« I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours. »
Lewis Carroll
game of madness
Je me demandais ce qu'était l'amitié ? (libre)
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Je me demandais ce qu'était l'amitié ? (libre)

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En chêne et en Bios !
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En chêne et en Bios !
18/7/2015, 01:30
Messages : 498
Age du personnage : attardé.
Pouvoirs / Particularités : Nez qui s'allonge en cas de mensonge, oreille d'âne si mauvaise action.

Origine : Pinocchio

Orientation sexuelle : Très mauvais sens de l'orientation, ça oui.

Habitation : Dans le bordel de Papa-Shery ♥️

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Ça pourrait ressembler à une scène d'horreur. Une petite fille court, le cœur soulevé de panique, dans une ruelle étroite où quelques vapeur se dégagent de fenêtres mi-closes. Seul son souffle se percutant contre les parois casse le silence lourd de la scène. Ses pieds s'écrasent dans une flaque qu'elle ne prend pas le temps de contourner, ses petites chaussettes s'imbibent de liquide aux couleurs douteuses et derrière, trottine avec une lenteur malsaine un poursuivant pour qui tout ça n'est qu'un jeux…
Mais nous sommes chez les FTWhats, alors, les fumées sont roses et se transforment en bulle de savon, les murs sont bariolés de barbe-à-papa colorés et à pois en fraise tagada, la flaque qui éclabousse les trottoirs est faite de thé fraise-bonbon acidulé-hibiscus et le soleil brille haut dans le ciel. La gamine court quand même, peu consciente que si film d'horreur il y a, c'est chez les Télétubbies. Son cœur mécanique s'affole tandis qu'elle se dépêche pour échapper à son terrible poursuivant mais aucun souffle, un pantin de bois, ça n'a pas de poumons. De plus, l'air qui s'inscrit sur son visage n'est nullement celui d'une victime affolée.  C'est un visage plein de détermination qui avance, détermination mêlée à l'ennui et à l'exaspération. Elle tourne la tête, voit qu'Il la poursuit toujours…

« Laisse-moi, mais laisse-moi !! » Qu'elle hurle.

Pinocchio, car c'est bien elle, avait encore trouvé bon de s'enfuir du train qui lui assurait, en temps normal, une relative sécurité pour s'engouffrer dans le monde extérieur, si rose et si joli. D'autant que pour cet arrêt, le monde était effectivement très rose ; quant au joli, tout n'est qu'une question de goût. Pour la gamine acidulée qu'est le pantin, il était magnifiquementmerveilleuxwoaawtroptropbeau. Alors sérieusement ? Rester enfermée ? Pas question. Elle était sortie, encore convaincue qu'elle pourrait sans doute être d'une quelconque aide envers les Unmads qui sortaient pour faire… ma foi, pour faire des trucs qu'elle ne comprenait pas trop. Ramasser des choses. Elle l'avait fait, et ils avaient balancé ses trouvailles par la première fenêtre ouverte trouvée. C'était pourtant de supers jolis cailloux qu'elle avait ramassé. Des qui brillaient à l'intérieur. Vraiment joli. Vraiment dommage.
Mais peu vaincue par l'adversité, Pinocchio avait décidé que la prochaine fois, ce serait la bonne, ça oui, certainement ! Alors, arrêté à Elf-Yeux-Ouat -ou qu'importe le nom, elle n'avait pas bien compris- elle était sortie, elle avait suivit. Elle avait été d'une facilité déconcertante à semer, avait trouvé le malheureux préposé au Pino-malus, car plus que suivre, la gamine passait son temps à lever les yeux partout, voir ce monde bonbon encore plus bonbonifié à travers ses yeux. Elle avait des paillettes dans le regard, sa bouche était ouverte ronde d'admiration. Elle aurait aimé que ce pays soit le sien pour toujours !

