+18 || Giggle, giggle, little bones... [Josef]




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MessageSujet: +18 || Giggle, giggle, little bones... [Josef]   13/4/2015, 15:50

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Les os craquent, croquent, se brisent sous tes dents. Voraces, elles écrasent les cartilages, compressent les nerfs qui s'entremêlent et se déchirent. D'une chair étrangère à la pulpe de tes lèvres la chaleur se perd, l'humeur écarlate s'écoule de tes lèvres, venant frôler ton menton. Tu laisses couler les fluides le long de ton gosier de morbide pentagruel. Sang et bile se mêlent dans une réaction qui te retourne les tripes et te vrille la cervelle. Enivrement extatique, tu frisonnes alors qu'il frémit en toi, se recroqueville sur son désespoir... Lima.  
Tendre victime à la chair délicate, précieux trésor aux saveurs idylliques niché dans l'écrin de ton esprit dément. Craque, croque, l'émail se presse sur les cellules mortes dans une communion totale à la dérangeante magnificence. L'hémoglobine perle telle une cascade de rubis venant sertir ton être d'un horrible délice. En toi il frémit. Sa peur, son dégoût, son avilissante humanité excite chaque parcelle de ton corps d'enfant. Il se referme sur lui-même alors que ta gorge se déploie dans un rire dément qui fait tréssaillir les pavés de Merova. Ta voix est à glacer le sang.
Humeur et morceaux de chair se perdent dans les airs, virevoltant dans un maccabre festival, bercé d'obscurité. Il tremble en toi, Lima... Être brisé par ta démence, il s'agite desespérément, tentant de détourner le regard de ta folie bâtarde et avilissante qui l'a à jamais damné.

Et toi tu ris.
Monstre. Dans ta brutale inconscience et ton absence de moralité, tu prends la vie, l'absorbe, dans l'espoir de renâitre complet. L'émail cogne contre l'ossature poreuse d'un fémur d'homme.
Il était beau, blond aux cheveux longs, il avait la musculature délicate des chairs savoureuses... A couper comme du beurre, d'un geste doux et maîtrisé, morbide et enivrante caresse. Il avait cru à un jeu, nul nerf n'était tiré, son expression figée dans une délicate extase, avant que le premier coup de dents ne parte. Ses nerfs se cripèrent dans une savoureuse raideur cadavérique épicée de frayeur. Les traits délicats de son visage fin se déformèrent sous tes actes, tu l'imprimais de ton horreur, marquant son corps au fer rouge avant de sublimer dans l'immortalité sa triste beauté.

Memento Mori.
La mort du corps, l'élévation de l'esprit. Mais morts, les corps, t'ont toujours fasciné. Leurs entrailles gelées t'ont toujours fait frémir davantage que les lèvres fiévreuses d'un amant. Dans la chair tu cherches désespérément la chaleur d'autrefois, celle qui s'éteint, celle qui s'échappe, ta voracité est le voile de ta démence, à chaque fois tu penses toucher la vie de la pulpe décharnée de tes doigts mutilés, mais elle se soutire à ton emprise. Tout est destiné à pourrir, à s'effacer, muer... L'éphémère joie d'un moment qui ne sait se cristalliser dans le temps.
Lima tremble, effrayé... Ses propres pensées le dégoûtent, il se vomit en toi, te renie dans des sanglots illusoires. Tu le sens, s'agiter en toi, dans une lascive panique, tentant de te noyer dans son desespoir. Un sourire mauvais vient ourler tes lèvres aux ornements sanguins.

Erotisme divin, cascade d'hydromel s'offrant à tes yeux maudits.
Le corps dénué de tout artifices, sans son plus simple appareil, t'offrant sa nudité la plus totale. Tu te sens Dieu, savourant un banquet dont bien peu connaissent les délices. La vie est un met, c'est probablement pour cela que le divin créa l'homme. Se repaître de sa misère, lui oter sa capacité à exister. Le plongeant dans une inertie statufiée... Et le temps s'arrêtera.

