« I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours. »
Lewis Carroll
game of madness
Miroir, tendre miroir. - Page 3
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Miroir, tendre miroir.

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2/3/2015, 19:31
Messages : 89
Age du personnage : 19 ans.
Pouvoirs / Particularités : Peut transmettre ses émotions à autrui.

Origine : France du XVIe siècle.

Orientation sexuelle : Indéfinie.

Habitation : Difficile.

Fiche de personnage : Je suis sale

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Le sourire d'Isidore se figea, lorsqu'il entendit la soudaine colère de la jeune femme. D'abord, il crut ne pas comprendre, et cela se voyait sur sa figure. Ensuite, alors que les mots d'Alice vrillaient dans son crâne, véritables poisons, il crut avoir fait une erreur. Osait-elle accuser Dieu ? Mais son esprit, compatissant, s'arrêta sur la douleur qui transperçait son regard. Son sourire resta pourtant sur sa face, les pensées dansaient dans son crâne, folles, et embarassées. Avait-elle insulté Dieu ? Non... cela ne pouvait pas être... c'était autre chose. Isidore se souvenait de ce qu'il avait vu dans le miroir, la main glacée du père d'Alice sur la joue de son enfant, et le tisonnier dressé sur lui. La scène se jouant devant lui n'était qu'un exemple de la souffrance, une âme fragmentée et fragile ; il avait pensé Alice plus forte. Son sourire finit par disparaître, au fur et à mesure que le jeune homme prenait conscience de l'état dans laquelle il l'avait plongé. Qu'aurait fait Étienne ? Isidore posa sa main sur son crâne, il refoula cet autre lui-même ; il devait chercher les bons mots, les trouver, et les murmure pour ramener Alice à la raison, c'était une prière. Qui avait fait ce monde ? La question heurta le crâne d'Isidore, mais il ne la proféra pas. Alice avait-elle un lien avec Dieu ? C'était son ange gardien, mais il ne pouvait pas envisager une telle surprise...

Isidore délirait, bercé par ses croyances et sa foi, il transformait lui-même le discours d'Alice. Au fond de lui, il refusait d'accepter qu'elle puisse être mauvaise. Après tout, ce n'était plus une femme qu'il avait en face de lui, mais une enfant meurtrie de tourments. Placide alors, Isidore se redressa, il remua les épaules, et il s'agenouilla devant Alice. Ses doigts effleurèrent à nouveau son bras, il n'osait pas la toucher directement. En levant les sourcils, il chercha le regard d'Alice, et lorsqu'il le retrouva, il enfonça ses prunelles bleues dans les siennes. Il n'y avait ni colère ni dégoût dans son regard, seulement une profonde compassion à laquelle il ne pouvait pas se dérober. La lèvre d'Alice saignait, à quel point souffrait-elle de ce passé brusquement révélé ? Isidore réfléchit, il choisit consciencieusement ses mots avant de répondre :


« Je ne pourrais pas vous donner de réelles réponses, mais les hommes sont faibles. Ils peuvent aimer et haïr à la fois. Ils peuvent détester autrui pour une raison stupide. Votre père était seulement aveugle, Alice, mais il n'est plus là pour s'acharner sur vous... et... »

Isidore s'arrêta brusquement, sa voix devint un souffle. Il fronça les sourcils, puis il baissa la tête vers les fleurs en train de pousser aux pieds d'Alice. Il ne sembla pas comprendre, comme s'il se réveillait d'un rêve. Il releva ensuite le menton vers la jeune femme, puis recommença à observer les fleurs. Il rêvait, n'est-ce pas ? Non... c'était ce monde le rêve. C'était impossible. Qu'est-ce... qu'avait-elle fait ? Isidore se demanda si un vase n'était pas tombé... peu importe, des fleurs poussaient. Il se releva, il fit quelques pas en arrière, pris de vertige. Son calme vacillait, sa nature tranquille ne pouvait pas tout supporter. De la sorcellerie ? De la même nature que le Palais des Glaves et la forêt ? Ou bien, c'était lui qui délirait ? Qu'est-ce qui était le plus important ? Soigner l'esprit d'Alice ? Ou...


