La pensée gâte le plaisir et exaspère la peine - J.F.Teach




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MessageSujet: La pensée gâte le plaisir et exaspère la peine - J.F.Teach    4/3/2015, 00:19

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Johann F. Teach
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Who am I ?


● Johann F. Teach


"Nous serions comme des Dieux, des harmoniques intelligentes, dans une correspondance immédiate de nos vies sensitives... "

.: Nom civil: Johann Faustus Teach
.: Age : 34 ans
.: Existe à Wonderland depuis : Qu'il est venu au monde o/
.: Orientation sexuelle : Pansexuel
.: Groupe : Silent Lambs
.: Race : Déjan'thé
.: Origine : Mr.Teste et Faust de Valéry et histoires de piraterie o/
.: Fonction : Esclave personnel de sa majesté le Diable, rien que ça
.: Âme : Possédée par Méphisto
.: Particularité : Transfert dans le corps d'un animal
.: Pouvoir : Contrôle des os et de la chair
.: Classe sociale : Simple marionnette dans les mains du malin
.: Participant au Game of Madness : Non

Description Physique


Un mètre quatre-vingt trois de muscles. Mr.Teach n'a rien du scientifique qui avait quitté sa ville pour découvrir le monde au bras du malin. Ephèbe ou Apollon, sa carrure charme autant qu'elle pourrait effrayer. Ses mains sont grandes et musclées et sous son épiderme se dessinent les muscles fins et ciselés par les flots ravageurs des mers hantées par les plus cruels des démons. Ses épaules sont larges, ses membres longs et sculptés. Sur son bras droit une marque noire est gravée par magie, des arabesques complexes, stigmates de son hérésie. Il l'a sur la peau, dans la peau. Marqué à tout jamais comme du bétail. Malgré sa musculature et sa grande taille, Johann transpire l'élégance et le savoir vivre. Charmant et charmeur, il attire les regards, bien que si peu conscient de son charme. Le corps est si peu... L'esprit contient tellement plus de richesses. Et pourtant il est soumis à sa mortalité, son humanité. Vous le verrez souvent porter une chemise, parfois sans un pli et d'autres si peu attachée, le pirate et le docteur se déchirant un même corps. Muni, mais parfois démuni, d'une cravate mal attachée. Un fin gilet de cuir brun et parfois un manteau long. Faust présente plutôt bien malgré son air parfois débraillé.      

Ses cheveux sont blancs, délavés par l'enfer qui s'est offert à lui. Un peu trop longs et en bataille, ils lui donnent un côté sauvage et animal qui fait frissonner de plaisir et d'effroi. Ils viennent dévorer son visage aux traits anguleux et à la mâchoire carrée sur laquelle une barbe, fin filet de neige, s'est déposée. Plus haut, ses lèvres, larges et masculines, abordant tantôt un sourire moqueur, tantôt une moue pensive trahissant ses démons. Nous voici sur son nez à l'arrête plate et aux narines fines, entamant déjà la route vers ses cernes, délicats écrins enfermant l'âme qu'il a perdu. Johann a le regard de ceux qui en ont trop vu, mais qui continuent à chercher. Éveillé, curieux et avisé. Si le regard est le reflet de l'âme, c'est qu'il n'en a point se terrant dans les tréfonds de son œil sombre aux reflets d'absinthe. Sa femme disait que le diable s'y terrait, lorsqu'ils brillaient de cette lueur malsaine et singulière. Vert forêt, aux éclats vert anis. Un regard perçant pour lequel le diable se damnerait.    


Etat mental


Faust est un homme complexe, concept insaisissable pour la plupart, une contradiction où s'entrechoquent les existences de son histoire mutilée par la langue humaine. C'est un être insatiablement avide de l'obscur et de l'incertain, de ces singularités qui font le monde Monde. Chassé du paradis il ne saurait geindre comme Ovide, il a déchiré les Cieux et en fait son orgueil. Les nuages en deuil pour corbillards de ses rêves, des Cieux la lumière n'est pour lui que le pâle reflet de l'enfer où il se plait. C'est un intellectuel, cerveau tournant dans sa propre bile d'amertume face à l'incompréhension du monde de l'Être. Cette essence pure et incertaine qui fait que ce qui est Est et dévoile au monde les singularités de ce qui pourrait être. Insatiable curiosité, destructrice soif de savoir. C'est un être qui ne connait que trop bien le monde, cultivé et instruit, misérable dans son humanité chaînes lui interdisant l'accès au panthéon divin. Sombre créature tapie dans les bras du malin, morbide fascination et miasmes d'affection pour une créature aussi misérable que lui dans sa majestueuse affliction.    

