Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.




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MessageSujet: Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.   28/6/2015, 18:36

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Dans la vie on ne regrette que ce qu'on n'a pas fait


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40 ans.
Origine :
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Sigmund Freud
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Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.


Sigmund Freud
♦ Nom civil : Sigismund Schlomo Freud.
♦ Age : 40 ans. (mais d'apparence plutôt 30 car il a toujours fait jeune)
♦ Existe à Wonderland depuis :4 mois.
♦ Orientation sexuelle : En théorie, hétérosexuel L'homosexualité est après tout un problème du à un malfonctionnement du complexe d’Œdipe. M'enfin, la perte de son propre père, ça peut le faire chercher inconsciemment....Surtout qu'il a toujours eu un problème avec son complexe...
Donc en théorie, hétéro. Mais bon....On connaît pas tous ses névroses. D'où la nécessité de s'analyser. Et va savoir, pourrait basculer.. Il est fragile le Freudie...
♦ Groupe : Crooked men. Là, la folie l'entoure et il peut aider.
♦ Race : Alice.
♦ Origine : Autriche, fin du 19 ème.
♦ Fonction : Psychanalyste. Ou le mec qui vous laisse parler et pose des questions pendant des plombes sans rien dire de lui.
♦ Âme : détenue par Snow White. Un cas intéressant que Snow White.. Que cache donc sa proportion à la violence ? Comment son Ça a t-il pu prendre le pouvoir ? Tant de question... *remonte les lunettes sur son nez*
♦ Particularité : Inversion. uniquement en cas de danger immédiat, Sigmund peut échanger de corps avec son interlocuteur. Cependant cela dure quelques minutes.. Le temps de surprendre son ennemi et se débarrasser lui de toute les armes qui aurait pu blesser son corps. Au bout de quatre minutes, fini. Et seulement en cas de danger. Et ça réagit avant même qu'il ne s'en rendre compte.
♦ Pouvoir :La Question. Sigmund peut par ses questions plonger son patient dans ses souvenirs en une sorte de rêve éveillé alors visible pour eux deux. Ce qui s'y passe n'a aucun effet sur le véritable décor.. C'est normal, tout ceci est du passé...
♦ Classe sociale : Aisée. Normal, on en a pas beaucoup des psy...
♦ Participant au Game of Madness : Non. Participer à un truc qui relève d'un élan manifestement narcissique quand ses ambitions sont purement désintéressées ne lui convient pas. Par contre, l'étudier sous toutes ses coutures, comprendre son origine, à quel point il renvoie à des pulsions et comprendre tout Wonderland, ça, ça l'intéresse. 


I'm FABULOUS!


