Hit me like a man and love me like a woman ♠ White Queen




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MessageSujet: Hit me like a man and love me like a woman ♠ White Queen   23/11/2015, 22:37

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Nothing burns like the cold


Messages :
38
Age du personnage :
26 ans.
Pouvoirs / Particularités :
Maîtrise de la glace/Transformation en colombe.
Origine :
Alice in Wonderland
Orientation sexuelle :
Pansexuel. Préférence pour les hommes.
Habitation :
Red Castle
Fiche de personnage :
http://game-of-madness.forums-actifs.com/t920-shatter-me-white-queen
avatar
White Queen
Nothing burns like the cold

White Queen

• Nom civil : White Queen
• Age : 26 ans, il donne physiquement l'impression de ne pas être encore dans la vingtaine.
• Existe à Wonderland depuis : Plusieurs décennies.
• Orientation sexuelle : Pansexuel. White a néanmoins une préférence pour les hommes.
• Groupe : Crooked-Men.
• Race : Déjan'thé.
• Origine : Alice in Wonderland.
• Fonction : Ancien roi d'Ethernia (actuellement Crimson Spook) désormais homme de compagnie de Snow.
• Âme : Détenue par Snow White.
• Particularité : Peut se changer en colombe, ce qui lui permet parfois de s'évader. Une liberté bien éphémère puisqu'il est toujours contraint de revenir auprès de Snow White.
• Pouvoir : Maîtrise de la glace.
• Classe sociale : Vit aux crochets de son frère, ce qui est techniquement une habitude de noble.
• Participant au Game of Madness : Non.

Love is a version of perversion that is only for the lucky people


Le blanc est un mot d'ordre, une identité. White l'assume comme il faut assumer le reste, sans le moindre complexe ou inconfort. Il ose quitte à se perdre au milieu, homme oublié par la puberté autant que femme emprisonnée dans un corps inadéquat. L'étiquette importe peu. Dans sa tête, il existe bien assez de place pour deux. Il adopte les manières qui correspondent à ce que veut voir son auditoire ou ce qu'il sait, véritable caméléon.

Des jambes qui paraissent interminables et qui attirent les regards, voilà ce que Queenie préfère lorsqu'il se regarde en détail. Dépasser le mètre quatre-vingt n'aurait servi à rien s'il possédait une corpulence masculine marquée, mais il n'en est heureusement rien. Il semble fragile au point de se briser au moindre coup, et ses soixante-cinq kilos ne donneraient pas tord à ceux qui songent qu'il pourrait s'envoler à la première brise venue. Il a le loisir de porter de vertigineux talons et des jupes courtes pour satisfaire son besoin de plaire, bien qu'il se soit davantage adapté aux robes longues qui convenaient à son ancien statut. Cette méthode qui ne laisse que peu de place à l'imagination suffit également à brouiller les pistes de temps à autre, les hommes, si prévisibles, se persuadant inconsciemment qu'aussi peu de retenue ne laisse aucun doute sur ce qui se cache derrière le tissu. C'est donc son attitude à la fois provocante et maîtrisée qui lui permet aujourd'hui d'être toujours considérée comme une femme.

Ce culot et cette façon de gérer sa communication corporelle sont accompagnés d'une résistance à la douleur incroyable. Au-delà de l'état de ses petons à force d'être perché sur des chaussures inconfortables, la Reine Blanche n'a jamais hésité à se sacrifier pour le bien du mensonge. Les corsets, les subterfuges pour éviter toute déformation au niveau du bas-ventre, l'entretien parfois douloureux de sa ligne ou de ses sourcils, ... Il s'est habitué à tout et possède désormais une connaissance approfondie de l'art du maquillage, de la coiffure et de la mode.  Imberbe, il n'a néanmoins que rarement eu besoin de recourir à l'épilation qui, il doit l'avouer, aurait probablement provoqué d'immondes rougeurs sur sa peau blanche et douce. D'un teint pâle, White est quelqu'un qui peut en effet aisément être marqué. Le moindre coup, la moindre morsure, le moindre bleu, ... Il ne souffre peut-être pas des tracas qu'amènent les boutons et autres imperfections, mais il lui est extrêmement difficile de camoufler les traces qui peuvent parsemer son corps. Il s'inspecte plusieurs fois par jour afin de savoir s'il ne doit pas dissimuler quelque chose, afin de ne pas briser le mythe. Il en a développé une véritable obsession, comme si cela le ramenait à l'époque où il pouvait se considérer comme pur.

