#Lovehatetragedy - Scott Nihil




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MessageSujet: #Lovehatetragedy - Scott Nihil    20/11/2015, 17:50

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Masculin
Age du personnage :
25 ans
Pouvoirs / Particularités :
Modèle et augmente/diminue la densité de la matière
Origine :
Mon crâne
Orientation sexuelle :
Pansexuel dominant
Habitation :
Circus
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Scott Nihil
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Scott Nihil
• Nom civil : Scott Ezekiel Xander, Maelius Alcobrondeshi "Nihil"
• Age : Il en a aucune idée, et il s'en fou, vu sa gueule il doit être a peu près bloqué au quart de siècle
• Existe à Wonderland depuis : Faîtes vos paris
• Orientation sexuelle : "Un trou, c'est un trou, CQFD"
• Groupe : Silent Lambs
• Race : C'est une Ombre
• Origine : Mon crâne
• Fonction : Magicien du Dark Wood Circus, mercenaire et garde du corps à temps plein
• Âme : Quel intérêt ?
• Particularité : Affaiblir ou renforcer la matière (la rendre friable ou plus solide)
• Pouvoir : Modelage de la matière par l'esprit (Alchimie )o) )
• Classe sociale : Au jour le jour
• Participant au Game of Madness : J'aimerais bien, mais ...

I'M FABULOUS!


Il est peu dire qu'il tire un orgueil certain de son corps, d’autant plus qu'il l'entretient autant que faire se peut - c'est son gagne pain après tout. Depuis son emprisonnement et l'exil de sa patrie d'origine, il ne reste rien de l'adolescent souriant qu'il se voulait être. Il est devenu plus imposant, large d'épaule, se gorgeant d'un peu plus de présence en dépassant le mètre quatre-vingt, une taille qui lui permet de dominer la plupart de ses interlocuteurs d’une courte tête, un fait distrayant pour lui, et incroyablement désagréable pour les autres, contraints de lever la tête pour croiser ses pupilles luisantes d'amusement. Sa peau est hâlée, légèrement basanée, tannée par le soleil, bien loin du teint nacré des riches et des puissants, elle mettrait presque en valeur la profondeur de son regard rubis, des iris d’un rouge si intense, si sanguin qu'il en hypnotiserait la plèbe si elles ne flamboyaient d'une hargne sans borgne aux dépends de ceux qui auraient l’inadvertance d'escompter capter son attention sans une excellente raison.

Le reste de son visage ? Fiez vous à vos yeux :  Un crâne aux côtés rasés et aux cheveux ébènes constamment en bataille, impossible à dresser, même à l’aide d’un peigne, d'une brosse, d'un torrent ou de n’importe quel sortilège, aussi puissant soit il, une mâchoire droite à la fois fine et musclée, des lèvres purpurines finement ciselées, constamment étirée en un petit sourire sarcastique et cynique que  rien au monde ne peut effacer de son faciès, au dessus desquelles trône un nez aquilin, encadré par des joues légèrement creusées, dénuées de la moindre ride, sans même la moindre petite fossette, comme si les incessants sourires de l'ombre  n'avaient jamais marqué son visage.

L'insolent aurait toujours été quelqu’un de svelte et de bien bâti. En pleine bataille, il est toujours plus agréable de pouvoir courir et se battre sans avoir quelques kilos à traîner derrière soit, et c'est pourquoi ils se maintien au plus haut de sa forme, quand bien même il doit y consacrer une partie de ses journées. Mais de fines stigmates blanchâtres détonnent avec le teint hâlé de sa peau, arabesques blafardes , elles marquent l’entièreté de son corps, son dos, ses bras, ses jambes, son torse, jusqu'à sa mâchoire, témoignage inaltérable de sa décadence. Il les camoufle le plus souvent, mais ne peut cacher constamment ces cicatrices, réminiscences d'un fardeau bien lourd à porter, que le temps n'efface pas, et que les mauvais rêves ramènent à son dérangeant souvenir.

Mais attardons nous sur sa démarche plutôt que sur de sinistres détails : en réalité il ne marche pas vraiment dans le sens « commun » du terme, il se déplace tel un fauve, un prédateur, en un saisissant mélange de séduction et d’intimidation, un loup encerclant à lui seul sa proie, patientant savamment jusqu'à la première ouverture pour se jeter sur elle et planter ses crocs dans sa chaire exposé. Il attire l’intérêt, la crainte, ou le mépris de tous ceux et toutes celles qui posent le regard sur lui, ce qui a le don de flatter son égo, pour son plus grand bonheur.