Papa Sherydan, il ne voudrait certainement pas, qu'elle a pensé. Tant pis pour le monde, Papa Shery était avant tout. Pinocchio avait voulu reprendre sa suite et son boulot, pour s’apercevoir bien semée. Elle, elle a imaginé juste que, faute d’inattention à observer le monde merveilleux l'entourant, le Unmad l'avait simplement perdue de vue et qu'il devait à présent être bien embêté. Elle a espéré qu'il s'en sorte sans elle. Plus tard, après quelques déambulation dans le merveilleux paysage, elle s'engouffrait dans quelques ruelles plus colorées les une que les autres à la recherche de nouvelles merveilles. C'est alors qu'elle ramassait une fleur poussant entre deux dalles qu'elle tomba nez à nez sur Lui. Lui, il la renifla un instant, Pinocchio trouva ça très incommodant et gênant. Il fit le tour d'elle, l'examinant au fur et à mesure que le pantin se crispait sur elle même, serrant sa malheureuse fleure de ses petits doigts de bois. Il jappa avec joie.

« Bonjour toutou... » lâcha timidement Pinocchio.

Le chien jappa encore, claqua sa gueule prêt du genoux. Pinocchio essaya de s'éloigner doucement, à reculons et le chien planta ses crocs dans le petit mollet fin du pantin. Plus de peur que de mal, il n'y eut pas de douleur, pas même une marque de croc. Mais Pinocchio paniqua de s'imaginer encore disloquée. Alors, elle poussa un cri de souris et s'enfuit, poursuivit par le chien, ce dernier vraiment charmé d'avoir trouvé un va-chercher-le-beau-bâton qui se lance tout seul.

Tout ça n'était qu'un jeu pour lui.

Alors, elle court dans la ruelle, déterminée à semer son poursuivant. Elle se faufile, aussi vite que sa maladresse le lui permet et là, dans une ruelle, loin de congénères à lui...

Un arbre.

Pino, elle sait que c'est la chance destinée (ou un truc du genre) qui l'a planté là. Car qui dit Arbre, dit se cacher ! Alors, avec la célérité du balais qui tombe, Pinocchio se ramasse après s'être prise les pieds dans les racines, se relève prestement en tapant ses petits genoux pour en retirer la poussière et s'excuse auprès de l'arbre.

'' Pardon monsieur arbre, j'ai pas mal, j'espère que toi non plus '' Car elle est drôlement polie Pino. Même qu'elle s'excuse auprès de tout, même auprès des trucs qui parlent pas. '' Et pardon monsieur sol aussi. ''

Puis elle l'entend. Le souffle. Le chien qui, tranquillement, joyeusement, regarde la scène en secouant la queue, prêt à ramener le bâton. La gamine se rend compte du temps qu'elle a perdu, elle a un petit hoquet d'horreur avant de se cacher derrière l' arbre, enfin en sécurité. Car elle est caché, Pino. Le chien ne peut plus la trouver d'abord.

C'est comme ça.

Mais le chien il continue à la regarder en penchant la tête, il n'a pas l'air au courant de ça. Et ça, c'est bizarre.

[voilà, message édité !. L' arbre, c'est Mr Tree ou c'est un arbre normal, tout est possible. Le chiens est utilisable comme tu m'entends aussi.
et si d'autre gens veulent venir... Viendez !]
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19/10/2018, 20:08
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Friendship's magic!
Une journée ordinaire...
Aussi ordinaire qu'une journée d'arbre mouvant puisse l'être. Elle avait commencé par une lecture, tu t'étais enraciné à l'ombre de l'un de tes frères pour écouter le livre, ton cousin, te conter l'histoire d'un petit humain. L'encre muette qui se glisse sous tes racines, des milliers d'histoires qui se gravent dans les quatre cœurs de ta cage crânienne. Ils battent, ils s'extasient en écoutant les histoires de cette espèce qui te fascine et que tu tentes d'imiter. Moby Dick. L'histoire d'un homme à la jambe de bois, comme toi. D'un cercueil fait de tes frères qui flotte et explore un monde qui t'es inconnu. Tristesse et fascination. Une larme de sang perle de ton cœur le plus gros. Tu voudrais les voir, ces vastes étendues d'eau. Sentir l'embrun dans ton feuillage. Voir les couleurs de l'aube que tu as tenté de peindre milles-et-une fois en toi. Couleurs, tu ne sais ce que c'est, tu ne connais que l'obscurité. De la lumière tu ne sens que la chaleur, la chlorophylle de tes cellules qui s'agite et photo-synthétise. Ce mot n'existe pas, mais tant pis. Tu n'es pas humain, alors tu te permets d'écorcher un peu leur langage, le faire un peu plus tien.

