme certains nouveaux acteurs..

Tu souris et clos les yeux un instant, les rouvrant en un battement de cils destiné à chasser la pluie alourdissant les rideaux de tes yeux,le guidant peu à peu vers un lieux moin fréquenté où chantent instruments et artistes de bal populaire. La légèreté te rend envieuse, tout comme l’esprit de la musique qui vole dans les airs, invitante...tu l’attires entre les toiles, désireuse d’oublier un instant la lourdeur des événements derniers...

Il te faut apprendre à danser..comme ça tu comprendras au moin le cirque..et nous commencerons la soirée de bon pied.. »

La pluie aide la musique et la rythme, guidant tes pieds tandis que tu le mène et le guide, ne te servant que d’effleurement comme prise, laissant la liberté vous mener, et tu clos les yeux, te laissant emporter...

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Alice l'emporta plus loin, l'éloignant des voix et des chants, dans un endroit plus intimiste et moins éclairé. Isidore se laissa guider, alors qu'elle commençait à danser avec lui. D'abord le jeune homme fronça les sourcils, curieux, puis il fut entraîné par son envie. Un pas en arrière, un pas en avant, puis on tournait les talons. Le froid continuait d'engourdir des muscles, pourtant la chaleur d'Alice l'envahissait encore. Isidore avait appris à danser en réalité, c'était dans son éducation. Sa mère avait tenu à faire de lui un jeune homme exemplaire, alors elle avait mis toute son énergie à faire de lui un exemple à suivre. Après la lecture, l'écriture, elle lui enseigna le maintien, et l'importance de toujours se taire en présence des adultes. La musique qu'il percevait dans le cirque lui servait d'appoint, même si Alice le guidait. Isidore se demanda alors si elle ne venait pas d'une époque différente, si elle n'était pas du futur. Cette question survint dans son crâne, Isidore la regarda, mais il l'oublia vite. Un pas en avant... qu'est-ce que c'était déjà ? Se pencher en avant ? Poser sa main sur les reins de sa compagne ? Ses doigts l'effleurèrent, mais ne s'y déposèrent pas. Il y avait des gestes appropriés, et d'autres non. Un pas en arrière, Isidore mouilla ses lèvres. L'odeur d'humidité pénétrait ses narines, le temps était froid, la pluie continuait de tomber en minuscules gouttelettes. L'herbe se froissait sous ses chaussures, elle craquait même, et le morceau de sa chemise déchirée se levait, et se baissait. Isidore était épuisé, mais il n'avait pas envie de se concentrer dessus. L'eau continuait de couler entre ses omoplates, le bout de ses doigts se colorait de rouge. Enfin, Isidore se pencha en avant.

« Vous semblez si seule... Alice. »

Déclara-t-il alors d'une voix peinée. Toutefois, la tristesse s'envola vite, et il l'attira à lui. Isidore chancela alors, il sentit une pierre sous son pied, et celle-ci se déroba. Isidore grinça des dents, brusquement, il sentit le sol l'attirer. Il tomba en arrière, il emporta Alice dans sa chute. Il se cogna la tête, son coude s'enfonça dans une flaque de boue, il se mit à rire alors. À quel point devait-il paraître ridicule ! Ah... Isidore, il n'apprenait jamais de ses erreurs ! Il tourna la tête, comme s'il faisait « non », puis il se redressa un peu. Ses épaules étaient glacées, mais Alice était salie par la terre et l'eau. Isidore rougit en la fixant, il avala sa salive, puis il soupira, gêné :


« Je suis désolé, vous n'êtes pas blessé ? »

Et il était tout crasseux de boue, de sang, et de pluie. Ils devenaient un tableau, et celui-ci devait paraître des plus étranges et grotesque aux yeux des autres. Alice restait blanche comme une oie, et gracile comme un chat, tandis que lui se recouvrait de ridicule. La danse, Isidore n'avait jamais porté de l'intérêt. Il avait appris à danser, parce que ça avait été la volonté de sa mère. Il ressemblait à Alice, il n'était pas si sociable que cela ; il aimait se recueillir auprès de Dieu, il avait l'âme souple aux exercices de la prière. Tous ces endroits fréquentés le fatiguaient la plupart du temps, si bien que même s'il aimait l'ambiance du cirque, il trouvait du réconfort à s'en trouver isoler. Le silence de la nuit avait quelque chose d'apaisant.

« A-t-on seulement un avenir ici ? »

Fit-il avec un sourire, même si sa phrase était recouverte d'une épaisse couche de pessimisme. Quel avenir espérer à Wonderland ? Isidore l'ignorait. Que pouvait-il faire par ici ? Il s'agissait d'épreuves qu'il devait éprouver, dépasser, la douleur était ce qu'il supportait le plus. Il était né pour elle, elle vivait à travers lui. Il en avait besoin, son époque le lui avait fait croire. Isidore ne se relevait pas, il se laissa accaparer par le froid, sa morsure se répandait dans ses nerfs. Il éternua, puis il ajouta :

« Est-ce qu'on prie par ici ? »

Qu'est-ce qui pouvait servir d'Église ? Quel endroit pouvait lui permettre de se recueillir ? Wonderland ne pouvait pas exister sans Dieu, Dieu avait forcément de l'influence par ici. De même que le Diable. Mais la présence du Diable lui paraissait plus épaisse en ces lieux. Épreuve divine ? Isidore ne pouvait le voir que de la sorte, ça l'aidait à tenir. Au fond de lui, il savait qu'il était mort, ce qu'il avait vu dans le palais des Glaces en était la preuve. Pourtant , il se refusait à cette idée. Le Paradis n'était pas Wonderland.

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8/2/2015, 23:21
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Tu ris et danse sous les mouvements d’Isidore, si réglés et sérieux comparé à tes ondulations et des jeux de gitanes. La pluie dégouline sur ta robe et tes cheveux si sombres se collent en t’ enlaçant dans leur prise amoureuse. Tes hanches ondulent et remuent, tes mains se levant pour allonger l’élan et l’emprise, en jouant ce jeu de regard digne de la cour des miracles, tes pieds nus sautillant et dansant..A cet enfant, tu dois davantage rappeler l'Esméralda du parvis de Notre-Dame en cet instant, que tu ne rappellerais la jeune lady anglaise a tes proches de l’Ancienne vie...plus sensuelle, tu t’inscrits comme une ombre historique et scintillante parmi la pluie et ces roulottes défraîchies, vivant la musique libératrice...n’était de toute façons pas cela que tu étais venu chercher en ce Wonderland ? Ton monde meilleur, ou la liberté d’être, de s’exprimer, écrasait tout les carcans sociaux et moraux de ton époque..

Vos deux danses s’articulent, anachronisme mouvant et joyeux, mais la fatigue vous emporte tout deux, et si pour toi elle se mêle à la musique et au regard gris face à toi, il semble que le propriétaire de ces yeux la ressentent différemment, et quand une étreinte commence à naître, le voilà qui se retrouve à basculer en arrière, entraînant en son élan, t’emportant contre lui sur le sol..

Fort heureusement pour lui, le sol n’est qu’un matelas gorgé d’eau, et ton visage à toi vient seulement cogner contre son épaule. Pauvre garçon empêtré et gêné, tu lui répond d’un radieux sourire, les joues et les lèvres rosies par l’effort. Non..tout vas bien pour toi, et sans doute est-ce là le moment le plus insouciant que tu eus depuis de longues années.

Tu roules d’un mouvement de hanches, arrivant sur l’herbe trempée,juste contre lui,ton ventre soyeux contre le sol humide et froid. Et tenant ton menton de ta paume, tu souris en l’observant.

