One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]




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MessageSujet: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   27/6/2015, 18:04

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Héraut de la Désolation


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Alexandrov O. Mordvilko
Héraut de la Désolation
They call me a killer, a monster, a terrorist... I am all of these things


Alexandrov Oppenheimer. Mordvilko
♦ Nom civil : Alexandrov O. Mordvilko
♦ Age : 28 ans, à jamais.
♦ Existe à Wonderland depuis : Des années … a errer dans l'ombre.
♦ Orientation sexuelle : Hétérosexuel
♦ Groupe : Crownies
♦ Race : Déjanthé
♦ Origine : Prototype
♦ Fonction : Executeur
♦ Âme : Appartient au père castor.
♦ Particularité : Alex est plus proche d'un animal que d'un être humain, il peut donc acquérir certaines caractéristiques bestiales pendant quelques instants. (Black Shuck spotted)
♦ Pouvoir : Les miasmes, il maîtrise ces émanations porteuses de maladies, les exsude à travers ses pores, altère son corps pour qu'il devienne particules volatiles, détentrices de maux plus meurtriers les uns que les autres, et peut ainsi contaminer ses cibles quand il ne décide pas de les étouffer dans une fumée plus dense que n'importe quelle autre.
♦ Classe sociale : Aux crochets de Délivrance
♦ Participant au Game of Madness : Bien sûr que non


I'm FABULOUS!


[UC]





Je ne suis pas si fou que ça ... mais vous?


Le néant. Voilà la première, et peut être même la seule, chose que vous visualiserez lorsque vous croiserez le regard de ce jeune homme. Vide, presque hautain, comme si le simple fait de vous voir respirer lui était insupportable, comme si il se forçait à vous regarder exécuter cette simple tâche pourtant nécessaire à sa propre survie. Étrange paradoxe pour lui, qui préférerait largement vous trancher la gorge pour ne plus entendre votre insupportable bruit d'inspiration et d'expiration. Nulle haine, simplement du mépris contre le monde entier, vibrante d'intensité contre ceux qui arpente ce macrocosme insipide, pourri et emplie de venin, qui selon lui ne sont bons qu'à mourir pour nourrir ces terres qu'ils ont détruit, quantité négligeable dont la perte serait tout sauf déplorable, mis à part peut être aux yeux du reste du bétail que représente la populace, auquel cas il se fera un plaisir de mettre un terme à leur douleur … définitivement. De l'indulgence ? De la compassion ? Foutaises, a quoi bon la ressentir pour eux ? Non, il fait preuve de suffisamment de miséricorde en mettant un terme à leur existence misérable, emprisonnés qu'ils sont dans leur cercueil de chair, en leur permettant de s'évader de cette planète, pourtant si pure, dorénavant gangrenée par les aberrations que l'on nomme « êtres humains »

Cela ne l'empêchera pas de vous paraître charmant aux premiers abords, si son flegme apparent, son éternelle nonchalance, et son air détaché ne vous paraissent repoussant. En effet, malgré son dégoût englobant tous les hominoïdes, qui le contraint à les considérer au plus profond de lui même comme inférieurs aux insectes, il ne reste pas moins que l’exécuteur sait faire preuve de subjectivité lors de rares occasions, ainsi il n'est pas rare qu'un nombre restreint de personnes réussissent à passer entre les mailles des filets de son dédain et de son avanie.

Il respecte l'innocence et l’ingénuité plaçant les quelques personnes disposant un tant soit peu de l'un ou deux l'autre au dessus du reste de la plèbe, certains même pourraient gagner son respect, peut être même dans des cas plus exceptionnels son amitié, mais rares sont ces élus et peu peuvent s’enorgueillir de compter parmi eux. Et parmi eux, aucun ne participe au Game of Madness, car ceux là regroupent sans doute la pire engeance de Wonderland, peut être les Alices d'avantage encore que les autres. Comment pourraient on leur accorder le droit de régner sur un monde qui leur est étranger, qu'ils ne peuvent admirer uniquement parce qu'un roi plus idiot que les autres leur à accorder ce droit par ignorance et stupidité ? A présent, peu lui importe, le Précurseur a payé le prix de sa folie, et le Roi actuel aura tôt fait d'être évincé par un véritable joueur, quelqu'un qui respectera les règles du Père Castor, et qui démontrera sa supériorité sur celui qui s'est approprié le trône et qui le conserve par simple couardise.