« Excusez-moi, je ne devrais pas parler de choses dont je ne sais rien. »

Si c'était Alice la source de cela, pouvait-elle être dangereuse ? Elle lui avait dit qu'elle pouvait lier une âme à un talisman, était-ce une autre manifestation de son pouvoir ? Isidore n'avait pas conscience qu'il pouvait influencer les sentiments des autres, trop pris dans son trouble.


« Comment... »

Isidore était incapable de terminer une phrase, tant la stupeur lui étreignait la gorge. Comment avait-elle fait cela ? Était-ce un don que Dieu lui avait donné ? Il recula de quelques pas. Pour quelle raison était-elle dans ce Purgatoire, alors ? Pourquoi Dieu ne l'avait-il pas ramené à lui ? Étienne murmura que cela était la cause d'un père à la face de démon. Isidore prit une grande aspiration, il revint d'un pas chancelant vers Alice, et en se baissant vers elle, il posa une main sur son bras, et l'autre sur sa poitrine.

« Je peux soigner vos tourments, Dame Alice, mais je ne peux pas le faire seul. Vous êtes une partie du remède. »

Sauver son âme de la douleur... si elle en avait une. Lui avait-elle menti ? Le trompait-elle ? Isidore hésitait.


« Une langue adulatrice est plus acharnée qu’une main meurtrière. »
Quand pourrais-je renaître ? ✻  Ce monde est rempli de souillure. Je suis la pire de toutes. Pardonnez-moi, Dieu, de ce que je suis. Un jour, je pourrais revenir vers vous.
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Matrice illusionée
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Matrice illusionée
14/3/2015, 16:27
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Age du personnage : 18
Pouvoirs / Particularités : Talismante les âmes

Origine : Alice's Adventure in Wonderland

Orientation sexuelle : nice ass

Habitation : Une tente au fond d'un Cirque louche. Quoi de mieux ?

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Ta conscience s’efface,le métronome de ton cœur ralentit sa course , épuisée que tu es, par cet éclat de sentiments, ces visions pire que l’Apocalypse du passée que s’amusent à te montrer les arcanes qu’en tes mains tu traites de mensongères.
Le pauvre enfant, si tant perdu en sa foi et en ses pas, commence à voir la sorcière qui jamais n’atteint Salem, bloquée avant sa majorité en cet endroit enchanteur et terriblement enfantin en son Origine.

L’innocence se terre dans tes yeux de renarde aux yeux verts, mais le jeune homme dont tu fixes l’image t’y parait si flou..comme parasité d’émotion qui ne te ressemblent pas, ton crâne est emplis d’ondes étrangères, parasites..et tu perds ton identités en celle de l’agneau argenté.

Malgrès ses mains effleurant son corps, la réalité t’échappe encore davantage, ta tête dodeline, et à tes pieds, l’ordre de la vie continus son cour, effusion florale qui vit et meurt entre tes orteils sous l’image de fragiles squelettes de soie aux couleurs fanés et douces...tu ne l’écoute même plus, tu n’es plus qu’un automate de porcelaine creuse aux élastiques usés par le temps, et le rideau de tes cils vient rejoindre ta joue a la pommette saillante, pale comme la lune des rondes nocturnes.

Comme une enfant, tu secoues lentement le chef, passant tes bras maigres aux mains brisées et déformées autour de ses bras, te blottissant dans ses bras comme tu voudrais étreindre une terre humide et chaude, une matrice sacrificielle d’humus et de silence, où les racines finiraient d’ouvrir les portes closes de ta cervelle pour se gorger de l’essence riche de tes souvenirs. Tu niches le nez dans son cou, ton corps tendu comme une arbalète, tes orteils baignant dans la flaque sombre du tapis imbibé de sang, faisant ressortir son obscène brillance de goudron rougeâtre.