La violence de la tempête, tu la dépeins en un arc-en-ciel de noirs et de noirs. Ça ne veut rien dire, mais c'est joli comme image. Et tu aimes les belles images, même si tu n'en a jamais vues. Tu t'imagines la baleine, en sirotant ton thé par les racines, t'imbibant l'écorce et les cœurs de ces douces saveurs. Douce amère, comme tu imaginais la mer. Puis tu l'as goûtée et découvert que les mots pouvaient être trompeurs. Que la mer n'avait rien à voir avec l'amertume. Tu me fend le cœur, Tree. Créature contre nature, l'ironie même pour un arbre. Racontes moi, Tree. Comment vois tu la baleine? Cette créature que tu n'as jamais touché, dont tu n'as pu dessiner les contours, même avec les mots qui t'ont été soufflés. Elle est blanche. Elle est lumière, qui attire et que l'on poursuit. Comme le soleil, vitale. Je ne connais que les hommes. Alors je dirais qu'elle à cinq branches qu'elle agite pour pouvoir se déplacer. Qu'elle pleure depuis une sorte de cavité nasale plantée sur son dos, ou est-ce son avant? Je n'ai ni l'un ni l'autre, je ne saisi pas trop. J'avance comme je recule, je n'ai qu'un haut et un bas.

Oh, mon petit arbre. Ton cousin rit de toi, illustre illustré, lui il est imagé. Tes cœurs se font plus rouges, rougissent, de honte et d'agacement. Tu te redresses, te déracines. Cessant de dégus-thé ton thé par la racine. Tu ranges ton cousin entre tes branches et les fait craquer pour commencer à marcher. Une racine après l'autre, t'avances-recules dans le sens du vent. Ses déplacements, tu les ressens, ils te permettent d'éviter de rentrer dans les gens. Maladroit et craquant, tu déambules, rentrant dans quelques maisons sur ton chemin, vilaines inertes qui ne bousculent pas le vent. Quelques paroles s'inscrivent sur ton écorce. "Mais c'est quoi cette chose?" "Il fait peur non?" "On ferait mieux de partir." Tristesse et dépit s'emparent de tes quatre cœurs battant à l'unisson, entamant une triste mélodie. Tu es seul, petit arbre, seul et sans amis. Ton étrangeté inquiète et repousse, te pousse toujours un peu plus vers le bas. Et tu n'as même pas de larmes pour pleurer. Tu ne peux que vider tes cœurs de leur essence. Un soupir dans ton feuillage. 

"Pardon."

Juste un mot, gravé dans ton écorce. Pardon. Tes feuilles s'agitent, murmurent quelques paroles, douces, basses, presque inaudibles avec les aboiements qui les couvrent. Mais tu sais pas toi, tu n'entends pas.

"Non, voyons! Ne vous excusez pas! C'est moi, je vous ai effrayé... Monsieur?"

Tu n'as rien compris. Pour changer. Pensant que ton interlocuteur s'excusait des pensées noires ceignant encore ton écorce de leur perfidie. Qu'elles lui appartenaient. Mais après tout, tu n'es pas rancunier. Tu sais que la peur est propre aux hommes. Tu la sens d'ailleurs, se glisser dans tes cœurs, sa peur, celle du chien, mais tu n'en sais rien. Hésitant, tu poses une branche sur ce que tu penses être l'épaule de ton interlocuteur. Elle atterrit sur ce qui semble être son feuillage. La texture de sa peau te semble familière. Identique à la tienne.

"Veuillez m'excuser! Je vous avais pris pour un hum..."

Crack. Des crocs qui ceignent ton écorce. Une branche qui craque s'écroulant au sol avec quelques unes de tes feuilles.

"Aïe!"

Tes feuilles crient. Tu ne comprends pas, mais la peur te gagne. Tes cœurs s'emballent alors que tes branches attrapent ton congénère par la branche et que tu te mets à agiter tes racines, l'entraînant avec toi dans une course maladroite, de quelques mètres avant de t'écraser, tronc contre sol. Décidément. C'était pas ton jour. Le chien vous rattrape en quelques sauts joyeux, venant presser ton membre amputé contre ton écorce. Tu reconnais alors la bête qui un jour t'as pris pour un urinoir. Enfin, elle ou un de ses semblables, les autres espèces se ressemblent toutes alors que vous, vous pouvez être livres, portes, chaises. Différents mais toujours utiles. D'un bond tu te redresses, indigné, récupérant ta branche coupée d'un geste vif et la tendant vers le canidé.

