The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.




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MessageSujet: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 00:03

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Jumeau Maléfique


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On ne sait pas.
Pouvoirs / Particularités :
Particularité : René est un doppelgänger, et on peut même préciser : c'est un jumeau maléfique. Il sait prendre diverses apparences, la plupart du temps, ce sont celles des personnes qu'il peut croiser dans la rue, ou qu'il connait. Les cas les plus étranges relatent que ceux ayant croisé leur « double maléfique » meurent peu de temps après. Mais cela ne s'arrête pas là, car elles semblent revenir quelques jours suivant l'enterrement, comme si elles étaient revenues à la vie. ♦ Pouvoir : René pense être une entité à part entière. Ainsi, il agit comme un fantôme ; on ne distingue pas sa présence, peut-être une simple vague de froid lorsqu'il bouge. Toutefois, les plus sensibles peuvent le détecter. Lorsqu'il choisit « d'apparaître », l'atmosphère devient lourde, oppressante, et des catastrophes s'enchaînent. Sa présence fait contracter tout un tas de maladie, notamment la lèpre ou la peste, dont l'intensité augmente au fur et à mesure de son apparition.
Origine :
Croisade du XIIe siècle, ordre hospitalier et militaire de Saint-Lazare de Jérusalem.
Orientation sexuelle :
Comme son sexe : changeante.
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Le Fossoyeur
Jumeau Maléfique
Il vient prendre place chez vous.


Le Croque-Mort.
♦ Nom civil : René de l'Ordre Hospitalier et Militaire de Saint-Lazare de Jérusalem.
♦ Age : On peine à lui donner d'âge, il en change constamment.
♦ Existe à Wonderland depuis : Depuis six ans, six mois, et six jours.
♦ Orientation sexuelle : Son sexe change selon ses envies.
♦ Groupe : Crimson Spook.
♦ Race : Alice.
♦ Origine : Troisième Croisade.
♦ Fonction : Fossoyeur.
♦ Âme : Il ne sait même pas ce que c'est.
♦ Particularité : René est un doppelgänger, et on peut même préciser : c'est un jumeau maléfique. Il sait prendre diverses apparences, la plupart du temps, ce sont celles des personnes qu'il peut croiser dans la rue, ou qu'il connait. Les cas les plus étranges relatent que ceux ayant croisé leur « double maléfique » meurent peu de temps après. Mais cela ne s'arrête pas là, car elles semblent revenir quelques jours suivant l'enterrement, comme si elles étaient revenues à la vie.
♦ Pouvoir : René pense être une entité à part entière. Ainsi, il agit comme un fantôme ; on ne distingue pas sa présence, peut-être une simple vague de froid lorsqu'il bouge. Toutefois, les plus sensibles peuvent le détecter. Lorsqu'il choisit « d'apparaître », l'atmosphère devient lourde, oppressante, et des catastrophes s'enchaînent. Sa présence fait contracter tout un tas de maladie, notamment la lèpre ou la peste, dont l'intensité augmente au fur et à mesure de son apparition.
♦ Classe sociale :Tout dépend du boulot.
♦ Participant au Game of Madness : Oui? Non? 


I'm FABULOUS!


René gratta machinalement sa mâchoire. Ses ongles longs et noircis raclèrent une peau rugueuse et difforme, tandis que son regard vif scrutait les tombes l'entourant. De loin, on apercevait difficilement sa silhouette cabossée dans l'obscurité, mais on pouvait observer le mouvement que ses épaules faisaient, lorsqu'il respirait. Sa poitrine se levait et se baissait, au rythme d'un souffle lent et lourd, particulièrement sonore ; la respiration pénible d'un asthmatique. Ses épaules tordues étaient pourtant larges, on imaginait un tas de muscles putréfiés habillés de lambeaux. Et c'était ce qui apparaissait, lorsque René se retournait. Cette apparence affreuse, déformée, boursouflée était la sienne. La sienne.

Une épaisse capuche de cuir tombait sur son front, cachant presque ses yeux dont la couleur rappelait celle de l'ardoise. Enfoncées sous des sourcils broussailleux, ses pupilles bougeaient dans tous les sens, captant le moindre geste, analysant l'instant opportun pour sauter sur une proie invisible. Des cheveux longs et filasse tombaient sur sa poitrine, ils étaient blonds, presque blancs, mais la crasse leur donnait une allure malsaine. S'il rabaissait sa capuche, il dévoilait quelques trous au milieu du crâne, là où s'étaient arrachées de lui-même des touffes de sa chevelure. Il ne les attachait jamais, laissant le vent et la pluie s'occuper de leurs états. René n'avait jamais eu un physique remarquable, il n'avait jamais été beau ; sa mâchoire carrée soulignait un visage dur, celui d'une brute sanguinaire. C'était pire depuis qu'il avait contracté la lèpre, et surtout depuis qu'il devenait à volonté une autre personne. Sa corpulence était celle d'un homme d'une quarantaine d'années, il portait des muscles puissants sous ses guenilles, il avait de grands pieds, et des mains larges.

René se déplaçait d'un pas presque serein, mais boiteux, il répandait autour de lui une odeur particulière. L'air devenait oppressant, alors qu'on parvenait mieux à discerner les traits de sa figure. Il avait sur lui la puanteur de la terre humide et fraîchement retournée, elle se collait à ses loques. Son parfum d'humidité et de pourriture était souligné par une fragrance encore plus particulière. Celle d'une fièvre brûlante, semblable à celle de la grippe, il avait souvent la gorge sèche. Ses doigts épais se resserrèrent autour d'une pioche, tandis que René crachait une salive jaune sur le sol. La sueur coulait sur sa figure boursouflée, sa peau était blême, mais ce n'était pas ça le plus effrayant.

René était habité par la mort, ou il possédait la mort. Il ressemblait à un cadavre en décomposition.

Sa chair bougeait constamment, on aurait dit que des insectes pullulaient dans son visage, et ses bras. Sa face entière était plissée, froissée, fragmentée ; parfois, ça ressemblait à de l'argile bien cuite, ou soit à des excroissances poussant encore et encore dans son être. Parfois, des bouts de peau tombaient, en même temps que ses cheveux filassent. Ce n'était pas la lèpre ? Lui, il prétendait que non ; il évoluait toujours, comme si son corps cherchait une véritable apparence à prendre. Ou plutôt à voler. Lorsqu'il croisait quelqu'un, il ne pouvait pas s'empêcher de lui prendre sa bouche, ses yeux, ses épaules ; il devenait une copie de cet inconnu croisé au bout de la rue. C'était lorsqu'il s'éloignait dans les ténèbres qu'il redevenait un tas de chair mouvante, en décomposition. Des jours plus tard, il enterrait l'enveloppe originale, et en copie instable, il allait prendre sa place à la surprise générale de tous. Il ne restait pas pour toujours, il repartait au bout d'un moment, lorsqu'on découvrait qu'il n'était qu'une copie.

Une copie lépreuse et incommodante d'un pauvre idiot croisé au bout d'une rue.





Plusieurs apparences, plusieurs personnalités ?


René ne se mêle pas aux autres. Du moins, pas sous sa véritable forme. Il ne ressent rien face à sa laideur, face à ces déformations rongeant son corps. Ni du dégoût, ni du chagrin, il est comme ça, et c'est tout. Pourtant, il a conscience qu'il ne sera jamais accepté. Ce coeur-là a quelque chose de terrible, car il n'y a aucune bonté humaine. Il n'a jamais été croyant ou bienveillant à l'égard des autres. René vit dans la haine et la rancoeur. De loin, il observe les hommes de son regard ardoise, le front plissé, et la bouche tordue dans une grimace méprisante. Il s'est réveillé dans Wonderland avec le sentiment qu'il avait enfin trouvé une place ici : celles des autres.

René ne se considère pas vraiment comme un humain, mais comme une entité. Il est le Jumeau Maléfique, celui qu'il ne faut pas croiser sous peine de mourir peu de temps après. Il est la maladie. Lorsqu'il devient tangible, celle-ci se répand autour de lui ; une aura malsaine et lourde, puant son haleine d'asthmatique. Elle s'infiltre à travers la peau de ses congénères, elle ronge leur santé, et leurs visages surtout. Des excroissances se mettent à pousser sur leurs corps, et dans ces moments-là, René sourit.

L'homme ? Le jeune homme ? Le lépreux ? Non. Il était le Fossoyeur. Une identité anonyme lui permettant de survivre face à ses propres démons. Il enfonça la pelle dans la terre, puis il la souleva ; une pluie de poussière et de crasse tomba sur le cadavre de la jeune femme qu'on lui avait remis. Sa gigantesque silhouette bossue se démarquait à peine du décor du No Man's Land. Il n'était qu'un morceau pourrissant de ce champ de morts. Dans l'obscurité — René travaillait en soirée —, il se sentait bien. Il s'imbibait des ténèbres, il se nourrissait de leur noirceur et de leur chaleur. Il contempla le joli visage de la morte, puis il lui donna un coup de pelle. Celle-ci, il l'avait volé pour lui. Il l'avait déterré de l'endroit où on lui avait demandé de la remettre, et il lui offrait désormais une sépulture nouvelle.