Et dans un ultime soupçon d’éveil, les deux silhouettes emmêlées se retrouvent couverte d’un tumulus de lys odorant, caprice de ton pouvoir. Tu aimes ces fleurs funèbres mais royales, leur odeur capiteuse et envoûtante ,régnant soudainement comme un bouclier contre le mauvais œil, afin qu’Alice première de ce royaume dont tu es la vierge épouse de la Folie en son incarnation mouvante, accompagné du lapin d’argent, si distinct des noirs autant que des blancs, vous puissiez encore une fois vous échapper de ce que tu ne veux plus voir..

Le bouquet mortuaire s’étale, et ton corps contre le sien s’affale, tes mains brisées aux os démis pendant dans son dos, ton nez respirant contre le blanc épiderme du jeune homme, et enfin, offrant le ton régulier de la Paix.


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16/3/2015, 00:26
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Comment... ? Isidore resta muet, les mains tremblantes, son âme vacillait vers l'extraordinaire, et il refusait de le voir. Alice était collée contre lui, il sentait sa poitrine s'écraser contre son torse, tandis que les lys s'épanouissaient autour d'eux. Ses pensées étaient confuses, l'étonnement devenait amer. Il n'y avait que les sorcières capables de ce genre de cela ! Malgré cette pensée, malgré la colère dans son ventre, il encercla la jeune femme dans ses bras. Ce n'était qu'une forme comme une autre d'hérésie ! On imitait Dieu dans le miracle de la vie, et Isidore peinait à y croire. Il avait cru qu'Alice était son ange gardien, mais peut-être était-ce l'image même du malin, voilà pourquoi ses paroles avaient été si... mauvaises. Il ferma les yeux, il ne bougeait pas, et il se laissait envahir par les plantes. Il souffla près de son oreille, son coeur battait si vite dans sa poitrine ! Il avait mal.

Bon sang... il murmura des prières, il demanda à Dieu de lui ouvrir le chemin vers la lumière, alors que les plantes grimpaient sur son corps. Elles étaient superbes, mais.. ce n'était qu'une imitation. Il se forçait à le croire, car pour lui, Wonderland était une épreuve. S'il croyait au pouvoir d'Alice, il perdrait un peu de sa foi envers Dieu ; on usurpait son pouvoir. Le jeune homme toucha le dos d'Alice, elle était si faible et mince dans ses bras ! Il ne pouvait pas non plus la laisser de la sorte... elle était évanouie, pauvre chose, et... Isidore ne savait pas comment arrêter cela. En se redressant, il commença à arracher les plantes contre ses jambes. Il maintenait Alice, tout en se battant pour retrouver sa mobilité. Avec grande peine, Isidore se redressa, il porta la jeune femme jusqu'à son lit, et la recouvrit avec les couvertures. Il recula ensuite, il observa le phénomène. Alice n'avait pas conscience de tout cela... confus, il songea à ce qu'il avait vu dans le Palais des Glaces. Il n'était pas dans la meilleure position pour la juger. Lui, il était souillé. Il avait commis un abominable péché, et Alice l'acceptait malgré tout. Mais Dieu...

Dans la tête d'Isidore, c'était toujours le même refrain. Il se peinait à penser du mal de la demoiselle, mais d'un autre côté.... l'image de Dieu le hantait ; même s'il était difficile de parler d'image. Il ne savait pas à qui s'en remettre, il perdait ses repères. Isidore lui jeta un regard, il enleva le reste des fleurs qui était sur lui. Toutefois, il était inquiet pour l'état d'Alice. Que pouvait-il faire pour l'aider ? Avec hésitation, le jeune homme sortit de la tante. Qu'est-ce qui avait provoqué cet évanouissement ? Un mauvais esprit ? Où pouvait-il chercher de l'aide ? En sentant l'air frais pénétrer ses poumons, il se souvint brusquement l'avoir déshabillé — à son insu — pour se glisser nu contre elle — toujours à son insu. Cette pensée lui donna un choc. Et après cela, il osait la traiter de sorcière ? Isidore mordilla ses lèvres. Des pensées saugrenues heurtaient son âme, il imaginait Alice nue derrière les lys grimpant dans son lit. À quoi songeait-il ? Il fixa sa main, et il mordit dedans. La douleur ne chassa pas ses mauvaises pensées, alors il recommença jusqu'à saigner. Il laissa ensuite le sang perler pour frapper sa main contre le sol.