"Monsieur! Je vous défie un duel pour laver l'affront que vous m'avez fait et retrouver mon honneur!"

Sans lui laisser le temps de répliquer tu retires l'un de tes gants pour lui adresser un soufflet impérieux. Brandissant tes cellules mortes en guise d'épée et prenant une pose d'escrimeur expérimenté. Du moins de ce que tu as pu tâter en tripotant les pauvres chevaliers de Neverland en plein entraînement.

"En garde!"

Et voilà que le canidé se perche de nouveau sur ta branche, que tu agites vivement, en proie à la panique. Ah mes petites têtes de bois... Vous n'êtes pas sortis de l'auberge.


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Bloody Princess
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5/11/2018, 19:05
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Age du personnage : Il ne fait pas du tout son âge, il fait 23 ans le bougre...
Pouvoirs / Particularités : Nature's Master

Origine : La Belle au Bois Dormant...

Orientation sexuelle : Osefsexuel.

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©️ Yamashita sur épicode

And I will
protect the moving tree


feat. Pinocchio, The Strange Mr. Tree, ...


Catherina bâilla tout en jetant nonchalamment un torchon dans la face d’une de ses sœurs aînées, occupée à se chamailler… à faire du bruit, donc, avec une noisette qui n’avait rien demandé. Il se fichait totalement de savoir qu’elle était déçue que les naissances du Noisetier se faisaient de plus en plus rares, ces neuf dernières décennies ; pour lui, la famille était déjà bien assez vaste ainsi. Il s’en fichait complètement. En revanche, qu’elle se permît de saper le silence matinal qui était de mise lorsque notre Bestia Immaculé savourait sa première gorgée de WonderWisper de la journée était un pur sacrilège. Y compris le fait qu’elle osait, maintenant, lui gueuler dessus pour lui avoir balancé un torchon sale. Notre Miaou lança un regard complètement blasé et désintéressé à sa sœur et, sans lui répondre, finit d’avaler sa première gorgée dans le silence.

- « CATHY MAINTENANT Y EN A ASSEZ ! Un torchon sale, putain !Tu as complètement pourri mon visage, merde !
- Pas plus qu’il ne l’est déjà.
- QUOI ?! CONNARD ! SALE RACE ! JE VAIS TE COUPER LES CH-… »


Catherina ne lui avait pas laissé le loisir de finir sa phrase que, déjà, il manipula une branche morte pour l’appliquer avec soin, à l’horizontale, contre les lèvres de sa sœur, entre ses dents plus précisément, pour qu’elle arrêtât de jacasser aussi vainement. Ses deux autres sœurs étaient miraculeusement de sortie et, évidemment, il avait fallu qu’il se farcît la moins silencieuse des trois au réveil. Coude gauche plié sur la table, ses doigts gauches vinrent doucement masser l’une de ses tempes. Trop de bruit, beaucoup trop de bruits même si l’autre pouffiasse se taisait enfin. Plus ou moins. Il soupira et, son thermo de WonderWisper à la main, il se leva paresseusement pour quitter la maison. Pour une fois qu’il s’était levé à sept heures et non à dix-neuf, il fallait qu’on le fît suer à ce point…

Il se mit à marcher au hasard, avec pour seule ambition celle de marcher dans un endroit silencieux. Peut-être aller rendre visite aux légumes des contrées de FTWhat, tiens, cela faisait un moment qu’il n’avait discuté avec eux. Intéressante discussion, du reste, vu que les autres légumes avec qui il parlait n’avaient de cesse de lui hurler dessus pour ne pas finir en bouillie entre ses dents. Pourquoi pas, pourquoi pas… Les discussions avec ces légumes-là étaient, toutefois, fort intéressantes. Et, d’aussi loin qu’il se souvînt, ils étaient les seuls à avoir trouvé une réponse plausible à l’une de ses questions existentielles. Si le blanc était noir, les oignons ne feraient pas pleurer et seraient pourris, et les radis ne seraient pas aussi croquants. Loin de se satisfaire d’une telle réponse, cela n’empêchait pas à Catherina de reconnaître cette réponse en tant que telle. Il devrait peut-être leur demander pourquoi le verre est transparent, eux auraient sans doute une piste intéressante à explorer…

