C'est toi... LA PESTE ! [Pv : Haya]




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MessageSujet: C'est toi... LA PESTE ! [Pv : Haya]   27/3/2015, 01:12

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Roussard était couché en boule sur une paillasse. Quelque peu fatigué, il s'était récemment battu avec une espèce de chat roux. Il avait gagné, mais il y avait perdu quelques touffes de poils. Peu de choses en comparaison au chat, qui ne possédant plus d’yeux mourrait probablement de ses blessures. Qui sait ? Un de ses « sujets » viendrait peut-être terminer son travail ? Mais Roussard était fatigué. Ses vieux os de rat étaient quelque peu rouillés. Jacqueline sautillait sur son crâne, elle se disputait avec les deux autres ; le rat pouvait les entendre, mais il n'avait pas la force d'intervenir. Il donna un coup de patte à Martine, qui se réfugia dans sa fourrure. Vraiment... les poux pouvaient avoir des conversations bondissantes de joie ou de colère ! Roussard de Chez Rousseau bâilla, ses dents se refermèrent sur un morceau de bois qu'il avait trouvé, et il commença à le ronger. Sa patte griffait le sol, tandis que ses pensées vagabondaient. Ses affaires allaient plutôt bien ; « Raah T'al'Seum » prenait forme, et son autorité commençait à faire effet. La plupart du temps, il était seul, et regroupait les siens que pour les grandes occasions. Géraldine bondit alors sur son oreille, Roussard se tourna sur le côté. Ses poux continuaient de se disputer, surgissant depuis ses poils en grondant que leur vie était tristes. Roussard releva doucement sa truffe.

Une odeur inconnue. Un parfum d'humain qui ne lui était pas familier. Roussard grogna, il se redressa alors, les oreilles tendues, prêt à arracher la tête du monstre. Parce que pour lui, c'était les hommes les véritables monstres. Lui, il était une créature parfaitement normale... enfin... si on oubliait qu'il était un rat d'un mètre quarante-cinq. Il se releva sur ses pattes arrière, il renifla l'odeur, et lentement, il s'y dirigea. Sa queue se balançait dans les airs, tandis que le bord de sa veste s'enfonçait dans des crasses. Il plongea sa patte griffue dans un mélange de merde et de sang, il jeta un regard agacé, mais n'y porta pas plus d'attention. À sa hanche pendait un poignard, qu'il dégaina alors. Il s'arrêta, il écouta les différents son lui parvenant, il plissa les yeux. Son champ de vision encadrait bien des choses, mais il peinait à différencier les divers volumes des souterrains. Pour lui, la vieille caisse en bois devant laquelle il passa ressemblait — plus ou moins — au cadavre de bestiole morte un peu plus loin.

Le rat s'arrêta, ses moustaches frémirent ; il décela la présence. Plus fort... il s'en rapprochait. Les intrus... seront abattus ! Se répéta-t-il. Ou mordus. Avec un peu de chance, il lui restait quelques maladies qu'il pourrait refiler à l'humain, et la voir se répandre parmi sa meute. Une silhouette pâle se détacha dans son paysage gris et sombre, ce fut son odeur qui l'arrêta le plus. Doucement, le corps du rat disparu ; il prit le manteau de son environnement. Invisible, il se faufilait à quatre pattes vers l'humain. Ses pattes bougeaient dans l'eau, seule trace de sa présence. Il plongea à droite, il tourna silencieusement autour de lui, étudiant le meilleur angle pour l'attaquer. Il était plus grand que lui — chose facile puisqu'il était un rat, même s'il était... différent —, il avait les cheveux blancs ? Quel âge avait-il ? Pour Roussard, les cheveux blancs chez les humains signifiaient la vieillesse. Quelque chose chez lui... lui piquait les yeux. De Chez Rousseau le déterminait mal. Son parfum ? Il était propre. Aah... c'était donc ça ! Il frotta sa truffe, puis il se prépara à l'attaque.