Mais le monde continue toujours de tourner.
Il y a toujours des âmes pour se repaître, toujours de la chair venant avillir la blême beauté de la mort. Toujours des couleurs pour déformer l'anatomie grisante d'un visage parfait. Tu voudrais enfermer charque parcelle de leur être en toi, les garder jalousement dans ta cage de chair. Ces précieux trésors, tu les voudrais entièrement tiens. Ton sourire s'éttiole lentement, le manque revenant au galop... Il manque toujours quelque chose et t'arrives pas à mettre le doigt dessus.
T'as la panse remplie d'une existence entière, gorgée de sang et d'organes réduits en charpie. Mais tu te sens vide dans ton euphorie, poursuivant un fantôme dont tu n'arrives à définir les traits. Tes doigts recousus viennent caresser une côte décharnée avec une malsaine tendresse, impreignée d'un érotisme déviant. Comme un parent avec son enfant, tu enlaces cette vie nouvellement éteinte dans une étreinte aux odeurs de pourriture.  
T'es dans une poubelle, mais l'odeur de la mort est bien plus forte que celle des ordures, elle t'enivre et t'élève avec tendresse. T'es allongé, étreignant la mort avec envie alors que l'émail claque sur les tissus osseux d'une vénus vaniteuse, la plus belle des oeuvres. Lima pleure, tend quelques nerfs de votre corps partagé et toi tu souris, ravi de lui arracher encore quelques réactions de surprise et d'horreur, le tirant de son renoncement à la vie.

Giggle, giggle, little bones...
How I wonder where you are!
Down above my troath you slip,
Like a sweet heart in my gut.
Giggle, giggle, little bones...
How I wonder where you are!

Ta voix est celle d'un enfant, digne des petites blondes de Freddy. Tes ongles écarlates se plantent dans le peu de tissus nerveux s'accrochant desespérément à leur existence passée et le sang jaillit à nouveau, suivit d'un rire amusé et fou, résonnant sur les pavés écorchés du quartier de la peur. Ta voix est terriblement douce alors que tu tentes de calmer ton petit frère agité... Tu le sais pourtant non? Que ça ne fait que l'effrayer. Ca pue... Et toi tu ris, tu sais même pas comment t'as atterit ici dans ta permanente et maccabre euphorie.


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MessageSujet: Re: +18 || Giggle, giggle, little bones... [Josef]   13/4/2015, 20:24

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Tes pas sont silencieux, souples, ton manteau comme seul bruit de ta présence, claquant sous le vent de sa longueur lourde et noire. Tu marches dans l'ombre, perçant les entrées de ruelle de ta présence anonyme, ton tendre visage masqué d'un sépulcre d'oiseau, crâne de cuir protecteur.

Les rues sont vides, et tu déambules sans te presser, les pensées égarées dans les humeurs dont tu viens d'ôter les mains, travers d'avortement à la baleine de parapluie qui au lieu d'éviter le docteur, le fais quérir comme une mauvaise pièce, laissant la peste entrer sous couvert du bec emplis d'herbes. Une vie, une autre vie, des monceaux de corps qui viennent remplir les bacs de bois et nourrir les charniers.

Ce quartier, sensé être une allégorie de la vie, en deviens une satyre de la Mort, arrivant sans prévenir, appelée par des jeux d'enfants, des gargouillements irresponsables, hontes, chagrin, dépit et déception. Les morts tendent la main et arrachent les pages des livres salutaires de la folie, accrochés à la logique qui n'a jamais été réelle..ici ou las-bas...

Tu t’arrêtes, au milieu de l'avenue, levant une main ganté de cuir souple et tout aussi noir que le reste, dénouant les boucles de cuivre épais, délivrant les sangles abîmées et finissant par découvrir aux étoiles ton visage fatigué et impassible. A peine luisent les étincelles de condensation déposées aux creux de tes rides naissantes, camouflées aux coins de tes yeux noirs, couverte des verres fins qui corrigent un défaut de vision du à la lassitude et la fatigue.

Sans tes études et recherches, si seul fus tu soldats, ces yeux auraient été perçant, d'une tranchées à l'autre..Tu les clos, respirant l'air frais et nocturne, si vivifiant pour ton visage et ton esprit écorché par les flammes et la haine. Tes poumons se rafraîchissent, renouvellent davantage l'oxygène de ton sang, éclaircissent tes pensées..tu accroches la relique d'un temps oublié à la lanière de la sacoche bien plus épaisses de ton corps fébrile, stéréotype d'étudiant en recherches, malgré la quarantaine fraîchement entamée mais figée éternellement..