Fidèle et dévoué, Johann conçoit les sentiments et les liens à sa façon. Il a sa propre vision du monde biaisée par un trop long contact avec le malin. Faust est l'étrange paradigme d'une réalité insaisissable et changeante. Fasciné par ce qu'il méprise, l'homme et son fonctionnement profond, il voudrait en décortiquer les synapses pour déceler le secret de la création. Hérétique, sorcier, diable... Tous les noms lui ont été donné mais seule entre ses lèvres ils savent trouver la cruauté et la douceur qui leur sied... Méphisto. Nom sacré, religion, ton monde et ta perte, le diable terré dans ton cœur qui le consume de sa flamme tentatrice. Douce torture qui le fait frémir, elle pourrait le brûler vif qu'il chanterait son nom, masochiste esclave d'une maîtresse abusive. Mais Johann est bien au delà du monde et de ses vérités, esprit désincarné de son existence même qui de par l'oubli du Moi sut se satisfaire des plus simples plaisir. Le vent salé et l'horizon voilé par l'alcool et le tabac. Un sourire arraché à même les lèvres du démon, le monde en bouteille, mariné dans un bon rhum fruité.  

Il manie les mots avec habileté, comme s'il avait hérité la langue fourchue du diable. Cependant il ne s'en sert jamais pour blesser, se contentant de caresser les nerfs de ses interlocuteurs, les poussant dans leurs derniers retranchements pour extraire de leur Être la nature la plus primale. Charmant, charmeur, à sa façon. Il aime jouer, sortir de son lui pour découvrir un autre. Se laisser modeler un temps, sans qu'il reste trop longtemps pour échapper à son éternelle damnation, tendre punition. Il aime rire, lire, découvrir, un peu tout ce qui compose le monde en haïssant tout à la fois, fébrile équilibre de la perfection. Parfois cynique, souvent irrévérencieux et amer, Mr. Teach n'a de respect que pour ses convictions et ne se gênera pas pour insulter les plus grands au risque d'en perdre la tête.      


Il était une fois...


_ J'ai la sensation que ma vie est achevée, c'est à dire que je ne vois rien à présent qui demande un lendemain. Ce qui me reste à vivre désormais n'est plus rien que du temps à perdre...  

Il le pensait. Johann Faust était un homme brillant. Il était fasciné par le monde et ses mystères, il rêvait d'enfoncer les portes du paradis pour en percer tous les secrets. C'était un homme complexe et torturé par l'aporie à laquelle le condamnait sa propre humanité. De l'alchimie à la nécromancie, Faust s'était très vite détourné du Seigneur tout comme de son époque pour se rapprocher du feu dévastateur dévorant les entrailles d'un monde qui lui échappait. Dans son hérésie, il tenta de créer la vie, ne voyant plus les cieux que comme de la poudre au yeux. Dans son esprit éveillé, il devint la force qui les niait. Il écrivit, sur Jésus, déclarant qu'il avait percé ses secrets. Il défila une à une les mailles bien serrées de la Bible pour ne laisser de ce dernier rempart d'ordre qu'un tas d'anneaux solitaires. Il récupéra les âmes perdues offertes au Seigneur, les prenant à leur tombeau de terre pour les élever sur le piédestal de sa curiosité. Et lorsque le regard horrifié de sa femme se posait sur lui, il se contentait de dire que leurs esprits reposeraient en paix en sachant qu'ils ouvraient au monde les portes de Rodin.
Ophélia priait, nulle lune n'y échappait, elle suppliait le divin sans savoir qu'il n'était plus, du moins pour Johann. Ce dernier restait enfermé dans son tombeau de savoir des jours, parfois même des semaines. Il en oubliait son propre son corps, comme s'il avait accédé à un quelque plan d'existence supérieur. Il disséquait des corps, pour mieux comprendre les esprits, un cierge pour seul spectateur, tendre ironie. Mais, sa majesté des Cieux, ne pouvant atteindre cet esprit clos, s'en prit à une âme plus ouverte et dévouée. Alors qu'elle tentait de débarrasser le laboratoire de son époux Ophélia fut contaminée par une maladie encore inconnue qui fut plus rapide que Faust dans l'exploration de son nouvel environnement. Le docteur vécu sa mort comme un échec, il se plongea donc davantage dans les écrits qui avaient causé sa perte.