Ses longs cheveux, White s'est résigné à les couper suite à sa détention provisoire. Les trouvant trop asséchés, il a pris la décision de les laisser tomber jusqu'à ses omoplates. Il a perdu le réflexe de les lisser et les laisse un peu négligé lorsqu'il ne doit pas être vu lors d'événements officiels. Il regrette sa belle toison blanche, cependant il doit avouer que le sentiment de légèreté que cela amène n'est pas désagréable. Il a toujours apprécié le froid et difficilement supporté les fortes périodes de chaleurs. Ses yeux argentés possèdent des reflets très métalliques. S'ils ne changent pas de couleur, ils sont fort soumis à l'éclairage qui peut influer sur la perception que l'on peut avoir d'eux. En journée ils peuvent sembler vert émeraude, d'un bleu profond une fois la nuit venue, mais le moment où ils se font les plus perçants, c'est lorsqu'il reprend forme humain ou qu'il utilise son pouvoir. Ils restent colorés durant quelques minutes d'un magnifique rouge.

Depuis qu'il n'est plus reine, il porte des vêtements masculins lorsqu'il sort. Il affectionne particulièrement les longs manteaux à capuche qui lui rappellent une traîne, les t-shirts assez amples et les jeans qui moulent bien ses formes. Il garde toujours ses mains fines et délicates dans ses poches pour les protéger des "agressions extérieures." Néanmoins, si cela lui permet de pouvoir se reposer loin des obligations qui avaient toujours dictées sa vie, il continue d'éprouver quelques difficultés à s'accepter avec son torse si plat et renoncer aux rembourrages.
Take your time and do with me what you will


White est une personne qui semble lumineuse. Il cumule les qualités et affiche un éternel sourire dès qu'un regard se pose sur lui. Sa joie est communicative, sa voix lorsqu'il fredonne met du baume au cœur à ceux qui l'entendent. Son roucoulement laisse place à une voix claire, aussi cristalline que la froide glace qu'il affectionne plus que tout. Ses chants ne sont pas forts et résonnent dans l'absence d'auditeur, se perdant presque toujours dans le lointain avant que l'aube ne pointe à l'horizon. À l'extérieur ou plus souvent assis au bord de sa fenêtre, il se plaît à profiter de la nuit, de la fine pellicule de rosée, mais plus encore des oiseaux qui s'éveillent et lui servent de chœurs. Il n'est pas foncièrement nocturne, mais il possède un rythme très aléatoire. La piètre qualité de son sommeil et la passion qu'il a développé pour le confort de ses draps l'amènent à se recoucher plusieurs fois par jour, que cela soit pour une courte sieste ou juste l'envie de ne rien faire, sauf parfois réfléchir. Il lui arrive de faire des malaises lorsqu'il ne ferme pas l’œil durant plusieurs jours d'affilée.