Isidore continua de marcher, cherchant du regard quelqu'un, n'importe qui ! Il était prêt à payer pour cela ! Il ne possédait rien, certes, mais il pouvait offrir ses services. Il erra un moment parmi les tantes, il plongeait vers les quelques personnes qu'il trouva, mais à chaque fois qu'il mentionnait la jeune femme, on se contentait de rire sec. Frustré, Isidore comprit son impuissance. Si elle continuait de faire fleurir la tante, il ne pourrait plus y entrer, et elle y resterait enfermée pour toujours. En colère contre lui-même, il continua d'errer, et il revint à la demeure d'Alice. Il s'assit sur le seuil, les jambes repliées sur lui. La tête dans les mains, il réfléchit pour trouver une solution. Peut-être qu'Alice était morte... ? Isidore frémit, et il rentra à nouveau chez elle. Il observa son corps inerte, terrifié, il se précipita sur elle en s'emmêlant les pieds. Il se cogna sur le lit, et à genoux devant elle, il examina son visage. Il se redressa, il lui toucha le visage, et rapprocha le sien d'elle. Son souffle caressait les lèvres de la jeune femme, et il fit d'une voix plaignante :


« Ah... tendre Alice, je vous en prie, revenez-moi. Que dois-je faire ? »

Prier ? Isidore joignit à nouveau les mains. Prier... il l'avait toujours fait. S'il y mettait assez de volonté, Dieu interviendrait, et lui dirait quoi faire. Quelques minutes, il pensa à mettre le feu pour arrêter les lys, mais il se rendit compte du danger. Il risquait de tuer Alice dans l'opération, et il voulait la ramener vivante. Mais c'était peut-être ce que Dieu voulait... qu'il brûle cette sorcière ? Il rouvrit les yeux, il prit la main de la jeune femme, et la serra dans la sienne pour la réveiller. Finalement, il trouva comme solution de lui mouiller le visage avec une serviette, espérant la ramener
.


« Une langue adulatrice est plus acharnée qu’une main meurtrière. »
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Matrice illusionée
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Matrice illusionée
19/3/2015, 23:21
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Pouvoirs / Particularités : Talismante les âmes

Origine : Alice's Adventure in Wonderland

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Plongée dans ton paradis blanc, ta mémoire se bat contre le dragon barbus, lui plante un tisonnier dans le torse, le regarde brûler et sa demeure emplie de mauvais souvenir avec. Et pour la première fois de ta vie, tu n’es pas seule, non..Il est avec toi, à tes cotés. Il te tiens même dans ses bras, sous couvert d’apocalypse et de fumée, il te guide dans ce monde qu’Il créa pour toi..

Tout ces mots en filigrane de synapse disparaîtrons à ton réveil, malédiction des années et des siècles passée pour une enfant éternelle comme toi,autrefois reine et désormais brigande au fond d’une toile de tente.On en perd des choses , sous les flammes...

Réfugiée sous l’odeur de tombeau princier,emblème d’un royaume a la Sainte Chapelle, tu demeures là ou le jeune homme t’a portée, les mains jointes, tachant de sang et d’os ta silhouette d’oiseaux frêle aux ailes arrachés par les Alices qui ont pourris ton jardin d’Eden rutilant et pur.Comme un Icare divin, tu t’es élevée dans le bonheur avant d’horrifiée, être précipitée au fond des flots de tes propres larmes.