Ce n'est pas comme si il souhaitait se mettre en valeur, pourtant, quand bien même les vêtements qu'il porte sont toujours assez moulants pour souligner sa musculature athlétique, il ne s'en vêtit que pour éviter d'être gêné dans ses mouvements, dans des tons sobres, du noir, du gris, du blanc, rien de plus : les couleurs n'ont désormais que peu d’intérêt pour lui. Sa seule exubérance proviendrait de ses jeans, symbole de son Amérique natale, restant pourtant dans les teintes basiques, du bleu, du noir, souvent déchirés parce qu'il n'en prendra jamais soin, et quand bien même il saurait les recoudre, il ne songerait jamais à consacrer autant de temps à de telles foutaises. La seule exception à ce manque d’intérêt vestimentaire semble être un long manteau noir et rouge qui ne le quitte pas depuis plusieurs années maintenant, inaltérable, comme si le temps refusait de faire son œuvre sur le cuir couleur obsidienne, dotée d'une capuche par laquelle il n’hésite jamais à recouvrir sa chevelure indomptable lorsque le besoin s’en fait sentir.

Comme si en se dissimulant ainsi aux yeux du monde, il se tenait à l'écart d'une  en miettes qui l'effraie un peu plus au fil de ses nuits dénuées de sommeil.
We're all mad here

Il ne prend jamais rien au sérieux et traite chaque événement avec la nonchalance et le désintérêt qui lui est du. En toute franchise , il pourrait être mit en face du Diable lui-même qu'il garderait son sourire calme et sardonique, un dernier éclat de rire avant de sombrer dans le néant.

Il lui arrive d'être déconneur et bon vivant, le genre d'homme avec qui on ne s'ennuie jamais … Après tout, tout est un jeu pour lui, de ses rencontres jusqu'aux combats où il se place toujours en première ligne, un rictus amusé aux lèvres, prêt à détruire ses adversaires à mains nues, les uns après les autres, prêt à faire ressortir tout ce qu'il y'a de plus mauvais en lui contre les inconscients qui se berçaient d'illusion en espérant pouvoir le vaincre. Rien n'est plus doux à ses oreilles que le son des hurlements et des membres brisés de ses rivaux, rien n'est plus beau que les visages suppliants ce ceux dont l'existence se terminera dans le sang et les larmes, peut être est ce le seul moment où il témoignera un quelconque intérêt pour le monde : celui où il prendra la vie d'autrui comme d'autres ont prit la sienne.

Mais l'insolent est plus droit qu'il n'y paraît, il suit un idéal de justice, qu'il espérait vertueuse , malheureusement terni par ses envies de vengeance, il marche sur une corde raide en se demandant de quel côté il va tomber. Deviendra-t-il un véritable démon dénué du moindre scrupule ? Ou conservera-t-il son « humanité » malgré la folie qui a décidé de le poursuivre dans l'autre monde, cet obstacle à sa liberté ? La réponse à cette question l'effraie, et il espère ne jamais avoir à la connaître.

Changeant, il peut être aussi bon que cruel, aider quelqu'un sans rien demander en retour, ou écraser du talon une main qui implore son secours, après tout, la plupart d’entre eux feraient la même chose à son égard si il se retrouvaient dans une situation similaire … il juge individuellement chaque personne qu'il rencontre, sans jamais faire d'amalgames entre une âme pure ou souillée, tirant sur le sombre ou la clarté, il aime à penser qu'il purge ainsi Wonderland de ses plus vils parasites, en agissant pourtant comme si le destin de ces terres n'avaient aucun attrait à ses yeux.

Passons outre son goût pour l’alcool et la débauche, et sa capacité à s’attirer toutes sortes de problèmes qui lui valent le plus souvent les remontrances des personnes douées d’un sens des responsabilités, qu'il n'écoutera jamais. Il n’en a jamais eu cure, arrogant comme il est, après tout, quel est l’intérêt de la vie, si on ne la met pas en jeu à chaque seconde ? Si l'on perd son temps à obéir à d'illustres imbéciles. Il ne veut ni dieu, ni maître, et ceux qui se mettront sur son chemin auront tôt fait d'embrasser la poussière

Nonchalant et flegmatique, pour ne pas dire fainéant et jemenfoutiste. Il faut dépenser un trésor de persuasion pour réussir à le pousser à agir, et rien ne dit qu'il ne profitera pas d’un moment d’inattention pour retourner dans les bras de Morphée, si il n'est tenu par aucun engagement.