N’a d’avenir que celui qui le désire...à toi de le créer de tes mains, et de choisir le dessein de ton destin..Si tu poses cette question, c’est bien que tu désires ce destin..tu m’es apparu avant même que ta voix n’accoste mes oreilles..c’est donc que tu es bien présent en ce livre. »

Des paroles comme énigme, tu es pourtant bien claire. L’avenir ici est semblable à celui qu’il aurait pu avoir en son autre monde étrange peuplé de profanateurs de corps. Tu tends la main, essuyant la boue de son visage d’un effleurant d’aile d’oiseau en te redressant, t’asseyant à genoux prêt de lui et prenant sa main sanglante contre toi pour la soigner,tentant ton pouvoir de création sur les liens de la cicatrisation. Recréant tissus de chaire et tentant le miracle de guérison à petite échelle.

Tu observes la trace fraiche sur son doigt, avant de lui décocher un malicieux sourire de satisfaction personelle, penchant légèrement la tête pour dégager ta masse humide de cheveux d’une nuque couverte de gouttes de pluie. « Bien sur que l’on prie...mais probablement pas le même dieu que toi..ou du moin pas sous un autre nom.. »

Et toi, Alice, que pries-tu au fond de ta tente emplis d’objets liés au destin,aux forces sauvages..Est-ce ce monstre qui t’obsède et dont tu ne connais pratiquement rien, si ce n’est qu’il serait peut-être le créateur de ce monde..et le tiens.. ?

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9/2/2015, 08:44
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Isidore lui était apparu ? Il ne fit pas le lien entre les cartes, et les prédictions d'Alice. Certes, il pouvait croire à ce genre de chose, mais il préférait s'en remettre à Dieu. Cette image était plus rassurante que celle d'un destin mené par le hasard. Croire en Dieu, c'était dans son sang ; il ne pouvait pas se détacher de l'époque d'où il venait. De même qu'enfant, il s'était nourri des récits que son père avait écrits dans son journal de bord, s'il en était l'auteur. Sa mère avait menti, elle s'était mis à rêver leurs vies plutôt qu'à vivre elle-même. Elle était la « fausse femme », et elle menait une « fausse existence », c'était ce qu'il avait compris au bout d'un moment. Il n'avait pas perdu sa confiance en elle, mais il avait vu à quel point l'être humain était né pour souffrir. Misérable chose, il ne pouvait que ressentir de la compassion et de la culpabilité pour elle. Comme lorsqu'il était vivant, il rejetait son traumatisme sur lui-même, portant les fautes de sa mère. La perversion de son âme était de la faiblesse, et il était l'origine de cette faiblesse. S'il n'était pas né... s'il n'avait pas été un bâtard qu'elle avait porté dans son ventre. Isidore était une chose infâme que longtemps, elle avait retenue dans ses entrailles, avant de l'expulser dans le sang et les humeurs. Un frisson courra le long de son échine. S'il continuait à rester de la sorte, il finirait geler. Tant pis.

« Il ne peut qu'y avoir un seul Dieu, Dame Alice. »

Hérésie, blasphème... malgré sa douceur, sa tolérance, Isidore gardait son époque encrée dans son sang. Le christianisme restait pour lui la seule religion valable. Si Dieu n'existait pas à Wonderland, il risquait d'en mourir de mal-être. Il devait exister, sinon à quoi servirait toute cette mascarade ? Il avait la sensation de devoir affronter des corruptions, au fil du temps. Et à chaque corruption abattue, Isidore s'en sortait grandi, changé. Au fond, il était trop stupide et naïf pour accepter l'idée d'un monde sans un dieu pour veiller sur lui. L'inceste, le meurtre qu'il avait commis, il avait besoin de les justifier sous le couvert d'une volonté divine. Sa faiblesse humaine, il en avait conscience, mais elle prenait sens uniquement lorsqu'il murmurait ce mot : « Dieu. »

S'il n'y avait pas de lieux de culte, Isidore n'avait qu'à en créer, songea-t-il alors. Lui qui enfant avait rêvé d'un autre monde, d'une contrée à peine explorée par l'homme, transporté par les récits de son père, tenait peut-être ici sa chance. S'il ne pouvait pas se faire voyageur, il n'avait qu'à se faire moine à Wonderland. Et aider les âmes égarées, les conduire vers un chemin raide de droiture. Cette idée lui plaisait, mais il songea qu'il ferait plus tard cette surprise à Alice. Une telle entreprise était ambitieuse, Isidore le savait, mais s'il pouvait sauver toute cette humanité décrépie ? Se battre dans la robe du prophète, jouer de ses mots et de sa délicatesse pour apaiser... cela lui apparaissait comme bon. Dieu avait mené Alice sur son chemin, sans doute le poussait-elle vers une nouvelle vocation. Oui... elle était sa gardienne, son ange, même s'il tenait à ne pas tout lui confesser. Elle avait vu le monstre qu'il renfermait, ce n'était pas la peine de lui montrer davantage ce qu'il était. Isidire avait... avec sa mère. Ce mot même, il ne pouvait pas le penser, ça lui donnait envie de vomir.

Le jeune homme passait sans cesse à des émotions différentes, son âme se soumettait à des interrogations diverses, tandis que son regard bleu changeait de nuances. S'il n'avait pas conscience de son pouvoir, il laissait son esprit errer à des préoccupations futiles et existentielles. Et à Wonderland, ce genre de questions, il en aurait toujours. Il avait besoin de réfléchir à son entreprise, réunir autant d'informations possibles, et choisir un lieu. Le cirque lui plaisait, car il y avait Alice, mais c'était un lieu propice à la décadence. Il fallait un endroit isolé, tranquille, sans magie, où il pourrait exercer la parole divine.


« À cause de moi, vous êtes trempée. »

« Nous sommes trempées », faillit dire Isidore, avant de remarquer l'état déplorable dans lequel il avait mis Alice. À force de suivre ses folies, la jeune femme risquait de prendre froid. Il s'occuperait volontiers d'elle, mais il n'avait pas envie de se sentir responsable d'une mauvaise grippe, surtout si elle était aussi originale que le monde dans lequel ils évoluaient. Isidore se releva, il tendit la main à Alice pour l'aider, il frotta la boue sur son pantalon avant de comprendre à quel point c'était futile. Il n'avait sur lui que ce qu'il possédait, il n'avarie donc pas de vêtements de rechange. Dieu se moquait de lui, pourquoi n'avait-il pas eu le droit de prendre avec lui d'autres possessions ? Parce qu'il se devait vivre dans la misère. Parce qu'il devait s'émanciper des biens matériels.


« Rentrons ? »


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Matrice illusionée
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Ta main rejoint la sienne, alors que tu souris, te relève en riant doucement, levant un instant ton visage éclairé vers le ciel. La danse t’avais assez réchauffé pour que tu en oublis la morsure du froid et tes orteils complètement endormis dans leur écrin de terre collante. Tu souris et acquiesça à sa proposition, le guida tranquillement parmi le dédale de tente et de structures de bois parsemant le coté plus intime du Cirque, sans cesser votre étrange conversation entre désormais païenne et assuré croyant.

Ce n’est pas toi qui m’a trempé , mais bien la pluie..et s’il n’y a qu’un seul Dieu, ne penses-tu pas qu’il puisse revêtir toute les formes du monde ? »

Tu le ramène chez toi, entrant en lui tenant la toile tintillonante qui te sers de porte, avant de rajouter assez de bois dans le poêle dissimulé dans le coin d’ombre de ta cuisine pour réchauffer l’atmosphère. Cachée derrière l’écran séparateur, tu ôtes jupes et corsage, tendant par-dessus le paravent de bois de quoi permettre au moinillon de se changer. Sans doute trop court pour lui, ce sont des vêtements de coton épais, blanc et chaud. Féminin par leur essence, mais assez sobre pour qu’il ne se sente en rien gêné.

Tu patientes de ton coté de la barrière, préparant thé à vous réchauffer, trouvant de quoi manger et vous réchauffer,nouant tes cheveux dégoulinants en un chignon fou mettant en valeur ta nuque trop fine et ton visage sculpté, habillée de vêtements de nuit, voile virginaux qui bientôt se teinterons du rouge d’une naissance malsaine et forcée. Paisiblement, tu chantes en préparant ta théière, attendant un signal te permettant de refermer la séparation pour le retrouver.
Si tu savais ce qui se projette dans sa tête..sans doute vaine quête, mais si gracieuse..Toi qui est si blessée par la déformation de ton enfant chéri, tu en apprécierai l’intention, mais l’absurdité de son désir ne t’arracherai qu’un amer sourire.
S’il trouve ce lieux emplis de mal, que penserait-il donc de Crimson Spook et ses quartiers de torture payante, son ciel aux étranges oiseaux dont les becs sont ouverts sur un seul cris silencieux de tête morte..ou encore la terre des rebelles..sombre..