Vous êtes alangui, alangui mais tellement sage dans un canapé qui n'a de rouge que l'image. Et vous observez les alentours qui s'effacent au profit de vos souvenirs vous a expliqué notre psychanalyste.
Mais vous ne voulez pas partir sans regarder plus attentivement votre interlocuteur.
Vous avez le sentiment, au fond de vous, que peu de gens l'ont regardé de la sorte...
Vous le regardez, lui assis droit dans son fauteuil. Encore, toujours droit.
C'est une chose qui vous a marqué, d'emblée, dès que l'homme a ouvert sa porte. Jamais courbé, jamais voûté. On raconte que même en ayant mal au dos, il se tient encore droit. Et si encore il n'avait que cela de droit.. Mais tout est droit. Jusqu'à ses pas, toujours droits, précis, aisément prévisibles au millimètre près.
Jamais aucun déhanchement dans sa manière de se mouvoir. Toujours droit.
Presque martial.
L'autre chose qui vous a frappé chez lui, c'est sa grande taille. Assis, c'est atténué, mais debout.. A vue de nez, il vous semble bien faire un mètre soixante dix.
Il a aussi l'air de faire jeune, cet homme. Environ dix ans de moins. Mais ça vous l'ignorez...
Mais y a un truc un peu étrange qui contraste avec son côté droit.. Ça vous frappe subitement....
Vous regardez intrigué ses cheveux d'un blond très clair tirant presque vers le gris dont certains mèches couvrent son front mis à part une rebelle qui se détache de son crâne et deux mèches plus longues qui encadrent son visage de chaque côté de celui ci et étrangement laissées libres alors que le reste de ses cheveux mourant un peu plus bas que ses épaules dans son dos est retenu en arrière en une queue de cheval par un ruban de couleur violet. Un air dandy plutôt qu'un air de militaire et droit..
Et cette impression de léger laisser-aller se maintient dans sa silhouette aux membres déliés et dont la silhouette révèle la finesse de quelqu'un plus occupé à étudier qu'à manger....
Mais aussi dans cette peau blanche qui montre que Sigmund ne sort que peu..
Elle se colle même d'un brin d'étrangeté avec ses yeux d'un doux violet encadré de lunettes rectangulaires... Vous l'ignorez, mais il a passé plusieurs mois à réfléchir sur la raison pour laquelle ses yeux sont devenus violets et pas une autre couleur à Wonderland et en est arrivé à la conclusion que Wonderland lui accordait de l'esprit et le montrait par le violet, symbole de l'esprit...
Et une note de gaieté calculée se voit aussi par la couleur de sa cravate, changeante selon les jours, suivant les couleurs de l'arc en ciel par jour. Rouge pour le lundi, orange pour le mardi, jaune pour le mercredi etc.. etc...
Mais c'est là la seule note de fantaisie chez cet homme..
Il suffit de regarder pour cela ses vêtements...La chemise toujours immaculée dont le col est noué à la perfection jusqu'en haut assortie de sa cravate et rehaussée de son gilet d'homme soit bleu foncé, soit bleu nuit, soit noir ainsi que de son pantalon de couleur sombre suivant son corps et ses chaussures tout aussi noire à lacets accompagnée par leur fidèle blouse, jamais fermée.
Mais déjà l'homme qui vous sourit poliment depuis le début et dont vous n'avez pas l'impression que le sourire disparaisse non plus quoi qu'il arrive tout comme vous n'avez pas l'impression que ce visage prenne souvent des émotions s'efface, reprenant vos encres d'antan...
Et l'efface lui, physiquement, pour le moment...




Je suis fou, et vous?