Les hommes ? René n'existait que pour condamner leurs existences. Les personnes dont il prenait l'apparence, il les avait enviés, au point de devenir eux-mêmes. Sa première victime avait été grotesque, c'était une affreuse créature aux yeux gris-bleu. Elle était plus moche que lui, et pourtant, il avait souhaité en la voyant d'être quelqu'un d'autre. Il s'était retrouvé à tuer la chose. C'était comme ça, c'était plus fort que lui. Personne ne l'inviterait chez soi, à cause de son apparence, et de sa nature épidémique. Alors René avait décidé de prendre cette chaise au coin de la cheminée qui ne lui serait jamais assignée, en volant le visage d'un autre. Il donnait de la joie en faisant croire que le mort était vivant, et il se délectait de leur désespoir lorsqu'ils comprenaient ce qu'il était réellement. Il s'en allait.

D'une certaine façon, René pense être déjà mort. Ne serait-ce parce qu'il ressemble à un cadavre en décomposition ; la lèpre avance, encore et encore, mais elle ne le tuera pas. Il le sait. Elle s'est réveillée au moment où il a donné son âme à White Queen, elle a repris le champ de bataille ravagé qu'était son corps. La lèpre, c'est sa haine et sa rancoeur, elle le bouffe. Il souffre de certains symptômes uniquement, comme l'absence de douleur s'il se blesse. Elle grimpe sur ses épaules, elle se creuse dans ses jambes. On dirait un colosse malade, se déplaçant en boîtant. Il est le Fossoyeur aigri et vivant avec les morts, car eux ne le jugeront pas. Il est le messager de la maladie.




Dernière édition par Le Fossoyeur le 6/7/2015, 13:54, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 00:20

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On me vole mon travail! D: *Flemme de passer sur Stockholm xD*

Ca va être la guerre èwé sors de mon cimetierre vile créature!
Fufufu ~ Bon courage pour ta fiche j'ai hâte de voir ce que ça va donner =w=

Et rebienvenue <3 C'est la nuit des DCs /o/
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 00:23

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Particularité : René est un doppelgänger, et on peut même préciser : c'est un jumeau maléfique. Il sait prendre diverses apparences, la plupart du temps, ce sont celles des personnes qu'il peut croiser dans la rue, ou qu'il connait. Les cas les plus étranges relatent que ceux ayant croisé leur « double maléfique » meurent peu de temps après. Mais cela ne s'arrête pas là, car elles semblent revenir quelques jours suivant l'enterrement, comme si elles étaient revenues à la vie. ♦ Pouvoir : René pense être une entité à part entière. Ainsi, il agit comme un fantôme ; on ne distingue pas sa présence, peut-être une simple vague de froid lorsqu'il bouge. Toutefois, les plus sensibles peuvent le détecter. Lorsqu'il choisit « d'apparaître », l'atmosphère devient lourde, oppressante, et des catastrophes s'enchaînent. Sa présence fait contracter tout un tas de maladie, notamment la lèpre ou la peste, dont l'intensité augmente au fur et à mesure de son apparition.
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On fait pas dans la même catégorie !
Et je n'ai pas encore fini, il y a un autre en préparation. Je ne promet pas de tout faire dans la semaine par contre ^^'


Si vous croisez votre double, méfiez-vous
   « Le Fossoyeur ramasse les têtes de la Reine, et ça lui fait une bonne veine. Parce que chage visage, il le prend tel un mirage. »

   
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 00:38

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Hahaha pas de soucis, prends ton temps! :3
(En même temps au vu de la longueur de tes fiches moi ça me prendrait un siècle °°)
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 10:04

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DP dissimulé maggle! o/

*Arrive avec sa pelle* C'est mon cimetierre ! èwé En plus il est tout vieux et tout dégeux je vais même pas pouvoir le manger mon "collègue" D:

*part se suicider et arrête de flooder*
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 13:03

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Si tu te suicides, je prendrais ta place... je te prépare déjà une jolie tombe ?


Si vous croisez votre double, méfiez-vous
   « Le Fossoyeur ramasse les têtes de la Reine, et ça lui fait une bonne veine. Parce que chage visage, il le prend tel un mirage. »

   
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 13:09

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Je reviendrais pour ... ne pas te manger ... *emo corner*
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 14:10

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Vaut mieux pas, tu choperais la gâle !


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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 14:38

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...bande de...D:
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 15:08

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Bah a fricotter avec Rouss' il a du chopper bien pire ... °^°

Gauguin ... Keur <3
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 21:51

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Là, ça sera avec une chose plus ou moins morte. Mais ça devrait lui plaire \o/


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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 22:01

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Owi! On couplera les génômes des différents virus et on aura tout plein de bébés maladies qui viendront envahir Wonderland! °A°

/train/
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   28/6/2015, 22:04

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Et nous régnerons dessus !


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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 13:56

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Il y a erreur sur la personne...



La lumière du soleil filtrait à l'intérieur de la maison. Jeanne tenait son enfant de trois ans dans les bras ; assise sur une chaise à bascule, elle chantonnait tout en le berçant. Elle passa des doigts rêches dans la chevelure blonde de son fils, un pâle sourire édenté aux lèvres. Une vie de labeur lui avait dévoré les épaules, elle ne parvenait plus à se tenir droite, malgré ses dix-neuf ans. Dans la clarté de l'après-midi, elle attendait le retour de son mari aux champs. Dehors, elle percevait les conversations des villageois, et elle aurait aimé sortir, si ses reins ne lui faisaient pas si mal. Son fils poussa un bâillement, puis il cala sa tête contre sa poitrine. Elle se releva alors, lentement, en se crispant, et en boîtant pour le déposer dans son berceau. Des mèches de cheveux blonds glissèrent devant elle, tandis qu'elle se penchait pour déposer un baiser sur son front. Quand elle se redressa, la jeune femme sentit des aiguilles lui perforer les reins. Les mains sur le dos, elle déambula dans la cuisine.
Le dos de Jeanne était brûlant, la sueur fusionnait le tissu de sa robe avec sa chair. Ses mèches de cheveux dorés suintaient, tandis que sa hanche crissait douloureusement. Oui, une existence de labeur. Mais son fils était là pour illuminer son quotidien. Elle lui jeta un regard rempli d'amour.

Trois ans. Trois petites années d'une minuscule vie à tenter de marcher, ou de s'exprimer. Un morceau d'être humain, un petit bout rose glapissant pour tout et rien. L'enfant était debout, ses jambes pottelées avançaient dans un équilibre précaire, alors que ses yeux ardoises fixaient un bonbon. Sa mère lui tournait le dos, il était sans surveillance, mais il était persuadé d'être invulnérable. Il ne comprenait pas trop le monde qui l'entourait, il était l'enfant du soleil et de l'été. La croix au-dessus de la cheminée l'intriguait, elle représentait une silhouette contorsionnée dans une position pénible. Il marcha jusqu'à la croix. Son oeil allait du Chris à la friandise tombée au sol. C'était une invitation ; Jésus lui intimait de le prendre. De toute façon, que craignait-il ? Gagner la connaissance, et perdre son bonheur ? Un sourire embrasant sa mine, le bout rose comme un cochon prit le bonbon. Il ouvrit la bouche, très grand, transformé en un ogre affamé. Il referma ses dents sur son trésor. Sans même savoir ce que c'était, il l'avala.
Mais le bonbon se coinça dans sa gorge.
L'enfant ne comprit pas. Qu'avait-il à comprendre ? Il l'avait trouvé par terre ! Il émit un ronflement rauque, il toussa, essayant de faire descendre le charbon dans son estomac. Sa langue était pleine de suie, et peu à peu, sa respiration devint difficile. Sa poitrine de petit porc rose était comprimée, la douleur lui fit monter les larmes aux yeux. Le garçonnet ne chouina pas, à la fois fasciné par la découverte de l'étouffement, et à la fois tétanisé par ses poumons vidés d'air, et comblé de suie. Il parvint à le faire descendre un peu.
« Oui ? »
Jeanne essuya ses mains sur son tablier, et elle ouvrit la porte sur sa voisine.
Dans son dos, son fils s'étranglait avec du charbon. Il bascula en arrière, il agita ses pieds et ses mains, des larmes brûlantes coulaient sur ses joues rondes. Son teint vira au rouge, il entendit un sifflement désagréable dans ses oreilles. Il tenta de se tourner vers sa mère, afin de l'appeler, mais le monde tournait. Il avait la sensation que ses poumons se déchiraient, il pleurait, il rampait vers sa mère, mais déjà... les forces le quittaient. De la bave noire coulait au coin de sa bouche, et de la morve de son nez. L'enfant eut juste le temps de regarder le monsieur accroché au-dessus de la cheminée, avant de succomber.

