Le haut est en bas, et le bas est en haut..




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MessageSujet: Le haut est en bas, et le bas est en haut..   15/3/2015, 18:39

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Prince des Enfer, maggle


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Méphisto
Prince des Enfer, maggle
Sur les flot, la coque craque, trace son chemin d’écume dans les vagues calmes de l’Océan et sous ses balancements, les cordes se bercent lentement, les voiles se gonflent majestueusement, immaculées et éclairées par la lumière rasante du soleil hivernal, orange et doré..une image sublime de liberté, souligné par le pavillon noir au démon étreignant un sablier. Passez votre chemin, coursier impériaux, car ce qu’égrène ce symbole est le temps restant à votre vie si vos canons ne sont assez léger pour semer le navire du Diable.

Pour la blague, tu en aurais presque supplié Johann d’inscrire en lettres de goudron dégoulinant un nom de Hollandais Volant sur la coque sombre de votre fine embarcation. Après tout, votre équipage n’est composé que de fantôme, vous seuls valsant sur ses planches, ton pouvoir sacralisé d’inversé et de déchue domptant vent et courant d’un claquement de doigts...Du cap d’Espagne à la corne du Mexique, aucune mer ne t’as vaincue, et tu l’as mené dans tout les recoins du Monde, dérobant et pillant, te parant de charmes orientaux en soieries précieuse et l’habillant du manteau d’un roi..le Monde à vos pieds..ce depuis désormais une ascension entière de Lune...

Les violons enchantent l’atmosphère, muent par ton désir, alors qu’enfant, tu ris en tournant sur le pont, une couronnes de joyaux des Indes sur ton épaisse chevelure entretenues par les embruns, gonflée de fierté comme les plumes d’un coq, ton corps enveloppé de foulards précieux, broderies aux motifs chamarrés qui éteindraient presque de leur brillance l’éclat de joie dans tes iris lilas..Nulle joie n’est plus forte que ce sentiment d’euphorie qui gonfle dans ton cœur...

Toi qui est Prince, tu te sens impératrice, aux cotés de l’homme qui t’a mené de tes terres brûlantes à cet océan de vent et de forces marines et mystiques..tu souris, ôtant tes bottes masculine d’un geste, calmant ta gigue à l’ivresse, et les envoyant par le fond pour enjamber vos richesses matérielles, écus d’or, collier de perle et tortue géante à la carapace plus incrustée de merveille que le plastron d’un dictateur...Tu le rejoins, joignant tes mains alourdies de butin autour de ses hanches en dévorant son visage de tes pupilles avides, plus inspirée que le Dieu qui te jeta du ciel...

Son corps rejoins le tiens, tes mains disparaissent parmi les mèches pâles de cet humain dominant le toit du monde de son esprit, et vivement, tu l’ entraînes..amoureuse déité païenne..tes pieds nus plantent leurs griffes dans le pont sous le rythme de la valse dans lequel tu te jette à corps perdu, donnée comme idole à Johann, dont tu ne veux que faire résonner le nom dans le monde entier..Des côtes de la Mer du Nord jusqu’ au Terres gelées, tu le veux sur le trône de Nassau..Teach...Empereur du Monde et de ses Mystères...

L’air se rafraîchit, et doucement, les violons sa calment avec ton cœur, la lumière d’or disparaît et laisse place à une étreinte d’un bleu lumineux aux étoiles d’argents, veillés que vous êtes par l’astre nocturne..Immortels et Puissants...

Tu presses la joue contre son torse, fermant les yeux sous l’éclat de ton bonheur, inspirant son odeur si suave, en emplissant ton crâne d’oiseau écailleux...comme la vie est belle, lorsque l’on est celui qui la dirige..

La brise fait claquer le pavillon au dessus de vos tête, le tourmentant doucement , bruissement de draps entre une étreinte de zéphyr marin et d’écume aérienne...Dans les bouteilles vidées par vos lèvres amoureuses, les bougies s’élèvent, nimbant le navire d’une féerie de messe noire qui chante vos louanges, faisant briller le monceau d’or et de rubis, d’opales, de saphirs qui recouvre le bâtiment d’un éclat de phare mouvant au milieux des flots. Une Alexandrie de fierté, et un cœur plus libre que l’air...