Mais au fond, sûrement vous direz vous ne fait il pas partie de ces-dis « dégénérés » ? Ne fait il pas justement partie de ces insectes qui rampent à la surface ? Encore une fois, il vous répondra le contraire. Il est une amnésique, son passé, pour lui, est aussi trouble que son avenir, aussi incertain que ces images voilées qui, parfois, hantent ses rêves les plus sombres. Il ne peut qu'être différent de ceux à qui il n'est jamais identifié. Quand bien même un sang similaire coule dans ses veines, son état, et son rôle, le rendent bien différent de ces immondes cloportes : il est bien supérieur à eux. Une arrogance à la limite de la mégalomanie ? Peut être, peut être même pourriez vous penser que son intelligence bien plus développée que la moyenne le pousse à considérer les autres avec un désintérêt proche de celui qu'on accorderait à un arbre ou a un simple morceau de pierre, mais ne vous y trompez pas. Quand bien même ses connaissances dans le domaine de la biologie sont supérieures à la moyenne, ce n'est nullement elles qui le poussent à la mésestime. Au final, il ne le sait pas lui même, peut être est ce là les réminiscences de sa vie précédente qu'il ne parvient pas réellement à oublier, ou peut être que ce dédain est aussi profondément marqué dans son âme que les stigmates sur les chairs d'un condamné à mort.

Mais une personne qui arrivera à percer sa carapace, cette cuirasse qui le protège du monde, réussira à mettre à jour un esprit bien plus complexe qu'il ne pourrait penser aux premiers abords. Non seulement sarcastique et cynique, quand bien même l'ermite préfère le calme des forêts aux nuées grouillantes des cités, il ne rechigne pas à atteindre une ville, et à boire de tout son saoul lorsque l'occasion se présente. Ceux qui parviennent à gagner leurs places dans son cœur, à lui faire dépasser ses préjugés, à lui faire voir autre chose que le mal inhérent qui obscurcit les cœurs, gagneront un allié de taille, un ami d'une fidélité sans bornes, quelqu'un sur qui ils pourront compter, et qui est aussi impitoyable lorsqu'il doit défendre l'un de ses proches que lorsqu'il doit abattre un resquilleur, un dernier sourire en coin avant qu'il ne plonge à son tour dans les méandres de l'amnésie.




Il était une fois...


L'asphalte écorchait la peau nue de la plante de mes pieds tandis que je marchais à travers les ruelles sombres de Chicago. L'air frais ne faisait que me pousser à avancer plus vite tandis que la lueur maladive de la lune éclairait les cadavres de poubelles autant que ceux des clochards qui agonisaient dans leur coin de rue. Du haut de mes dix ans, je me sentais déjà vieux, déjà responsable. Je devais trouver de quoi me nourrir, de quoi me protéger du froid, à la force de mes petits bras, tout simplement parce que je pressentais que si je ne le faisais pas, personne ne le ferait à ma place. Survivre seul, ce n'est pas une mince affaire, ce n'est pas une occupation, mais une malédiction qui occupe toutes mes journées, me faisant passer mes nuits à chercher un endroit sûr ou dormir. Gangrené par la peur continuellement, peur de ces personnes qui me refusaient l'aumône mais me prendraient le peu que j'ai sans la moindre pitié, ceux qui me frappaient par simple plaisir ou sous l'effet de liqueurs, peur de ces monstres qui se tapissent dans les ombres, peur de l'Homme tout simplement, dans toute sa splendeur et son horreur, et je crains que cette terreur ne me soit jamais retirée. L'amour de parents aimants auraient pu soigner ce cœur brisé, si seulement j'en avais eu, mais j'étais né parmi les ordures, et irrémédiablement, je finis par en devenir une. Rien ne pourra me sauver, rien ne pourra me sortir de la fange. Je suis condamné à y vivre, condamné à y mourir.
Condamné, jusqu'à ce que l'odeur de ma carcasse se mêle à la puanteur de l'agrégat humain.
Pourri.

Ce monde est pourri.