René poussa un grognement, agacé, et il se redressa en essuyant son front moite. Le soleil tapait directement dans son dos, sa chemise de toile le démangeait. Sa peau rougie par la canicule pelait, et d'un mouvement enragé, il en arracha des lambeaux. Il remua ses imposantes épaules, et il arracha les mauvaises herbes à ses pieds. Son souffle était lourd, la transpiration lui piquait les yeux. Il détestait l'été, il préférait l'hiver, car au moins... en hiver, tout était blanc et mort. Son regard gris-bleu se posa sur son père, qui au loin s'occupait à ramener l'eau du puits. Ses bottes de cuirs lui bouffaient les pieds, il serra les dents. Sa chair fusionnait avec les plantes qu'il délogeait.
René n'aurait pas dû être l'aîné.
Avec un dégoût visible, il fit un signe en direction de ses frères et soeurs, qui sortaient en trombe de la masure. Leur mère à quelques pas d'eux ne daigna pas le saluer. Il releva la bouche en une grimace méprisante, puis il jeta les mauvaises herbes dans un seau. Il le souleva, puis en claudiquant, il arriva à leur hauteur. Malgré ses onze ans, René avait la sensation d'être un géant encerclé par des nains. Surtout pour le dernier que sa mère tenait dans ses bras, un bout d'être humain ridicule, accroché à son sein, comme une mouche à la merde. Et le pire ? Elle en attendait un autre.
« René ! M'man m'a appris à coudre, vois ! »
Le garçon se baissa vers sa petite soeur de huit ans, elle avait la même chevelure blonde et crasseuse, les mêmes mains desséchées par la chaleur. Elle lui tendit une robe qu'elle avait confectionnée. Un truc de femme. Il n'aimait pas les trucs de femme.
« C'est bien, lâcha-t-il avec indifférence. »
La fillette n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit, son petit frère se rua sur elle, et la fit tomber. Il tenta de lui arracher la robe, tandis qu'elle criait et se débattait. Leur mère soupira, et elle fourra le bébé dans les bras de René, afin de séparer ses mômes. Avec cette chose contre lui, qui puait l'urine et la transpiration, René ne se sentait pas bien. Il se colla à lui, sa bouche sur sa gorge ; il bavait et piaillait. Dégoûté, le garçon se demanda pourquoi ses parents ne jetaient pas ce machin dans le fumier, une place appropriée, non ? Au bout d'un moment, il le tint loin de lui ; les pieds du bébé se balançaient dans les airs. René fut tenté de le lâcher, mais il le rendit à sa mère.
René aurait dû être le benjamin.
Et surtout, il ne méritait pas cet essaim d'enfants que sa mère pondait en boucle, chaque année. Un gosse arrivait, elle se remettait en route pour un autre. Et pendant la grossesse, elle devenait désagréable, et paranoïaque. Ses chiards n'avaient pas le droit de l'approcher, vieille chienne enragée. René haïssait ses oeufs qu'elle dissimulait dans son gros ventre, et plus d'une fois, il s'était imaginé la cogner jusqu'à lui faire perdre les choses. Les briser de l'intérieur.
« T'iras chercher ton père, ce soir, hein ?
— Oui. »
Grogna René.

La soirée n'était pas plus douce que la journée. L'enfant marchait dans les rues de son village, l'air blasé, presque méchant. Il ne craignait rien dans le noir, car il s'y sentait à l'aise. Il était une ombre tordue se déplaçant contre les murs, avançant comme celle de la mort ; c'était ce qu'il songeait, en tout cas. Il s'imbibait des ténèbres, il se nourrissait des ombres ; il respirait ses odeurs moites et puantes. Il n'y avait presque aucune lumière pour éclairer son chemin, mais il le connaissait si bien, qu'il n'avait qu'à fermer les yeux pour arriver à sa destination. Pour onze ans, René était grand, et musclé. On sentait qu'en grandissant, il deviendrait une force de la nature, brute et solide. Un creux s'était déjà formé entre ses épaules, à cause du travail quotidien de la terre. Ses bras étaient fins, mais vigoureux. Il ne ressemblait pas vraiment à un gosse de ferme, mais il n'était pas non plus un adulte. Son corps était l'assemblage de deux espèces, l'humaine, et la bête ; elles tentaient de cohabiter. Ainsi, il était démesurément grand pour onze ans, et ses os peinaient à suivre le rythme. Il avait du muscle, mais lorsqu'il marchait, il ressemblait à une araignée boiteuse.
Bientôt, la pupille ardoise de René s'arrêta sur une masse informe dressée devant la taverne. Derrière les fenêtres, il percevait de la lumière, et des voix entamer des chansons. La masse quant à elle peinait à tenir debout, et elle menaçait de sa chope un adversaire invisible. Elle reculait, elle avançait, ses bras se levaient comme ceux d'un épouvantail. Il en avait l'allure, et plus René se rapprochait, plus il remarquait que de la crasse traînait sur ses vêtements. De la boue en majorité. Une forte odeur de pisse lui piquait le nez. René soupira.
René ne fit pas un de plus, il préféra rester éloigné de ce paysan ivre. Il ressentait une profonde affliction en l'observant, et l'envie d'achever sa bêtise, en lui enfonçant sa tête hideuse dans la fange. Il n'était pas armé, mais il était plus fort ; il avait l'ardeur de la jeunesse pour renverser au sol le poids de la vieillesse. Il décida que c'était le bon moment, il devait se faufiler dans son dos, telle une ombre. Lentement, il marcha en direction de sa victime, inconscient de son crime, et de toute façon... l'enfant avait une connaissance vague de la morale. C'était pour lui du charabia craché en latin, sorte de langue de sorcellerie, non ? Il ne savait pas très bien.
« Hé ! Connard, tourne-toi... c'toi que j'parle... j'vais... saleté de... »
René retint sa respiration, il ne bougea pas, tendu. L'ivrogne avait interpellé un autre homme. Il était plus grand, plus large, et surtout... lorsqu'il se déplaçait, l'enfant entendait un son caractéristique. Il n'avait déjà entendu une fois, lorsque des soldats avaient traversé son village. Il était tendu, son oeil suivait les gestes du paysan, et la silhouette du soldat se rapprocher. Il mouilla ses lèvres, il ferma le poing. Le soldat se tourna vers le paysan, et il gronda :
« Quoi ? Tu te crois où ? T'as oublié où se trouve ta place ? »
Il le frappa dans le genou. René sentit une vague de haine le submerger. Il grinça des dents. D'un côté, il détestait l'armée, et de l'autre, il méprisait son espèce. Les paysans. Il ne savait pas quelle partie enfoncer. Il attendait juste... que quelque chose se passe. Que l'ivrogne se jette sur le soldat, le morde, et lui refile ses puces. En réalité, ce dernier tentait de se relever, baragouinant qu'on lui volait tout.
Finalement, le soldat cracha sur le paysan, les mains sur les hanches. René devenait apathique, il ressentait une forme de déception. Ce n'était que « ça » être soldat. Porter des armures, une armure, un emblème, et se battre pour une cause « juste ». Et le paysan se devant de le nourrir, payer chaque seconde de sa vie celle du soldat. D'ailleurs, dans « paysan », il y avait « payer ». René haussa les épaules. L'ivrogne était ridicule, il vomissait sur ses genoux, et sur les pieds du soldat. Celui-ci poussa un grognement écoeuré, puis il passa son chemin.
« Pathétique. »
Il entra dans la taverne après avoir essuyé sa botte pleine de vomi sur la gueule de l'ivrogne.
René hésita. Puis, il ramassa son père bourré.

« René... soupira la jeune femme, va chercher ton père. »
Même rengaine. Tous les soirs, le gosse entendait ça. « Va chercher ton père », lui disait sa mère en levant un regard honteux vers la croix. Il ne se souvenait pas d'un jour, où il avait fini sobre en fin de journée. Hiver comme été, il se rendait dans le village, il se fondait dans l'obscurité, et il allait tirer son ivrogne de géniteur hors de son paradis d'alcool. Toutefois, ce soir-ci, il avait l'esprit embrumé par un sombre désir. Le soldat en armure qui avait décrassé sa semelle sur la joue du paysan lui avait donné envie de mettre fin à ses jours. René n'avait pas d'amour pour ses parents. Il en avait encore moins pour ses frères et soeurs. Il en voulait à ses parents de lui avoir donné une aussi grande famille ; il aurait préféré être le seul. Il aurait pu se faire aimer. Elle ne l'aurait jamais regardé avec ce pincement de coeur, comme si son existence était un dilemme qu'elle ne pouvait pas résoudre. Et lui, il aurait été forcé de l'accepter, voire de l'aimer.
Il aurait dû être le benjamin.
René avait honte d'être né depuis le jus de bite d'un tel ivrogne.
La scène ne changeait pas. Son père était jeté dehors, du vomi plein la bouche, et se battant avec des passants invisibles. Mais cette fois-ci, il y avait un bouffon supplémentaire pour se joindre à la fête. Un homme en armure, dont il ne voyait pas le visage. Il donnait des coups d'épée dans les airs, en crachotant :
« J'vous nique tous ! J'suis l'fils d'un grand croisé moi ! Mon ancêtre a baisé ces saletés de Sarazins ! »
Il imita le geste, mais le père de René se redressait. Il avala le contenu de sa chope : mélange d'alcool et de dégobillage. Il avança de quelques pas, et il la porta au visage du chevalier. Celui-ci essaya de l'esquiver, mais il tomba en arrière. Son épée tomba. René se rapprocha. Ils ne le remarquaient pas, occupés comme ils étaient à se débattre de leur ivresse. Le garçon prit l'épée. Elle émit un crissement désagréable sur le sol ; il n'avait pas encore assez de force pour la soulever. Le chevalier fixait son père, qui lui cherchait une arme plus efficace qu'une chope à moitié pleine de vomi, et à moitié vide de vin. Il prit une grande inspiration, puis il souleva l'épée à deux mains. Alors il fit un pas. Mais comme s'il n'était qu'un fétu de paille emporté par le vent, le garçon fut poussé en avant. L'épée effleura le bras de son père, et lui, il s'écrasa sur le paysan. Ses dents claquèrent contre son épaule, il lui enfonça son genou dans ses reins dans la chute.
« Fils de pute ! Tu te...
— Guillaume ! Rugit une voix forte.
— C'... c'est pas ce que vous croyez ! »
René se redressa, il pesta. Une ombre gigantesque mangeait la sienne. Celle d'un homme imposant à cheval, caché dans une armure de plates, et la main de fer collé au fourreau d'un glaive. René avala sa salive, son père babillait des conneries. Son adversaire, cul sur la terre, semblait dégriser au fur et à mesure qu'il reconnaissait le chevalier.
« Tu me fais honte ! Pourquoi es-tu incapable de tenir la voie que je t'ai construite ? Tu fais honte à mon sang !
— Père..
— Sans cet enfant, tu te serais fait tuer par ce paysan ! Gronda le chevalier, dont la voix était le tonnerre. Tu t'éloignes du christianisme dans l'alcool et les catins. »
René arrêta d'écouter à ce moment-ci. Il observait les suivants du chevalier, il fit le lien entre lui, et l'ancêtre dont parlait l'autre bourré. Il mordit sa lèvre inférieure, et il plissa les yeux. Il venait de croiser la pupille brune du croisé, il coupa son souffle. Merde ! S'il avait vu ce qu'il...
« Tu me fais honte, murmura le vieil homme. À cause de toi, mon nom sera baigné par l'humiliation...
— Gra...
— Mais... toi. »
Le chevalier fit avancer son cheval jusqu'au môme. Ce dernier se releva en hâte, il donna un coup de pied pour éloigner l'épée située près de son père.
« Touss des sorciers ! Des enflures ! »
Criait le paysan. Le croisé ne lui accorda qu'un seul coup d'oeil méprisant. Il scrutait René.
« Tu es intervenu pour sauver mon fils ? »
René su qu'il aurait dû répondre que non, et révéler qu'il voulait tuer son père. Pourtant, en petit garçon envieux et méchant, il s'empressa :
« Oui... m'sieur.
 — Et sais-tu qui est ce bougre ?
— Non... m'sieur. »
Il fit même « non » de la tête pour approuver son mensonge. Le chevalier réfléchit pendant plusieurs secondes. Il fit ramasser son fils, il ordonna d'un geste qu'on le dégrise avec un seau d'eau froide.
« Tu vas venir avec moi, décida-t-il brusquement. »
René tremblait, anxieux. Que comptait-il faire ? Le tuer ? Le pendre ? Le fils d'un ami de son père était mort décapité pour avoir osé approcher de trop près un soldat... lui... que lui arriverait-il ?
« Et lui... fit le chevalier en désignant le paysan ivre. Remettons son sort au jugement de Dieu. »
Ses hommes prirent son père par les épaules, un autre le poussa en avant pour qu'il suive le croisé. Ils l'amenèrent chez lui.