Ton souffle blanc dessine tes pulsions respiratoires dans l'obscurité, annonce ton changement de direction par celui de ton regard, avant que tes pieds ne reprennent leurs marche, se détournant vers une ruelle qui finit sur une autre avenue..face à une autre ruelle..tant et tant de détours pour enfin te mener en ta demeure, protégée, surmontée de ta tour d'ivoire, souffle d'air et de libertés lorsque l'esprit ressent le besoin de s'égarer.

Tu avances, perçant l'obscurité , passage éthéré et discret, soldat nocturne dans des ruelles d'une ville désaffectée. Trop habitué. Tes pas se défilent sans interruption, routiniers, sans aspérités ou irrégularité...Si ce n'est une odeur puissante qui te prend à la gorge..oh..encore..
La chaire, le sang, les tripes à l'air, ouvertes avec leurs odeurs répugnantes,le fumet des fruits pourris, de décomposition tout juste engagée...

Ton nez se couvre d'une paume, et tes doigts libres attrapent un petit pistolet, tremblants sur la sécurité que tu hésites à ôter. Ton cœur bat dans tes tympans, ton souffle te paraît monstrueusement bruyant alors qu'il ne l'est qu'encore moins..Et la tu entends..des bruits de viande déchirés, d'os croqués, de déglutition..une bête errante.. ? Non...la voix d'un enfant résonne, sonne comme ans un métal creux...

Tu avances, gardant ton masque de chaire quotidien, ta main quittant tes lèvres pour soulever le couvercle d'un geste geste alors que tu te figes, des flashs aveuglants tes iris, prenant possession de tes doigts. Et tu tires.


Le métal résonne, déchire le voile paisible de la nuit, et tu hurles un bref instant contre sa propre erreur. Le pistolet revient sous l'épais manteaux, se niche à nouveau sous ton bras, sans que la sécurité ne retrouve sa place protectrice...Tu te penches, agrippes le petit corps à la cuisse trouée par ton irresponsabilités, le hisse hors du cadavres dans lequel son visage et ses dents se complaisait..l'ôte de la chaleur déprimée dans laquelle étaient ses mains..ta ceinture se fait garrot, et tes pas s'accélèrent...tu coures en l'emportant, comme poursuivis par d'autre balle...ou d'autres cadavres ineptes et inexpliqués. Morts de morts injustes, ta fuite couverte par les longs pans de ton manteau, ailes de papillon de nuit emporté par le vent de la culpabilité illusioné.
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MessageSujet: Re: +18 || Giggle, giggle, little bones... [Josef]   14/4/2015, 19:00

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Ta voix se brise dans un déchirement violent, te broyant les trippes, t'arrachant les cordes vocales. Ton chant d'enfant s'écorche dans un grognement sauvage perçant la nuit. Le bruit de ta détonnation résonne encore dans ta prison d'ordures, te vrille l'encéphale. Tu te recroquevilles sur toi-même, ton corps d'enfant se retrouvant parcouru de spasmes de douleur. Et en toi tu l'entends. Ce rire d'enfant. Il rit, Lima. T'as mal et il se délecte de ta souffrance. C'en est à se demander lequel d'entre vous est le plus monstrueux.  
Le sang s'écoule le long de ta cuisse, poisseux. Tes nerfs se resserrent autour du morceau de métal ayant violé ton corps. Tu hurles encore une fois et le cri du bourreau vient se joindre au tien, dans une harmonie maccabre, grotesque et parfaite. Tes dents s'entrechoquent, l'émail crisse et tu serres ton tendre doudou d'os, si fort et si désespérément que t'en viens à le briser dans un craquement morbide. T'halètes, t'as la gorge sèche, le coeur battant désespérément contre sa cage.
T'as le souffle court, le coeur comme un tambour. Ton bourreau t'enlaces dans son manteau de mort, tes bras quittent les cellules déjà froides d'un corps mourrant pour celles d'une nouvelle chaleur. Et pourtant cette fois, c'est toi qui souffre. Qui crache le sang que t'as avalé plus tôt dans une masse noirâtre, gorgée de caillaux et de débris d'os. Ta bille dégouline sur le manteau de ton bourreau-sauveur, l'impreignant de l'odeur âcre de la mort. T'as trop bouffé pour ces conneries.