Roussard frappait toujours depuis les ombres, c'était sa nature même, les ténèbres. L'humain était la lumière, il était l'obscurité, et il était prêt à l'engloutir. Il se prépara. D'abord, il se positionna sur un truc en hauteur ; du matériel compliqué, il ne savait pas ce que c'était. Il leva son poignard dans les airs, et sauta sur l'humain. Mais à cet instant, le rat devint visible. Oh non ! NON ! Il retomba sur le sol, la truffe écrasée contre les dalles. Plus de poils. Des mains avec de longs ongles noirs, mais plus de poils. Le rat pesta, c'était toujours dans ce genre de situation que ça arrivait ! Il palpa sa hanche pour s'assurer qu'il portait un pantalon — cette fois-ci —, et c'était le cas. Roussard avait pris forme humaine, contre son gré — toujours ! —, et il détestait ça. Il pesta entre ses dents, il se redressa lentement. Il avait les yeux violets enfoncés dans leurs orbites, un visage d'adolescent anguleux, des joues creusées profondément, et des cernes. On aurait pu le prendre pour un drogué ou un clochard. Tout un tas de crasse s'agglutinait dans sa nuque ou sa joue. Du sang coulait depuis son long nez de rongeur à figure humaine, alors que ses poux sautillaient depuis ses cheveux blonds sales et en bataille. D'ailleurs, il lui en manquait un peu à l'arrière du crâne ; preuve de son récent combat. Il faisait toujours son mètre quarante-cinq, plus ou moins ; c'était à peine s'il grandissait en plus ! Il mordit sa lèvre. Puis il pointa le poignard sur l'humain.

« Partez ! Partez ! Ici... c'est mon territoire ! »

Le pire ? C'était qu'en plus, il conservait son cheveu sur la langue.



       
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MessageSujet: Re: C'est toi... LA PESTE ! [Pv : Haya]   19/4/2015, 13:16

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Hayaki Satori
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« Huuuuu  ?! » s'exclama Hayaki en entendant la menace de Roussard.
De son mètre soixante dix huit (penché comme habituellement ce qui donne plus un genre de un mètre 70 en vérité), il fut surprit qu'une chose ayant la taille d'un enfant le menace avec un couteau. Il souri de la situation, bien qu'il pensa plus aux microbes pathogènes que cet individu pouvait porter sur lui. « il doit avoir des anti-corps du tonnerre » pensa-t-il.
« Salut saluuuuut ! » Dit haya agitant les mains ouvertes devant son propre visage avec un air joyeux. « Vous vivez ici, m'avez vous dis ?... » Il reprit sans laisser le temps au rat sous forme humaine de répondre « Parfaiiiiit ! » Tout sourire -bien que haya sourit pratiquement tout le temps enfaîte -  il frappa des mains. « Je voulais justement des informations sur la faune et la flore de ce lieu, vous allez pouvoir me répondre, à moins que vous ne vous soyez jamais penché sur le sujet, mais je suis sur que si, vous semblez aimer la nature de cet endroit, je me trompe ? Qui plus est si vous considérez ça comme votre territoire vous devez forcément en être familier, ahahahahah ! » Il gesticulait constamment quand il parlait, et avait tendance a parler trop, aussi. Il sortit un canevas de sa poche, laissant guère du temps à Roussard de riposter, ou ne serait ce que comprendre la situation, et dans ce cas, pourquoi l'homme à la tenue blanche était-il si heureux de le voir, et lui posait tant de questions, et en ignorant ses menaces. Haya-chan est juste super actif, et très curieux, ce qui en résulte un comportement surprenant, devant un étranger, au moins pour l'étranger. Il remit ses lunettes en places et prit le stylo attaché à sa poche de sa blouse. « Au faite, je suis le Docteur Satori, enchanté ! Alors dites moi, comment faites-vous pour survivre ici, quel est votre quotidien ? » en disant cela il écrivit les questions, avec une écriture illisible pour toute personne normalement constitué, mais c'était d'une rapidité incroyable, tout autant que sa façon de parler et sa gestuelle. « Oh, mais, me feriez vous l'honneur de me faire visiter ?... Voyez vous, je ne suis pas de ceux qui détruisent sans réfléchir cher monsieur. » C'est seulement à ce moment là, 2 minutes top chrono après leur rencontre, mais sûrement une éternité pour le rongeur, que Hayaki se rendit compte qu'il ne connaissait pas l'identité de Roussard. « Oh, veuillez excuser mon impertinence, que dis-je, mon impolitesse plutôt, je ne vous ai même pas laissé le temps de vous présenter comme il se doit ! Je suis plutôt maladroit mais c'est que je suis tellement curieux de vous connaître comprenez, les murs en métaux du train où je vis n'ont guère autant de complexité que vous, sans vous offenser, j’entends là un compliment évidemment. » Il se tut enfin, et c'est pas trop tôt comme on dit. Il souriait toujours avec les yeux impatient de la réponse.