Trois années s'écoulèrent, du moins je le supposais. Tous les jours se ressemblaient, aucun n'était différent, si ce n'était les jours passés sans manger ni boire et ceux ou je parvenais à trouver le sommeil, ceux où les alcooliques et les frustrés passaient ses nerfs sur l'enfant que j'étais. J'avais survécu jusqu'à un âge pubère, mais c'est en ce jour particulier que ma vie avait prit un tournant.
Je n'étais plus seul, le loup avait trouvé une meute … Une famille. Ma mère, biologique. Bi-o-lo-gique, c'est le mot qu'ont employés les policiers qui m'ont ramassé dans la rue, ils ont essayés de me l'expliquer, mais j'avais d'avantage l'impression qu'ils tuaient le temps en attendant de rendre leur colis. Moi.  Apparemment ma génitrice avait passé quelques années à me rechercher après que mon père m'ait jeté dehors … Enfin, c'est ce qu'elle a fait après qu'elle ait purgé sa peine de prison. Homicide volontaire. Étrangement, elle ne m'a jamais présenté mon paternel.
Biologique. Peut être avions nous les mêmes gênes. Peut être allais je finir comme elle. Peut être oui … Alors à quoi bon me battre ? Treize ans, ce n'est plus vraiment jeune, pas vraiment vieux, pas vraiment l'âge de se poser des questions d'adultes. J'étais en sécurité, combien d'autres clochards auraient souhaités être à ma place en cet instant ?
Pourtant je ne pouvais me défaire de ce malaise, ce mal de vivre, ce « Spleen » selon Baudelaire.
Quelle tristesse que d'être si jeune sans vouloir vivre à en crever.

Qui peut dire combien de temps je vécus ainsi ? Jusqu'à l'obtention de mon doctorat de génétique à l'université de Columbia, preuve si il en est qu'avec un peu de curiosité et quelques aptitudes, il est toujours possible de laisser derrière soit un passé trouble pour avancer vers la lumière ? Non, au final, rien n'avait cessé. Comme autant de marques indélébiles, je ne pouvais occulter ce qui avait fait de moi ce que j'étais. De fait, je n'arrivais plus à faire confiance à qui que ce soit, j'avais très peu d'amis, pour peu que je leur trouvais une utilité, et je me fichais pas mal de ce que mes camarades pensaient de moi. De toute façon, ils n'osaient jamais me le dire en face. Une ultime preuve de faiblesse.
Je ne trouvais de réconfort que dans mon travail, loin de toutes interactions sociales, toujours plus redondantes les unes que les autres, qui me pétrifiaient d'ennui sans même que je ne me sois prêté au jeu, ne serait ce qu'une seule fois.  Au moment où je fus embauché, juste après l'obtention de mon diplôme, le psychiatre de l'entreprise me décrivait comme un sociopathe borderline.
Je le savais.
Je ne m'en souciais pas.
Et eux non plus.

Une opportunité extraordinaire pour un étudiant venant tout juste d'entrer dans la vie active. « Chef  de projet », le nom sonne doux aux oreilles, il les effleure et enflamme les esprits de jeunes en quête de gloire, tout comme il a enflammé le mien … Mais pas pour l'attrait du mérite.

Créer des armes biologiques à partir d'échantillons de virus offerts par le gouvernement. God bless America, je n'aurais jamais, jamais pu espérer mieux, quoi de mieux que d'être armés pour un ancien combattant des rues, un scientifique encore et toujours entraîné à tuer ? Combien de temps ais je passé à travailler, oubliant de manger, de boire, de dormir ? Je n'en avais nullement besoin, et si tant aurait été le cas, les découvertes que j'allais faire auraient tôt fait de suffisamment me charger en endorphines pour me maintenir éveillé.

Ce qu'ils nous ont fournis … C'était indescriptible, durant toutes mes années d'études, on ne m'a jamais fait part d'un tel comportement. Les échantillons de virus semblaient doués d'une conscience primitive, qui leur permettait le mimétisme et même la rétention de l'information génétique à partir d'hôtes infectés. Les possibilités avec cette souche semblaient infinies, elles dépassaient l’entendement, et il ne fallut que quelques mois pour que que notre équipe parvienne à concevoir un virus, bien plus virulent que tout ce que nous aurions pu espérer. Peut être que mon habileté à  modifier les gênes fut un précieux atout dans cette entreprise, selon les dires de Gentek, mes employeurs, mais je ne m'en souciais guère : J'avais atteint mon objectif, et rien au monde n'aurait pu me rendre plus fier.

Mais peu importe les succès lorsque les moires décident de couper le fil du destin.

« Blackwatch », ce nom allait hanter mes nuits pendant des semaines, des mois … Une armée d'élite créée pour luter contre les menaces biologiques. Une armée qui surveillait le moindre de mes faits et gestes. J'appris, trop tard, que Gentek avait été examinée par le Congrès peu de temps après mes faits, et que nombre d'enquêtes ont été proposées. Peut être craignaient ils une fuit d'information, peut être ne voulaient ils pas effrayer la foule, ou peut être simplement voulaient ils que leur existence reste secrète. Il n'en était pas moins qu'ils avaient décidé de couvrir ces événements … Par leurs propres moyens.