Sans savoir depuis combien de temps il marchait ni s’il était dans la bonne direction pour parler aux légumes, il dégaina un de ses éventails pour créer une douce brise contre son visage. Catherina arrêta un moment son geste pour contempler son éventail, sans cesser de marcher – si avec sa lenteur le terme ‘marcher’ était toujours correct. Un éventail bleu marine, au motif de dragon s’étalant sur toute la longueur. Un dragon bien évidemment bleu céruléen, avec une certaine dose d’argenté. Hum… cela faisait quoi, à peine six ans qu’il ne l’avait ressorti celui-là ? Il se remit à s’éventer avec, juste à temps pour capter une conversation boisesque qui ne le concernait pas. Des excuses ? De la perfidie ? Nom d’un café léger qu’il n’y comprenait rien – pas plus qu’il n’avait envie de comprendre, notez. Cela dit, le hurlement des feuilles de l’arbre et le cri de la branche qui s’était faite knocked down en un seul round par un putain de clébard, il avait parfaitement compris. Le pire étant que l’action se déroulait sur son chemin.

Soupirant, il examina les faits tout en s’en rapprochant. Un chien attaquait donc un arbre visiblement pas comme les autres et une marionnette en bois se… cacher derrière l’arbre ? De… du chien, logiquement. Hum… Oh ses aïeux décaféinés que ça l’agaçait déjà. Si Catherina était contre le génocide de végétaux, celui des chiens il n’avait rien contre.

Monsieur ! Je vous défie en duel pour laver l'affront que vous m'avez fait et retrouver mon honneur !

Pourquoi il a fallu qu’il tombât sur le seul arbre pourvu d’un sens de l’honneur aussi prononcé, au juste ?

COMMENT ÇA LE SEUL ?!
Tu te fous de la gueule de QUI, au juste ?!!


Son soupir s’écrasa contre l’éventail qui l’éventait toujours et Catherina se rapprocha de l’arbre et du chien de manière bien plus rapide – et… presque lente – qu’avant. Tout en ne cessant pas de s’éventer, il manipula la terre pour encercler la moitié des pattes de l’animal et l’immobiliser au sol, manipulant certaines racines – pas celle de l’arbre qui bougeait – pour contraindre le clébard à l’immobilité. Et en le forçant à se dépercher de la branche qui ne lui avait pas donné son accord pour s’y percher. Si Catherina n’en avait rien à foutre des notions de politesse, il ne se gênait pas de l’employer quand ça l’arrangeait. Il s’accroupit face au chien qui grognait toujours, ses oreilles légèrement orientées vers l’arrière de son crâne témoignant de son agacement. Où était sa sœur aînée quand il avait besoin d’elle, hein ? Saleté de soeurs inutiles. Il fixa le chien et libéra légèrement ses pattes arrières.

- Assis.

Si son visage était blasé, nonchalant et désintéressé au possible, sa voix était en revanche des plus fermes. Se désintéressant totalement de l’animal une fois qu’il cessât de grogner et de gesticuler, comprenant sans doutes qu’il n’était pas près de bouger, notre Miaou International se tourna vers l’arbre qui… bougeait… Hum. Intéressant, très intéressant. Un sourire léger, attendri, se forma sur ses lèvres. Catherina replia de moitié son éventail, élidant complètement la marionnette en bois.

- Avez-vous besoin que je soigne votre branche injustement arrachée, monsieur… ?

Pardon ? Cathy était un être vulgaire donc impossible qu’il parlât ainsi à quelqu’un ?  Un arbre n’était pas quelqu’un. Et qu’il fût vulgaire ne l’empêchait pas de savoir preuve de politesse. Face aux végétaux qui ne l’incendiaient pas de paroles inutiles, du moins. Les autres êtres pouvaient aller se faire égorger qu’il en aurait rien à foutre. Et, malgré ça, Catherina n’était pas du genre à laisser un végétal souffrir sans motif valable. Jamais un végétal.