Il s'adapte quel que soit le décor ou la matière dans laquelle il doit évoluer. Notamment au niveau de la personne qui lui parle. Bien que doté d'une grande intelligence et assoiffé de connaissances, Queenie ne donnera jamais l'impression à son auditeur qu'il est stupide ou pose des questions idiotes. Il a tout d'un excellent professeur, cultivé et encourageant, charismatique avec cette capacité à tout reformuler de façon à ce qu'il explique soit accessible à tous. Il est patient et doux, presque comme une seconde mère parfois lorsqu'il commence à couvrir quelqu'un. Il peut jouer n'importe quel rôle, conserver l'attention de son auditoire tant il maîtrise l'art oratoire. Sauter d'un ton à l'autre, doser magnifiquement la gestuelle qui accompagne son discours ainsi que les expressions de son visage ou les contacts visuels, l'écouter et le voir est un délice qui ne laisse personne indifférent. Il s'en sert parfois pour s'insinuer dans l'esprit des autres et les manipuler sans même qu'ils ne s'en aperçoive tant ses lèvres sont agiles. Il est donc une compagnie fort agréable jamais à court de sujets de discussion à aborder. Il occupe son temps de façon très légère, principalement à ne rien faire de particulièrement utile. Les futilités comme la lecture, l'écriture, le dessin, la musique, la danse, ... sont son quotidien. Il n'a jamais caché son esprit créatif et ne le pourrait pas quoi qu'il en soit. Lorsqu'il est dans la lune, il est possible de lui parler sans qu'il n'affiche la moindre réaction jusqu'à ce qu'on le secoue.

Paisible, il garde toujours son calme même s'il n'est que de façade. Enfin... presque toujours, mais nous parlerons de ses troubles après en avoir fini avec la surface lisse de la reine. Ses nerfs semblent d'acier, prêt à tout supporter avec panache et honneur même les plus ignobles manques de respect. Il n'a d'ailleurs jamais cherché à prendre sa revanche, même lorsqu'il s'agissait du Red King. Il se contente de lancer des réflexions piquantes et des menaces en l'air débordant de ressentiment et lui-même ne se prend pas au sérieux. Est-ce à cause du dégoût ? Est-ce parce qu'il ne le hait pas tant que cela ? En a-t-il peur ? Même lui ignore pourquoi puisque le brun mériterait de se casser les deux jambes. Cependant, son esprit "rebelle" envers lui s'est atténué depuis son séjour au cachot.

Néanmoins, il est intransigeant concernant un tas de choses. Il préfère rester dans son espace personnel, ne supportant pas de voir des objets qui ne sont pas à leur place. Même dans sa chambre, il peut lentement devenir fou lorsqu'il sent que quelque chose n'est pas là où il l'a décidé et le remettre encore et encore au même endroit. Tout est classé, tout est immaculé. C'est le seul endroit où il peut se retrancher et trouver une paix relative puisqu'il n'a plus de prise sur le reste du château. Probablement est-ce l'absence de pouvoir qui a autant accentué son insécurité et son besoin de propreté et pureté. Il est devenu pire qu'avant à ce sujet et se met parfois en danger pour protéger ces personnes, même inconnues, qui deviennent tout à coup ce qui lui semble le plus important au monde, éclipsant par moment entièrement son cadet.

Il se travestit et le vit plutôt bien. Au fil du temps, c'est d'ailleurs la situation inverse qui lui est devenue de plus en plus anxiogène. Il ne supporte pas de rester nu et d'être confronté à l'absence de relief sur son torse et peut se mettre dans d'horribles états lorsque quelqu'un refuse de quitter la pièce et qu'il doit se préparer ou se changer. Il lui importe peu si cette personne l'a déjà vu nu, est au courant de son secret, a un lien de sang ou a même eu une aventure avec lui. Il finira en larmes jusqu'à se trouver le premier bout de tissu qui fera barrière entre ses yeux (et ceux des autres) et le haut de son corps. Son incohérence, que l'on pourrait également qualifier de caprice, ne concerne pas l'attirail qu'il possède plus bas. Il se plaît à jouer, appréciant l'intérêt que l'on porte à son corps. Il aime le jeu de séduction quitte à se brûler, sans que cela ne tombe forcément dans le vulgaire ou l'union de deux corps.