Je le pressentais, peut être en raison de ma nature paranoïaque, j'ai fini par lancer ma propre « enquête secrète » sur Gentek, et j'ai rapidement apprit que tous les employés de l'entreprise accociés avec notre projet étaient réduit au silence par Blackwatch. Une balle entre les deux yeux, dans une ruelle sombre, Quelle ironie pour un ancien clochard.

Mais une purge général visant tous les scientifiques de Gentek ? Très peu pour moi. J'avais le mal de vivre, mais je ne voulais ressentir celui de mourir.

Alors j'ai fui.

Et ils me poursuivirent, jusqu'à ce que le scénario se répète une dernière fois.

Une balle, une seule, marquée au nom d'Alexandrov Mordvilko.

L'épée de Damoclès a frappé, de son acier froid et sans vie, inévitable et fatal. Mon palpitant a sauté un battement, un vertige m'a pris, et je l'agrippais à deux mains, les yeux révulses. Dans un tourbillon de douleur intense, j'ai senti mon corps s'écrouler sous mon propre poids. Dans cette danse macabre, la faux de la mort m'a frôlée de près, trop près, au point de faire vrombir mes tympans. Mais je ne suis pas tombé à ses pieds, je me refusais à être aussi pathétique. Ma tête vibrait, mon ventre semblait prit dans une véritable tornade et mes mains tremblaient violemment sans que je ne puisse rien faire pour les arrêter. J'avais définitivement perdu le contrôle. Je me suis redressé sur mes genoux, malgré tout, car la douleur exige d'être ressentie de chaque nerf, mais doit être combattue de toutes ses forces. Les blessures, la douleur, tout est mental, il suffit tout simplement de passer outre, Mon cœur a frappé un nouvelle fois ma cage thoracique avec une puissance assourdissante.

Dans un tourbillon de souffrance j'ai reçu un second coup dans la poitrine, et j'ai craché du sang sur le sol, tandis que mes bras, mes épaules, mes jambes, mon corps entier hurlait sous le feu qui consumait ma chair. Je n'étais pas un faible, j'allais parfaitement bien, parfaitement bien.

La Mort rapprochait sa faux, doucement, de ma nuque, me faisant patienter jusqu'au moment fatal, où l'on traînerait mon âme meurtrie au fin fond du du Styx, là où bien d'autres sont allés avant moi ... Et où d'autres me rejoindraient. Il y a bien des façons de mourir, plus folles et exubérantes les unes des autres, mais la mienne ne rimait à rien, ce n'était qu'un concentré de conneries, un concentré de choses malsaines, qui m'avait emporté. C'était parfaitement ridicule, et idiot. Incroyablement stupide.

Comme l'était ma vie, en fin de compte.

Et tandis que mon pouls bat de plus en plus faiblement, je me souviens de ces mots que j'ai tant de fois prononcé, que j'ai tant de fois cru, alors que le destin me tire en arrière en me montrant enfin à quel point j'étais à la fois si proche, et si éloigné de la réalité. Ce monde était pourri jusque dans son centre, certes, mais nous ne pouvions vivre dans cette fange, avec les autres porcs inhumains qui appartenaient pourtant à notre espèce.
Alors nous devions le changer.

Alors crions, hurlons jusqu’à n’en plus pouvoir, dans ce cruel monde qui nous a vu naître ; qui nous verra mourir, ce monde qui a voulu nous maîtriser, mais n’en est plus capable. Car à présent, le réel maître de mon existence n’est autre que ...


Je connaissais déjà la réponse, après tout je l'avais moi même prononcée. Elle me brûlait les lèvres, elle me piégeait intérieurement, elle m’emprisonnait. Les murs qui comprimaient mon âme se sont resserrés. J'ai manqué d'air un court instant, puis ma respiration a reprise, saccadée, puis reliée.

Dans une théâtrale mise en scène, mon esprit dévoila enfin le jugement fatal, le mot de la fin, celui qui manquait, la parfaite conclusion d'une telle farce.

« ...moi. »

Et dans un dernier sourire, un dernier éclat de rage, la fiole que je tenais dans mes mains se brisa contre le sol.