Il vous sourie, depuis son fauteuil. Une chose évidente d'emblée sur celui-ci. La politesse. Il est d'une politesse à couper le souffle. Il vous répond toujours par les mots de politesse, même si vous l'insultez.En fait il a l'air de s'en moquer de vos insultes. Il ne changera pas le respect qu'il a pour vous. Jamais.
Car ils vous respecte tous, jusqu'au dernier. Vous pourriez avoir tué père, mère et enfants et dansé dans leurs restes qu'il vous regarderait toujours avec respect, politesse et sans juger.
Il ne juge jamais personne. Jamais. Il ne condamne rien ni personne. Et impossible de savoir ce qu'il en pense. La norme, les préjugés ? Convention du Surmoi qui peut blesser ses patients qui souffrent déjà. Les jugements n'ont pas leur place. Point.
Il vous accepte tous de la même manière, sans juger, sans maltraiter. Il sait que les asiles et les jugements implicites, ça a fait beaucoup de dégâts. TROP.
Et il veut soigner. Vous aider, vraiment. Pas vous enfoncer.
C'est un trait très puissant chez lui. Son besoin d'aider. C'est presque maladif, ça le fait bosser tout le temps et user régulièrement de son pouvoir. C'est presque compulsif, au point qu'il devrait penser à s'analyser là dessus sur pourquoi....
Il ne pense presque que boulot. Il ne vit presque que boulot. Il oublie parfois de s'occuper de lui-même, même pour faire son boulot. Un altruiste total.
Qui est persuadé d'être ennuyeux et vide. Qui a peur de décevoir les gens qui l'approcheraient. Alors qui tend à présenter toujours ce qu'on attend de lui.
Le psychanalyste. Que personne n'approche en dehors.
Pourtant.. Pourtant.... Freud est loin d'être inintéressant.
Freud est quelqu'un de prévenant. Très prévenant. Qui tend toujours à entourer les gens qui l'entourent de milles petites attentions pour qu'ils se sentent bien.
Parce qu'il conçoit la thérapie comme quelque chose qui doit mettre à l'aise.
Vous le verrez souvent vous proposer à boire, à manger et une fois qu'il vous connaîtrez fera en sorte de faire tout ce qu'il peut pour vous mettre à l'aise.
C'est aussi quelqu'un qui sait rire et faire rire. Il a parfois un humour étrange, mais en tous les cas, il ne tire pas tout le temps une tête de six pieds de long. Pour une seule raison : il sait que parler à un bloc de glace qui ne sourit jamais n'incite pas à parler. Alors il s'efforce de mettre une petite touche de fantaisie, notamment avec sa cravate.
Freud est aussi quelqu'un de très très calme. D'un calme olympien. Essayer de le faire sortir de ses gongs ne sert à rien.. Ça ne marche pas. Jamais.Le critiquer, l'injurier ne l'atteint jamais. Ça lui passe largement au dessus de la tête.
Et lui faire perdre patience.... Heu... Impossible aussi. Il est d'une patience infinie. Et jamais pressé. Ça prendra le temps qu'il faut, mais ça viendra.
Car en fait.. Il a toujours l'air un peu détaché, quand on parle de lui. Il semble toujours prendre les choses avec un peu de distance. Pourquoi ? Pour mieux les analyser et éviter d'être prisonnier de ses émotions. Il est un peu trop du côté du contrôle et le lâcher prise... Euh.. Voilà. A plus. Et en plus il a peur de ce que ça donnerait et décevoir les gens qui l’entouraient. Alors il évite.
Si on essayait de le faire sortir de ça, il serait hautement mal à l'aise et aurait l'impression de pas être à sa place. Le retour d'un adolescent timide qui sait pas où se mettre. Et qui se raccrochait à ce qu'il connaît de mieux.. La psychanalyse.
Son Surmoi est trop puissant, maintenant, et il le sait.
Et d'ailleurs.. Vous le verrez assez vite.. Mais l'ami Freud.. Est d'un rationalisme fou. Son ambition dans la vie est de tout rationaliser. Tout expliquer avec sa théorie.
Il s'analyse régulièrement même d'ailleurs, une sorte de moyen de tenter de se rassurer...
Tout a une explication. Il suffit juste de la trouver. Et il cherche. Et il est buté, mais vraiment buté. Quand il se fixe un objectif, il continuera jusqu'à y arriver. Malgré les obstacles. Malgré tout. Et son ambition est rien de moi que de comprendre et rationaliser tout Wonderland. Et il y arrivera. Ce n'est qu'une question de temps.
Il accorde aussi énormément d'importance à la culture et fait ce qu'il peut pour en avoir une bonne. Et aime bien étudier les us et coutumes des peuples. Pour les analyser, oui, mais aussi pour agrandir ses connaissances. Et comme il ne connait pas encore très bien Wonderland.. Parfait.
Sa théorie a des failles, elle est fausse ? C'est faux ! Complètement faux.
En fait, en niant, vous refoulez, donc vous prouver la véracité de sa science.
De ce fait Freud est persuadé que sa théorie a toujours raison et donc par extension il a toujours raison. Vous niez ? Vous refoulez.
Et il l'aime sa psychanalyse.... Mais tellement vu qu'il lui sacrifie tout. Et qu'il rapporte tout ce qu'il voit, y compris les gens dont il est proche tant il n'a plus de vie.  Ça lui permet de tout expliquer tout rationaliser.. Et rassurer un esprit dans un monde de hors contrôle, aussi...
Un esprit.. Oh il vous semblera droit et normal. Un peu vide, mais droit.
Car Freud ne fait rarement rien au hasard. Il s'efforce aussi d'avoir le comportement le plus propre sur soi possible, allant même dans le gentlemen. Il est aussi très très loyal et droit. Il fait presque guindé, dans un monde de fou livré au Ça...
Il refuse aussi de mélanger travail et vie privée depuis longtemps. Ce sont deux choses très différentes, pour lui et un patient ne sera jamais un amant. Du moins c'était clair, pour lui... Avant Wonderland. Soumis à la tentation et au reste, va savoir...
C'est un morceau de glace très droit. Un peu presque coincé dans son contrôle total.
Il est aussi extrêmement maniaque. Son bureau est ultra rangé. Pas une feuille qui traîne, pas un document qui n'est pas à sa place, une place que Freud connaît au millimètre près. Vous pouvez déplacer un truc, cependant. Freud ne s'énervera pas. Mais le remettra en place tout de suite après votre passage. Ça le perturbe, de voir des trucs déplacés ou des objets en bordel qui lui appartiennent. De vous il tolère mais de lui c'est inacceptable.
Autre chose inacceptable.... Les milieux qui peuvent faire des dégâts, notamment la noblesse. Il s'en méfie, énormément car il sait qu'avec leurs règles ils ont crée beaucoup de problèmes. S'il est convié en société, il y est mal à l'aise et dégoûté en voyant les dégâts produits mais y reste pour mieux étudier l'ennemi en profondeur. Donc voilà. Mais ici, l'étiquette est moins stricte, alors ça va.
Il a a l'air propre sur soi.. N'est ce pas ? Mais c'est un air. Il a l'air vide, en fait. Comme dénué d'émotion. Et une part de lui souffre d'être loin des autres. Mais il ne sait plus comment lâcher prise. Il le voudrait mais n'y arrive plus. Et il se hait pour ça. S'en veut d'avoir détruit les gens qui l'entouraient. A peur que ça recommence. Alors il fuit tout ce qui peut échapper à son contrôle. Et tente d'échapper à ses démons.
Un démon qui a brisé sa vie... Un démon dans lequel il s'est caché, quand ça n'allait pas, quand il s'en voulait. La drogue. La cocaïne plus précisément. La cocaïne, venue de ses milieux fréquentés, pour oublier qu'il s’éloignait des autres, pour oublier ses gens infâmes qui voyaient ses patients comme des histoires à raconter, pour détruire cet être infâme qui n'était qu'ombre et qui ne savait plus se mêler aux autres. Et parfois, elle revient le tenter, tenace pensée.... Oublier et se détruire.
Oh ce n'est pas Éros qui le tient entre ses mains, bien loin de ce que son sourire semble clamer, mais bien Thanatos contre laquelle il se bat.
Mais peut-on se battre contre soi-même ? Tout est la question...