Et Lima rit.
Par ce que tu n'as que ce que tu mérites, l'indicible répugnance de la mort qui te colle à la peau. T'arrives pas à bouger, tes membres en tétanie se tendent. Tes nerfs se mêlent et tu gémins, plantant tes ongles dans le manteau du bourreau... Peut-être aussi dans sa chair. Te voilà enfermé dans les bras d'un type probablement aussi atteint que toi, qui t'embarque et te balances sur son lit. On dirait un mauvais scénario de série B. Le voilà qui s'agite et qui cherche quelque chose.
Toi tu grimaces et observe le sang coller le tissus à ta peau de lune. Tu soupires, sans piper le moindre mot, ouvrant ton pantalon pour le retirer, dévoilant ta blessure. C'est pas beau à voir. Et pourtant, ça te fais frémir en dedans. Lima s'extasie de ta magnifique souffrance... Tu souris. Il est si rare de le voir joyeux... De le sentir frémir en toi... Tu trouves ça tellement attendrissant que t'enfonces ton doigt dans la plaie, laissant échapper un grognement rauque.
Tu frissones, et tes lèvres s'étirent dans un sourire désaxé, alors que tu fouilles dans ta plaie, cherchant le morceau de métal inopportun, s'étant introduit en toi. Tu gémis, tes cellules s'agitent alors que Lima s'excite, tu le sens se délecter. T'apprécier un peu plus dans ta souffrance... Et toi tu continues à fouiller en quête d'un quelconque sentiment d'apaisement en ton âme tourmentée par ses deux existences. Tu ricannes, ta voix est horriblement douce alors que tu te lèches les lèvres avec délice. T'as horriblement mal, tes muscles frêles bandés mais tremblants de plaisir.

- ...t'aimes ça hein?...   



Désolée, c'est vraiment mauvais, j'ai fait comme on a dit mais si ça ne te convient pas dis le moi, j'éditerai o/
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MessageSujet: Re: +18 || Giggle, giggle, little bones... [Josef]   14/4/2015, 23:33

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Probablement le défilement d'immeuble, de maisons et de baraques n’eut fut plus rapide qu'en cette nuit, plus bruyant..mue par les gémissements de douleurs, les larmes et les cries.. Ton torse est chaud, d'une humide étreinte d'acide et de sang croupis, caillé..ton nez ne frémit même plus, habitué à la chaire rôtie et pourrie par la mort sans dignité..

La porte claque, se ferme seule jusque la prochaine introduction de clés, et tu gravis les marches, traverse le couloir emplis de bocaux et d'études en reliefs, pour finir par coucher l'enfant dans ton lit, sur tes draps à l'odeur singulière de camphre et de Cologne, marqué d'un savon chirurgical marquant les esprit de sa neutre atonie. Tu le couche, l'étreins des bras pour réchauffer et descends toujours aussi rapidement, épuisant ton souffle à sélectionner pince, scalpel et produits divers pour protéger le pauvre petit corps..

Dans la chambre, il gémit, sourit, enfonce les doigts dans la plaie, t'arrachant tes couleurs comme un voile hors d'une église. Le corps trop menue tremble, se tend et se tord, se torture comme un plaisir coupable..

Tu avales ta salive, tes sourcils se fronçant, et ta cravate ôte ton cou rapidement, éventrant le col blanc et repassé taché de fines taches du sang vomis..
Un patient pour l'asile, docteur..mais si jeune..Ton visage reste neutre, fermé, alors que tu t'assied près de lui, une jambe repliée sur le matelas. Tu enfermes son poignet dans ta prise sèche, le rejoint du second, et d'un adroit geste emplit d'habitude, tu lis ses membres ensembles, les lui relevant au dessus de la tête, le ligotant a la tête de lit. On dirait le début d'un obscur scénario de film d'après guerre, parodiant les horreurs de ce pays en fantasme trop tordu..