« Crois-tu en Dieu ?
— Oui... bien sûr, mentit le garçon. »
Le chevalier révélait enfin son visage. Il était plus vieux que son père, pourtant ses traits respiraient la noblesse, et la bravoure. Ses épaules larges n'étaient pas tordues par des années de labeur, mais musclées par des journées passées à porter une lourde armure. Il avait les cheveux gris et courts, une barbe de trois jours, et des yeux marron perçants comme ceux d'un aigle. Ils étaient dans un petit salon, où il régnait un air frais, et une odeur de vieux parchemin. Assis face à lui, à droite d'un feu de cheminée qu'on n'allumait plus depuis le retour des chaleurs, René se demandait ce que l'homme attendait de lui. Il ne croyait pas en Dieu. Il ne savait même pas ce que c'était. Dieu était le juge des bonnes et des mauvaises actions, lui avait expliqué sa mère. Et il était mort pour leurs pêchers. Mais quels pêchers ? Lui, il n'avait rien fait. Et comment pouvait-il juger de leurs pêchers s'il était mort ? Parce qu'il était dressé dans une position tordue sur une croix, et que son regard de poisson mort fixait leurs états d'âme.
« Es-tu un bon chrétien ?
— J'crois, m'sieur. »
Et c'était quoi, un bon chrétien ? Le vieil homme remua sur sa chaise, il avala sa salive, puis il posa ses coudes sur ses genoux en se penchant. Il joignit les mains, il lui désigna d'un signe du menton le Jésus cloué au mur. Une image pathétique. Un machin rabougri et faible.
« Tu es courageux, René.
— M'ci, M'sieur.
— Tes parents ont eu un enfant mort ?
— Oui, m'sieur, j'aurais dû être le benjamin. »
Un sourire triste s'afficha sur le visage du chevalier. Il le prit par l'épaule, il le força à se relever. Il tourna autour de lui, détaillant son visage, et sa carrure. René n'était pas beau. Pour la noblesse, il était un enfant de ferme avec les traits tirés, la peau rêche et rouge, les cheveux blond filasse plein de crasse. Et le tout livré avec une mauvaise odeur de fumier et de paille. Le chevalier posa ses doigts sur la mâchoire de l'enfant, il en inspecta la ligne. Il croisa les bras.
« Mon fils n'est pas encore chevalier, et il se prend déjà pour un futur croisé, soupira-t-il. »
René garda le silence.
« Tu vas devenir son écuyer. J'ai reçu de nombreux honneurs au combat, on ne me refusera pas cela, et toi... encore moins. Tu as la force pour porter une arme, et une armure. Tu veilleras sur mon fils, tu surveilleras chacune de ses actions, et tu me les rapporteras. »
René ne saisissait pas exactement ce que ça signifiait. Écuyer ? Il allait devenir écuyer d'un pauvre con ? Le pouvait-il ? Il avait le sentiment que le croisé achetait son silence. Toute la pièce respirait le respect de la religion. Le Jésus sur le mur, mais aussi l'espèce de gros livre déposé sur une table basse.
« Tu deviendras quelqu'un d'important, René. »
L'enfant haussa les épaules, il n'était pas persuadé de ça. Pour lui, le reste de sa vie s'était résumé à élever les chiards de la vache maigre lui servant de mère. Il mordillait sa lèvre.
« Je suis un bon chrétien, j'aime donner leur chance aux indigents. Et tu me sembles la mériter. »
Plusieurs mois plus tard, on apporta à sa famille la condamnation de son père. Le jour de son exécution, la caniculaire régnait. Le bourreau peina à le décapiter, à cause de ses mains glissantes de sueur.

Le croisé n'avait pas fait que tuer son père, il l'avait remplacé. Il ressentait de la sympathie pour l'enfant, chose que René ne lui rendait jamais. Il ne savait pas comment se comporter avec la bienveillance des autres. Surtout des nobles. Il s'attendait à tout moment de se retrouver juger pour ses mauvaises actions. Il savait que c'était « mal » d'avoir trouvé la mort de son père pathétique, mais juste. Et il savait que c'était « mal » de désirer celle de sa mère et de ses chiards. Parfois, il imaginait des stratagèmes pour les faire condamner. Il se voyait alors prendre le bébé, et le jeter dans les flammes, comme un simple sac de toile rempli de blé. Ensuite, il irait frapper le ventre de sa génitrice, jusqu'à entendre le bout d'être humain qu'elle portait crever. Il aurait dû être son seul enfant. Elle l'aurait aimé.
René suivit le fils du croisé, enseveli dans son ombre de jeune con ivre de sexe. Il ne disait rien, il se contentait d'observer, de prendre note de son comportement, et de le rapporter à son maître. De temps en temps, selon son humeur, il grossissait le trait. Par mimétisme, par soif de reconnaissance, René s'était mis à la religion, et il incarnait en public l'image du bon chrétien. Il n'accordait pas de regard aux femmes, les invitant même à couvrir plus leurs gorges pour ne pas tenter ses camarades trop faibles. Lorsqu'il se battait à l'épée, et qu'il gagnait, il souriait et tendait la main. On se mit raconter peu à peu qu'il était sans doute un fils caché du croisé, car il lui ressemblait tant dans ses attitudes que ça en devenait étrange. Il prenait le meilleur, il le gardait pour lui. Son objectif était de tuer le con qu'il servait, prendre sa place, et combler un père bon et juste. Un père susceptible de l'aimer.
« Nous allons couper la tête de Saladin, et nous la brandirons en étendard. »
René était dans l'ombre du chevalier. Il le dépassait d'une tête, il ressemblait à un énorme tas de chair rouge et blonde caché sous des vêtements de bonne qualité. Les mains derrière le dos, il écoutait son maître lever le poing, et souhaiter la mort des hérétiques.
« Nous reprendrons Jérusalem. La foi véritable suffira à vaincre ces mauvais ! Ces serviteurs de Satan ! »
René approuva d'un simple signe de la tête. L'autre se contenta d'un pâle sourire.
Le jeune homme avait hâte de se battre, et de tuer. Il n'était jamais passé à l'acte, mais il s'était souvent demandé ce qu'on ressentait, lorsqu'on déchirait les tripes d'un porc habillé en paysan.
Le croisé posa sa main sur l'épaule de son fils, observant René derrière celui-ci.
« Ce sera notre destin. Nous reprendrons Jérusalem. Nous aurons autour de nous de vaillants chrétiens ! »
Tuer ! René allait pouvoir tuer ! Il vomirait enfin des années de frustration à garder un visage impassible devant la beauté de l'univers : les seins et chattes des putes, l'alcool, et le meurtre. Il aurait une raison pour tuer. Il tremblait d'excitation.
« Que se passe-t-il, René ?
— Rien... Sire, répondit le jeune homme en reprenant son calme. J'ai hâte de sauver les terres de Dieu de ces âmes mauvaises. »
Le vieux croisé lui sourit.