Le silence revient, l’enfant est sortit, chercher une aide qui n’arrivera pas. Et tu restes dans ton terrier de draps, aux odeurs désormais savamment mêlées, étrange alliance corporel qui ne restera qu’olfactive, même dans sa douceur juvénile et innocente.

Un chiffonement d’air près de toi succède à la paix, un flottement appeuré, un frôlement inquiet..ton visage a la douce plénitude des statues de sainte aux églises, et tes mains n’affichent plus leur douleur, sous le sang, de nouvelles cellules se sont créees et embrassées, pour rendre à tes petites mains de poupées leur toucher soyeux et pâle, malgrès les nouvelles cicatrices parsement tes mains de stigmates. Une voix caresse tes tympans, éclaircit ta conscience, et lentement, te pousse en dehors de ton cauchemard.

La réalité est sortis de ta tête depuis si longtemps...pourquoi continuer à essayer de t’y réfugier..

Tu geins, les lèvres closes, et les cordes vocales encore immobiles. Tu essais de donner une réponse, tandis que la chaleur entoure tes doigts miraculeusement intacts. Ce n’est que lorsque l’eau dégouline sur ton cou, que l’incendie de tes souvenirs daigne s’éteindre et cesser de t’emporter encore plus loin..

Les lys cessent leur croissance, répandant dans leur grandeur poétique , leur capiteux parfum d’objets et de sentiments perdus. Tu rouvres les yeux, couvrant d’amnésie , les images qui t’emportaient aux loins, dans Ses bras rassurant, avant que la folie ne Le prenne avant toi dans son etreinte. Relève une main pour essuyer d’un geste endormi ta gorge découverte de l’eau , et remonter le creux délicat de ton poignet sur ton front. Oh, Alice, tu demeures couché dans les draps, tes cheveux en voile marital étalé autour de ta tête, faisant ressortir la paleur de tes traits..une beauté virginal d’innocente épouse du Diable,contrebalançant par sa douceur, la violence franche des geste de son mari.

...Je te demande pardon... »

Ta voix est encore un peu là-bas, dans ces terres d’inconscient,et tes yeux fuient les siens, l'inquiétude de ton protégé enlaçant ton cœur aussi fort que le sien..Ta main se resserre un peu sur la sienne, désireuse de quoi donc , Alice.. ? Veux-tu le rassurer, ou te raccrocher à lui ?..

Tu n’oses le regarder dans les yeux, ton attitude étrangement soumise, inquiète, comme une enfant sur son lit de mort, parmi les choses qu’elle a le plus aimé, entourée des fleurs blanches de l’agonie autant que de la vie. Tes doigts supplient pour toi...


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20/3/2015, 01:21
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Isidore frémit en sentant les doigts de la jeune femme se poser sur sa main. Il cligna plusieurs fois des yeux, il lui sourit, soulagé de la voir se réveiller. Qu'aurait-il fait, si Alice avait été emportée par le sommeil ? Si jamais elle n'était pas sortie de ses rêves ? Il repensait à ses paroles, cherchant leur sens ; ce monde qu'il lui avait ? Parlait-elle de Dieu ? Ou du Diable ? Il avait senti son désespoir la traverser, son coeur en avait été déchiré. Lui, si doux, si stupide, ne supportait pas de voir la douleur chez autrui. Il se redressa, il rangea ses mèches de cheveux noires en inspectant son état. Les fleurs avaient cessé de pousser, sans doute en écho à Alice. Que penser de tout cela ? Était-elle une sorcière ? Devait-il la tuer, et la plonger dans un lac pour s'en assurer ? Isidore ne préférait pas y croire, ce serait trop douloureux. Sa douce Alice ne pouvait pas être l'image du Malin, elle était un ange, n'est-ce pas ? Brisée.