Il était une fois...


Assis à ta table la plume grattant le papier indécise. Non loin de là elle te tend les bras. L'oubli, l'abandon que tu connais bien. Et sous ta plume le rappel de ce qui a été et te fait souffrir. Mais résiste, Sigismund, de ton vrai nom. N'y tombe pas.
Pas aujourd'hui. Ce n'est pas ça qui te sauvera.. C'est l'inverse et tu le sais bien. Ce que tu veux, ce n'est pas ça. Oh non ce que tu veux, ce soir, est retracer sur le papier ce qu'était ta vie, reconnaître toutes ses pulsions qui sont tiennes. T'analyser. Alors trempe ta plume dans l'encre et écris plutôt que fumer ce qui  t'appele. Voilà et rappelle toi.
Rappelle toi de Freiberg.. Tu les revois, maintenant ? Le couple enlacé pour une photographie de famille, se tenant devant la maison avec leurs cinq enfants. Toi, près de papa, tes sœurs et jeune frère Alexander près de ta mère. Rappelle toi de la main de ton père sur ton épaule. Tu en étais fier, hein ? Ou du moins, tu l'es maintenant. Car à l'époque, tout ce que tu voulais était être à la place de ton frère auprès de ta mère. Un bon complexe d’Œdipe que tu avais là ? L'affection de la mère.. Tu la voulais tellement.. Mais ton ennemi n'était pas ton père. Ton père n'aimait pas ta mère. Tu le savais, tu l'avais vu rentrer plusieurs fois en tenant par le bras des dames. Ils ne s'embrassaient jamais même en privé et semblaient non pas se détester, mais s'entendre assez pour que leur couple qui n'en était pas un ne soit pas une dispute éternelle. Tu l'avais compris plus tard, c'était une union de convention pour monter dans l'échelle sociale et avoir plus de moyens.

Non ton ennemi, la figure paternelle qui était tienne, c'était Alexander. Ton petit frère. Qui du haut de son jeune âge faisait tout mieux que toi, son aîné. Qui essayait de te protéger, te grondait même quand c'était toi qui normalement aurait du avoir la tâche de disputer le plus jeune. Le petit frère que Maman protégeait toujours. Le frère qui faisait tout mieux que toi. Tiens, ta main se crispe autour de ta plume ? Tu as réveille tes blessures, sûrement... Et d'ailleurs autour de toi, dansent, sans que tu n'aies pu le contrôler tes souvenirs.
Ça donne envie de tout effacer et tout recommencer, non ? Oh non, garde ta plume sur le papier. Ne touche pas à la cocaïne qui danse sur la table. Elle danse déjà assez dans ton passé, et tu sais très bien que dans peu de temps tu vas l'y retrouver. Immanquablement.