Euhm... Quoi d'neuf docteur?...
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MessageSujet: Re: C'est toi... LA PESTE ! [Pv : Haya]   20/4/2015, 20:21

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« Salut ! Salut ! » ça sonnait bizarre dans l'oreille du rat transformé en humain malgré lui. C'était trop énergique, c'était trop... pas habituel quoi ! Roussard fronça ses sourcils blonds et épais, dévisageant le type louche face à lui. Il ne bougea pas, les ongles sortis, comme s'il attendait le moment propice pour lui sauter à la gorge, et se faire un bon petit-déjeuner avec ses yeux. Les dents en avant, les yeux enfoncés dans leurs orbites, et les oreilles décollées, Roussard inspirait moins la confiance que lorsqu'il était humain. Ne serait-ce parce que sa forme de rat lui donnait un aspect plus poilu, donc moins écoeurant, et plus attachant. Les bêtes velues — quand bien même elles pouvaient faire un mètre quarante-cinq — donnaient toujours une meilleure impression qu'un pauvre type tout maigre, transportant ses os dans des vêtements trop grands. Lorsqu'il remuait, il avait la sensation d'entendre ses os claquer les uns contre les autres. Alors pour le moment, Roussard décidait de ne pas bouger, et de noter dans son crâne l'odeur particulière que dégageait l'humain. Cette odeur ne lui était pas étrangère, il pensait l'avoir déjà senti sur le P'Pa. Autant dire qu'il ne laisserait pas la moindre chance à Haya de s'en sortir ; il avait assez de viande sur lui pour nourrir ses congénères, songeait-il, pragmatiques.

Les narines de Roussard se gonflèrent ; il détestait cette forme-ci, ce n'était pas lui. Ses yeux peinaient à s'habituer à cette nouvelle vision, les formes se précisaient sur la rétine, et il n'aimait pas l'absence de ses moustaches. Des informations se perdaient alors, son odorat trop faible à présent était incapable de saisir le moindre détail du taré face à lui. En effet, il parlait vite, et beaucoup ; il peinait à enregistrer tout ce qu'il lui disait. Roussard hésitait entre entendre la raison de sa présence ici, ou le tuer tout de suite pour s'éviter toute cette torture. Les humains perdaient tellement de temps à parler ! Jamais ils n'utilisaient des mots simples pour exprimer les idées les plus concises. Il grimaça, montrant alors ses dents plus pointues que la normale pour un être humain. Même s'il avait la forme d'un adolescent de dix-sept ans, ridé par la famine, salie par des jours passés dans la pisse et la fange, il y avait certains indices dans son anatomie rappelant sa forme de rat. Tout d'abord, Roussard ne se relevait pas. Ses jambes tremblaient, c'était toujours comme ça lorsqu'il devenait humain.

Mais ne pouvait-il pas se taire deux secondes ? Ne serait-ce que pour le laisser respirer ? Roussard tentait de l'écouter, les sons pénétraient dans ses oreilles, et il tentait de les comprendre, mais Satori parlait tellement vite que dès qu'il commençait à répéter l'une de ses phrases, il les oubliait dans la seconde. Lorsqu'enfin, l'humain sembla avoir terminé son discours, Roussard prit une grande aspiration ; il avait suivi le rythme de ses paroles, ce qui avait comprimé sa poitrine dans une affreuse poitrine. Il la palpait avec ses longs doigts osseux, rassuré de sentir son coeur batte encore sous sa chair. Qu'est-ce qu'il lui avait demandé déjà ? Son nom ? Roussard grimaça.


« Roussard de Chez Rousseau. »

Autant dire qu'avec son cheveu sur la langue, son nom devenait incompréhensible, mais le rat ne le répéterait pas. Il remuait ses épaules, il posa les mains sur le sol crasseux sans s'attacher à des détails comme l'eau, la pisse, la merde, et tout ça. Il ajouta :

« Roi de Rah T'al'Seum. Z'êtes sur mon territoire... j'devrais vous tuer. »

Et c'était ce qu'il comptait faire, mais Roussard avait une dente — pour ne pas dire une incisive — contre les humains habillés comme Satori, ça lui rappelait le P'Pa, et son enfance de petite créature malheureuse. Il fronça les sourcils, la pupille dans son oeil sembla se rétrécir, et devint une boule minuscule et violette.