« Ce n'est rien, ne vous en faites pas. »

Isidore avait — lui semblait-il — l'habitude de porter la souffrance des autres sur ses épaules, il espérait pouvoir soulager Alice. Prendre un peu de ce qui la tourmentait, l'intégrer dans sa poitrine, faire sa douleur sienne. Il mouilla ses lèvres, il continuait de sourire ; rassurant, serviable, prêt à tout. Il ne savait pas exactement ce qu'il ressentait pour elle. Isidore y réfléchissait, et il comprenait que ce n'était pas de l'amour. Pas cet amour d'un homme pour une femme — il se refusait entièrement à ce sentiment, il ne se vouait qu'à Dieu ! —, mais un autre sentiment. Il ne parvenait pas à le comprendre, ni à le décrire. C'était de la tendresse, une envie de la protéger de tout. Oui, c'était son ange. C'était grâce à elle qu'il était vivant, c'était elle qui l'avait tiré de cette maudite forêt. Elle l'avait protégé, et à son tour, il la protégerait. Le jeune homme frotta doucement ses mains, il fit sur un ton tranquille :

« Reposez-vous, je vais m'occuper du reste. »

Ce n'était pas parce qu'il ne connaissait rien de Wonderland qu'il était pour autant couillon. Isidore savait apprendre, vite, et il assimilait les choses qu'on lui montrait. Ce qui le dérangeait, c'était qu'il y avait des objets dont il ne comprenait pas la présence. Entre lui et Wonderland, il y avait un écart technologique important. C'était comme... « le train », Isidore imaginait mal ce que cela pouvait être. Il retournait dans tous les sens cette image, et il n'arrivait toujours pas à la reconstituer. Il s'étira, puis il regarda les choses autour de lui, ce qu'il devait faire pour réparer la tante entre autres.

« Je peux vous faire à manger. »

Sa cuisine d'un autre temps n'irait peut-être pas pour le palet d'Alice, mais Isidore savait cuisiner, il savait prendre soin des autres. Même si ses souvenirs étaient confus, il y avait cette impression que depuis sa naissance, il avait toujours soigné quelqu'un. Sa mère. Son terrible visage le hanta, il ravala sa salive, il était sale. Monstrueux, infâme. Mais il devait s'occuper d'Alice, se laver de ses péchés. Qu'est-ce que sa mère avait-elle touché de lui ? Son âme ? Son corps ? Son intimité ? Des frissons désagréables parcouraient ses bras.


« Je vais m'occuper de votre tante, où est-ce que je peux trouver le matériel ? »

Isidore n'avait jamais fait cela de sa vie, mais il ne voyait pas de difficulté particulière. Les mains derrière le dos, il observa Alice. La pauvre... elle paraissait porter un poids encore plus lourd que le sien. Lui, il se souvenait juste que l'amour de sa mère avait été un véritable poison. Lorsqu'il ranimait un peu Étienne en lui, il se souvenait de cette silhouette terrifiante, qui était venue lui arracher Alice. Le tisonnier, les flammes, la haine... l'hiver, l'enfant perdu en son sein. Isidore se rapprocha à nouveau d'Alice, il s'agenouilla même devant elle. Sa pudeur lui interdisait de lui prendre les mains, ou de la toucher. Il joignit celles-ci sur son lit, les coudes enfoncés dans le matelas, le dévot releva son regard vers elle en continuant de sourire. Toujours aussi délicat, cherchant dans son expression ce qu'elle cachait, sans pour autant avoir le courage de lui poser les questions.

« Je vais prendre soin de vous, Dame Alice, je vous le promets. »

Sa détermination était voilée par la douceur de son visage, pourtant, elle était bien là, en lui.


« J'explorerai Wonderland, et je vous reviendrai. Ne vous en faites pas pour moi. Je trouverai toujours le moyen de revenir vers vous, et de vous soulager. »



« Une langue adulatrice est plus acharnée qu’une main meurtrière. »
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