Cependant, l'ancienne reine a sombré. Lui qui s'était donné tant de mal à tout accepter pour le bien de son peuple, au point de se prétendre femme et d'épouser un homme qu'il avait toujours trouvé infâme, se retrouvait à l'abandon. Tiraillé de solitude, glissant doucement dans la dépression et la peur, le jeune homme a craqué. Mentalement à bout, ses troubles ne se sont pas créés mais se sont accentués. Troubles bipolaires. Loin du simple saut d'humeur, il s'agit d'une maladie complexe et imprévisible. Des phases s'alternent et rythment le quotidien, des phases à la durée aléatoire qui le rendent instable. De l'absence totale de réaction durant les épisodes dépressifs à l'hyperactivité telle qu'il lui est impossible de ressentir le besoin de sommeil durant plusieurs jours lors des épisodes d'hypomanie, White n'est plus le symbole de constance qu'il incarnait autrefois. Il est devenu son propre démon et tente de fuir le regard des autres lorsqu'il sent que son humeur commence à fluctuer. Il est honteux de ce qu'il peut faire, des projets qu'il entreprend et des propos incohérents qu'il jette aux autres. Il est conscient qu'il peut jeter les efforts d'une vie par besoin de contact. La bipolarité, c'est une histoire de pulsions, parfois sexuelles quand les mots ne se trouvent plus et que le cerveau est saturé de pensées dont il ne gère plus le flot.

Son obsession exigeant de protéger ce qui est pur à tout prix entre en conflit évident avec ce comportement qu'il ne peut rationaliser. Il a évidemment la fâcheuse tendance par être attiré -même amoureusement- par ce qui lui paraît immaculé. Il est incapable de retenir ses accès d'euphorie comme de rage. Tout cela l'amène à des crises de paniques ou de rejet de lui-même qui peuvent se révéler plutôt violentes. Il n'est pas rare actuellement qu'il exprime le souhait de mourir ou regarde des objets dangereux tels que des armes avec grande envie. Sa lâcheté l'amenait à toujours baisser les bras, ce n'en est que le triste prolongement. Et lorsque l'idée qu'il aime ce qu'il subit lui traverse l'esprit, parfois il trouve quelques secondes pour justifier ce qu'il n'assume pas, le fait d'apprécier de n'être plus qu'un pantin dansant selon le bon vouloir de Snow White. Il se rappelle de ses erreurs, de ceux qu'il n'a pas pu sauver ou qu'il n'a pas voulu aider par pure faiblesse, ... Il sait au fond de lui qu'il a mérité son sort et que s'il avait été une bonne reine autant qu'un bon frère, que s'il avait fait les bons choix, alors son existence aurait été bercée par les éclats de rire plutôt que par le roulement des têtes.

I won't mind, you know I'm ill.




Tu grattes frénétiquement, attaquant de tes ongles la pierre humide. Ils grincent et se cassent, mais le sang qui s'écoule des éraflures que tu ouvres et ouvres encore au fil des jours, même lui ne t'apaises pas. Tout est rouge, deviendrais-tu rouge ? Tu avales tes sanglots et t'arrête au bord de l'épuisement, recroquevillé dans un coin de ta cellule. Ton front contre le mur froid, tu ignores le passage autour de toi. Le monde entier n'a plus de consistance lorsque tu pénètres dans ton vrai royaume. Ta bulle, seule la mort pourra l'éclater. Tu règnes sur tes rêves, même lorsqu'ils prennent la forme de cauchemars angoissants. Au fond, tu n'as pas pu protéger et rendre tes sujets heureux. Tu n'as pas le droit d'être en paix lorsque la nuit t'enveloppes et t'éteins. Tu n'es bon qu'à t'éveiller en sursaut et le cœur battant, brisé. Tu es à bout de souffle d'avoir gâché tant d'années pour en arriver là. Tu voulais simplement partager la joie que tu avais en toi, précieusement enfouie à l'abri de tes corsets.

Tu as échoué. Dans le silence, tu ne fais face qu'à des erreurs. Qu'à tes erreurs. Qu'à ton erreur. Tu es une erreur.