La Croisade des Rois. René n'en fut pas un héros glorieux.
Mais il pouvait faire semblant.
Lorsqu'il tira son épée hors du fourreau, le jeune homme sentit l'adrénaline électriser sa raison. La ville respirait un parfum de sang, et de crasse, amplifié par la chaleur suintant sur ses murs. Son armure pesait lourd, son haleine brûlante lui était renvoyée à la gueule. Il puait le bouc. Eh ! Pourtant ! René se sentait revivre. Son nom prenait son essence dans cette folie religieuse, où les chocs des croyances se heurtaient aux unes et aux autres. Il ne distinguait pas vraiment ses ennemis de ses alliers. Combien de temps avait-il fallu pour arriver ici ? L'écuyer ne le savait plus. Il se contentait de suivre le chevalier stupide, et son maître. Dans la bataille, il les avait perdus de vue ; ce fut comme si on venait de briser ses chaînes. Poussé par des élans barbares, René tuait tout ce qui était à sa portée. Sa voix n'avait jamais rugi aussi fort. Lorsqu'il empalait un adversaire, il lui collait la tête de son père. Il était pris d'une joie malsaine. C'était comme s'il se nourrissait de toutes ces âmes qu'il rongeait de sa rage, il leur arrachait leurs vies, et il se les appropriait au nom d'un Dieu auquel il n'avait jamais cru. Le sang tachait son armure et son tabard, il y en avait tant que ça cachait le symbole peint dessus. Les croisés autour de lui luttaient avec vaillance, mais parfois ; René en surprenait un s'amuser. Tout comme lui. Il mordit sa lèvre, il se rua sur un homme, et il enfonça son épée dans sa nuque. Elle ne le trancha pas net, elle resta enfoncée dans sa chair, trop profondément. Le temps qu'il mit pour l'enlever manqua d'être sa perte. René sentit le coin d'un bouclier lui perforer l'omoplate. Il faillit basculer en avant, il avait un goût de fer dans la bouche, et il était sonné. Lentement, il se retourna. Le soleil tapait sur son crâne, il peina à reconnaître le guerrier face à lui.
Pris de migraine, René cracha dans son casque, de la morve coulait depuis son nez. Sa respiration était douloureuse, et dès qu'il inspirait, il ressentait le coin du bouclier revenir dans son dos. Pourtant, le chevalier face à lui le dressait pour se protéger de sa réaction.
« Ça t'apprendra à dire à mon père que j'ai foutu une pute enceinte. »
René ne répondit pas, il avait la gorge nouée et en feu. Il serra la mâchoire. Dans les rugissements de la bataille, il venait de reconnaître le fils, dont il désirait tant voler la place. Il plissa les yeux, il le fixa pour graver dans son crâne son visage. Il émit un petit grognement nerveux. Puis, il poussa un rugissement de rage, et il s'élança sur lui. Son épée se heurta à son bouclier, René recula. Il était plus grand, plus massif, et il avait de la colère pour nourrir chacun de ses coups.
« Tu peux pas savoir ce que ça fait... tu restes cramponné à des croyances d'un autre temps. Tu sauteras jamais la femelle. »
René gardait le silence. Il écoutait à peine ses insultes. Un bourdonnement sourd courait dans ses oreilles, et s'amplifiait à chaque coup d'épée qu'il lui donnait. On ne faisait pas attention à eux. Au loin, les navires s'affrontaient dans une lutte tout aussi acharnée et désespérée. Mais la différence entre René et le reste de la croisade, c'était que lui n'était pas là pour reprendre Jérusalem, ou Saint-Jeanne d'Acre. Il était là pour achever ce petit connard. Il repoussa l'une de ses attaques en se cachant derrière son bouclier, puis il le repoussa. Il lâcha son seul moyen de défense, et prit son arme à deux mains. Dans des cris toujours plus affreux, toujours plus bestial, le faux croisé frappait et frappait son adversaire. L'épée vrillait dans les airs, véritable éclair argenté s'abattant sur le chevalier. L'écuyer se montrait étonnamment fort. Bientôt, le fils fut à bout de souffle. Il n'eut pas le temps d'esquiver la lame qui... scinda son casque en deux. Elle traversa son oeil droit dans un torrent de sang, elle termina sa course dans la mâchoire. René s'arrêta, il se débattit un moment pour la retirer, puis il recula. Le corps avança pour tomber face contre terre. Le jeune homme contempla sa dernière expression de terreur et de douleur, vainqueur. Il essuya la lame sur le tabard, puis il jeta un coup d'oeil à la flotte de Richard Coeur de Lion submerger son ennemi. On était le quinze juillet, il faisait un temps particulièrement chaud. Et René tourna le dos à la ville de Saint-Jeanne d'Acre. Il sut que c'était terminé.

Son maître ne marqua pas d'émotion, lorsqu'il apprit que son fils était mort. Il se contenta de lâcher qu'il avait rejoint Dieu, et qu'il espérait que celui-ci se montrerait clément ; sa mort pour la restitution de la Terre-Sainte était le prix à payer pour effacer ses péchés. René se contenta d'approuver, il souligna qu'il l'avait vu mourir que bien trop tard, et qu'il n'avait pas pu le protéger. Quel était son nom, déjà ? Le jeune homme ne s'en rappelait plus. Il avait pris sa place. Son maître décida de faire de lui son fils. Les évènements étaient confus, et le temps pour René était une notion trop abstraite. Il ne savait plus s'il avait été fait chevalier sur la route pour Jérusalem, puis pour Saint-Jeanne d'Acre, ou s'il l'était devenu à la suite de son meurtre. Ses mains étaient baignées de sueur et de sang.
La suite ? Le croisé ne la comprit pas vraiment plus. Son cerveau était plus apte à la violence qu'à la compréhension des évènements. Il sut juste que Philippe Auguste lui donna un logement dans une famille musulmane, comme à d'autres croisés. C'était une petite maison, mais suffisamment fraîche pour que René puisse s'y sentir à l'aise. La famille qui les « accueillait » était composé d'une jeune mère, et de son époux marin. C'était une belle femme, souvent laissée seule à s'occuper de son fils. Elle cachait soigneusement ses mains, portant sans cesse des gants pour toutes ses activités. René était curieux, mais ne parlant pas un seul mot d'arabe (cette langue était pour lui comme le latin, un truc de sorcier), il ne posa jamais la question. Ses camarades s'occupaient comme ils le pouvaient la journée, tandis que lui restait dans la demeure pour respirer un air frais. Il lorgnait sur les hanches généreuses de la femelle, son oeil couleur gris-bleu se repaissait de ses fesses rondes, et de la poitrine qu'il devinait sous les couches de tissu. Son fils venait souvent le voir, riant et souriant à la vue de sa face peu avenante. Parfois, René avait un rictus, en songeant à quel point ce machin était faible. Il n'avait qu'à lui mettre la tête sous l'eau pour le tuer.
Un jour, le mari absent, et ses camarades partirent se promener en ville, René se demanda ce qui le retenait. Après tout, il était le vainqueur, et le vainqueur avait bien droit à une petite récompense, non ? La jeune femme préparait le repas, il régnait dans la cuisine une bonne odeur de viande grillée, et de pois chiches. En silence, René se dirigea vers elle. Il suait comme un porc, se rappelant des paroles que lui avait proférées le fils qu'il avait arraché au père, afin de lui prendre la place. Il avala sa salive, puis il plaqua sa grosse main rêche sur la bouche de la jeune mère. Elle poussa un cri étouffé, surprise, mais lui, il avait déjà glissé son autre main sous ses couches de tissu. Il la renversa brusquement au sol, il arracha ses vêtements dans des gestes précis et calculer, bandant déjà de la voir chouiner de peur. Sa langue lui tapait contre les tympans, et ça l'agaçait. René lui donna alors un coup de poing dans la mâchoire. Sonnée, la jeune femme ne put pas vraiment se débattre, tandis qu'il la violait. Il avait enfermé son fils dehors.
Lorsqu'il termina son affaire, et qu'il remettait sa ceinture, il observa le corps recouvert de morsures et de bleus de sa victime. Il remarqua sur son poignet, alors, que sa peau était comme boursouflée, presque fragmentée. On aurait dit de la pierre.

« Richard Coeur de Lion a obtenu de Saladin le libre passage des pèlerins... René, tu vas bien ? »
Le jeune homme ne répondit pas tout de suite. Il sentait comme un crissement continu dans son crâne. Il avait une migraine affreuse depuis un moment. Il observait les taches rougeâtres apparues depuis peu sur ses mains, il se demandait ce qu'il se passait. Sa peau était extrêmement sèche, et pour cause ; il faisait anormalement chaud dans cette contrée d'Arabes ! Pourtant... il sentait que ce n'était pas cela le vrai problème. Il écoutait son maître qui l'avait convoqué dans sa tante, et qui lui parlait des dernières nouvelles. Chose dont René se moquait éperdument, mais il faisait au moins semblant de s'y intéresser. Il avait attaché ses longs cheveux blond filasse en une queue de cheval, espérant avoir moins chaud. Il ne voyait pas très bien le visage du vieux croisé, il eut un sourire.
« Tu es fatigué ? »
 - Un peu, avoua le jeune homme. »
Le chevalier haussa les sourcils, les mains derrière le dos, il alla lui servir à boire. Faiblement, René prit le verre qu'il lui tendait, mais ce dernier glissa entre ses doigts. Il sursauta à peine, et en proférant des excuses, il se pencha pour ramasser les éclats. Plusieurs s'enfoncèrent dans sa peau, profondément, mais il ne ressentit pas la moindre souffrance. Le croisé plissa le front, c'était étrange. Son regard vague observait son sang couler depuis sa chair, et arroser le sol, pourtant... lorsqu'il refermait la main, il ne sentait même pas les blessures le tirer.
« Tu devrais voir un médecin, décida son maître. »
René haussa les épaules. Son père adoptif se baissa, il retira de sa paume les morceaux de verre, observant l'absence de réaction de René. Le jeune homme gratta une boursouflure qui était apparue sur son front, cachée par ses mèches. Deux jours plus tard, il retrouva dans son lit une touffe de cheveux blonds.