Du coin de l'oeil, j'observais le contenu se déverser parmi les morceaux de verre, et alors que le sang s'échappait de mes lèvres, je ne pus que continuer à rire, comme un dément, comme un fou, rejetant l'ichor écarlate sur le ciment grisâtre. J'allais mourir, d'une manière pathétique, absurde, et le plus drôle, le plus ironique, c'est que pour une fois, je me refusais à être seul.

Dans un dernier souffle, un dernier rire, mes paupières se sont closes et je me suis senti partir, lentement, en arrière. J'ai senti le sol dur en dessous de moi avant de ne plus rien sentir du tout. Le sang coulait encore de mes lèvres, ma bouche en était remplie.

J'allais mourir, ma vie allait prendre fin, la souffrance aussi, et plus jamais je n'aurais à combler le vide effroyable de mon existence.

Je ne pus qu'ouïr les coups de feux, les cris des soldats, voir les projectiles de plombs me transpercer de part en part, sentir le verre transpercer ma joue, une odeur étrangement familière emplir mes narines, un goût que je n'ai jamais pu qu'imaginer, titiller ma langue.

Puis le néant.

~ ~ ~

C'est dans cet état lamentable que je suis arrivé à Wonderland, appelé dans la mort non pas par un Prophète quelconque, mais par l'Auteur lui même.

Abandonné, mourant, perdu au milieu de nul part.

Ce monde me semblait étrangement blafard et maladif, dénué de la moindre chaleur, de la moindre étincelle de vie. J'étais recroquevillé sur le sol, souffrant, et j'avais l'impression d'absorber la lumière de cette nouvelle terre aussi bien que le ferait le fin fond des abysses … Ou peut être n'avait je tout simplement pas quitté l'obscurité.

Sans le moindre doute, car autour de moi il n'y avait rien, des murs de néant absolu d'une terrible blancheur qui m'enfermait de par leur non existence. Était ce à ça que ressemblait mon purgatoire ? Simplement du vide. Alors qu'est ce qui me retenait, en réalité ? Qu'est ce qui me maintenait dans ce territoire à la limpidité effarante, loin des enfers que je pensais mériter ?

Au fond de moi, je connaissais la réponse. Je n'avais aucune envie de partir.

Quitter un microcosme de mensonges et d'illusions pour un autre, je n'y voyais aucun intérêt. Ici j'étais à l'abri, des vices et des fausses promesses, qui ne sont, dans le fond, que des mots que l’on se balançait à la gueule, et que l’on ne tiendra sans doute jamais, qui ne liaient jamais personne à qui que ce soit. Des espoirs qui résonnaient pourtant dans les crânes et qui entravaient les âmes, mais qui ne feront qu'offrir d'avantage de tourments aux naïfs et aux simples d'esprit.

Mais d'avantage que mes convictions, c'est bien la douleur qui me maintenant à terre.

J'ai passé des jours, puis des semaines à agoniser, pas tout à fait vivant, pas réellement mort, l'organisme peu à peu détruit par ce que j'avais moi même créé. Au final, il ne restait rien de mon corps, ni de mon esprit, je ne savais plus qui j'étais, je ne me reconnaissais plus dans le miroir … je voyais mon reflet dans une flaque de sang, mais à qui appartenait ces yeux jaunes de prédateur et ces mèches ensanglantées ? Où étaient passés mes boucles brunes, et mes yeux d'émeraude ?
Dans mon état, je ne savais  même plus si je pouvais réellement me dire « vivant. »

Mais ce n'est qu'une fois mort que l'on peut parler de renaissance.

Car c'est dans  l'amnésie que j'ai enfin trouvé un sens à ma vie.

Il était là. Il m'avait sauvé. Il ne m'a pas laissé mourir, spectateur insensible devant cette scène lugubre, macabre, sous la lune démoniaque. Non … Il m'avait sauvé, je le sentais. Je lui en étais éternellement reconnaissant. Il m'avait sauvé, alors qu'il n'était absolument pas dans l'obligation de le faire, après tout, je n'étais qu'un pauvre ère, parmi tant d'autres, quelle idée stupide de m'aider. Pourtant, il l'avait fait.

Doucement, mes yeux se sont ouverts. Tout était flou autour de moi, flou et blanc. Je me doutais que j'étais allongé dans l'herbe, c'en était presque évident, mais c'était bien le seul fait qui m'apparaissait clair … Je n'avais pas la moindre idée de l'endroit où j'étais.