Sa cuisse emplit le vide de chaire d'un trop plein de sang qui vient pomper son énergie, la dégobillant de la plaie pour en couvrir ses jambes et le tissus sur lequel il repose. Le bas de son corps macère déjà dans ses propres humeurs. Tu grognes de dépit en voyant le puits recracher un peu plus qu'il ne devrait, agrandit par les doigts couverts de sang d'un autre de l'enfant..
Tu resserres un instant le garrot, et saisit son pantalon, lui enroulant les chevilles pour finir de le coller à sa croix, ligotant les derniers de ses membres, le temps de te relever pour nettoyer tes mains.

La pièce pue. L'odeur des chaires, de l'alcool, l'acidité du corps..Tu l'observe froidement, faisant claquer le latex sur tes poignets pour garder le maximum de sanité possible sur ce petit artefact fou.
Tu le rejoint, t'assied de nouveau en ramenant la tablette contenant le nécessaire, et finit par te coucher légèrement sur lui, finissant de l'immobiliser par la pression de ton corps, ton flanc blessé éternellement.

Les pinces s'enfoncent, saisissent, et comme un grelot tordu, la petite balle tintillone. Tu agites tes doigts arachnéens sur la plaie, nettoyant, réparant, recousant la plaie..la peau est nettoyé, la plaie bandée..et enfin, tu te redresse, observant sa jambe..et finissant par revenir vers son visage, tes yeux seuls exprimant une douleur latente, masquée par les verres inutiles, plongé dans les siens.
T'as la voix qui s'élève, basse et médium, les mots défiguré d'un accent rauque et faussement agressif, contrastant avec la douceur de ton visage et des boucles brunes qui plus que jamais couvrent ton front.

« -...je suis désolé. A qui parlais-tu..et pourquoi as-tu agis ainsi avec ton propre corps.. ? »


Tu ne dégorge d'aucun jugement, à peine une grimace de douleur mélancolique camouflée dans tes rides d'expression . Le sujet de la découverte est encore camouflé, mais dans ton court périple, tu as pris soin de rouvrir la chambre de contention. Au cas où...en cas de triste « au cas-où » qui sous un visage trop doux vient hurler la sirène de la caserne des folies et maladies...
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MessageSujet: Re: +18 || Giggle, giggle, little bones... [Josef]   15/4/2015, 04:25

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Les immeubles défilent et s'enchaînent, similaires, tous bercés par l'obscurité, les esprits endormis, tapis dans l'ombre, détournant le regard face à l'indicible horreur de cette rencontre. Des gémissements retentissent, bien vite ravalés à l'obscurité. La nuit est un monstre qui dévore tout, elle prend la chaleur du soleil et l'éteint comme un mégot de cigarette usée. T'as le coeur qui bat à cent à l'heure, qui s'emballe et qui gronde, faisant frémir ta cage d'os, mal assemblée et rapiécée, comme l'ossature fine abandonnée dans ton tombeau d'ordures en décomposition. L'odeur âcre de la bile t'agite les narines, les caillaux de sang s'agglutinent le long de ton oeusophage, l'engorgeant comme un foetus ayant trop macéré dans le ventre de sa génitrice. Et voilà que t'avortes, dans une convulsion grossière la bile et des brisures d'os viennent brûler ta trachée comme la fumée d'une clope trop corsée. Tu sens la mort, la tienne. Elle te gêle le squelette, te fais frémir dans son étreinte lascive. Oh t'as pas grand chose, mais les sombres fantasmagories de Lima s'immiscent dans tes synapses brouillées par votre existence partagée.

La porte claque, et la lumière est, t'intimant que tu viens de perdre ta liberté, l'espace d'un instant, ou l'espace d'une vie. Sous ton regard de braise les bocaux défilent, se dessinent des cellules atrophiées sur les murs, dans un trait hatif et tourmenté par la soif de connaissances. A  tes yeux ça ressemble davantage à l'étalage d'un super-marché... Des corni-boyaux et des foetus-ccinis, un repas digne d'Hannibal... Et son cerveau à lui, quel goût aurait-il? Celui du poussiéreux savoir? Ou des brillants éclats de lucidité? Mais peut-être qu'il aurait tout simplement le goût tendre des esprits peu formés, ceux qui fondent en bouche et qui cherchent encore la vérité. Ceux qui volent en éclats sous une langue habile. Ceux que tu préfères... Ta langue vient lécher la bile qui recouvre tes lèvres leur donnant une allure indécente, celle des fruits mûrs, ne demandant qu'à être croqués. Comme une pomme, gorgée de mille-et-uns pêchés. Et tu lui vomiras des horreurs à la figure, pour retarder l'inévitable fatalité, l'exorcisme fatal, évinçant le démon inopportun d'un esprit malade. Oh mon père, punissez moi car j'ai péché... Ouais, une espèce d'asticot atrophié aux tendances moutonneuses qui s'agite en quête d'un quelconque ustensile pour opérer sa communion morbide. Tu le comprends pas, tu sais pas ce qu'il fout. Il te tire dessus et puis il part en quête du Graal, de la sainte absolution.