Tu aurais dû naître femme et il ne se passe pas un jour sans que quelqu'un en fasse remonter le souvenir. Cette douleur existentielle te transperce quotidiennement et te détruits. Tu te désagrèges White. Tu étais une déception pour tes parents et tes efforts n'y ont rien changé. Ils refusaient de te montrer au monde tel que tu étais tant tu leur faisais honte. Ils t'offraient des robes, te couvraient de bijoux. Ils t'interdisaient de jouer comme le garçon que tu étais pourtant, de te salir. Tu ne savais pas comment leur expliquer que tu te sentais sale de mentir, comment leur dire que tu aurais préféré passer plus de temps avec Snow plutôt que d'apprendre sans jamais voir la fin de ces livres compliqués. Tu pensais qu'il y en aurait une. Tu sais aujourd'hui que les mots se suivent sans jamais s'arrêter. Il y a toujours un nouveau bouquin qui remplace le précédent et qu'il faut que tu mémorises. Pour le bien du royaume... non. Pour ton bien. Pour fuir le vide en te remplissant jusqu'à vomir de magnifiques phrases dès que tes lèvres se descellent.

Ta mécanique était bien huilée. Tu contais de belles histoires à qui voulaient les entendre et tu en devenais le captif. Tu parvenais à croire à ce que tu crachais, te persuadant toi-même que tu étais une princesse ratée plutôt que de remettre en cause un sexe entier ou une norme ridicule. Tu te devais d'aimer les hommes et tu attendais l'âge de la puberté avec effroi. Tu te posais milles questions qui t'empêchaient d'être serein. Tu as poussé ton corps dans ses retranchements pour t'empêcher de devenir malgré toi l'enfant qui signerait la fin de ta lignée. Tu paniquais au point de te mettre en danger. Tu grignotais ou te forçait à restituer au point d'être considéré comme anorexique, tu t'enfermais dans des vêtements trop petits quitte à te sentir comme dans un étau pour ne pas développer le moindre muscle qui aurait trahi ta virilité. Le poids de ta fonction t'a rendu persévérant et tu t'es nié. Tu as refusé de te voir comme un individu à part entière pour te consacrer entièrement à ce que tous attendaient de toi. Tu as toujours été une femme publique qui n'existait que dans le regard des autres. Une femme qui n'existait que dans le reflet d'un miroir une fois que tu avais fini de t'habiller.

Tu te crispes en songeant que tu n'as plus croisé la glace révélatrice depuis probablement des semaines et relèves la tête pour regarder autour de toi. Tu t’inspectes frénétiquement et tentes de deviner ce à quoi tu ressembles simplement grâce au toucher. Une importante section de ta chevelure que tu chérissais plus que tout ressemble à de la paille depuis le temps que tu es ici. Un temps trop long que tu ne comptes pas. En passant tes doigts pour démêler les nœuds, tu y as déposé du sang. Ils ne sont plus blancs. Tu cries et tu roules sur le dos, cachant tes yeux derrière tes mains. Tu essaies d'apaiser ta respiration. Tu ne veux pas devenir fou. Le geôlier pourrait voir la naissance de ta démence. Tu ne veux pas que l'on te moque et te nie davantage.

Tu avais déjà failli devenir fou lorsque Snow White avait fugué. Il avait suffi d'une journée pour que l'inquiétude te fasse perdre ton sang froid. Elle te rongeait, la culpabilité. Tu te savais la cause de sa fuite. Tu te sentais monstrueux et tu commençais à comprendre que tu faillissais à ta tâche aussi bien de reine que de grand-frère. Tu aurais dû lui dire et lui expliquer même si on te l'avait interdit avant qu'il ne l'apprenne. Tu ne te doutais pas qu'il te jalousait. Tu étais persuadé qu'en te sacrifiant davantage, tu aurais été à même de le sauver. Tu ne voulais pas qu'il prenne ta place parce que c'était dur, parce que tu l'aimais plus que quiconque. Tu l'avais vu naître et t'étais réjoui de ses premiers pas, ses premiers mots et chacun de ses progrès. Tu l'enviais au fond de pouvoir être celui qui vivait paisiblement dans ton ombre. Il était celui qui ne semblait lutter contre aucun démon ou conflit intérieur, qui pouvait décider de sa propre voie et construire son bonheur. Tu as eu l'impression qu'il te fuyait ensuite, que son regard te jugeait constamment. Tu avais peur qu'il t'abandonne et te laisse seul face à ta grande destinée.