Malgré son cynisme et son attitude décontracté, autant insouciante qu'indifférente, il reste charmant et respectueux envers ceux à qui il témoigne une lueur d’intérêt. Il n'est pas asocial, quand bien même il pourrait se montrer solitaire, il ne rechigne jamais à aller vers ceux qui pourraient mettre à mal son ennuie, peu importe alors les coups et les blessures qu'il pourrait recevoir en échange de cette étincelle de vie.

Il reste quelqu'un de plutôt paradoxale, assez éloigné de la norme, un « déviant » selon certain, un  « marginal » selon d'autres. Il est impulsif et violent, froid et insensible lorsqu'il en vient aux mains, ne supporte pas – et n'a jamais supporté l’autorité,  refuse de suivre le moindre ordre, et s’obstine à faire exactement le contraire de ce qu’on attend de lui dans le cas échéant.

Scott est peut être tout le contraire de ce qu'on pourrait attendre d'un garde du corps, ou même d'un gentleman en général, grossier et paresseux, sarcastique et joueur, il n'en restera pas moins diablement efficace … Du moins, les quelques secondes où il sera contraint d'user de ses prouesses pour précipiter les âmes des mortels dans le néant.


Once upon a time...

L'asphalte écorchaient la peau nue de la plante de mes pieds tandis que je marchais à travers les ruelles sombres de Chicago. L'air frais ne faisait que me pousser à avancer plus vite tandis que la lueur maladive de la lune éclairait les cadavres de poubelles que je vidais de leur contenu en espérant y trouver de quoi me vêtir. Du haut de mes huit ans, je me sens déjà vieux, déjà responsable. Je dois trouver de quoi me nourrir, de quoi me protéger du froid, à la force de mes petits bras recouverts de marques blanches et noirs resultant courroux des badauds. Ce n'est pas une mince affaire, et j'y passe toutes mes journées, passant mes nuits à chercher un endroit sûr ou dormir. J'ai peur, continuellement, peur de ces personnes qui me refusent l'aumône mais me prendraient le peu que j'ai sans la moindre pitié, ceux qui me frappaient par simple plaisir ou sous l'effet de liqueurs, peur de ces monstres qui se tapissent dans les ombres, peur de l'Homme tout simplement, dans toute sa splendeur et son horreur, et je crains que cette terreur ne me soit jamais retirée. L'amour de parents aimants auraient pu soigner ce cœur brisé, si seulement j'en avais eu, mais j'étais né parmi les ordures, et irrémédiablement, je finis par en devenir une. Rien ne pourra me sauver, rien ne pourra me sortir de la fange. Je suis condamné à y vivre, condamné à y mourir.
Condamné.

Trois années s'écoulèrent, du moins je le supposais. Tous les jours se ressemblaient, aucun n'était différent, si ce n'était les jours passés sans manger ni boire et ceux ou je parvenais à trouver le sommeil, ceux où les alcooliques et les frustrés passaient ses nerfs sur l'enfant que j'étais. J'avais survécu jusqu'à un âge pubère, mais c'est en ce jour particulier que ma vie avait prit un tournant.
Je n'étais plus seul, le loup avait trouvé une meute, et il s'y complaisait. Qui aurait cru qu'un simple vol aurait pu m'être si bénéfique ? Aurais je croisé la route de Logan si nous ne traquions pas la même cible ? Et si Lelianna n'avait pas eu pitié de nous, nous aurait elle recueillit quelques temps ? Je ne le pensais pas, mais que ce fut le fruit du hasard ou du destin, cela m'importait guère, enfin quelque chose m'avait mit du baume au cœur, enfin les couleurs s'intensifièrent pour accompagner ma joie.
Pour la première fois de ma vie, je n'étais plus seul.

Qui peut dirent combien de temps nous vécurent ainsi, de vol et de cambriolages sans importance, qui pourtant nous valurent notre notoriété ? Je ne saurais le dire. Les violences n'avaient pas cessé, au point même que mes amis se refusaient à me laisser seul. Ils souhaitaient m'accompagner, tout le temps, j’appréciais le geste mais ils m'étouffaient un peu, c'est pourquoi je me promenais seul dans les rues de mon enfance, attendant patiemment la venue de l'aurore pour retrouver ceux qui étaient chers à mon cœur

Si j'avais su  quelle erreur monumentale cela fut.