Comme le monde est beau dans ses bras..tout les paysages, les histoires et leurs richesses se transforment en mots, en jeux lorsque vous vous retrouvez sous les draps, dans une nudité d’Adam et Eves qui partagerait une arche de Noé , sauvant selon leur sens, le patrimoine gâchés en des mains étrangères aux votre...qu’il s’agisse de livres, d’idée ou de trésor, tout est votre, et vous prenez tout..

Tu n’es plus Prince, car te voilà sa reine, aux cornes parées de perles et d’onyx, porteuse de la lumière aux fonds de tes propres abîmes..heureuse et légère comme l’esprit de l’air que fus toujours ton être...

-"Je veux aller voir les immenses falaises de glace , Johann ! Et les temples d'Asie couverts de lierres et de lianes, où les roches brillent plus fort que les étoiles ! "

Ton sourire est à fendre le coeur, ton corps basculant dans ses entremêlement qui n'ont davantage de sens que ton existence..oh, ce qui brille plus que les étoiles, en cet instant, est bien le regard énamouré du démon envers le nécromancien..
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MessageSujet: Re: Le haut est en bas, et le bas est en haut..   10/5/2015, 02:44

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Devil's puppet


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Johann F. Teach
Devil's puppet
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Le haut est en bas...
... Et le bas est en haut
ft. Méphisto
Ʃkaemp はは ™

In all men's life there's a non-return point,
And sometimes it comes, that you can't move forward,
The only thing you can do it's to turn your mind upside down
To discover a whole new world...


Aujourd'hui, je ne ferais point couler d'encre pour vous parler de diablerie, je ne noircirais point le tableau aux éclats illusoires du divin. A ce jour, je ne suis plus l'homme dont les écrits ont outré, et j'en suis convaincu, fait secrètement fantasmer quelques uns. Le poids du savoir ne pèse plus sur ma cognition, elevée par les spiritueuses vapeurs au rang d'oeuvre. La superbe générée sur un chevalet ébréché, la beauté de l'instant, celui qui aurait du être, et celui qui n'aurait du être, réunis dans un unique indescriptible moment. L'impossible est un temps, suspendu dans le temps, au delà de la vie, et bien au delà de la mort, celle de l'esprit, de l'âme, et du savoir. La magnificence où nul ne saurait la voir, celle d'un secret, l'intimité de la quintessence même de l'existence...
Le MOI et mon obscurité, figés dans notre réalité, un monde redessiné par nos esprits déviants et dégénerescents, façonné à grands coups de divagations enfantines et illuminées pour mieux leur correspondre. Il n'y a nul endroit où nous devrions être... Ce nous ne devrait exister, et c'est probablement cette fragilité même qui lui confère toute sa superbe. L'éphémérité de chaque souffle, lourd de vie, qui vomit ses entrailles dans le monde, le réduisant à une simple orgie informe d'imperfections trop parfaites et d'imparfaites perfections.

Car même la perfection est perfectible, la notion même se retrouvant faussée à peine exprimée dans un esprit biaisé par son humanité. L'Homme est une créature éternellement damnée, vouée à l'échec, ou à l'oubli. Je me suis toujours dit en observant les grands, même parfois ma propre grandeur, qu'ils se fourvoyaient, qu'un esprit réellement fier de sa création ne chercherait point à la partager pour en élever d'autres, mais au contraire la garderait jalousement, l'enfouissant dans un recoin de son esprit, à l'image d'un souverain refusant ses richesses au peuple.
L'avidité ne fait-elle point partie de la nature même de l'Homme? Une idée ne se retrouve-t-elle pas dénaturée dès le moment où elle se retrouve interprêtée et concrétisée par des esprits incapables de la formuler? Lorsque je pense aux grands, je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui leur sont supérieurs, aux esprits étouffant leur savoir, l'emportant dans leur tombes, comme les richesses insoupçonnées alourdissant le pont du navire... Bien plus de sagesse qu'une seule encéphale pourrait contenir, bien plus de richesses que de biens à acquérir...
Bien plus encore de moments vécus qu'une vie ne saurait en offrir. Nous sommes le délicieux paradoxe des incohérences réfutées et effacées des livres d'histoire continuant à fièrement se dresser face au monde. Nous avions tous deux abandonné la futilité de nos titres et de nos noms pour nous perdre dans un nouveau grand bleu.  