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En chêne et en Bios !
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En chêne et en Bios !
6/11/2018, 18:19
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Ses grands yeux noisettes fixés sur le chien, Pinocchio ne remarque pas bien qu’il y a un truc qui cloche avec l’arbre. Genre, qu’il bouge, à tout hasard. Ou que si elle se concentrait, elle pourrait entendre des mots, voir des phrases. Mais là, c’est pas vraiment le moment, elle est poursuivie et on lui aboie dessus. Ou encore, qu’il a des vêtements, tiens, ce genre de détails. Ou des gros cœurs dans une jolie cage de bois. Ça fait beaucoup.
Mais non, elle ne remarque rien de tout ça, ni le reste, car elle est poursuivie vous dis-je. C’est trop trop une questions de survie de rester concentrée sur ce qu’elle fait.

Alors, elle fixe le chien, lui envoyant un regard marron ( y’en a qui disent ‘regard noir’ dans le train, mais elle comprend pas, ils ont pas de yeux noir pourtant ?) et fronçant son petit nez de bois. Voir en tirant la langue. Puis soudain, une branche lui flatte gentiment la tête. Presque instinctivement, Pinocchio se remet droite, tendant la tête pour mieux sentir le contact amical, les mains derrière le dos, se balançant sur la pointe de ses pieds en avant, en arrière.
C’est un réflexe conditionné, faut pas chercher. Et comme le pantin est monotâche, évidement qu’elle en a oublié cette histoire de poursuite. Elle regarde l’arbre, lui sourit, se demande pourquoi il a pas continué.

Puis il se passe des trucs. Pleins. Et ça va trop vite pour que Pinocchio arrive bien à suivre. Mais en tout cas, elle court de nouveau et cette fois, entraînée par un arbre. Et là, tout semble claire pour sa tête de bois : c’est pour ça qu’on se cache derrière les arbres, car ce sont des héros. Pino, elle a une inspirations trop émerveillée, c’est la première fois qu’un arbre la protège aussi bien (les autres devaient être timides) ! Elle voit soudain les vêtements, les cœurs (et elle adore les cœurs !! ça tombe trop trop bien ! ) et elle pense qu’une chose : qu’il est tombé et que pour la Xème fois de la journée, elle vient de se ramasser par terre aussi. Elle s’assit sur les fesses, se frotte les joues, espérant ne pas s’être abîmée le bois (sinon, elle demandera de la cire d’abeille, ça sent trop trop bon) et regarde l’arbre, trop trop héroïque. Yeux dans les étoiles, Pino s’élance, enlace l’arbre de ses petits bras et trop contente, dit bien fort :

« T’es super mon héros-chevalier !! »

Peut-être pourrait-elle attendre qu’ils soient sortit d’affaire avant d’affubler le pauvre MrTree du Malus Pino-dans-les-pattes ? Nan, Pinocchio, elle voit pas aussi loin, monotâche tout ça, ça vous revient ? C’est de Pino dont on parle.
Mais même toute monotâche qu’elle est, elle se rend vite compte qu’il y a plein de bruit bizarres, alors elle regarde, curieuse. Un homme est là, grand, avec un éventail. Il a des oreilles, comme le chien. Et le chien, il lui obéit vachement bien. Or, elle, elle obéit a papa Shery (car c’est son papa, forcément). Donc, conclusion logique : bah ils sont cousins, le chiens et le monsieur. Cousin éloignés sans doute, mais Pinocchio ne juge pas. Et là, il regarde monsieur arbre. Alors Pino, elle veut être trop héroïque aussi. Lui l’a protégé contre le vilain chien, elle va le protéger contre le chien taille XXL en kimono.

« Nan, va te chercher un héro ailleurs, lui il est avec moi et tu lui feras rien du tout d’abord ! »

Elle se met devant Monsieur l’arbre, petit bras de bois tendu entre eux deux. Voilà. Trop trop héroïque. Elle pourrait être…

« HAAAAN, je pourrais être ton super-associée ! » qu’elle se dit en se tournant vers monsieur arbres. « Ou ton super apprentie, on pourrait être des super héros à deux, mais moi, je suis petite, alors, alors, je serais ta seconde et on serais des supers copain ! »

Trop trop l’idée du siècle.
Trop trop maligne.
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