Un choc derrière la tête, un seul, et je vis le sol se rapprocher de mon faciès avant de plonger dans le néant.
A mon reveil, j'étais encadré par des hommes vêtus d'un uniforme aussi noir que la nuit. En face de moi, deux personnes vêtues de blancs m'observaient sous tous les angles, me forçaient à me déplacer, à bouger, à parler, attendant visiblement avec impatience un quelconque signe de ma part, quelque chose qui sortirait de l'ordinaire.
Mon appréhension ne m'avait pas quitté alors qu'en retrait, deux hommes discutaient d'une voix juste assez forte pour que je puisse les entendre

Les deux gardiens me soulèvent, me traînent tandis que je me débats en hurlant que l'on me laisse repartir. Mais rien n'y fait, leur poigne est ferme, trop pour un Scott encore adolescent, et avant que je ne puisse trouver un moyen de me défendre, me voici enfermé dans une pièce grise et sombre, dénuée de fenêtres, aux murs gris et ternes.

Sans que je ne puisse me retenir, je partis me nicher dans l'un des coins de ma cellule, mon visages dans mes mains tandis que je pleurais la perte d'une liberté qui me tenait tant à cœur.

Et alors que les bruits de pas résonnèrent de nouveau et que ma cellule s'ouvrir sur un geôlier au sourire macabre, mon cœur s’accéléra sous l'effet de la panique et de l’adrénaline.

Le cauchemar commençait.
Partie II : Le Gris


Blotti comme je le peux dans un angle du cachot, j'attends mon heure, espérant de toutes mes forces que personne ne viendra me chercher aujourd'hui. La lumière grisâtre s'infiltre partout, même dans ma peau. J'ai pensé à me tuer, mais je n'ai plus assez de force pour m'exploser le crane contre un mur ou pour me couper la langue avec les dents. Parfois un servant m'apporte de l'eau.

Je n'ai rien mangé depuis deux semaines.

Grincement de porte barrée de fer. Gonds rouillé. Ciel anthracite et froid glacial.

C'est ce que mon monde est devenu. Le trépas est partout comme une gangrène rongeant les couleurs et les formes, changeant chaque son en plainte ou en supplication. Les odeurs se sont presque toutes effacées. Ne reste que l'âcreté du sang et de l'humidité. Le pire est a venir.
Mon œil gonflé, les lésions qui recouvrent mon corps, mes muscles contractés sans cesse pour résister au gèle et aux tortures... J'ai mal et ce n'est rien à côté de ce qui m’attend.
Il a tenu à me prouver que ma vie ne valait rien, qu’elle n’avait jamais rien valu. Il aurait pu en finir avec moi tout de suite, mais il a préféré me montrer, à moi et à, tous qu'ils avaient eu tort d'espérer un jour, qu'ils mourraient ici, pour rien, que je ne me sauverai pas. Qu'aucun d'entre nous ne se sauverait. Il lui fallait détruire les âmes.
Un homme entre dans ma cellule et se dirige vers moi. Je ne réagis même pas, mon corps anesthésié, épuisé de leur foutu jeu malsain. Je ne me débats pas, toutes mes forces sont concentrées dans la haine. Chaque jour le même spectacle s’offrait à moi et pourtant, on ne s'y habitue pas. L'horreur reste toujours la même. Et cette pointe d'espoir qui fait plus mal que tout le reste, cette envie de crier, pas aujourd'hui, s'il vous plaît. Stop.
Ma vie était dure certes. Mais cette immobilité, cette défaite qui n'en finit jamais... Je n'en peux plus.

Le démon à faciès humain me traîne, je trébuche sur les escaliers de marbre, m'écorche les genoux, sent le contact froid des marches contre ma joue.

- Debout !


Il suffirait peut-être que je reste là, sans bouger ? Peut-être qu'Il perdrait enfin patience, qu'il me tuerait. Rapidement. Que le saccage cesserait.

Un coup de pied dans mes côtes. Puis un deuxième. Je sens l’acidité de la bile emplir ma bouche. Un sifflement strident. Deux autres gardiens qui me soulèvent, me traînent. Ma cage thoracique racle contre les marches, mes poumons vont exploser sous la douleur et la pression. Ils ne me laisseront pas y échapper si facilement. Ils me garderont en vie, juste ce qu'il faut pour que je ne puisse pas m'y soustraire. Un jour, un maton m'avait tellement cogné que je ne pouvais pas garder les yeux ouverts. Ils m'ont réveillé plusieurs fois, pour que je ne perde rien de leur macabre spectacle. Je relève les genoux pour me remettre sur mes pieds.