« Ceci est la volonté de Dieu. »
René ne cilla pas. La volonté de Dieu ? Son cul !
Sous le drap mortuaire, le croisé crevait de chaud. À travers le tissu, il imaginait le visage du prêtre lui déclamant toutes ces conneries. Il était agenouillé devant lui, silencieux, agacé d'assister à son propre enterrement. Il y avait une odeur particulière régnant dans l'air, et il ne déterminait pas si c'était le parfum avec lequel l'ecclésiastique dissimulait sa transpiration, ou la sienne. Son père adoptif se situait à quelques pas de lui, le visage toujours aussi impassible. René renifla, il tenta de faire remonter la morve, mais elle s'échoua contre le drap.
Dans l'obscurité, on devinait son imposante silhouette, éclairée par des bougies. Il ressemblait à un fantôme, une apparition mauvaise vêtue de sa sépulture. La voix du prêtre résonnait contre les murs, assaillant ses oreilles de son exhortation. Il lui prodiguait une ligne de conduite, il lui parlait avec un ton de fausse pitié. Il était trop dégoûté par son apparence pour en ressentir véritablement. Lui, ça faisait un moment qu'il ne s'était pas aperçu dans un miroir. Il voyait juste l'avancée de la maladie sur ses mains, et sur son crâne. Il gardait de longues mèches de cheveux blonds, mais il y avait de nombreux trous situés à l'arrière de son crâne, comme si on lui avait arraché par touffe sa chevelure. Il était presque aveugle, à moins que ce fût le drap qui l'empêchait de voir ? La messe continua.
Lui, il avait envie de rire, et de crier que ça ressemblait à un rituel sataniste. Et comme pour appuyer ses paroles, le prêtre parla dans la langue des sorciers. Le latin... René ne comprenait pas un mot de ce qu'il disait, il se remettait au jugement de Dieu. Était-ce le résultat de ses mauvaises actions ? Il n'en était pas si sûr... Personne n'avait découvert qu'il avait tué le fils de son maître, et on avait retrouvé quelques heures plus tard après son crime, la femme qu'il avait violée pendit à une poutre. La salope d'hérétique.
« Lève-toi. »
René obéit péniblement. Il bascula sur le côté, son maître esquissa un mouvement pour l'aider, mais il se ravisa en se rappelant de sa malédiction. René émit un grognement, mais il garda pour lui la haine profonde qu'il ressentait. Au bout de ses doigts, sa peau était devenue noire. D'un pas lent, il se mit à suivre le prêtre pour longue et silencieuse procession. Ils sortirent de la chapelle, on formait autour de lui un barrage. On l'écartait des âmes pures, on était le mur le séparant des vivants. Sous le linge, le jeune homme observait la face des Arabes et des chrétiens se lever vers lui à son passage. On le désignait du doigt. Les enfants collés à leurs mères cherchaient une explication à ce qu'il se passait. Du moins, c'était ce qu'il pensait, alors que les pondeuses répondaient dans cette langue maudite. Le prêtre tenait une cloche devant lui, et un livre à la main, il continuait de parler en latin en émettant des sons. On aurait dit qu'il tentait d'éloigner les mauvais esprits.
Le soleil darda sa face de son aura brûlante et jaune. René contempla alors la bâtisse vers laquelle on le conduisait. Derrière lui, il entendit les portes de Jérusalem se refermer. La langue pâteuse, il savait ce que tout cela signifiait. Son maître avait tenté de l'épargner du pire. Il ne se souvint pas exactement comment il arriva dans l'édifice. Ce qui le marqua surtout, ce fut l'odeur de la maladie qui pénétra ses narines. On l'amena dans une pièce obscure, qu'on illumina faiblement de bougies. Son maître se tenait derrière lui. René ne savait pas ce qui le retenait de perpétrer un véritable massacre.
« Agenouille-toi, mon enfant. Relève ton voile. »
René sentit à peine ses genoux claquer contre les dalles, et pourtant, il était tombé abruptement. Il fit glisser le drap mortuaire, dévoilant son affreuse face boursouflée. L'éclat ardoise de sa pupille s'était éclairci. Sa peau était fissurée un peu partout, elle était gonflée, et déformait ce qu'il avait été autrefois été. Il ne paraissait plus jeune, il ressemblait à un vieux qu'on aurait tabassé. Ses membres n'étaient pas épargnés, une gangrène s'était formée à ses doigts, et ses bras étaient comme tordus. Le prêtre recula d'un pas, horrifié.
Celui-ci prit de la terre qu'il renversa sur son visage. D'une voix tremblante, il déclara :
« Vous êtes mort au monde. Vous... qui maintenant faites partie de l'ordre hospitalier de Saint-Lazare de Jéréusalem. Veuillez recevoir les derniers sacrements. »
René approuva d'un signe du menton. La position dans laquelle il était commençait à lui être désagréable. Le prêtre lui jeta une écuelle, une robe en ladre, des sandales, une crécelle, des gants, un barillet, et une panetière. René enfila les gants.
« Dorénavant, il vous est interdit d'entrer dans une église, un couvent, ou un moulin, et une taverne. Il vous sera défendu de vous rendre à une foire et un marché. Vous ne devrez pas sortir sans chausses ou ladre, et vous vous annoncerez avec la crécelle ; vous produirez le son tous les six pas... »
La mort aurait été moins chiante, songea René avec mauvaise humeur. L'état de son corps ne l'inquiétait pas, il espérait même la guérison. Ce qui le révoltait, c'était le traitement qu'on lui donnait.
« Vous ne mangerez en compagnie de personne, sinon d'autres lépreux. »
Ce n'était pas la lèpre qui le rongeait, mais la haine. Le poing de René se referma sur le manche d'une épée invisible. À cet instant, il aurait voulu décapiter la tête de ce prêtre sénile, qui osait le tuer civilement. Il risqua un regard vers son père, mais il ne lut rien sur son visage. Pas même de la compassion, ou de la douleur. René ravala sa rage.