Que jamais il ne croise Madness..sa douce folie pourrait se transformer en impétueux désir de croisade, et son visage serait déchiré du rictus contre les infidèles. Seul dans un monde étrange, le moine fou erre..

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Isidore remercia Alice lorsqu'elle lui donna des vêtements de rechange. Pendant qu'elle se dirigeait de l'autre côté du paravent, il déboutonna sa chemise blanche, qui ne l'était plus vraiment. Il frémit en sentant le tissu glisser sur sa peau froide, alors que ses doigts fins et délicats la sortaient de son pantalon. Il observa ensuite sa blessure à sa main, puis la manche qu'il avait déchirée ; pauvre chemise, elle l'avait supporté durant toutes ces années ! Que lui était-il passé par la tête ? Il prenait tant soin de ses affaires d'habitude... aah... que dirait sa pauvre mère ? Lorsqu'il perçut le son d'un vêtement qui se froisse, il se retourna lentement vers le paravent, en prenant conscience qu'Alice était elle-même en train de se changer. Il cligna des yeux, et il éloigna de son esprit toutes pensées vicieuses. La sensualité de la scène était pourtant présente, quoi de plus voluptueux que deux jeunes gens enlevant leurs habits dans la même pièce ? La seule barrière au regard était le paravent, son esprit ne pouvait pas s'égarer du droit chemin.

Isidore se pensa alors corrompu pour songer un seul instant qu'il pouvait entrevoir la silhouette d'Alice défaisant doucement son corsage. Cette pensée s'envola, lorsqu'il éternua, la fatigue sans doute l'emmenait vers des contrées absurdes, il devait se ressaisir. À part sa mère, il n'avait pas le souvenir d'avoir vu une autre femme nue. De même qu'il n'avait jamais partagé sa nudité avec une autre femme que cette démone perverse. Ce qui l'avait rendu pudique au fil des années. La chemise fut soigneusement pliée, malgré l'état déplorable dans lequel elle se trouvait, et l'humidité qui l'imprégnait. Il enleva ses bottes, son pantalon qu'il rangea dans un coin, et il enfila les vêtements que la voyante lui avait prêtés. Il ne remarqua pas tout de suite leur finesse, et leur féminité. Il vit d'abord que la chemise était plus travaillée, mais elle était en effet un peu petite pour lui. De même que le pantalon, qui laissait voir ses chevilles. Isidore eut un sourire narquois, en songeant à quel point il devait paraître ridicule, puis il trouva que ce n'était pas si grave. Il n'était pas épais, ça ne faisait rien. Du moment qu'il n'était pas obligé de porter une robe et à mettre du rouge sur ses joues ! Il avait beau se retrouver dans un cirque, il n'avait pas envie d'en partager les coutumes.

Isidore ne se manifesta pas tout de suite, de même qu'il n'osait pas se retourner afin de savoir si Alice avait terminé ou non. Encore cette pudeur et cette politesse si grotesque ! Lorsqu'elle commença à chanter, et qu'il l'entendit utiliser la bouilloire, il se dit que c'était bon. Il avala sa salive, il se tourna vers le paravent, et défi de sa mémoire l'image qui s'y était inscrite quelques minutes plus tôt. Dommage que dans sa mort, il n'avait pas pu emporter son exemplaire des Confessions ! Sans cette lecture, il devait se remémorer tous les préceptes de Saint-Augustin, son maître à penser. S'appuyer de sa mémoire, alors que ses souvenirs se faisaient si fragiles... cela viendrait avec le temps. Isidore n'avait plus à se vautrer dans le désespoir. Comment comptait-il aider les âmes errantes, si lui-même hésitait autant dans sa foi ?


« Voilà, j'ai fini, merci pour les vêtements. »

Isidore caressa sa blessure à la main, il se rendit alors compte que son mal de tête avait totalement disparu. Il massa ses tempes, et il se rapprocha lentement d'Alice, ombre silencieuse et mouvante. Il observa la bouilloire, nourrissant son imagination de tous les objets alentours qu'il ne connaissait pas. Les mains derrière le dos, comme un petit garçon attendant que sa mère s'exprime, Isidore examinait les faits et gestes d'Alice, curieux et patient. La chaleur de la tante commençait à éloigner le froid, il interrogea alors la jeune femme :

« A-t-il des saisons par ici ? »

S'il pleuvait, cela voulait dire qu'il pouvait neiger. Isidore se demanda alors où se rendaient les âmes, une fois cette « épreuve divine » terminée, s'il n'y avait pas endroit où il devait se rendre, afin de communier avec Dieu. Qu'il prenne mille visages ne le dérangeait pas ; il était certain que son coeur saurait le reconnaître. Il se le persuadait, vivant de ses chimères, grandissant grâce à elle.

« Pouvez-vous me parler des... hum... »

Isidore fronça les sourcils, un pli se forma sur son front ; il réfléchissait. Comment pouvait-il dire cela ? « Contrée » ? « Province » ? Wonderland était un monde, mais était-ce un pays ? Ou bien cela ressemblait à son Europe du XVIe siècle ? Finalement, il préféra une formule un peu lourde, quoique correcte pour sa réflexion :

« Des... différents endroits de Wan... Wonderland ? »


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Les herbes chantent et se déploient sous ta voix,ondoyant dans l’eau chaude pour délivrer leurs saveurs et leurs bienfaits pour deux âmes transies. La flamme du poêle joue avec ta robe aux ombres chinoises, dévoilant le dessin tremblotant de tes jambes, ta taille..tandis que tu étends les bras au dessus de toi, attrapant dans leurs abris, pains d’épices et fruits divers,que tu tranches, disposes avec la confiture de rose que tu as toujours tant apprécié. Même de ton vivant..

Le sentant, tu lui jette un œil par-dessus ton épaule dénudée par la forme de ta chemise de nuit au laçage rendu laxiste par les années, et tu souris en prenant le nécessaire, le voyant vêtu ainsi, tels un des artistes du cirque, trapéziste en entraînement ou clown au réveil.
Tu te retourne face à lui, les mains chargées de votre frugal repas, et après quelques rapides pas sur le tapis chauffé,tu le dépose sur la petite table ronde qui tient davantage du guéridon de salon que de la table monastique, l’invitant à se rasseoir sur le fauteuil auparavant connu.
Vous voilà de nouveau en face en face, sous la lueur intimiste cette fois de bougie, ambiance tamisée d’une chambre de boudoir ,toi debout, à caresser de la pulpe de tes doigts, les tranches de la multitude de livre qui occupe l’espace, dans une étagère branlante et encombrée de millier d’objets biscornus comme connus.

C’est un vieil ouvrage que tu poses ainsi parmi les cartes, et en l’ouvrant, l’odeur des siècles passés vous saute au nez, rassurante, sèche comme le sable, avec le piquant métallique de l’encre noire et ses minérales couleurs..une esquisse du royaume et de ce que tu as pu en explorer, lors de tes années d’insouciance. Les pages suivantes ne sont que bribes de Ses poèmes illuminés et poétique qui vivaient encore dans ta mémoire et que désormais ils fuient, se retranchant sur le parchemin..

Bien sur qu’il y a des saisons...sinon de quoi pourrait bien se plaindre les plantes ? » Tu souris, amusée..tu le sais, qu’il va le prendre pour une plaisanterie..mais elles ne font que parler de la pluie et du temps, ces dames colorées..si bien que tu ne leur connais au final que quatre réels discours, comptabilisant le doux silence de l’Hiver. Tu déposes le livre face à lui, et viens te pencher à ses cotés, sans le toucher plus qu’un effleurement de manche, désignant tour à tour les lieux dont tu parles.