J'avance dans le corridor. Je connais le nombre de pas nécessaire pour le traverser par cœur. Je sens la douleur qui commence à monter en moi, un vicieux poison qui ronge mon organisme. J'ai déjà envie de hurler.

Tuez moi.

Dans la cellule où ils viennent de m'installer, j’aperçois le Directeur Général. Il mange. Serein. Rien que la vue de la nourriture me retourne l'estomac. La nausée envahi mon corps. Les geôliers m'attachent sur une chaise en bois, toujours la même. J'y ai laissé des traces de griffures et de sang. Je suis placé au bout de la tablée, juste en face de mon bourreau. Tête à tête lointain. Comme pour un duel. Mais cela, il ne me l'accordera jamais. Il faut que je sois humilié jusqu'au bout.

Il s'essuie la bouche avec dignité, alors que  sa compagnie quitte la pièce. J'ai peur, bordel. Je voudrais réussir à reprendre le contrôle, à ne plus me laisser atteindre. Mais l'épouvante vainc. Je me mords les joues pour ne pas gémir et gueuler de manière hystérique. Je ne sais déjà plus comment on respire. Cette scène je l'ai déjà trop vécue. Trop souvent.

Il se délecte. Je me liquéfie. Il fait mine de regarder ses notes puis redresse la tête en inspirant profondément. Une bonne bouffée d'air vicié.

« Faîtes les entrer. »

Les montres reviennent, j'entends leurs pas. Mes lèvres tremblent. Ils surgissent.
Je ne les regarde pas. Mes yeux s'ancrent dans ceux de la condamnée qu'ils encadrent. Je le happe et  mon cœur s'écroule.

« Eh bien eh bien, tu les connais, n'est ce pas ?

Je ne trésaille même pas. Mes sourcils sont froncés. Je ne sais pas s'il sait ce qui m'attend. Les geôliers les conduisent au centre de la pièce, à égale distance entre le Directeur et moi. Je serre les poings.
Et puis il sourit. De son sale sourire figé, paralysé sur son visage pourtant amical et jovial au premier abord, qui suinte de machiavélisme à présent, comme si ce n’était qu’un simple amusement. C’est ainsi qu’il le voyait, un simple loisir. Je le sais car il le fait à chaque fois. Mais je ne lâche pas la  femme des yeux. Je ne peux pas le faire.

Pourquoi … ne bougent t-ils pas ?
Pourquoi ne se débattent ils pas ?

Hey …

Je murmure leurs prénoms. Plusieurs fois. Je tire sur mes liens, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Je ne peux pas rester ainsi, je ne peux pas, je ne peux pas …

Je sens le monde s'effriter autour de moi.

Le corps glisse contre les dalles du carrelage jusqu'à cogner mes pieds. Ses  yeux sont deux lacs morts. Je verse une larme, comme un enfant, je me mords l'intérieur des joues. Mes yeux se vident progressivement de toute substance, de toute vie, à son image. L'homme s'est rassis et a repris son dîner. Il a à peine daigné lever les yeux de son plat. Je ne me contente plus de murmures, je crie, je hurle à plein poumons. Les geôliers viennent pour me détacher, laissant le corps désarticulé au sol, sans même lui prêter attention. L'un d'eux écrase sa main par mégarde. J'entends les os se briser dans un craquement sinistre et un haut le cœur me traverse. Je n'ai plus rien à vomir, Je … Un flash.

Une lumière ecarlate, des cris, du rouge dans toute la pièce, sur tous les murs.
Un grognement plus fort que les autres.

« LE TEST EST TERMINÉ, MAITRISEZ LE, VITE »

Mais  je ne me laisse pas faire, je me débats de toutes mes forces, je sens des membres se briser sous l'impact des miens tandis qu'ils essayent de m'empêcher d'atteindre la jeune femme gisant au sol. Et lors qu’enfin je parvins à la prendre dans mes bras, faisant fi des corps  je ne peux rien faire d'autre que de les secouer, encore. Mes larmes roulent sur mes joues, tombent sur les siennes, tandis que j'hurle son nom une dernière fois.

Une dernière fois avant de ressentir l'horrible impact sur ma nuque, pour la dernière fois.