Le voile opaque s'est dissipé, lentement, et j'ai mieux distingué ce qui m'entourait. J'étais donc bel et bien dans une foret. Et rien ni personne ne m'entourait, si ce n’était le brouillard. La brume … J'ai tourné légèrement ma tête, cherchant une présence, celle de mon sauveur, mais rien … Rien ni personne. Alors j'ai regardé le smog, je l'ai fixé de mes iris encore fatigués, et je lui ai souris, doucement, du mieux que je le pouvais encore.

Sa voix froide emplit l'atmosphère d'une étrange aura, et pourtant je sentais que j'étais le seul à pouvoir l'entendre. Il avait besoin d'un monstre. Il avait besoin de moi.

Et en offrant son âme au père castor, le monstre avait enfin trouvé sa place en ce monde.

Le diable tend la main, l'enfant apeuré la saisi, et le rire du démon retentit dans la nuit.

Alex Mercer était mort.

L’exécuteur était né.





♦ Pseudo HRP? :
♦ Parles nous de toi : Moi qui croyais que vous me connaissiez assez
♦  Comment es-tu arrivé ici? : J'ai suivi une princesse Disney
♦ Quelque chose à nous dire? : Je vous adore, tous, si fort, mais surtout toi Shery
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Dernière édition par Alexandrov O. Mordvilko le 12/11/2015, 16:54, édité 29 fois
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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   27/6/2015, 20:33

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Owi °O° hâte de lire cette fiche /o/

Et rebienvenue xDD
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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   1/7/2015, 04:58

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Courage pour ta fiche, Alex ! <3



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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   3/7/2015, 01:34

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Plus que l'histoire du coup ! (désolé du retard, duuuure semaine)
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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   3/7/2015, 01:52

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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   7/7/2015, 18:29

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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   7/7/2015, 18:40

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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   7/7/2015, 19:49

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Je vous déteste avec vos fiches de 40 km xDDD

Mais GG :)



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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   7/7/2015, 19:55

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Promis, si jamais je fais d'autres persos un jour, leurs fiches seront moins longues =3
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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   7/7/2015, 19:57

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Hahaha non t'en fais pas j'ai pas de soucis avec les longues fiches °^° juste que là c'est une avalanche /o/ (mais je dis ça pour rire, c'est cool)



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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   8/7/2015, 13:44

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Mn'alors, en terme de relecture, histoire, etc, tout ça me parait bien compatible, je vois pas spécialement sur quoi revenir. Le coté déjanthé est discret ,arrivé sur Wonder, etc (et j'avoue que je trouve ça plutôt intéressant), donc pour moi : tout est bon o/


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   8/7/2015, 21:22

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Jolie fiche, très agréable à lire et j'aime beaucoup ce que tu as fait du perso :3 amuses-toi bien! /o/

Edit: Well nope en fait, je suis un boulet j'ai pas tout vérifié dans le formulaire xD Ton personnage ne peut pas être une ombre si c'est un exécuteur °^° il doit avoir son âme pour que le vieux rongeur l'ait en sa posséssion, c'est une sorte de garantie =w=



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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   8/7/2015, 21:28

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Héraut de la Désolation


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Age du personnage :
Physiquement pas loin de la trentaine
Pouvoirs / Particularités :
Miasmes / Changeforme
Origine :
Russie, Guerre Froide
Orientation sexuelle :
Pansexuel
Habitation :
Chez Mizz
avatar
Alexandrov O. Mordvilko
Héraut de la Désolation
C'est changé, et dans l'histoire aussi en théorie (Je peux garder l'amnésie due au choc quand même, ou je vire ça aussi? '^')
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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   8/7/2015, 21:53

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Red Queen


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Pouvoirs / Particularités :
Contrôle des ronces empoisonnées et vol de vie.
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Orientation sexuelle :
Homosexuel
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Red Queen
Non c'est bon o/



Tu es validé!

Hell'come, te voilà officiellement membre du forum! Désormais tu ne pourras plus partir.... MUAHAHAHA!
Maintenant que tu es ici chez toi penses à recenser ton avatar et ton personnage, ton pouvoir. Aussi, tu pourras demander une maison, ou encore chercher des copains pour RP.
Et puis c'est tout, j'espère que tu te plairas parmi nous, n'hésites pas à voter sur les top-sites et à nous faire de la pub autour de toi!



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MessageSujet: Re: One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]   



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One Virus, three weeks, millions dead...and I was there. [Alex Mercer]

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