Et Alexander pose avec la main de Maman sur son épaule. Tu voudrais appeler Maman et lui dire que tu es là, toi aussi, mais la main de Papa est sur ton épaule. Pas la sienne. Et tu sais très bien ce que Maman dira. Que ton frère est plus jeune et que Sigmund n'a pas à faire l'enfant. Sigmund. Quand est ce que ton nom s'est vu réduire ? Oh... Tu t'en rappelles, hein ? Quand ton petit frère n'arrivait pas à le prononcer en entier....Ta main se crispe, tiens.. Ça n'est pas tellement passé, on dirait...Pourquoi donc ? Et ton esprit se perd dans cette analyse, un instant.. Le temps que le souvenir se brouille. Puis la plume revient enlacer le papier. Ce n'est que le début, Sig, et tu le sais. Il va falloir tout retracer. Tu ne seras satisfait que quand sur le papier tu arriveras jusqu'au moment où tu écris. Espèce de perfectionniste. Mais est-ce un mal ? Tu ne le sais toujours pas après quarante ans d'existence...

Et à présent reviennent les sourires de tes sœurs.. Tes adorables sœurs.. Tu aurais tout donné pour les protéger mais tu étais petit et frêle, avec moins de classe que ton frère. Il récoltait tous les lauriers. Il était intelligent, charismatique et toi tu étais la petite ombre derrière.Il préférait le terrain alors que toi tu n'aimais rien de mieux que l'étude. Tu te rappelles, non, de ce petit bureau dans un coin de la bibliothèque familiale, où tu étudiais en silence sans que personne ne te dise rien ? Si tu ne t'en rappelles pas, tes souvenirs, si. Regarde ils dansent et retracent ses souvenirs. Ils retracent aussi tes attentes. Le moment où Maman jaillira dans la bibliothèque et regardera le livre que tu lis, extrêmement compliqué et félicitera. Mais cela n'arrive jamais. Maman n'aime pas lire. A la place, c'est Papa qui rentre et te félicite. Toujours Papa. Toujours lui avec toi, qui partage tes jeux quand il rentre du travail, toujours là t'expliquer, à s'occuper de toi. Toujours lui. Alors très vite ton affection pour ta mère se transfère vers la personne qui te la donne. Et ton père devient ta mère.

Combien de fois l'as-tu fait cette analyse ? Un nombre incroyable de fois.. Pourtant, c'est toujours la même conclusion. Ton propre complexe d’Œdipe est mal formé, tout simplement.. Tu n'en a pas été malheureux, mais c'est arrivé. C'est ainsi. Et tu en soupires, à ta table. Tu sais que tu l'as très mal remercié, ton père, de son affection... Mais patience, ça viendra. Ce sera aussi inscrit sur le papier, comme le reste.
Très vite tu as voulu briller aux yeux de ton père. Mais il n'y avait rien à faire. Les chiffres te passaient au dessus de la tête. Tu n'y avais aucun don. Tu n'y connaissais rien. En dehors de tes livres tu avais du mal à établir le contact avec d'autres personnes. Tu ne savais pas vanter les produits, tu ne savais pas les mettre en valeur. Ce n'était pas le cas de ton frère, quand vous jouiez au marchand et au client, en une sorte de jeu préconisée comme entraînement pour plus tard par Maman, pour le temps où vous auriez à reprendre la place de Papa.
Il devient de plus en plus net au fil du temps qu'Alexander, le fils prodige, serait celui qui reprendrait l'affaire familiale. Une fois de plus, tu n'étais que l'ombre. Et pire que tout Papa, semblait se désintéresser de toi pour son fils, son vrai fils....Son digne successeur. Ton frère prenait de plus en plus toute la place.. Et toi l'aîné, tu ne brillais pas. Tu oscillais entre plusieurs branches sans te décider. Indécision éternelle... Et plus tu étais indécis, plus ton père se rapprochait de son autre fils. Et te laissait.