Sans doute les frontières ont-elles changée,depuis, je t’avouerai qu’il y a bien longtemps que je mis les pieds en dehors de l’orée de la Forêt. Commençons par ici..le royaume de la Reine rouge..il s’agit d’une ville, entourée d’un No man’s land, si je ne me trompe pas. Les quartiers qui la composent sont emplis de ce que tes yeux ne sauraient voir. » Nouveau sourire doux, ne voulant l’effrayer en exposant la vérité, tout en ajoutant une touche de cynisme à ta tonalité, montrant par là bien qu’il s’agit tout de même de la réalité. Différent cercles d’intensités à une prostitution axée et active. Tu tapotes le lieu, en faisant une rapide croix sur le petit dessin de son château. ..ne pas y mettre les pieds. « Je te déconseille réellement d’y aller, car Snow White pourrait être tenté de posséder ton âme. » De nouveau ta main change de lieux, montrant le royaume à sa proximité, son château, sa ville et ses champs.. « Ici est le royaume du chapelier, il est celui dont tu as le moin à craindre si tu désires demeurer dans un lieu plus vivant et heureux. Son palais se trouve ici, la ville là..et autour sont des champs aux herbes qui risquent de te faire perdre la tête si tu ne sais les aborder avec précaution. Quand à cette forêt, c’est là que nous nous sommes rencontrés. Elle borde à la fois le bois du cirque, et marque la frontière entre Crimson Spook, et le royaume du Chapelier. Tu as aussi le royaume de l’ombre..celui là, je n’y connais que peu de chose, mais je sais qu’il est au moin équivalent en danger au domaine de la Reine Rouge. Et pour finir, voici la zone Neutre..nous y somme actuellement, le cirque est là, au milieu du bois..Il y a aussi les Souterrains, mais je ne peut y entrer...et enfin, les étendus désertes. Je dois avoir des choses plus détaillées dans mes carnets, il me faudrait y remettre le nez... »

Tu parais si à l’aise en parlant de ton pays. Tes yeux brillent d’une affection sereine, et ton sourire est tendre et sincère..il est si évident que tu l’aime passionnément..comme il est triste d’imaginer ta peine en voyant ces terres devenir jouet et suppôt d’être cupides et stupides..mais c’est ainsi..au fil du temps, les règles changent..

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9/2/2015, 21:25
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[Au temps pour moi, je n'avais pas fais attention ^^']

Installé près de la jeune femme, Isidore regarda le livre qu'elle avait apporté. Il représentait une grande partie des contrées de Wonderland, mais il ne parvenait pas à tout lire. Son anglais restait approximatif, et son accent français s'enlisait dans son crâne, et dans sa bouche. Alors qu'Alice nommait les différentes contrées — c'était la définition qui selon lui correspondait le mieux —, ses yeux suivaient au fil de son discours. Que voulait-elle par « les quartiers qui la composent sont emplis de ce que tu ne saurais voir ? », Isidore était intrigué. Il nota dans un coin de son cerveau de visiter cet endroit, ne serait-ce que pour vérifier ce qu'Alice racontait. Parlait-elle de misère humaine ? De lieux si éprouvants pour son âme ? Allons bon... sa fierté d'homme en prenait un petit coup ; il n'était pas si fragile. Si c'était dangereux, il pourrait trouver un moyen de se défendre. Après tout, il avait tué un homme de ses propres mains. Dans un élan de rage, il pouvait devenir incontrôlable. Le coeur humain était si complexe et fascinant, la haine et la colère pouvaient le pousser à tant de violence ! Lui, cela l'effrayait, mais d'un autre côté... il était fasciné. Que Dieu le garde de cette curiosité.

Alice prenait soin de ne pas trop le toucher, elle avait noté son malaise vis-à-vis des contacts humains. Cependant, Isidore se sentait en sécurité en sa compagnie, il lui faisait confiance, et à ses yeux, elle gardait l'image d'ange gardien. Ce qu'elle lui avait prouvé dans le Palais des Glaces. Qui était Snow White ? Que se cachait derrière ce titre ? Isidore ne devait pas oublier la question, même si ce nom ne lui était pas inconnu. Où l'avait-il entendu déjà ? Il plissa le front, il remua les rouages de son cerveau, mais encore une fois, son souvenir s'envolait alors qu'il tentait de le saisir. Alice lui avait déjà mentionné le Royaume du Chapelier, Isidore s'en rappelait, puisqu'elle lui avait même conseillé d'y vivre. Cela avait l'air d'un endroit plutôt paisible, même s'il craignait d'y perdre la tête, sans doute parce que la description de la jeune femme renvoyait au caractère étrange du Palais des Glaces, et de la forêt. Wonderland semblait pousser ses habitants vers la folie, mordant dans leurs cervelles, léchant les dernières bribes de leurs raisons ; cela le fit frémir. Il tenait à son âme, il tenait à sa raison... mais il tenait à aider ces pauvres créatures égarées dans ce monde insolite. Pour cela, Isidore devait le comprendre. Il ignorait qu'il risquait de devenir fou, à force de remuer et remuer la logique quasi inexistante du pays des merveilles. Le Royaume de l'Ombre paraissait être le plus mystérieux, faisant honneur à son nom. Isidore fut déçu qu'Alice ne pût lui donner plus amples informations.


« Je vois... qui est Snow White ? Vous l'avez décrit comme une personne dangereuse. »

Le mal avait-il une totale emprise sur le coeur des hommes ? Ou bien, y avait-il seulement des hommes dans le sens où lui l'entendait ? Arrivait-il que des âmes d'une nature différente parcourussent Wonderland ? Isidore continuait de réfléchir, gardant ses questions pour le moment ; il devait préciser sa pensée, avant de la mettre en forme, et de la prononcer. Le jeune homme mordillait ses lèvres, pensif, le menton enfoncé dans la paume de sa main. Ses yeux fixaient l'ouvrage d'Alice, et remontaient parfois jusqu'à sa nuque. Oui... naturellement... il y avait des saisons, mais les hivers ressemblaient-ils aux hivers froids et rudes de son époque ? Ou bien la nature étrange de Wonderland les modelait différemment ? Avec le temps, Isidore le saurait. Il avait envie de découvrir ce monde. Partir en quête de Dieu, déployer sa sainte parole dans les esprits les plus faibles, afin de les aider. Leur donner quelque chose en laquelle ils pouvaient croire. Leur offrir cette force.

« Ainsi... Wonderland est divisé par des Royaumes... »

Isidore songea que ce monde ressemblait à un immense continent. Vaste, diversifié en population et en domaine. Il se demandait à quoi pouvait ressembler le territoire de l'Ombre, Alice possédant peu d'informations à ce sujet... où pourrait-il construire son Église alors ? D'abord, Isidore visiterait Wonderland, puis il se déciderait. Il passa les doigts dans ses cheveux clairs, puis il contempla la flamme de la bougie. Alice l'apaisait, le silence aussi ; il était difficile d'imaginer qu'il régnait ici un tel calme, après avoir vu toute l'agitation dehors. Il ferma les yeux, rêveur, pensif. Puis il les rouvrit brusquement, et il demanda :


« Vous arrive-t-il de regretter votre vie passée ? Vos proches ne vous manquent-ils pas ? »

Ressentait-il lui-même ce manque ? Maintenant qu'il avait ce qu'il avait été ? Ce que sa mère lui avait fait ? Isidore préférait enfouir cela sous un tas de poussière. Il était incertain, il avait aimé sa mère, comme un fils aime sa mère. Il était le fruit de ses entrailles, pourtant... elle avait posé ses mains pécheresses sur son corps. Un frisson courra le long de son échine. Il ne devait pas y penser.