Le pavillon noir fend l'air, tandis que la coque divise les mers, à l'image de Moïse, nous domptons la Création pour la soumettre à nos delisquescentes envies. Le Memento Mori trône fièrement au dessus de nos seules têtes et du navires fantôme qui nous porte sur le flot de nos envies, parfois avec douceur, d'autres avec ferveur, mais jamais sans passion. Le vent siffle et engourdit mes synapses, les sonorités des violons hantés intiment à mon coeur la cadence du sien, imposant à mon esprit ses envies ébranlées de dépendance. La délicieuse extase de son coeur qui s'écrase, avec l'indécence d'un mégot sur du velours, au delà de la chair, le besoin transcende la bestiale humanité. Mon diable est bien plus qu'une silhouette habilement façonnée, imprimée de mes pensées les plus tordues et intimes.
Elle est l'essence même de l'Être, dénué de toute futilité, la simplicité de la pensée la plus pure, la plus primale, à l'image d'un joyaux brut et pur de toute humanité... Mon diable me complète, m'envahit, nos existences s'étant désormais faites indissociables, nous sommes un tout qui se suffit. Méphisto est tantôt mon Ophélie, tantôt ma Claire, d'autres elle n'est qu'un support à l'élévation de mon esprit. Elle est cet élément indispensable au bonheur, celui qui s'adapte. Son rire parvient autant à m'exaspérer qu'à me fasciner selon les moments... Elle change dans mon regard, est une inconnue sans coordonnées fixes dans l'équation de mon esprit.
Elle est cet élément incompréhensible et indispensable à mon existence... 63 % d’hydrogène, 26 % d’oxygène, 9 % de carbone, 1.25 % d’azote, 0.04 % de sodium, 0,25% de calcium, 0,00004% de fer et 0,19 % de phosphore... C'est la simple composition d'un corps humain... Cependant en ajoutant tous les éléments seuls 99,7% sont comblés... Le reste étant réservé à l'âme... Méphisto doit ironiquement être la mienne... C'est ce que je me dis parfois, lorsque mes doigts s'égarent dans ses boucles soyeuses.

Et voilà que son corps me ramène à mon humanité, tire mon esprit de son élévation sordide, le complète pour achever ma quête de la suprême idée qui comblera le vide qui m'habite. Les doux tintements de ses ornements qui s'entrechoquent viennent relever la mélodie de nos coeurs fondus l'un dans l'autre, noircis et pourris, mêlés dans une unique marre sommâtre. Les délicates pattes de la démoniaque araignée que j'ai au plafond se perdent dans les mèches de cheveux dont elle a ôté toute couleur, l'Enfer ne leur ayant laissé que l'éclat de cendres argentées. Sa silhouette se tend, se tord contre la mienne, et ma divinité païenne m'entraîne dans sa danse maccabre.
Le savoir du monde glisse sous nos pieds, nous planons bien au dessus des grands esprits, de leur cognition. Nous avons créé des cieux nouveaux, là où les lois des dieux sont défiéés et réécrites par nos existences hérétiques. Nos peaux glissent, l'une contre l'autre, s'effleurent et se plaquent, s'embrassent, s'embrasent, les flots suivant nos mouvements, nous soumettons le monde à nos passions, le dirigeons de nos pulsions. Nous voici souverains autoproclamés de notre propre monde, un espace sans limites, où nous nous accordons toutes les libértés. Libres comme l'air, elevés bien au delà de toutes les règles et de la logique qui régit l'univers.
Ma main vient recouvrir sa taille, l'enlacer, et je me fond dans la marche funèbre du malin, mon pas emboîte le sien dans notre enivrante descente en Enfer... Le jour se meurt en embrassant la nuit, dans la fatale étreinte d'un amour interdit, de leur union les étoiles naissent, taggant le firmament de peintures païennes. Mes lèvres s'étirent en un sourire tendre alors que mon regard se perd dans l'horizon, l'épousant jusqu'à s'éteindre dans l'obscurité qui m'habite.