« J'peux vous faire visiter, si vous voulez. Et on bouffe tout ce qu'on voit. Une fois, on a trouvé un chat avec ses petits, grâce à ça, on a pu tenir plusieurs jours. »

Lui, ce dont il se souvenait, c'était des poils fins restés dans sa gorge, et des os trop petits. L'un de ses congénères s'était étranglé avec, et il était mort deux heures après. Un rat minuscule et albinos, chose rare chez eux, avec un oeil en moins ; c'était le cycle de la vie, les plus faibles crevaient, et les plus forts se nourrissaient de leurs cadavres. C'était lui qui avait tué le chat et ses bébés, parce qu'il était le plus grand — c'était pour cela qu'il était le chef —, et qu'il avait appris à découper soigneusement un corps ; il pouvait remercier le P'Pa pour ça.

Roussard lui désigna de son menton pointu le tunnel derrière eux, puis il tenta de se lever. Sa tête rentra dans ses épaules, ses sourcils se froncèrent, ses membres se plièrent. Il se pencha en avant, mais il bascula sur le sol. Son nez s'écrasa contre une dalle suintante d'humidité, et il émit un couinement agacé. Avec ces yeux, sans queue, il lui était toujours difficile de se relever, et de marcher. Il avait peut-être forme humaine, mais son cerveau restait celui d'un animal.



       
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MessageSujet: Re: C'est toi... LA PESTE ! [Pv : Haya]   21/4/2015, 16:55

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«Roussard, tiens, un roi, je vois, enchanté dans ce cas !...» Il regarda le jeune homme blond crasseux avec l'étrange mâchoire et posture, par 2 fois, analysant d'abord tout le travail à faire sur lui, et ensuite en identifiant son mode de vie. Il semblait mal en point, déjà les blessures, ancienne et neuves, ensuite le manque de nourriture visible, que confirmait notre roi rat, et bien sur, le manque d'hygiène. Haya avait vu des Roi dans sa vie, pour avoir grandit avec un future couronné, il en connaissait donc pas mal sur le sujet, sans prétention pour autant, de toutes façons, il les aimait pas, pour cette même raison : Trop prétentieux.
Mais là le petit crasseux ressemblait plus à un clodo qu'un roi, ce qui était, même pour haya, un poil surprenant quand même. Il ne put résister à lui poser bien sur des questions là dessus. Bon, au moins une, c'est vrai que ça se fait pas sinon. « Et donc, vous dîtes être roi, c'est génial ça, vous avez de la chance, enfin je crois, la plupart du temps c’est une bonne nouvelle, et contenu de ce que vous m'avez dit, ceci est votre territoire, j'en déduis que c'est votre royaume et que ce qui y habite sont vos sujets ?… Vous me dites manger les chats donc, je suppose que vos alliers et donc sujets sont les rats, et puis, vous leur semblez très familier aussi, rien de surprenant rassurez vous, ce n'est qu'une remarque ! » ria haya prêt a suivre le garçon, prenant des notes. « Je vous suit volontiers en tous cas ! Oh et, si je puis me permettre cher monsieur, euh enfin votre altesse du coup, pardonnez moi, j'ai de très mauvaises manières devant les supérieurs hièrarchiques, on me l'a toujours reproché, souvent tenté de corrigé et pourtant jamais parvenu, à mon grand regreeeeeet… » il dit cela la bouche sur le coté, la bouille désolée et déçue d'avoir visiblement vraiment tenté. « Enfin ! » repris t-il en soupirant et haussant les épaules « Je voulais donc vous demander qu'es-ce qui vous est arrivé, si biensur ce n'est pas indiscret ? Vos lésions des tissus    semblent assez profondes, et les plaquettes doivent avoir du mal a recouvrir une telle surface. Je ne voudrais pas vous commander mais je peux vous conseiller si vous voulez, je suis médecin de base, après c'est pour vous, je ne voudrais pas vous brusquer, mais ce serait dommage de mourir pour ça…  » il reprit cet air un peu désolé, avec ses sourcils en accents tel un smiley trop accentué d'expression, et avec ses lèvres sur le coté, faisant ressortir sa pommette droite.