Ca sent le camphre et le Cologne... Mais surtout ça sent la morgue, les hopitaux, ça sent la mort encadrée, celle de l'esprit, celle de la paranoïaque psychose, la peur des germes et des maladies. Il vient un instant imprimer la chaleur de son corps sur ta carcasse d'enfant blessé avant de s'en détacher et de disparaître. Et pendant ce temps, tu tues le temps, opérant toi-même ton corps blessé. Tes doigts viennent élargir ta plaie, caresser le métal avec lequel il t'as violé, s'immisçant en toi, le morceau froid se perdant dans t'étreinte de tes muscles aux cellules déchirées et de ton sang qui se coagule. Tu lui ouvres la gueule, perces l'abscès, répond à cette violation par une nouvelle caresse qui te fais frémir l'être. Tu le sens, Lima, s'agiter en toi, frémir, se finir entre tes doigts sournois, sur un lit d'inconnu sur lequel tu t'es dénudé. Un rictus mauvais vient déchirer tes lèvres, vos deux êtres en parfaite harmonie, communiant dans la délicieuse douleur du corps qui vous unit.  

Lorsqu'il revient son visage vient se pâlir sous l'affreux souffle de la mort. T'es si petit, fébrile, t'as l'air d'un enfant, innocent, trempant son doigt dans la crème préparée par maman... C'est tellement glauque. Le spectacle est indécent. Il déglutit, ravalant salive et fierté pour s'avancer vers toi, démente créature à l'esprit souillé, noircis par la vie et la follie de ce monde. Il ne cille pas, et toi tu l'observes, un sourire mutin étirant tes lèvres dans une expression innocente et charmeuse, digne d'un pédophile sous couvers d'enfant. Il s'installe près de toi alors que ton visage s'orne d'un dimant de sueur, déposé comme une étoile sur un soleil mourrant. Fascinante beauté, de quelque chose qui ne devrait pas être. Et puis le jeu commence. Tes membres se retrouvent noués, entravés alors que ton doigt était encore plongé en toi. Ses mouvements son secs, maîtrisés. Comme s'il avait fait ça toute sa vie. Tes bras sélèvent malgré toi, finissant ligottés au lit. Les sangles t'enserrent les poignets, rougissant ta chair alors que tu tires dessus. T'as les vaisseaux sanguins bloqués, se gorgeant de sang, interrompant le cours normal de tes humeurs. Tu gémis. Lima aurait adoré. Lima, mais pas toi. Il se marre, se fout de toi, s'extasie de ton incapacité à réagir, frétille déjà à l'idée de te contempler mourrir.

T'observes son visage aux traits marqués par ses origines et les années, alors que tu le vois s'affairer sur ton corps dans un mécanique qui t'es étrangère. T'as le cul qui trempe dans le sang. C'est gluant, et la chaleur de ton corps qui se vide à quelque chose de lascif. Tu soupires silencieusement alors qu'il resserre un garot sur ta peau de spectre, la faisant rougir sous ses doigts. Tu te cambres, haletant, tes boucles d'argent venant gauchement se coller sur ton front. Tu te mords la lèvre, un peu trop fort, laissant le goût ferreux de sang recouvrir celui de la bile et des humeurs moisies, macérées dans l'agonie de ton esprit malade. Tes yeux se révulsent dans leurs orbites, s'écarquillent et s'émerveillent d'une joie qui n'est tienne alors que ton bourreau vient entraver tes chevilles, te privant de toute mobilité. C'est comme des flashs de sensations qui se glissent en toi, ceux des échanges violents de ta moitié avec des étrangers... Avillissants animaux... T'as envie de gerber ces bribes de mémoire qu'il t'intime avec une douceur malsaine. Il commence à te ressembler. Te voilà Christ stigmatisé sur l'autel de la volupté. L'homme abandonne sa prière maccabre pour se laver de ta souillure, se couvrir, dressant un rempart entre lui et ton instabilité morbide. Ca te donne envie de le salir. De le souiller, l'impreigner de ta démence... Il te rappelle Lima, un peu, lorsqu'il se penchait sur ses calculs, ou des corps étrangers... Mais il est grand, bien trop à ton goût. Tu grimaces alors qu'il s'impose à nouveau dans ton champs de vision brouillé par la souffrance.