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Tu t’assieds, une fois lui ayant montré tout ce que tu pu, vous servant gracieusement en usant de tes manières victoriennes, ancré dans ton corps, ton port de tête fier et l’angle simple de ton poignet lorsque tu verses doucement le liquide mordoré à l’odeur envoûtant dans la tasse de porcelaine, la guidant vers lui avec de quoi alourdir le liquide en son pauvre estomac encore vierge de toute nourriture d’en ce Monde.

Tes yeux fixent lentement les bulles remonter à la surface de ta tasse, si tant est que tu puisses les distinguer dans cette atmosphère d’ombre et de vifs reflets oranges..tels une peinture de De la tour,tes angles et tes joues creuses, le rebondis de tes lèvres et tes longs cils . Snow White...tels que tu le vois, c’est un enfant surchargé de tristesse jusque la folie...

Tu saisis l’une des cuillères, la plongeant dans ton thé brûlant pour en déposer une goutte sur ta langue dardée,dépassant à peine de tes lèvres, pour ne pas te brûler en te précipitant par trop sur le breuvage sombre.

Snow White est la reine de Crimson Spook, bien qu’il s’agisse d’un homme..la lignée est matrimoniale, alors c’est le titre qui semble devoir porter..Je ne sais comment te le décrire réellement, mais sache qu’il tranche les têtes par jeux, je suppose que ce simple détails suffit à montrer la « dangerosité » de cet enfant.. »

Tu acquiesces à la citation de cette division, trempant tes lèvres dans le liquide odorant, recherchant dans ta mémoire ce qu’il fut, croyant voir un monde différent mais qui parait désormais si lointain qu’il ne prend plus que les contours d’un Sid, monde rêvé si fort qu’il en est devenu légendaire..puis étrangement historique.

Et voilà sa dernière question, si étrange que tu fronces un instant tes fins sourcils, tes yeux jetant des éclats serpentins surnaturels, émeraudes sertis dans tes orbites assombris de leurs rideaux épais de frange soyeuse. Ta vie passée ? Pas souvenir. Tes proches.. ? Lesquels ?...
Tu bois, cherchant tes mots, les lèvres gonflés et rougies par la chaleur trop élevée du earl-grey bouillant. Dans quelques secondes, tu en auras la chaire à vive sur les tendres courbes angéliques qui accompagnent toute tes paroles...

...Ma vie passée n’existe plus. Seul Wonderland compte..je ne m’en rappelle pas, comme je te l’ai dis..et lorsque j’essais d’en recueillir des souvenirs, je ne peux pas désirer revoir cela. Ce lieu est mon refuge... »

Et le refuge implique de n’avoir aucun pion traître..aucune blessure potentielle..Ton cœur bat plus vite, Alice..Tu sais très bien que ton cœur est bien loin d’être en sécurité..tu l’exposes, le porte en collier, le tenant par des chaines, exposé, explosé, ta poitrine est un coffre à ciel ouvert dont les cerclages de métal grave leur présence dans tes os, et montre tels un défi la plus intime de tes plaie..sanglante, purulente...

Une femme seule, vivant dans un Cirque qu’elle évite visiblement, plus âgée que sa propre mémoire,...Qui crois-tu duper...tu es une fuyarde...l’agneau d’une sombre farce que joue le loup, qui doit tourner, rouler, se tondre pour se dénuder avant de présenter le flanc pour qu’il y plante les crocs, finissant soulagé de voir ses entrailles s’envoler avec son âme..au plus loin des brûlantes flammes d’un quotidien mal assortis...

Tu lui souris alors, relevant tes iris où les flammes dansent avec leur vie propre pour les braquer dans ses yeux de glace tendre, levant un fin bouclier qui parait davantage une porte qu’une barrière entre toi et l’enfant.

...N’est-ce pas regrettable de s’ enchaîner à ce que notre raison s’est épuisée à oublier ?... »

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9/2/2015, 23:38
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Une reine qui était un homme ? Isidore avec ce détail pouvait mieux cerner l'absurde de Wonderland. Froncement de sourcil — toujours lorsqu'il était intrigué —, une reine qui était un homme ? Il n'y avait qu'ici où il pouvait entendre ce genre d'histoires. De son temps — depuis quand pouvait-il dire cela ? —, on aurait jugé fou celui qui se serait proclamé « reine ». Il ne pouvait qu'effleurer la surface, s'imaginant à peine tout ce que Snow White cachait ; s'il prenait connaissance de sa noirceur, il le jugerait, et tenterait de sauver son âme. Si la reine en avait une. De plus, il ne pouvait pas apprécier quelqu'un tuant pour le plaisir. Isidore toucha son cou, en songeant que si le hasard menait Snow White à sa route, il vaudrait mieux pour lui de choisir un comportement adapté. S'il avait été élevé par une mère particulièrement vicieuse, il ne savait pas réagir face à un fou. Les dépravés le mettaient mal à l'aise, il les éloignait autant que possible de lui. Il n'était pas au bout de ses peines, des dépravés, c'était ce qui jonchait Wonderland le plus. Il pourrait certainement pardonner à la reine ses actions, s'il apprenait qu'il avait eu une enfance aussi traumatisante que la sienne. Trop bon, trop con, comme on dit.

En effet... Isidore avait omis ce détail, Alice ne conservait aucun souvenir de sa véritable vie, et le Palais des Glaces s'était abstenu d'en révéler les morceaux. Elle ne cherchait pas à le savoir, contrairement à lui qui courait après ses souvenirs perdus, preuve de son humanité. En buvant le thé, Isidore contemplait la carte, il n'y avait pas réellement de merveilles qu'il désirait visiter. Wonderland en était dénué... du moins pour lui, puisqu'il n'avait pas le moindre goût pour le macabre. Il caressa la tousse du pouce, contemplant le thé tremblant à l'intérieur, songeur. Trouverait-il un endroit qui lui plairait ? Un lieu paisible où il n'y aurait pas monstres et pêcheurs prêts à sauter sur son âme ? Il mouilla ses lèvres. Et s'il était tombé sur une âme vicieuse, qu'aurait-il fait ? Il se serait laissé embrasser par le pêcher ? Sa vertu aurait été en danger, dans tous les cas. Il tapotait ses doigts sur la tasse, continuant de songer aux contrées que renfermait Wonderland.


« Je pense, Dame Alice, que c'est un moyen pour ne pas s'oublier soit même. S'accrocher à cela, c'est se prouver qu'on existe. »

Du moins, c'était son cas. Il ne pouvait pas imaginer toute la peine qu'Alice renfermait dans sa poitrine de moineau. Que ses ailes blanches étaient tachées de sang et de goudron, qu'elle était coupable de l'inceste, et qu'elle y avait été plus consentante que lui. Son ange perdrait sa valeur, il ne devait pas le savoir ; Isidore ne lui pardonnerait pas. Si elle le lui racontait, il comprendrait, mais il ne lui pardonnerait pas. Sans doute ne faisait-il qu'idéaliser la jeune femme, il trompait souvent son esprit pour survivre. Lorsque sa mère avait glissé ses doigts noueux sous ses vêtements, il avait cru que c'était le chagrin qui l'avait poussé à une telle chose. Il but une gorgée de thé, il en apprécia la chaleur, la douceur... de même qu'il appréciait cette tante où il faisait si agréable et si chaud. C'était bien mieux que la maison qu'il avait habitée avec sa mère, mais il devait s'émanciper du confort. Après tout, il ne méritait pas cela, son fardeau était de vivre misérable. Vivivre selon ce qu'il avait lu chez Saint-Augustin.


« Fuyez-vous quelque chose ? »

Même sa question l'étonna, mais elle avait franchi ses lèvres, au fur et à mesure qu'il réfléchissait sur sa nature. S'il était ici, c'était peut-être parce qu'il avait fui. Mais fuit quoi ? Ses responsabilités ? Peut-être. Les vices de son corps ? Sans doute. Isidore était hypocrite, il croyait à ses mensonges, si fermement que cela le rendait borné. Il se persuadait qu'une conduite exemplaire lui permettrait de laver son âme de ses fautes. Alice était un être mystérieux et complexe, il le découvrait au fur et à mesure qu'il discutait avec elle. Mais qu'il prenne garde à lui poser trop de questions, ce qu'il découvrirait en elle risquait de le décevoir. Il ne pouvait pas s'en empêcher, il grattait la terre sous laquelle elle s'enfouissait, petit à petit, un peu...