Alors tu as cherché ta voie. Une voie qui le rendrait fier. Une voie qui t'attirerait la lumière, où ton frère n'y entendait rien. Et la médecine s'est imposée à toi comme brillante lumière. Le médecin, celui qui sauvait des vies... Quelle voie te semblait plus brillante ?  Tu ne voyais pas. Tu t'es jeté à corps perdu dans tes études.
Papa était fier de toi. Mais, et tu le comprends encore plus à présent, au tout départ la médecine n'était pas une voie qui t'intéressait pour ce qu'elle était. Juste briller. Et de ce fait... Les études te semblèrent bien dures, ta conviction mise en doute rapidement par tes professeurs. Ils le voyaient, bien, eux, que ce qui t’intéressait n'était pas le bien du médecin, d'autant qu'une des voies qui t’intéressait autrefois t'appelait et t'amenait à te déplacer pour aller vivre ses passionnantes études. Très vite la lumière que tu étais s'éteignit et tout redevint comme avant alors que huit ans s'écoulèrent avant que tu n'aies ton diplôme.
Ton frère attirait l'attention, captait tous les regards, et toi tu n'étais que l'ombre.
Les jeunes femmes commençaient déjà à être attirées par lui et il semblait si à l'aise avec elles. Toi, tu ne ne sentais bien que dans tes livres et les femmes te trouvaient ennuyeux. Tant et si bien qu'on célébra son mariage bien avant le tien.
Tu t'en rappelles, comme ils avaient l'air heureux, comme ils brillaient là à l'autel. Tu t'en rappelles. Tu te rappelles aussi de ta solitude, de ton peu d’intérêt.
Tu te rappelles aussi avoir fui vite la noce, nanti de ton statut d'ombre. Tu te rappelles avoir voulu effacer de ton esprit ton statut. Tu t'en rappelles, hein.. La première fois que la cocaïne est venue en toi pour oublier ses ténèbres.

Et elle se rappelle à toi, une fois de plus. Elle te tend les bras, tu sais.. Toi qui déjà voulait oublier. Mais non ignore là, encore. Tu n'es encore qu'aux ténèbres. Tu n'as pas atteint la lumière puis l'ombre qui t'emportera. Il te reste du chemin à faire, enfin... N'abandonne pas maintenant.
Thanatos t'a tenu ce soir là pour ne pas correspondre à ce que tu aurais du être.
Et le lendemain, tu t'es réveillé, ton Surmoi épouvanté de cette perte de contrôle qui avait été tienne, comme si tu n'étais que Hyde... Tu t'étais juré de ne pas recommencer. Juré. Ton Surmoi avait eu trop peur. Mais tu ne devais pas l'écouter...
Le lendemain, comme si de rien était tu as pris ton premier poste dans un laboratoire. Et tu as pris conscience de la valeur de la vie et de la médecine, par le biais de ce cas que l'ami que tu te faisais là bas te racontait. Anna O. Tu as découvert que l'on pouvait souffrir de maux sans rien avoir, que l'esprit seul agissait. Tu as découvert et admiré comment ce cas était traité. Tu as compris le sens de la médecine, et tu as voulu l'exercer de la même manière.Sauver ses patients que personne ne soignait. Tu l'as voulu. Tu as commencé à réfléchir là dessus. Mais ton frère se moquait de toi dans sa vie de commerçant installé. Et ta famille ne voyait pas l’intérêt de tout cela. Tu t'éloignais de ton père. De plus en plus. Il te comprenait de moins en moins alors que tu réfléchissais, tentais de comprendre. Et puis la survie après ton service militaire t'appelait et tu ouvris un cabinet normal. Mais ce n'était pas ton ambition et clairement cela t'ennuyait. Tu n'avais pas l'impression d'aider suffisamment les gens. Tu continuais d'étudier, espérant gagner en hauteur, apprendre des choses, découvrir. Mais rien n'y faisait, tu ne gagnais pas en intérêt. Et parfois tu voulais étouffer ces choses, ses ressentis. Alors la cocaïne te tendait les bras. Et la culpabilité le lendemain. Tu t'en rappelles encore, hein ? Tu l'éprouve toujours....
Alors tu as essayé de la justifier, d'en prouver les bienfaits, écrit des choses dessus. Tu n'as réussi  avec un ami à toi que tu as voulu traiter qu'à le mener au suicide. Oh la culpabilité te ronge encore ? Encore une blessure de plus, parmi les autres....