Tu étais contraint de te marier par devoir avec un homme que tu n'aimais pas. Toi qui avait tant magnifié l'amour en songeant qu'il te restait au moins cette infime chance d'échapper à ta condition désastreuse, tu le voyais s'envoler et disparaître, s'effritant sous la pression de la dure réalité. Tu as haï Red King pour cette raison, parce que sa simple présence détruisait les espoirs que tu avais bâti. Tu n'avais pas besoin de le connaître, t'étais-tu dit. Tu ne pouvais pas voir celui qui terminait de découdre ton mince bonheur comme quelqu'un de bien. Ton esprit critique ne valait plus rien lorsque tu te trouvais sous l'obligation de le côtoyer et tu as compté ses défauts sans lui dénicher le moindre bon côté. Pourtant, ta première impression avait été de le trouver attirant, celle qui avait précédé l'annonce qui t'avait glacé le sang. Il t'a directement écœuré, à n'en avoir que faire de ton avis et du mal que tu avais pu te donner. Tu avais compris qu'il ne désirait que le pouvoir et allait réduire tes efforts à néant.

Petit à petit, tu voyais Snow changer tout en étant toi-même confronté à la peur de décevoir ton royaume. Tu devais le préserver et l'éloigner de ton ignoble mari et tu n'as rien trouvé d'autre que de l'endormir et le garder pour toi. C'était égoïste, mais tu ne tournais plus rond Queenie. Tu ne parvenais pas à te faire comprendre, à démontrer qu'il était nocif tout en faisant semblant. Tu étais au bord de l'implosion, tu cachais les rougeurs de tes yeux sous d'autres couches de maquillage et ton obsession réfléchissait à ta place. Qui aurait pu croire que tu étais en si piteux état que tu en étais au point de souhaiter en mourir ? Qui aurait pu croire que la Reine Blanche n'était qu'un homme banal en proie à ses propres démons ?

Quelqu'un qui craignait par-dessus tout la solitude et le désintérêt parce qu'il n'avait pas la moindre existence, pas la moindre estime pour lui-même une fois isolé.

Ton époux est parvenu à ses fins. Il a eu ton cadet qui lui plaisait de toute évidence plus que tu ne l'as jamais fait. Il l'a amené à te trahir et à prendre la seule chose qui avait du sens dans ta vie. Il a pris ton trône, White. Snow avait sombré et tu n'avais pas su endiguer le phénomène. Tu ne peux protéger personne. Tu n'as pas protégé ce que tu avais de plus cher au monde. Tu n'as jamais réussi à déduire ce qu'il désirait. Tu n'as pas réussi à voir qu'il voulait ta place. Ton frère t'a renversé et tu t'en fiches, parce que tu lui aurais donné ta couronne s'il en avait exprimé l'envie. Est-ce que tu pouvais seulement le deviner ou était-ce un désir soudain que tu n'aurais pu anticiper ? Tu ne t'accordes aucun jour de répit, ressassant les événements qui t'ont apparu si soudains en dégageant des signes qui auraient pu être avant-coureur.

Et te voici aujourd'hui, enfermé dans une cage qui n'a rien de doré, loin de ce ciel dont tu adorais peindre toutes les nuances. Tu ne croises que peu de visiteurs, comme un vulgaire criminel que l'on préfère oublier et nier dans sa totalité. Snow vient te voir parfois. Tu tentes de le brosser dans le sens du poil car l'isolement te fait perdre pied. Tu gardes ton masque souriant mais tu ne sais pas si tu parviens à tromper qui que ce soit. Tu sens que peu à peu, tu ne lui inspireras que de la pitié. Ce que tu vis te morcelle et te plonge dans la confusion. Bientôt tu le supplieras de te laisser revoir la lumière du jour ou tu te serviras de ce que tu connais de lui pour le manipuler. Tu lui donneras tout l'amour, toute l'attention que tu peux offrir à quelqu'un. Tu joueras les aînés parfaits et le suivras quoi qu'il décide pour peu qu'il te rende un seul rayon de soleil. Est-ce que tu peux utiliser ton statut de grand-frère pour qu'il te libère ? Est-il seulement possible de se servir des sentiments qu'il a pour toi ou de l'admiration qu'il posséderait encore ? Tu devrais essayer. Tu es une reine déchue qui ne peut plus tomber plus bas.