« Que comptez-vous faire de moi ? »

Cette question était là pour cacher la précédente. Si Alice ne voulait pas lui répondre, Isidore ne lui en voudrait pas. Il faisait preuve d'indiscrétion, Wonderland lui faisait-il oublier la politesse ? Et bientôt qu'oublierait-il, sa foi ?

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« Une langue adulatrice est plus acharnée qu’une main meurtrière. »
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Matrice illusionée
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10/2/2015, 00:50
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Un son inaudible se fait lorsque la tasse rejoint le plateau circulaire de bois, et ton sourire se fane peu à peu, se faisant le pensif d’une muse préraphaélite..un moyen pour ne pas s’oublier soi-même..pour exister..

Oui, tu comprends ce point de vue..Mais toi , c’est ici que tu t’es retrouvé, lorsque ton propre monde te déformait et te clouait au pilori d’une cage empoisonné. Il est sur qu’avec ces bondieuserie, l’enfant gris ne pourra que difficilement se retrouver en ce monde de magie et de rêve outrepassant le pouvoir de dieu..ou un dieu tels que décrit ne serait qu’un citoyen normal, et ou vous tous, habitant, êtes les membres d’un panthéon ou règne le désordre et l’illogisme, dont les extrémités qui se font face sont de l’ extrême douceur à la violence la plus absurde, jusque s’étreindre dans la plus brûlante passion..

Fuyez-vous quelque chose.. ?..

Tes doigts se resserrent sur le récipient blanc, ton cœur manquant un battement..tes pupilles se figent, fixant le bois de la table tandis que ton visage laisse un instant tomber tout masque, dévoilant la petite fille qui débarqua un beau matin dans ce monde ou elle y était libre..sans peur..et avec son tendre Ami..Et cette ombre dans la galerie...
Un homme, large, musclé, a la barbe d’un roux sombre et aux yeux si furieux ...comme deux charbons d’Héphaistos..en permanence entouré d’un épais nuage noir, et dont, lorsque tu cherchais l’affection, ne faisait que t’ignorer...

Tu secoues légèrement la tête, perdant un instant ton souffle dans les tourments de ton cœur, cherchant une phrase à dire, mais dont les mots se perdent, finissent par fuir entre tes lèvres sensuelles mais si jeunes..

« ...probablement..oui... »

Tes yeux semblent emprunts, quelques secondes, de la douleur de l’amnésique, blottit dans le coin de sa chambre matelassé, se demandant si le monde extérieur est mieux, ou s’il vaut mieux se réfugier dans les confins de son crâne..accepter une réalité à vous rendre vous..ou se laisser consumer dans les machineries d’un rêve débridé à l’ extrême..Es-tu gagnante dans l’un d’eux ?...Tu ne sais réellement..mais ici..au moin, tout étais si beau, paisible et possible..

Lancinante, la douleur te portes les larmes aux yeux, et ta main gauche relâche la tasse, venant pudiquement couvrir tes paupières assombries de fatigue, adoptant la position de l’ivrogne mis face à sa vie..Mais il te sauve de sa seconde question, se doutant probablement, en moindre mesure, de la troublante question qui était sortis de sa bouche.

Tu relèves le visage, la mélancolie tendre de la fiancée délaissée avant son mariage par un amant mort au combat, la fleur blanche à l’arme, gravé sur ton visage, ta main tremblante avance par-dessus le livre, serrant la sienne très brièvement, te ramenant à sa présence.

Je ne vais que te demander de m’aider à réparer la tente. Si tu veux ton talisman bien sur..autrement..reste là tant que tu le désire...mais je ne t’empêcherai pas d’ouvrir tes ailes pour parcourir le monde. »

Car là en était le but..vivre ses rêves au pays des Merveilles..bien que la réalité eu depuis longtemps vomis ses tripes les plus pourris dans ton beau paradis...

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Oh...

Isidore se mordit les lèvres, lorsqu'à sa question, les yeux d'Alice s'emplirent de larmes. La main tremblante de la jeune femme se posa sur ses paupières, tandis qu'impuissant, il assistait à la scène qu'il avait provoquée. Évidemment, il ne fallut même pas une demi-seconde pour qu'il culpabilise, et davantage pour comprendre qu'il n'avait pas les mots nécessaires pour la réconforter. Ne jamais oublier de tenir un langage approprié. Sa proximité grandissante avec Alice l'avait poussé à ce manque de recul, la question était venue d'elle-même, et voilà qu'elle paraissait sur le point de se briser. Tel un miroir qu'on aurait frappé du poing, et qui tombe en fragment sur le sol, déversant de multiples visages contorsionnés de douleur. Isidore la laissa prendre sa main, même si elle la relâcha vite. Pourquoi s'était-il permis une telle chose ? Elle affirma sa question, sans donner plus de réponses. Isidore ne voyait pas cela comme un effet de son amnésie, mais plus comme s'il avait posé un orteil sur un territoire dangereux, réveillant la souffrance là où Alice l'avait profondément caché dans la terre. Isidore baissa les yeux sur la tasse, gardant le silence.

Le jeune homme ne s'excusa pas, de crainte de la ramener vers l'abîme où il avait failli la pousser par maladresse. Sans doute Alice se conservait du pire, et lui, il avait suscité en elle le monstre. Il releva le menton, écoutant la pluie dehors qui ne paraissait pas s'arrêter. Les gouttes tombaient dans un rythme précis, couvrant la musique du cirque. Que cherchaient les gens dans ce divertissement ? Le rire ? Les merveilles ? Mais n'était-on pas dans le pays des merveilles ? L'idée de rester ici pour toujours en compagnie d'Alice, afin de prendre soin d'elle, et s'assurer que jamais elle ne manquerait de rien, lui avait effleuré l'esprit. Toutefois, transmuter son âme dans un talisman l'effrayait. Et si cela échouait ? Une âme avait-elle un poids ? La croix à son cou la supporterait-elle ? Même s'il devait la protéger, il préférait la remettre à Dieu afin qu'il puisse la juger. Le juger. Isidore ne se rendait pas compte du danger.


« Oh... même sans cela, je peux vous proposer mes services. Ne m'entretenez pas gratuitement, Dame Alice. »

Parce que pour lui, elle avait les traits d'une dame ; il ne pouvait pas se résoudre à la nommer autrement. C'était une marque de respect, un titre même qu'il lui avait donné. Même si ça lui déplaisait, Isidore userait encore de « Dame ». Il avala une gorgée de thé, il la dégusta même, puis avec un sourire doux, il la fixa et ajouta :


« L'effort donne de la valeur aux choses. Je n'aime pas être oisif, alors quand bien même, si je reste ici, je vous aiderais dans vos tâches d'une quelconque manière. »

Même si... le jeune homme ne savait pas comment la vie d'Alice s'organisait. Sa mère l'avait détourné des voyantes, ou de ce genre de cultes obscurs, car cela ne convenait pas à un jeune homme bien éduqué. Il avait entendu un certain nombre de rumeurs sur les gitans, mais même s'il ne les avait jamais pris en compte, il ne pouvait pas se faire une idée précise de leurs vies. Alice recevait-elle souvent des gens comme lui ? Égaré dans ce moment, l'âme au bord des lèvres, insouciant ? Les sauvait-elle comme elle l'avait sauvé de la mauvaise emprise de la forêt . Un pli se forma sur le front du jeune homme, que désirait-il ? Prendre un statut « exceptionnel » par rapport à cela ?