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MessageSujet: Re: C'est toi... LA PESTE ! [Pv : Haya]   16/6/2015, 14:51

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Il parlait trop. Vraiment. Même pour un autre humain, un humain « normal » qui n'aurait pas le cerveau d'un rat, et qui mesurait plus d'un mètre quarante-cinq, Roussard n'était pas certain qu'il saurait comprendre tout ce que le médecin disait. Il comprenait un mot sur deux, ou il enregistrait un mot sur deux son discours, ce qui donnait des choses très bizarres pour sa petite tête poilue. Il l'appela « Votre Altesse du coup », ouais... ça sonnait bien ? Sans doute un peu. Roussard haussa ses maigres épaules. Lorsqu'il était transformé en humain, il avait la sensation d'être un sac d'os faisant un bruit affreux lorsqu'il se déplaçait. Il observa ses blessures, les différentes lésions zébrant ses membres, il les toucha, il les gratta. Il lécha une plaie sur son bras qu'il avait commencé à ronger ; on pouvait percevoir des traces de dents au niveau de l'os. Un lambeau de peau resta coincé dans ses gencives, lorsqu'il releva la tête vers l'humain.

« Ce qui m'est... arrivé ? »

Oh des choses... tout d'abord, Roussard était né. Ou du moins, il le croyait. Le P'Pa l'avait élevé, ou crée, il ne se souvenait plus de l'ordre. Le premier créateur de rat à taille presque humaine ! Et ça n'avait même pas fait la une du journal. Il était donc né dans un Cirque miteux perdu dans un bois, il avait été dressé pour amuser les hommes, puis il s'était enfui. Plus tard, il avait arraché la peau de son géniteur avec ses griffes et ses dents. C'était à peu près ça. Perdu dans ses réflexions, le rat transformé en humain se rendit compte que le médecin ne parlait pas forcément de sa vie. Il jeta un coup d'oeil à son poignet, il fronça les sourcils, puis il fit :

« Ah ça... »

Roussard ne savait plus trop. Depuis qu'il avait donné son âme, son corps changeait lentement. Son esprit ne se rappelait plus de la nature de ses blessures, était-ce à cause de son combat contre son repas ? L'énorme chat poilu qu'il avait égorgé avec ses dents ? Ou bien était-ce dû à un conflit avec ses congénères ? Eh ! Qu'importe.

« Bah... si je lèche, ça va guérir. Venez. »

C'était comme ça que ça marchait, non ? La plupart du temps. Malgré son air pouilleux, ses os capables de transpercer sa peau trop fine, Roussard était solide. C'est juste... qu'il n'aimait pas cette forme. Il peinait à discerner ce qu'il y avait autour de lui. Et puis, il peinait à garder l'équilibre, sans sa queue, sur ses jambes minces et sans griffes. Un autre monde pour le rat, se découvrant dans des sensations nouvelles. Il se tenait contre le mur suintant de crasse et de moisissure, il frottait ses plaies contre sans trop s'en soucier. La maladie, la peste par exemple, mourrait à son contact. Ses pieds nus claquaient dans des substances douteuses, il s'arrêta une seconde, et il renifla l'odeur d'urine qui s'était collée au bas de son pantalon. Un véritable roi mourrait de peur ici, songea-t-il. Il se déplaça vite, malgré tout, la tête rentrée dans les épaules, et à l'affût du moindre son. Sous forme humaine, Roussard ne pouvait plus compter sur son odorat, mais sur sa vue, et c'était ça qui le déroutait autant. Il prenait conscience des formes, mais il ne voyait pas aussi loin. Il savait que s'il se retournait, il percuterait le médecin.

Roussard commença à le guider dans ce dédale poisseux, où le sang baignait dans l'urine, et où la merde s'imbibait de pue. Ces odeurs lui étaient parfaitement supportables, il les portait toujours sur lui, mais pour un « nez fin » comme Haya, eh bien... s'il était médecin, il devait être préparé à tout. Roussard se méfiait de lui. Il connaissait sans doute la magie, comme le P'Pa, non ? Le P'Pa aussi s'était qualifié de « médecin », et il avait créée ce qu'il était devenu. Roussard continua de déambuler, son maigre corps se balançait d'un côté comme de l'autre ; il ne se sentait pas bien. C'était comme si quelque chose dans son estomac remontait, poussé par une force invisible. Il s'arrêta brusquement, il plaqua ses deux mains sur sa bouche, et il toussa un bon moment. Il en avait les larmes aux yeux (encore une preuve de cette humanité qu'il refoulait !). Il fit un bruit de gorge, comme s'il avait un ganglion qu'il voulait faire remonter. Finalement, il cracha par terre une touffe de poils blanche, et un minuscule os. La bave au coin des lèvres, Roussard soupira, puis il passa son chemin.



       
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