Son corps vient peser sur le tien, et tu le sens frémir, l'odeur du sang... La chaleur d'une plaie ouverte sur ta peau délicate. Ses doigts s'affairent, s'agitent en toi, t'arrachant des grognement rauques, gorgeant tes entrailles d'envie. Ca sent le sang, le sang et la mort, ces odeurs âcres que tu affectionnes. Qui te renvoient à ta renaissance en tant que tout, complété par la savoureuse étreinte de la mort. Telles des araignées ses mains reconstituent ton corps comme s'il s'agissait d'une toile habillement tissée... Mais c'est un peu ça non? Coutures et broderies, ton corps, ton oeuvre, il vient la dénaturer. Mais tu gémis sous ses mains expertes, chancèles et tremble alors que tes muscles se bandent et qu'il suture la gueule de ta blessure qui en appelle davantage. Tu te bouffes la lèvre alors que tu sens son regard glisser sur ta jambe de frêle oiseau brisé. T'aimerais voir s'y nicher quelque perversion qui t'ouvrirait la porte de la liberté, mais nul éclat de démence ne vient poindre lorsque ses yeux se plongent dans tes rubis au travers d'une barrière de verre. Encore un rempart... Toujours. Tu souris alors que sa voix, apaisante vient envelopper la pièce dans une chaleur rassurante. Son accent à quelque chose de grisant, une goutte vermeil vient orner tes lèvres, comme une marque de féminité, rouge à lèvres d'humeurs.

Il s'excuse, te demande qui, et quoi... Il ne comprend pas, mais pour te comprendre, il faudrait te disséquer, isoler chaque synapse et les trier entre celles qui sont siennes, et les tiennes. Il faudrait te broyer les boyaux, pour en faire une charpie faisant écho à votre bouillie d'esprit, il devrait lire dans tes os... Tu ne comprends pas toi-même ce qui t'anime. Mais tu lui adresses un sourire chalereux et enfantin. Là ça va, t'as presque l'air humain, tu n'as plus faim... Pour l'instant. Tes yeux se ferment alors que ta langue vient recueillir la perle sanguine se dessinant sur les comissures de tes lèvres. Pourquoi. Quelle étrange mot... Tu n'en sais rien, tu ne penses pas, t'agis. Mais entravé comme tu l'es, tu ne peux fais faire grand chose. Qu'adviendra-t-il de ton esprit si tu prenais le temps de te pencher sur tes motivations?

- ...je... libérez-moi...

Tu souffles entre tes lèvres de ta voix enfantine, son son est si doux, cristallin même.

- ...Que voulez vous me faire?    

T'étais libre, gambadant librement, comme d'autres dans les rues de Merova. Ici ça n'a rien d'étrange de tuer et manger des gens, ça n'est qu'une excentricité, comme un trait d'eye-liner sur un visage de garçon. Tu bats des cils, longs, charmeurs, les yeux gonflés par les nuits sans sommeil et les muscles endoloris par leur crispation. Tu gigotes doucement, les sangles venant marquer ta peau, tes poignets et tes chevilles se blanchissant sous la pression et le manque d'irrigation.
Toi aussi t'étais médecin, dans une autre vie. Toi aussi tu cherchais à comprendre... Et puis t'as perdu l'esprit. L'avait-il aussi perdu? T'étais-tu retrouvé dans les filets d'une créature de ton espèce? Tu soupires, trembles et baisses le regard, résigné à répondre à ses interrogations.   

- Je parlais à mon frère... Il voulait savoir ce que ça faisait... alors je lui ai montré.  

Je ne suis pas fou, docteur. Je suis bien plus que ça.


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