Je me réveille sur le sol, en sueur et haletant, sans même distinguer la forme tremblotante au masque de lapin qui me fait face. Je regarde autour de moi, plusieurs fois, ne reconnaissant pas immédiatement les lieux. Il me faut plusieurs minutes pour reprendre mon calme l'esprit dans les vapes, ternit par l'obscurité. Je me relève doucement et m’assoit, chancelant, mes coudes sur mes genoux et ma tête entre mes mains. Pourquoi ? Pourquoi ces images me revenaient maintenant ? N'avais je pas déjà expié mes fautes ? N'avais je pas tout fait pour que, de là ou elle est à présent, ils soient fiers de moi ?

Je redresse doucement la tête et observe mes mains rendues humides par les larmes.

Je me fige brusquement lorsque je me rend compte que je ne parviens pas à me souvenir de leurs prénom. Je vois des yeux aussi bleus qu'un lac en hiver, des lèvres douces, des cheveux d'un noir profond. Mon cœur s’accélère dans ma poitrine tandis que je ressens le besoin de me frapper, de me détruire une fois de plus. Ma main tremblante se dirige vers ma poche, vers ce que j'ai réussis à soutirer aux gardes avant qu'ils ne m’achèvent, et attrape la poignée métallique de ce que je cherchais depuis le tout début. Sans attendre plus longtemps, je cale le canon contre ma tempe, avant de m'allonger sur le sol en fixant, dans le ciel, la lueur dérangeant de la lune rousse qui dominait les lieux.

Ce n'est qu'au bout de quelques bouffées que je parvins à refermer les paupières, à oublier ce rêve dérangeant, ces passages de ma vie que j'avais décidé d'oublier. Je me sentais coupable, la culpabilité me rongeait nuit et jour, mais tant que je parvenais à occulter ces souvenirs atroces, je parviendrais à conserver ma santé mentale. Tel était la puissance du déni.

Un petit sourire naît sur mes lèvres tandis qu'enfin, Morphée me prend dans ses bras et me fait oublier ce ballet funeste.

Le bruit du coup de feu résonne autour de nous.

C'est la valse des morts.

Behind the screen...

• Pseudo HRP? : Deadpool, Icare, Alex, ou "Hétoilabas D: "
• Parles nous de toi : Je peux mettre un smiley ? :<
• Comment es-tu arrivé ici? : J'ai suivi un joli lapin blanc
• Quelque chose à nous dire? : Je vous aime fort? :<
• Avatar : Dante -DMC : Devil may cry (tu me diras si je peux Snowy D: )
• Rang désiré : Looks like you're in trouble


Dernière édition par Scott Nihil le 12/12/2015, 13:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: #Lovehatetragedy - Scott Nihil    21/11/2015, 00:50

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/highkickdanslaface/ °° c'était mérité, elle est très bien ta fiche, t'as pas à t'excuser èwé
T'as enfin cédé *w* Et pour Dante ya pas de soucis, c'est le vieux que j'utilise, tu peux garder l'ado pré-pubère 8D
En tous cas c'est une jolie fiche, comme les autres hein, et un chouette personnage! J'ai hâte de voir les autres aussi 8D /tgv/
Juste une question, de base c'était une Alice ou un Déjan'thé? °^° et comment il est mort la seconde fois, étant donné que s'il ne meurt pas à Wonderland il ne devient pas une ombre, si c'est une alice il arrive juste à Wonderland et s'il était dans un livre ça peut aussi être le cas (vu que dans ton histoire tu dis que ça se passe à Chicago). Je te met ta couleur après, promis xD enfin... ta non-couleur x)



“I felt like an animal, and animals don’t know sin, do they?”
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MessageSujet: Re: #Lovehatetragedy - Scott Nihil    21/11/2015, 00:55

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C'etait une Alice, il se prend un coup dans la nuque, et a Wonderland il se tire une balle dans la tête devant la passeur, à cause de la culpabilité )o)
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MessageSujet: Re: #Lovehatetragedy - Scott Nihil    21/11/2015, 01:21

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D'accord )o) j'avais pas capté qu'il était mort après le coup dans la nuque (on va mettre ça sur le coup de la fatigue xD)
Bon bah c'est tout bon :3



Félicitations, tu es validé!
Hell'come petit loup, tout me semble correct donc te voilà validé! Tu peux filer recenser ton avatar et ton personnage et ton pouvoir! Tu peux aussi créer ton logement, fiche de personnage et même un Fakebook pour ton personnage!
Si tu veux directement te lancer dans le RP et trouver des petits copains c'est par ici!
J'espère que tu te plairas parmi nous, n'hésites pas à voter sur les top-sites et à faire de la pub autour de toi!




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MessageSujet: Re: #Lovehatetragedy - Scott Nihil    



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