Et elle apparut. Dans le cercle complexe aux arabesques mêlant satanisme, paganisme et toutes les plus obscures religions au sein d'un même symbole élaboré par l'esprit effronté d'un mortel se prétendant dieu dans son art de vivre, faire naître son esprit à chaque instant, pour chaque instant. L'Être, dans son aspect le plus pur, la science de la conscience. Était-il allé si loin qu'il s'était perdu lui-même? Avait-il perdu l'esprit dans l'immortalité de sa pensée? Avait-il perdu son humanité dans son désir de comprendre l'Homme? Avait-il davantage tracé ce cercle pour Ophélia que pour son désir de comprendre l'âme? N'en était-il pas venu à la vendre à ce démon aux yeux-cieux, uniquement pour en prouver l'existence par la perte? Une chose était certaine, il avait perdu bien plus que son âme cette nuit sur l'autel de la mort et de la renaissance de sa tendre Ophélia.
Mais cela lui importait si peu, ce monde lui importait désormais si peu dans la mesure où il venait d'en découvrir un nouveau, inconnu, inexploré, alors que le cierge de son atelier s'épuisait avec son insatiable désir d'Être. Sa vie s'acheva là, dans la sombre étreinte de la nuit, Faust ne serait plus il serait, plus. Il avait tenté de transmettre son Être, de trouver son Moi dans celui de ses étudiants. Mais il ne sut trouver en eux aucune résonance a ses vérités, il du quitter son métier, accusé de molester ces âmes encore vierges de toute âme et de toute idée. Des mythes se bâtirent autour de lui, son histoire se démultiplia, prenant des chemins divergents, faisant de son existence une pluralité de possibilités. Faust n'était pas, il était tout et rien à la fois, le chat de Schrödinger imbriqué dans un univers à cordes, un concept irréfutable et fugace.   

Il tenta de trouver sa paix ailleurs. Il tenta de créer l'Être avec l'Ophélia arrachée aux griffes du paradis. La parade grotesque d'une idylle désaxée. Faust ne voyait en elle que l'ombre d'un existence telle qu'il la percevait. Ophélia quant à elle sentait son corps se refuser au paradis, pris de nouvelles pulsions qui jusqu'alors lui étaient étrangères, défunte trop jeune pour se comprendre. Convaincue d'avoir été maudite par l'hérésie nouvelle de son époux, elle tenta de trouver le réconfort auprès du Divin, mais nulle réponse ne vint... Jusqu'au jour où elle sut qu'elle portait l'enfant, cette triste créature que Faust ne destinait qu'à l'accomplissement de sa curiosité maladive. Elle avait de la peine pour cette partie d'elle-même mais elle se disait que c'était le prix à payer au Seigneur pour retrouver le cœur de l'homme qu'elle avait autrefois aimé.
Cette nuit là, Johann s'était endormi sur le long fauteuil de la salle de séjour. Lorsqu'elle avait caressé la chevelure blanchie par l'effroi des enfers qu'il avait bravés pour elle un murmure avait franchit ses lèvres, c'était comme une supplication muette. _ Ophélia. Faust ouvrit les yeux, l'âme dans le néant, il lu dans les yeux d'Ophélia la vérité qu'il se niait depuis des années. Elle n'était plus, n'avait jamais été et ne serait plus, sauvée de l'obsession et de l'intérêt de son époux. Méphisto avait pris avec l'âme du damné le nom maudit de sa femme et avec lui tous les sentiments du docteur. Une seule pouvait Être, l'une d'elle se noya dans le lac avec la rédemption tant désirée de Faust. Pourtant, il n'éprouva nulle tristesse de se voir cette "solution" refusée, il finit par trouver un intérêt même dans sa quête du Moi, peut-être davantage que dans sa fin elle-même.




_"Coeur", c'est mal nommé. Je voudrais au moins trouver le vrai nom de ce terrible résonateur. Il y a quelque chose en l'Être qui est créateur de valeurs, et cela est tout-puissant, irrationnel, inexplicable, ne s'exprimant pas. Source d'énergie séparée mais qui peut se décharger aussi bien pour que contre la vie de l'individu...  