Face contre coeur, elle embrasse mes sensations, la brise s'écrase, tendre contre ma peau assombrie par l'astre divin. Le pavillon se noie dans les cieux assombris, se gorgeant de ténèbres, pour noircir de nouvelles journées. Seule la pâle lumière de la lune, de même que les quelques bougies enfermées par l'essence de vie vidée par vos gosiers avides soulignent les traits du diable de mysticisme. Il y a dans le tableau qui se dessine sous mes pupilles d'acier un souci dantesque du détail, un Caravage de clairs obscurs, dessinant la nature morte que nous sommes... Simples vanités détachées de leur but premier pour se forger leur propre existence. Nous ne sommes désormais plus rien de ce que nos auteurs avaient dicté pour nous. Ni Goethe ni le divin n'aurait su prévoir là où nos communions spiritueuses nous mèneraient. Car le monde n'est qu'une question de point de vue, Être, n'est qu'une question de volonté, on peut tout et ne rien être, rien que par la force de la pensée, et d'un battement de cils, devenir la force niant l'existence de même que la destinée.
Je l'enlace comme le plus précieux des trésors, l'engloutis de mes bras épaissis par les années passées en mer, le pernicieux joyaux des flots... Méphisto. Elle prononce mon nom, le faux, mais comme tous, il devient vérité entre ses lèvres mensongères, sa langue méphitique en fait réalité. Johann... Est-il si faux? Qu'est-ce la réalité si ça n'est l'instant présent... La simple présence de sa douce peau sous mes mains usées. Sa voix s'élève des tréfonds de mon Enfer, celui qui fait naître mes envies les plus sombres, les appelle, les exacerbe... Elle veut voir des mots prendre vie, des idées se matérialiser, elle veut rendre tangible nos rêveries, elle veut que je lui offre ce monde dont nous avons rêvé. Son sourire d'enfant me fend le coeur, jamais les roches ne brilleront autant que son regard en cet instant précis, celui qui appelle au vice dans sa candide innocence.

Mes mains remontent comme mues par une puissance étrangère sur son visage de poupée, de sa machoîre à son front, elles enferment ce doux visage, mon regard se noie dans ses cieux maudits, s'y perd, s'engouffrant dans ses déliriums. Mes lèvres avalent ses derniers mots, son souffle aux relents de liqueur de vie, spiritueuses ablutions, la fée verte déposant sa poudre à même les lèvres du diable pour me donner des ailes brisées, destinées à la mener jusqu'à l'Eden, endurant milles tourments pour la faire éternellement mienne.  

- Alors retournons le monde, faisons de la terre un nouveau ciel, possédons la, pour ainsi mieux l'abandonner et explorer des terres plus sombres d'histoires.

Un de mes genoux cède sous le poids de mon emportement, embrassant le bois usé par le sel, m'adoubant chevalier servant. Mes doigts glissent sur les courbes du malin alors que mon visage prend appuis sur la génèse de tous mes tourments, son doux bassin. J'enlace sa taille, ma cape de sang recouvrant les richesses, comme une promesse, le symbole de mon éternelle dévotion.

- Nous ferons notres toutes les merveilles de l'univers, emportant le monde dans notre dernier voyage...

Jusqu'en Enfer... Elle restera la plus belle des merveilles que l'existence m'ait donné de voir. La seule qui m'importe et qui me soit chère, mon tendre diable...



Maintenant tu peux me tuer, par ce que c'est beau! ;^;


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