Ce qu'il connut par la suite fut pire que la mort.
Une profonde agonie.
Les ténèbres l'imbibaient à nouveau, lui qui s'était séparé d'elles en empruntant une voie noble et juste. Il retrouvait leur chaleur, leur noirceur dans laquelle il s'était toujours senti bien. Collé contre un mur, il observait son écuelle vide, la soif et la faim déchirant son ventre. La lèpre avançait, elle gagnait petit à petit un nouveau territoire. Il ne trouvait pas du réconfort chez les autres chevaliers atteints de la maladie. Il ne voyait qu'un ordre chrétien déformé et stupide, condamné à une mort lente, au nom d'une foi ridicule. Souvent, il relevait sa pupille claire sur le Jésus cloué à sa croix, et il se demandait ce qu'il y avait d'honorable à crever en chien pour le peuple. Il avait sauvé le christianisme des Arabes, et c'était ainsi qu'on le remerciait.
La lèpre n'était que le symbole de sa haine. Elle ravivait les boursouflures sur sa peau, elle creusait sa chair. Il se tourna sur le côté, son corps était léger, il avait perdu du poids depuis son arrivée à l'édifice de Saint-Lazare. Il fixa un de ses camarades, dont la respiration asthmatique résonnait dans son crâne, une lente respiration, pénible. Il glissa son regard sur ses membres déformés, sur sa face déchirée. Il n'avait pas terminé son repas. René sentait son estomac réclamer de la nourriture. Il avait encore assez de force pour le soulever, et l'aider, mais il n'était pas préoccupé par cela. Il se redressa en s'aidant du mur, il boîta jusqu'au malheureux.
« Mon... frère... murmura ce dernier. »
René eu un faible sourire, ce qui ressembla à la grimace d'un démon. Il avala sa salive, et il lui tendit la main. Le lazarite eut les larmes aux yeux. Il n'y avait qu'entre eux qu'il y avait de réelles humanités, ils étaient censés se soutenir. René lui attrapa le poignet, mais brusquement, il le frappa dans le ventre. Un gémissement faible franchit ses lèvres boursouflées. René se rua sur la nourriture qu'il tenta d'engloutir aussi vite que possible. Il était à bout. Il était un homme fort, un croisé ! Et son esprit vacilla vers la folie. Il s'étouffa à moitié, mais son frère se remettait du choc. Il bondit sur lui, il le renversa. Pendant plusieurs minutes, les deux carcasses lépreuses se battirent, tentant d'arracher la bouffe avec leurs dents, et leurs doigts. René lui enfonça son pouce dans l'oeil. Il le souleva ensuite, et il tenta de fracasser le squelette contre le mur.
« Bon Dieu ! Arrêtez ce diable ! »
On le prit soudain par les cheveux, mais une partie resta entre les griffes. Finalement, on fit une croix avec un bras, et on le compressa contre sa gorge. On le tira en arrière ; la respiration coupée, René lâcha sa proie au bout d'un moment. On le jeta en arrière, et on se jeta sur lui pour l'empêcher de se relever. René grogna, il donna des coups de genoux et de pieds, on le frappa. Ne sentant pas la douleur, il continua de se débattre jusqu'à ce que le souffle lui manque. Un essaim de lépreux se forma autour de lui, domptant sa faim et sa rage, ils arracheront le bout de pain pourri qu'il avait réussi à prendre. Il en avait mâchouillé une partie, et on la lui fit recracher en le frappant dans le ventre. Il se glissa sur le côté, épuisé, et en sueur.
« Est-ce là le comportement d'un chrétien ? »
René émit un rire goguenard. Il n'avait jamais été chrétien.
« À compter de ce jour, tu n'es plus Lazarite. »
On le jeta comme un sac de pommes de terre, en dehors des murs de l'édifice de Saint-Lazare. René rencontré la terre, il sentit son écuelle retombée sur son dos. Il cracha des insultes aux chevaliers à la croix verte, mais il ne put que les fixer fermer les portes. René se releva, il épousseta son vêtement avec ses gants, la haine au fond des yeux. Il fronça les sourcils, furieux, il avait envie de tuer. Jérusalem refusait son seuil, et pourtant, il était pris de la folie suivante : contaminer tous les autres de la lèpre. Ces chiens d'Arabes, ces porcs de chrétiens, les condamner en même temps que lui. Le lépreux erra pendant plusieurs jours sous le soleil, tentant de s'approcher des hommes et des femmes qui croisaient parfois sa route. Il échouait, et en réponse, on lui jetait insultes et cailloux. La rage rendait sa respiration erratique, tandis que le soleil tapait sur ses épaules. Il puait l'urine, la sueur, et la maladie. Elle continuait de le bouffer, comme s'il était un morceau de cadavre apetissant.
La sueur lui piquait les yeux, le labre collait à sa peau, et le démangeait. Ses pieds avaient gonflé dans ses sandales, tandis qu'il tirait son corps lourd vers Jérusalem. Il bavait à cause de la soif. Il ne sentait même plus la faim, il n'y avait que cette affreuse soif lui brûlant la gorge. Il n'y avait pas le vent pour courir sur sa chair, il n'y avait que lui, et sa propre rage. Il sursauta brusquement, il voyait les portes de Jérusalemn s'ouvrir, il voulut courir. Ses jambes se plièrent sous son poids, et ses genoux rencontrèrent la terre. René inspira longuement, il avait mal à la poitrine. Il crama sous le soleil, comme un morceau de lard. Son dernier souvenir fut une croix en argent, qui pendait depuis la main d'un pèlerin ; il s'arrêta devant son cadavre déshydraté, et fit le signe de la Sainte Trinité.

Un lapin noir ?
René plissa le front, il respirait un parfum désagréable, et pourtant, il le reconnaissait. Celui de la pourriture. Allongé sur le ventre, le jeune homme se réveilla. Il n'avait pas le moindre de souvenir de ce qu'il s'était passé « avant ». Il n'avait en mémoire que son nom : René. Un nom moche, d'ailleurs ; celui qui le lui avait choisi aurait pu faire preuve de plus d'originalité. Re-né... ça sonnait comme renaissance. Ce truc résonnait dans son crâne, il était re-né. Pas vraiment quelqu'un.
Ses doigts s'enfoncèrent dans une terre boueuse, tandis qu'il relevait la tête. Il avait de la boue sur ses vêtements, et sur son menton. Ce qu'il vit en premier en Wonderland ne fut pas une merveilleuse aux arbres magiques et gorgés de sang, ni une rue remplie de clochards en train de crever, mais quelque chose de plus particulier. Un autre regard gris et bleu. Il fit une grimace grotesque, il releva le coin supérieur de sa lèvre. Il n'était pas écoeuré, seulement agacé de faire une rencontre pareille. Les yeux étaient vidés, et ressemblaient à ceux d'un poisson mort. Des cheveux tombaient sur une face blême, et du sang séché s'était collé sur des cheveux gris. La peau avait moisi, on voyait l'os de la mâchoire, des nerfs en décomposition. Ce n'était qu'un morceau de viande, songea le jeune homme.
Péniblement, René se releva en appuyant sa paume sur son genou. Il avait la sensation que son corps ne contenait plus d'eau. Ses bras le démangeaient, de même que son visage. Lorsqu'il le palpa, il sentit des boursouflures sous des doigts. Il était un véritable monstre de foire. Il reconnut l'odeur de la pluie, et il s'avança vers une flaque d'eau. Il dégagea la tête décapitée de son chemin, et il examina ce qu'il était.
Sa propre laideur ne le gêna pas. Ce n'était que lui.
René ne savait pas se décrire, son cerveau ne contenait pas assez de vocabulaire. Sa peau ressemblait à de la terre morcelée et gonflée, il lui manquait plusieurs touffes de cheveux. Son dos était bossu, ses mains énormes, capables de briser le crâne d'un boeuf. Le ladre avait changé de couleur à son arrivée, prenant une teinte brunie. Il avala sa salive, puis il décida que son apparence n'avait aucune importance. Il avait senti une présence humaine se rapprocher. Il pivota lentement.
D'abord, le jeune homme fronça les sourcils, intrigué par la chose déambulant parmi le champ de têtes arrachées, comme si on les avait propulsés depuis le château qu'il apercevait au loin. Elle peinait à marcher, et à se baisser ; au bout d'une minute, René comprit qu'elle ramassait ces trophées macabres. Elle les rangeait dans un sac pendant à sa hanche. Parfois, sa taille augmentait ; ses membres ne s'allongeaient pas, sa taille grossissait, comme si René se rapprochait d'elle. Elle ressemblait à une masse informe recouverte de suie. Ses bras et ses jambes étaient petits comparés au reste, et potelés comme ceux d'un bébé. Sa tête était ronde, elle avait un fin duvet blond sur le crâne. Leurs regards se croisèrent.
René frémit. Il ne sut pas pourquoi, mais il sentit que la créature lui ressemblait. Il eut brusquement envie de lui voler son apparence. À peine pensa-t-il cela qu'une douleur affreuse lui arracha une plainte. Il vit ses bras changer de forme, ils grossirent d'abord, ses doigts se rétrécirent, tandis que son buste doublait de volume. Il se plia en deux, ce qui lui restait de cheveux se rétractait dans sa tête, comme si c'étaient des aiguilles qui s'y enfonçaient. René se contorsionna dans tous les sens, sa chair le brûlait de l'intérieur.
Enfin, lorsqu'elle s'arrêta, René croisa ce qu'il était devenu. Il ressemblait à la chose, il avait exactement les mêmes traits. Il avait cette ronde, ces pieds et ces bras potelés. La seule différence était le ladre recouvrant son corps ; il n'y avait plus aucune trace de la lèpre. Il chancela en arrière, désorienté. Il sursauta.
La chose était face à lui. Elle le détaillait avec la même expression de surprise. Pendant un moment, ils gardèrent le silence. Leurs yeux semblables à l'ardoise détaillaient ce corps grotesque que le doppelgänger avait pris. Chacun cherchait à découvrir lequel était le faux. Ils se tournèrent autour, un pas après l'autre, respirant le même souffle putride et asthmatique. Si René avait d'abord ressenti une forte angoisse, elle se calma aussitôt. Dans cette nouvelle enveloppe, René se sentait à l'aise. C'était comme si elle lui avait toujours appartenu. De la suie cachait ses tétons et ses parties génitales, c'était une seconde peau lourde qui lui donnait des démangeaisons. Il se trahit lorsqu'il gratta son front.
La créature bondit alors sur lui, en poussant un geignement aïgu. Le cri d'un nourrisson réclamant le sein de sa mère. Elle le renversa dans la boue, elle serra ses doigts autour de sa gorge, tandis que René se débattait. Ce corps était plus faible que le sien ! Chaque mouvement était lourd !
Lorsqu'il pensa cela, René fondit.
Le bébé à taille adulte lui donna un coup d'ongle dans le visage, emportant avec lui des lambeaux de chair pleine de suie. Il continua jusqu'à la lui arracher complètement, mais à la place, il ne mit pas à l'air des nerfs et des veines, mais la peau boursouflée de René. Ce dernier poussa un ronflement de douleur, ses membres s'étiraient, et ça lui faisait un mal de chien. Il reprit sa forme originale, et il claqua son front contre celui du bébé. La chose chancela, René en profita pour échanger leur position. Il tâta ses vêtements à la recherche d'une arme, mais à la place, il prit un bout de charbon tombé du sac du bébé. Il le força à ouvrir la bouche, la pauvre créature chouina de peur. Dans un geste de rage, René lui enfonça le charbon dans la gorge. Avec une main, il lui serra le cou, et de l'autre, il l'empêchait de cracher son bonbon de suie. Les membres de la chose grossissaient pour l'empêcher de faire ça, mais René continuait, déterminé à lui prendre sa place. C'était une forme d'instinct animale qui le poussait à faire une telle chose.
Au bout d'une lutte acharnée, le corps du bébé géant abandonna. Les yeux révulsés, de la bave au coin des lèvres, la gorge et la bouche pleines de suie, il rendit son dernier souffle. En sueur, René se redressa, et il essuya son front. Pris d'une joie malsaine, René se saisit du sac du bébé, et il chercha un endroit où s'abriter pour la nuit.
Alors il choisit de prendre place dans le foyer du bébé.