Et puis.. Le bonheur avait commencé à se manifester. Une jolie jeune fille qui venait dans ton cabinet accompagnant sa mère malade. Elle était belle, elle était gentille, elle était trop vive et joyeuse, elle s'appelait Martha. Elle trouvait que tu étais trop enfermé. Elle ne ressemblait pas aux autres, elle s'intéressait à toi. Pas timide pour un sou, audacieuse, elle était une lumière qui éclipsa le reste. Petit à petit tes cahiers se changèrent en sourire et en amour pur. Très vite tu te fiançais à elle rêvant de vivre dans sa lumière. Tu l'emmenais partout avec toi. Elle te soutenait, elle t'aidait, elle t'aimait comme tu l'aimais. La première fois que tu aimais. Pour la première fois de ta vie tu avais de l’intérêt pour quelqu'un. Et tu t'en gorgeais de ce bonheur. En le même temps tu obtiens ton stage en France, à la Salpêtrière où tu découvris le travail de Charcot sur les patientes atteintes d'hystérie et dont tu décidais de t'inspirer.

Et tu commença à créer ta théorie, tes nids, de rapports en rapports, de concepts en concepts rayonnant de bonheur dans les bras de ton épouse. Thanatos s'éloigna, Eros prit sa place et les enfants apparurent. Ils étaient beaux hein.. Tu en souris encore, tiens.. Tu t'en rappelles, hein, de ta première née dans tes bras ? Oui, oui, regarde ce sourire...Mais pourquoi se teinte t-il d'amerturme... ? Oh parce que tu sais que le rêve va tourner en cauchemar....
Qui accordait le moindre intérêt à tes théories ? Personne.. Tu n'étais qu'un pauvre docteur pas reconnu.. Ton cabinet était en crise. Et à côté Alexander brillait, brillait.... Riche commerçant, fidèle époux, que tout le monde aimait.Tu n'étais que l'ombre, toujours, encore... On te le faisait comprendre. Trop bien comprendre. Et certains curieux s'intéressaient à toi et tes patients, mais pour eux, tu n'étais qu'une bête de foire et tes patients, des histoires à raconter pour se faire peur... On te conviait parfois en société, mais tu n'y brillait pas.. Et elle te dégoûtait, dégoûtait profondément en voyant les dégâts qu'elle produisait et comment on traitait des malades. Et tu n'étais que l'ombre, encore, toujours...
Tu perdis de vue la lumière de ton épouse, tu ne vis plus que les ténèbres et les problèmes.
Et Thanatos te reprit en ses bras. La drogue revint pour oublier, tout oublier. Tu ne voyais plus le visage de tes proches, tu ne les entendais plus. Tu n'étais lucide que pour ton travail. Très vite il devint ton obsession. Guérir, pour aider, guérir pour servir à quelque chose, guérir pour briller. Et tout le reste s'effaça. Ta femme disparut, ta famille aussi. Comme purement et simplement effacés.Tu te noyais dans tes cas essayant de te construire ton image sans plus entendre aucun cri.
On te traitait d'obsédé du travail, ou de drogué. Ça ne t'atteignait plus.
Et tout doucement ta famille s'éteignait, mourrait et tu ne voyais rien.

Et puis un jour.. Une lettre à ton bureau. Une lettre froide t'annonçant le décès de ton père. Comme pour un étranger. Et c'est là que tu réalisas que tu étais devenu un étranger pour tes proches. Que tu ne comprenais plus les gens qui t'entouraient, qu'ils ne te comprenaient plus et que ton existence qui s'était détruite les avait blessé eux aussi. Que si tu sauvais les autres, eux tu les blessais. Que ton père était mort en murmurant ton nom comme vint le susurrer ton frère, méchamment à ton cabinet.
Tu blessais les autres par ton existence. Ton père, pour qui tu voulais briller en plus de vouloir aider n'était plus et tu l'avais déçu. Alors il ne te restait qu'une chose.
Disparaitre, disparaître, disparaître....
Thanatos t'a pris ce soir là, une fois de plus.... Tu as voulu tout oublier, tout effacer.. Et tu as réussi. Trop bien. Et dans ton délire, tes hallucinations, un humain portant un masque de lapin grimaçant t'es apparu. Tu as de suite cru à un rêve et voulu l'analyser, en bel obsédé du travail. Il t'a proposé une seconde chance, tu as cru être face à un rêve et voulu suivre ce rêve jusqu'au bout pour pouvoir l'analyser...