« Je pense que je vais juger par moi-même ce qu'est ce monde. Je vous avoue que tout me parait si obscur... »

Le merveilleux dans son crâne était solidement soudé à des chimères. Les quelques fois où Isidore l'avait rencontré, il n'en gardait pas un souvenir agréable. Il espérait trouvé un genre de terre sainte, non pas souillée par la folie humaine, ou des âmes naissant depuis les entrailles de Wonderland. Un endroit où il pourrait recueillir les vagabonds, tels que lui, les aider. Il avait envie de proposer à Alice de l'accompagner, mais la vie qu'elle menait était tout aussi obscure que le reste. Et puis, cela risquait de l'ennuyer dans son « commerce ».


« À part réparer la tente, il y a-t-il autre chose que je puisse faire pour vous aider ? »

Parce qu'il y avait sans doute d'autres travaux qu'Isidore pouvait accomplir pour Alice. Ne serait-ce qu'aller dans les endroits dangereux, où elle redoutait de se rendre. Avec son éducation du XVIe siècle, Isidore était persuadé qu'en tant qu'homme, il lui serait plus aisé de se protéger des quelques horreurs de Wonderland.

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10/2/2015, 14:14
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Plus que dans tes cartes, tu lis sur son visage la culpabilité qui l’étreint à sa question. Pourtant ce n’est rien d’endormi, mais bien la douleur constante, la folie mouvante et errante, qui fais bouger tes articulations de poupée..
Le pouvoir des mots libres est le plus fort, et tu ne lui en voudras jamais, toi langue avertie, de les avoir laissé déployer leurs ailes. Après tout..tout les animaux possèdent griffes et ongles...mais là est la souris coupable qui baisse la tête face au chat éploré, enfourché..l’innocence est si cruelle ...

La sonate de la pluie accompagne la nuit,couvre de son lourd manteau les jeux du Cirque et ses risques, trapézistes se basculant dans le vide, comme toi au bord de ta propre folie...embrassant l’abysse comme transport vers une nouvelle Canaan..avec tout les risques d’un chemin montagneux aux aspics rocheux.

Le Damoiseau porte toute les valeurs des livres de son Age, le visage d’un doux prince de Geste, la délicatesse d’un chevalier..mais le lourd passé des croisés rentrés en terre,et meurtris par leurs diables..

La conversation ondule tels un serpent pour éviter la dépression précédemment ressentie, et les sourire s’échangent, empreints de fatigue et de tristesse, comme lorsque les derniers soldats d’une bataille se relèvent, s’observant dans les yeux en comprenant que le jour levé, ils n’ont plus besoin de se tirer dessus, et peuvent savourer leurs vies malgrès l’horreur cachée par l’obscurité qui venait de prendre possession d’eux.

Tu te laisse aller en arrière, fermant tes yeux de vouivre, basculant ta gorge comme un oiseau sur le flanc, pensive.

« Ma propre vie est plutôt oisive...je vis ici..les gens viennent à moi pour se divertir, et connaitre leurs avenir..je leur raconte ce que je vois en eux, ils l’ interprètent et me paient..pas d’efforts, vois-tu..pas davantage de valeurs..Je suis confuse, mais je ne peux que te proposer, si tu désire tant travailler pour moi, qu’être un coursier...le cirque recherche bien des artistes..mais je ne pense pas que tu sois tant intéressé par cette vie..bien que ce soit dommage. »

Tu soupires, somnolant légèrement en réfléchissant. Le cirque est ta prison,ne serait-il pas mieux chez l’autre ?..Cet idiot abrutis vivant dans son train..rejetant la magie de ton enfant..oh, toi aussi tu rejettes désormais Wonderland, tu le fuis, même...mais lui, c’est la magie qu’il fuit...

Tes yeux se rouvrent, se coulent sur la tendre silhouette du garçons aux cheveux d’ange,ta main venant jouer avec les lacets du decolleté de ta robe, nerveusement, la chaire blanche dissimulée à demi par ce lien de coton.

...Il y a un groupe d’homme..dans les souterrains. Ils ont choisis de vivre sans la magie. Leur guide est un sombre crétin qui a décidé de ne pas écouter mes dires lorsqu’il était roi, et il a fini comme un rat à creuser dans l’Ancien Monde. J’ai quelques contacts avec lui...je pourrai peut-être t’emmener à eux.. »

Ainsi, il serait plus loin de la folie de Wonderland, dont tu es l’un des pôles...que de plus risqué pour lui..il partagerait probablement leur vision anti-magie..mais la science ne le rebuterai t-elle pas davantage encore ?...Miracle pratiqué par l’homme, qui seront étalés sous ses yeux, avec une poésie de métal et de vapeur..

La vapeur s’ effiloche de la théière,s’étiolant entre vous, paravent de vapeur et non plus de bois, laissant l’atmosphère résonner des larmes célestes, rythmant ta fatigue inhabituelle. Que pourrait-il bien choisir, entre une vie de voyage et de labeur, contre une existence passive comme la tienne..tu le sais bien, la question ne se pose pas..tu as si peu de chose à offrir à part toi-même, Alice..comme lui.

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10/2/2015, 19:47
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Non... devenir artiste ne lui correspondrait pas. Isidore n'en avait pas la vocation, il n'était pas assez doué pour jouer un rôle. Sa mère lui en avait certes conçu un, dès sa naissance, faisant de lui une imitation ; il avait échoué à porter cette autre personnalité en lui. Il n'avait pas de don en musique, il savait dessiner, mais c'était sommaire. Et encore, était-ce cela que recherchait un cirque ? Isidore y réfléchit plus pour s'amuser que pour se découvrir une soudaine passion. Il n'était pas suffisamment à l'aise avec les gens pour apprécier le contact de la foule, il méprisait tant son corps qu'il ne pourrait pas se nourrir du regard des autres. Et puis, il n'avait pas d'humour, hormis sa maladresse. Il était le genre de personne capable de pourrir l'ambiance d'une soirée par sa simple présence, un regard inquisiteur sur un comportement débridé suffisait. S'il se rendait à Crimson Spook, il risquait de rendre l'atmosphère décadente brusquement austère par ses seules paroles ; personne n'oserait s'amuser selon les coutumes de Snow White si on l'apercevait.

Pour cette seule raison, Isidore pouvait oublier le cirque. Il ne savait pas se détendre et s'amuser pour prendre pleinement plaisir au spectacle, même si voir toutes ces lumières, ces habits colorés l'avaient conduit vers une contrée nouvelle. Avec Wonderland, il découvrait des époques, celles que son temps avait prédite parfois. Coursier lui conviendrait mieux, il n'aurait pas besoin de plaire ; il n'aurait qu'à saluer les gens, prendre ou remettre ce qu'ils demandaient, puis s'en aller. Alice semblait somnoler, sans doute était-elle fatiguée par la journée et le morceau de nuit qu'ils avaient passé ensemble. Son apparition avait sans doute perturbé son quotidien, et surtout crée de l'animation dans sa vie. Isidore imaginait mal la demoiselle recevoir des proches — elle avait affirmé qu'elle n'en possédait pas —, ou des inconnus si cela ne concernait pas la voyance. Avec le temps, il pourrait explorer ce qu'elle « voyait », comprendre comment cette « magie » fonctionnait ; les gens venaient-ils pour entendre ce qu'ils désiraient ? Alice les guidait-elle comme elle l'avait guidé ? Il le verrait, peu à peu, et au travers de ses clients, il découvrirait Wonderland et ses habitants. Un voyage... cela ne s'organisait pas n'importe comment, Isidore en avait conscience, surtout qu'il n'avait pas la moindre idée par où commencer. Il prendrait certainement la route vers les territoires qu'Alice lui avait conseillés, mais il semblait y en avoir tant !