Ils avaient quitté l'Allemagne pour l'Espagne, puis l'Espagne pour l'Inconnu. Sur le miroir des Cieux ils étaient partis, sous le regard des anges ils avaient violé leurs lois hissant le pavillon noir comme on lèverait un majeur vers les Cieux. Il avait changé son nom, s'engageant sur un bâtiment, le temps d'acquérir le sien. Mais avec l'aide du diable charmeur qui le secondait le navire vint plus vite qu'il ne l'avait prévu. Ils vivaient à toute allure épuisant le monde avant même de pouvoir éprouver l'envie de le connaître. Rapidement, Johann Teach n'eut plus du scientifique allemand que le parler savant et un vague accent. En arpentant le monde ils finirent par trouver une terre d'attache, la Nouvelle Orléans, terre promise de mysticisme où le savant refit surface, désireux de découvrir cette facette encore étrangère du monde. Méphisto apprit vite, Johann comprit, mais ne s'essaya jamais aux cérémonies de ces terres.
Il tomba cependant sous le charme de l'une des pratiquantes. Elle portant le nom de Claire Laveau. Elle n'avait pas l'obsession du Christ d'Ophélia, ni cette lueur de crainte dans le regard en entendant ses paroles. Claire lui offrit ce qu'Ophélia n'avait su lui donner, plénitude et ce tendre présent qui l'aurait complété, un enfant. Il fallut peu de temps pour que la mer rappela les deux compagnons à elle, poussant Johann à abandonner sa famille. Lorsqu'ils revinrent, il n'y avait plus de trace de Claire et de l'enfant. Une idée trottait dans la tête de Faust, le nom de Méphisto n'avait de cesse que de lui venir à l'esprit. Mais l'homme n'éprouvait nulle tristesse, et nulle colère. Il en vint même à apprécier cette idée. Claire ne lui avait jamais correspondu et le diable préservait son Être dans sa perfection immaculée pour dévorer une âme intouchée par celles qui ne sauraient lui correspondre. Méphisto devint Ophélia Laveau.

Il n'a jamais su ce qu'il en était, mais quelque soit la réalité il voyait en Méphisto la perfection de l'Être, ce Moi dépouillé de tout ce qui le revêtait, ce Moi qui avait épousé le sien sans qu'il le réalise et qu'il avait toujours eut dans la peau. Elle l'avait toujours complété, cette obsession à laquelle il n'avait jamais su se refuser. Le monde leur appartenait, elle lui appartenait. Leurs esprits imbibés, comme depuis leur départ. Ils étaient sur le pont écoutant les violons tanguer au rythme de reine la mer. Leurs rires s'élevaient de même que leurs esprits dans une communion spiritueuse et que les flots. Leur nouvelle vie vola en éclats sur un rocher et il faillit s'éteindre...        
Alors elle vendit son âme, pour lui. Deux maudits avec une âme pour deux, elle lui fendit le cœur, grand démon aux airs majestueux même dans l'esclavage. Il était sien, il l'avait toujours été et de maître il se fit esclave car la vie il lui devait. Avait-elle tout calculé? Cela lui semblait si irréaliste. C'est ainsi que les deux compagnons recommencèrent à explorer le monde, Faust, replongé dans sa quête de l'infinie vérité pour rendre à sa sauveuse son âme de damnée.  
Et puis, ils furent appelés, avaient-ils seulement existé? Cette souffrance était-elle seulement réelle? Ou une simple invention d'un quelconque détraqué? La seule vérité à laquelle Johann pouvait se raccrocher était Méphisto. Ensemble, ils partirent vers une terre nouvelle pour y jouer le sombre rôle qui leur avait été réservé pour le troisième acte de leur histoire.



Derrière l'écran


.: Comment êtes-vous arrivés ici? : J'ai suivi le lapin blanc!
.: Quelque chose à nous dire? : 'Ya des trucs laids dans cette fiche x.X"
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Dernière édition par Johann F. Teach le 18/3/2015, 13:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La pensée gâte le plaisir et exaspère la peine - J.F.Teach    4/3/2015, 18:01

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Et puis c'est tout, j'espère que tu te plairas parmi nous, n'hésites pas à voter sur les top-sites et à nous faire de la pub autour de toi!
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La pensée gâte le plaisir et exaspère la peine - J.F.Teach

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