Et tu as atterri à Wonderland. A Asyria, dans un endroit complètement fou. Il t'a fasciné, il y avait tant de choses à y analyser.. Et des gens à soigner, oh oui.. Tu les aidais.. Découvrant aussi par la même occasion des choses sur l'univers, que tu n'avais plus ton âme, guidé que tu avais été par un passeur de Crimson Spook et que tu avais un don, ma foi fort utile pour ton métier... D'abord de manière sommaire, puis petit à petit gagnant de l'argent jusqu'à pouvoir ouvrir un cabinet, ne réalisant pas que pour Wonderland tu étais fou. Et tu ne voulais pas reproduire les erreurs d'antan alors même si c'était un rêve à longue durée, tu t'enfermais en toi-même. De toute manière, tu ne sais plus te détendre.. Tu ne le sais plus... Ça donne envie de s'effacer, hein, encore ?
Non repose ta main sur la plume.. Tu as fini ton histoire, et comme d'habitude tu t'analyses.. Mais ne te détruis pas.
Ne perds pas espoir, oui car un jour viendra bien... Où on t'arrachera bien à tout ça...
...Ou pas.




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♦ Quelque chose à nous dire? : En espérant une fois de plus que ma fiche fera pas pb ^^
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Dernière édition par Sigmund Freud le 4/7/2015, 18:38, édité 16 fois
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MessageSujet: Re: Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.   28/6/2015, 19:44

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Rebienvenue et bon courage pour ta fiche! :)
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MessageSujet: Re: Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.   6/7/2015, 22:08

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Bravo pour ta fiche! Je m'occuperai de ta validation dès que j'aurais un peu d'énergie <3 Désolée de te faire attendre ;^;



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MessageSujet: Re: Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.   6/7/2015, 23:37

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Sigmund Freud
Dans la vie on ne regrette que ce qu'on n'a pas fait
Merci pour le bravo ^^
Et ne t'en fais pas, aucun soucis, le plus important est de te reposer ^^
Et pas besoin de t'excuser c'est pas grave ^^ le plus important c'est vraiment de te reposer, pas d'être validé ^^
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MessageSujet: Re: Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.   8/7/2015, 14:36

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Wagon-lit numéro 6 / Train des Unmads
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Sherydan Bosch
Le type du wagon 6
HOP là, lecture finie, et pour moi, tout est bon, pas d'incohérences, et le récit présenté aussi personnellement donne bien le ton ! J'aime beaucoup le personnage et la façons dont tu l'as mené et présenté.
Hâte de le voir en action !


Spoiler:
 


Love the machine, hate the factory
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MessageSujet: Re: Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.   8/7/2015, 21:09

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Blanche Neige- Alice in Wonderland
Orientation sexuelle :
Homosexuel
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Snow White
Red Queen
Blblblbl et une de plus! /o/

J'aime bien la façon dont tu as écrit l'histoire et décrit comment ton personnage est devenu ce qu'il est aujourd'hui °^° (Un Crooked de plus, nous dominerons Wonderland! °A°)

Amuses toi bien avec ce nouveau perso :)



Tu es validé!

Hell'come, te voilà officiellement membre du forum! Désormais tu ne pourras plus partir.... MUAHAHAHA!
Maintenant que tu es ici chez toi penses à recenser ton avatar et ton personnage, ton pouvoir. Aussi, tu pourras demander une maison, ou encore chercher des copains pour RP.
Et puis c'est tout, j'espère que tu te plairas parmi nous, n'hésites pas à voter sur les top-sites et à nous faire de la pub autour de toi!



“I felt like an animal, and animals don’t know sin, do they?”
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MessageSujet: Re: Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.   10/7/2015, 01:05

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Hétéro en plein potentiel doute.
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Sigmund Freud
Dans la vie on ne regrette que ce qu'on n'a pas fait
Merci beaucoup pour la validation ^^
Et merci pour les compliments ^^" *touchée*
Eh eh possible pour la domination XD
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MessageSujet: Re: Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.   



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Dossier numéro 816 Nom: Freud. Prénom: Sigmund.

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