Ce fut plus tard que René appris qu'il avait tué le fossoyeur de White Queen. Il le découvrit par hasard, lorsqu'on vint frapper à sa porte, et qu'on réclama le Fossoyeur. Anxieux, René choisit d'abord de prendre l'apparence de la créature, puis il alla ouvrir. On avait apporté le cadavre, dont il avait volé l'apparence. Son visage ne marqua pas la surprise, il était comme blasé qu'on le découvre. Les soldats devant lui ne paraissaient pas plus étonnés que ça de son affreuse face de lépreux, ils se contentèrent de lui ordonner de venir avec eux. Il ne savait pas combien de temps il avait tenu à jouer le rôle du Fossoyeur. Quelques années, sans doute ; il avait imité les actions de ce dernier, et tous les jours, il avait ramassé les têtes jetées hors du château de ronce.
René rencontra alors Snow White, qui était en réalité un homme, et un homme bien singulier. Il y avait chez lui quelque chose qu'il trouvait dérangeait. Sa folie ? Son caractère lunatique ? On aurait dit un enfant, non ? Son Royaume était aussi mystérieux que lui-même. René fut obligé de lui raconter la vérité, mais bizarrement, il ne se priva pas d'énoncer tous les détails de son meurtre. Il refit même les gestes, revivant la scène avec une joie malsaine. S'il pouvait le faire à nouveau, il n'hésiterait pas une seule seconde ! Snow White paru amusé par son récit. Il lui ordonna de lui offrir son âme, et ce fut ce que fit René. Une âme ? Il n'avait aucune idée de ce que c'était vraiment. Snow White le congédia alors dans son taudis. Dorénavant, René devint le Fossoyeur.
Le doppelgänger peina à comprendre ce qu'il se passait devant lui. Depuis qu'il avait signé un « pacte » avec la Reine, des choses étranges se produisaient autour de lui. Il pouvait apparaître et disparaître à volonté, il ressemblait à une ombre prenant forme. Et lorsqu'il se mêlait aux autres, lorsqu'il s'intégrait à eux, l'air devenait atrocement lourd. Son souffle répandait des maladies qui apparaissaient sur la peau des gens l'entourant, des boutons par exemple, ou les mêmes boursouflures qu'il portait au visage. Il prenait un certain plaisirs à incarner l'épidémie. Il était la peste, le choléra, la lèpre... et plus son enveloppe s'épaississait parmi les autres, plus les maladies gagnaient en puissance. Alors de temps en temps, le Fossoyeur sortait de son taudis, et s'immisçait parmi les « vivants ». Il notait dans son crâne toutes les informations à leurs sujets. Il les guettait, il les épiait, et il les suivait, s'imbibant des ténèbres. il était l'obscurité. Lorsque sa proie se retournait, elle croisait un jumeau maléfique qui annonçait sa mort prochaine. Le jour d'après, René l'enterrait.
Des rumeurs circulent. Une semaine plus tard, la plupart du temps, le mort enseveli sous la terre par le Fossoyeur revenait dans sa famille. L'air fatigué et vaguement blasé, il reprenait place parmi eux. Jamais trop longtemps, car sa présence annonçait une épidémie touchant que ses proches. Le fantôme partageait avec sa famille la maladie qui l'avait tué. Mais... soudain pris de remords, il disparaissait en volute de fumée, et ne revenait jamais. Laissant comme souvenir une gangrène, ou une marque de boursouflure sur le visage.
Au fond de lui-même, Re-né... avait toujours souhaité prendre à table la chaise de celui qu'il enviait, et de se faire aimer... ne serait-ce qu'un petit peu.






♦ Pseudo HRP? :Gogodanceoy2. J'ai pleins de pseudos lel.
♦ Parles nous de toi : Me revoilà avec un perso tout dégoulasse ._.
♦  Comment es-tu arrivé ici? : C'est Isidore.
♦ Quelque chose à nous dire? : J'connais pas trop ce contexte, j'm'excuse s'il y a des erreurs. Et j'vais aller me pendre sur l'autel des fiches trop longues en guise d'excuses.
♦  Avatar : Lazav, érudit de Dimir du jeu Magic the Gathering.
♦  Rang désiré :  Jumeau Maléfique.



Dernière édition par Le Fossoyeur le 8/7/2015, 16:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 14:34

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#hurlement d'horreur
je lis ça quand j'ai le temps D: (bon, avant minuit, promis, je finis ma traduc' relou, quoi)
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 14:35

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Particularité : René est un doppelgänger, et on peut même préciser : c'est un jumeau maléfique. Il sait prendre diverses apparences, la plupart du temps, ce sont celles des personnes qu'il peut croiser dans la rue, ou qu'il connait. Les cas les plus étranges relatent que ceux ayant croisé leur « double maléfique » meurent peu de temps après. Mais cela ne s'arrête pas là, car elles semblent revenir quelques jours suivant l'enterrement, comme si elles étaient revenues à la vie. ♦ Pouvoir : René pense être une entité à part entière. Ainsi, il agit comme un fantôme ; on ne distingue pas sa présence, peut-être une simple vague de froid lorsqu'il bouge. Toutefois, les plus sensibles peuvent le détecter. Lorsqu'il choisit « d'apparaître », l'atmosphère devient lourde, oppressante, et des catastrophes s'enchaînent. Sa présence fait contracter tout un tas de maladie, notamment la lèpre ou la peste, dont l'intensité augmente au fur et à mesure de son apparition.
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Croisade du XIIe siècle, ordre hospitalier et militaire de Saint-Lazare de Jérusalem.
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Nan mais... vous avez le tempsn il y a pas de soucis. J'vais avoir une semaine chargée de toute façon, et je ne suis pas pressée ! :p


Si vous croisez votre double, méfiez-vous
   « Le Fossoyeur ramasse les têtes de la Reine, et ça lui fait une bonne veine. Parce que chage visage, il le prend tel un mirage. »

   
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 22:06

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Rumpleple tire la tronche, tu as mis plus de 500 mots dans les dents à la fiche de Brumehilde, ta fiche est donc la plus longue du forum, félicitations! °A° *lui remet un trophée*

Et... je m'occuperai de ta validation à un autre moment car je décède xD

Mais GG pour ta fiche !



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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 22:49

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Han, j'pensais que celle de Rouss' était la plus longue (du moins, sur Word, elle l'est). Prend tout ton temps, j'dois encore faire celle de Gitxias.


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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 23:07

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10069 Rouss' contre 10470 pour René /o/ le Fossoyeur l'emporte

Mais oui en effet c'était la plus longue j'avais pas compté comme elle tenait en un seul post et que Brume avait tout fait exploser xD



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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 23:08

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Han d'accord xDD
J'comprend pourquoi elle n'a pas tenue dans un seul post alors, j'pensais que c'était les nouveaux codes que tu avais mis (trèèès jolis au passage) ^^


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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 23:11

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Eway °^° t'as battu ton propre record... °° spèce de taré... Si t'as envie d'écrire j'ai plein de RPs et de fiches en retard tu sais *sifflotte* Mais oui avec Rouss' tu devais juste être à la limite xD

(Merci! /o/)



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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 23:12

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xD je sais pas quoi répondre à ça >> j'suis moi-même en retard pour rp !


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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 23:16

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Red Queen


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Age du personnage :
19 ans
Pouvoirs / Particularités :
Contrôle des ronces empoisonnées et vol de vie.
Origine :
Blanche Neige- Alice in Wonderland
Orientation sexuelle :
Homosexuel
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Snow White
Red Queen
Hahahaha... On est affligeants <3
*danse tout nu sous une pluie de DCs*



“I felt like an animal, and animals don’t know sin, do they?”
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 23:25

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Jumeau Maléfique


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Age du personnage :
On ne sait pas.
Pouvoirs / Particularités :
Particularité : René est un doppelgänger, et on peut même préciser : c'est un jumeau maléfique. Il sait prendre diverses apparences, la plupart du temps, ce sont celles des personnes qu'il peut croiser dans la rue, ou qu'il connait. Les cas les plus étranges relatent que ceux ayant croisé leur « double maléfique » meurent peu de temps après. Mais cela ne s'arrête pas là, car elles semblent revenir quelques jours suivant l'enterrement, comme si elles étaient revenues à la vie. ♦ Pouvoir : René pense être une entité à part entière. Ainsi, il agit comme un fantôme ; on ne distingue pas sa présence, peut-être une simple vague de froid lorsqu'il bouge. Toutefois, les plus sensibles peuvent le détecter. Lorsqu'il choisit « d'apparaître », l'atmosphère devient lourde, oppressante, et des catastrophes s'enchaînent. Sa présence fait contracter tout un tas de maladie, notamment la lèpre ou la peste, dont l'intensité augmente au fur et à mesure de son apparition.
Origine :
Croisade du XIIe siècle, ordre hospitalier et militaire de Saint-Lazare de Jérusalem.
Orientation sexuelle :
Comme son sexe : changeante.
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Le Fossoyeur
Jumeau Maléfique
* l'accompagne en copiant son apparence huhu *
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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   6/7/2015, 23:29

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Red Queen


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Snow White
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*Le prend... dans ses bras* °°
Bon je vais arrêter de flooder xD



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MessageSujet: Re: The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.   



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The shadow of the Undertaker creeps across your floor. Go lock up all your children and paint blood upon your door.

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