« Dans les souterrains ? Où se trouve cette zone ? »

Les sourcils froncés, Isidore examina la carte. Il nota l'agacement dans le ton et dans les mots d'Alice, elle semblait le juger fou ou grotesque, cet homme qui avait renié la magie. C'était peut-être le meilleur endroit où commencer son entreprise. Toutefois, Isidore ne pensait pas s'y installer. Si ce royaume se trouvait sous la terre, cela voulait dire qu'il ne pourrait pas retrouver la lumière du soleil facilement. C'était peut-être stupide, mais s'il ne voyait pas le ciel, s'il ne voyait pas le soleil, il risquait de tomber dans une morne dépression. Là où il y avait de la lumière, il y avait de la vie, et de l'espoir. Mais c'était sans doute une doctrine qui se rapprochait de la sienne, vivre isolé de tout, s'exiler des pêchers et du vice. Isidore se demandait à quoi pouvait ressembler ce roi, s'il était vieux, s'il avait les traits d'un sage... ou s'il ressemblait à un enfant. Il lui prêta mille figures avant de se perdre dans ses propres réflexions. Un endroit sans magie, cela ne signifiait-il pas qu'il n'y avait ni Palais des Glaces monstrueux, ni forêt maudite ? Un lieu sain ? Cela voulait-il dire alors que la magie était à l'origine de la folie ?


« Oui... pourquoi pas... vous m'y accompagnerez ? »

Ce n'était pas une proposition, ni une affirmation, mais une vraie question. Puisqu'Alice avait sous-entendu qu'elle le connaissait, et qu'elle le présenterait personnellement à cet homme. Si c'était bien homme, peut-être que c'était comme Snow White ; il avait le titre de « roi », mais pouvait être une femme.


« Existe-t-il des lois ? Je veux... qui soient pareilles plus ou moins partout ? »

Isidore avait la sensation de vivre ce que son « père » aurait pu vivre. Il s'informait un maximum pour savoir quelle conduite il devait apporter. Modèle de gentil garçon, il prenait soin d'apprendre, afin d'éviter les faux pas. Peut-être qu'on saluait les gens différemment à Crimson Spook qu'à FTWhat ?


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11/2/2015, 16:06
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Tu t’ étires et te redresse, te penchant au dessus de lui pour attraper un livre au dessus de sa tête, indiquant plus précisément le lieu cité, le posant par-dessus le vieil ouvrage, et posant l’index à l’entrée du monde souterrains.

C’est ici. Ils parcourent le sous sol dans un train..il faudrait y monter durant un arrêt, mais si je t’accompagne, sache que je ne monterai pas dedans avec toi. Je peut t’y emmener, mais pas y rester, je suis désolée. »

Et tu te relaisse tomber en un petit pouff sur ton fauteuil, ramenant tes genoux contre ta poitrine, y posant le menton, les yeux se fermant à demi.

«-Il faudrait que j’y réfléchisse, j’ai sans doute noté ça quelque part, mais..ma mémoire me fait défaut en cet instant précis...Les royaumes sont très différents les uns des autres. »

Lentement, ta voix faibli, ton dos se courbe, et tu t’enfonce dans une douce torpeur bercée par les craquements du bois en train de brûler, épousant la pluie. Discutions interrompue, cela fait des jours que tu n’avais vécu ainsi. Des jours, où plus sensément des années..Ta voix n’est plus qu’un murmure tandis que tu reposes pieds à terre et te redresse souplement, l’invitant de la main.

Je vais me coucher, pardonne moi. Je suis fatiguée. » Tu marques une pauses, l’observant avant de sourire légèrement, taquine. « Viens avec moi, je n’aurai que le sol à te proposer autrement, et je refuses de faire ça. On mettra des coussins entre nous. »

De toute façons, tu es bien trop épuisée pour faire quoique ce soit, ne serait-ce qu’en plaisanterie enfantine, chahuterie de petite fille si digne de toi..


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11/2/2015, 19:27
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[Pas de soucis, j'espère que tu as pu te reposer correctement ^^]

Isidore s'interrogea un peu plus sur Alice, et son histoire dans le pays des Merveilles. Avait-il une raison qui l'empêchait de monter dans... il fronça les sourcils. Quel était le mot déjà ? Tyran ? Non, cela n'avait pas cette sonorité. Train ? Monter dans quoi ? L'expression figée dans une totale perplexité, il observa le livre qu'elle avait pris et posé sur le précédent, en cherchant dans sa tête ce qu'était un train. Si on faisait l'action de monter dans le train, cela signifiait que c'était un bâtiment, ou un moyen de transport. Était-ce le nom donné à un château ? La voyante avait parlé d'un arrêt. Isidore — au fur et à mesure de ses réflexions — était en train de penser qu'un train était une sorte de bâtiment se mouvant, comme un fiacre. S'il finissait par se trouver en face de ce train, il l'interpréterait certainement comme doué de volonté, la technologie serait une forme de magie pour lui.

Son temps s'était bloqué au XVIe siècle, et à cette époque, la trouvaille la plus incroyable qu'il lui avait été donné de voir était l'imprimerie. Les livres seraient la seule chose qui lui serait familière en ce monde, mais grâce eux, il pourrait y observer le reflet d'une époque. Comme le livre que son père avait laissé — volontairement ou non — pour lui. À travers les pages de son journal de bord, il avait découvert un pays, et un homme. En contemplant les deux ouvrages que la jeune femme avait tirés de sa bibliothèque, Isidore voyait une époque, des gens, un mode de vie. Le train et ses habitants devaient probablement voyager continuellement dans les souterrains, même si cela lui paraissait difficile. Ou bien, le train était un genre d'animal capable de transporter des hommes dans son ventre, et se glissant dans les souterrains, mais... dans ce cas, de quoi pouvait-il se nourrir ? Ses entrailles étaient-elles confortables ? En proie à ses réflexions grotesques, il ne vit pas la fatigue d'Alice. Lorsqu'il s'en rendit compte, il songea qu'il devait apprendre à l'avenir à être moins égoïste. Avec le temps, il saurait comprendre Alice dans ses simples battements de cils. Il était ravi de l'avoir, sincèrement ; il pouvait affirmer qu'elle était son amie, sa petite amie fragile et sage, comme il avait envie de la nommer. Malgré lui, Isidore sourit tendrement.


« Je vois.... mais je risque de prendre un peu de place. »

Dormir avec Alice ? Isidore effaça le côté gênant que cela pouvait avoir. En réalité, il ne se souvenait pas avoir partagé son lit avec qui que ce soit, même avec sa mère. S'il lui était arrivé de s'endormir contre elle, son cerveau effaçait cela de son crâne. La proximité d'un autre corps dans lit était quelque chose de totalement inconnu. Cela le rendait quelque peu nerveux, Isidore pensait que c'était apporter un côté intime à leur relation. Certes, la jeune femme lui avait promis qu'elle mettrait des coussins pour « les séparer », mais tout de même... et en effet, il était persuadé qu'il risquait de la gêner dans son sommeil. Isidore se promit de se rouler en boule autant que possible, afin de prendre le moindre place possible ; il réfléchissait tantôt comme un adulte, tantôt comme un enfant. Souvent, il avait la sensation désagréable de déranger par sa simple existence, cette pensée était née à force de vivre avec le cerveau contrarié et contrariable de sa mère. Elle l'avait aimé, elle l'avait adulé, et elle avait détesté pour ce qu'il était. Bien sûr, il savait qu'Alice ne le méprisait pas, et qu'elle l'appréciait tout autant que lui l'appréciait, mais il ne voulait pas chambouler sa vie. Il apportait assez d'animation comme ça par ses étourderies, ou ses questions.

Le jeune homme attendit d'abord que son amie s'installe avant de la rejoindre. Il ramena ses genoux contre sa poitrine, il plaça son bras sous l'oreiller, et il lui tourna le dos. Même s'il y avait ses coussins, il se devait de la protéger de tout contact avec lui. Habituellement, seuls les amants se couchaient ensemble. Enfin, c'était ce qu'on lui avait dit. En fermant les yeux, dans cette posture, sous les draps chauds, emporté par la mélodie du bois crépitant, il s'interrogea sur ce que le Palais des Glaves lui avait révélé. Sa mère l'avait touché, comme un homme, mais était-elle allée plus loin ? Avait-elle franchi la barrière intime de leurs corps ? Des frissons désagréables dansaient dans son dos. Plus concrètement, était-il encore vierge ? Il grinça des dents. En contrôlant sa voix autant que possible, Isidore lâcha dans un murmure :


« Bonne nuit Alice. »


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