Tu ne peux plus perdre. Tu n'as jamais eu qu'un titre.

Tu te griffes les avant-bras en te tordant car la douleur que tu ressens n'a rien de cohérent. C'est ton âme qui est meurtrie et qui hurle à la mort. Cette âme que tu ne possèdes même plus, bien que tu ne le regrettes pas. Tu as confiance en Snow, en la pureté que tu avais décelée en lui. Tu accepterais sans broncher qu'il la détruise si selon lui il s'agissait de la meilleure solution. Peut-être le voudrais-tu. Tu ne sais pas vraiment. Tu es perdu dans tes contradictions.

Tu entends du bruit secouer ton silence et tu te redresses pour être présentable. Tu crois reconnaître la démarche mais tu n'en es pas certain. Autant être présentable et te tourner vers celui qui fait acte de présence. Tu essuies tes larmes avec un bout de manche déchirée. La porte s'ouvre. Tu restes figé un moment. Tu répètes mentalement l'ordre qui vient de claquer dans l'air encore et encore. Tu es sous le choc. Il a été décidé que tu sortirais. Tu peux sortir. Tu vas sortir. Tu sors. Tu aurais pu rire de toi-même car tu ne valais pas mieux qu'un chien partant pour une vulgaire promenade. Peu importe. Tu sors et ta vie reprend son cours, bien que largement différente. Tu prends une grande inspiration. L'air a une odeur de liberté. Tu ne pensais pas qu'on pouvait identifier si formellement un sentiment.

Tu es devenu un divertissement pour Snow, mais tu te complais étrangement dans ta misère. Tu ne bronches même plus lorsque le Roi Rouge se joue de toi, t'accoutumant à ta nouvelle condition plutôt que de continuer à lutter. Tu n'as plus de forces en ce moment, bien que tu saches que tes sujets aimeraient que tu reprennes ce qui te revenait de droit. Tu n'exclus pas d'y penser en temps voulu parce que tu t'accroches à eux pour ne pas sombrer. Pour le moment tu ne sais plus où tu en es. Désorienté, tu ne comprends pas pourquoi tu apprécies ce que ton cadet te fait subir, ni pourquoi il a décidé que tu sois son homme de compagnie s'il ne t'aime pas. En fait, tu ne sais simplement pas si ton environnement déteint sur toi ou non, si tu ne vas pas embrasser le même destin que ton frère et nouveau souverain.

Behind the screen...

• Pseudo HRP? : Suisen. Désolée, je ne suis pas Elsa même si je suis une reine contrôlant la glace. Rangez vos carnets d'autographe, manants !
• Parles nous de toi : 21 ans. J'aime fantasmer sur Nagito. (qui est l'une de mes passions principales dans la vie oui.) J'aime mon chat blanc ainsi que les 16 autres que j'ai chez moi. J'aime chanter comme si j'émettais des cris d'agonie. J'aime grapher des trucs que je trouve laid de toute façon. J'aime prendre des photos inutiles. J'aime Pokémon et surtout le shiny hunting, sinon je suis un peu trop accro aux Zelda et à World of Warcraft. Je suis une nullité à League of Legends au point que personne veut jouer avec moi. Bref, je suis mentalement apte à jouer un personnage mentalement dérangé tel que White Queen. Et surtout j'aime le yaoi de partout et le rp que je pratique depuis plus d'une dizaine d'année.
• Comment es-tu arrivé ici? : ... Je suis incognito. Shh. Non ? Bon, un top parto alors.
• Quelque chose à nous dire? : ça manque de yaoi. En même temps y'en a jamais assez
• Avatar : Komaeda Nagito de Super Danganronpa 2. MÊME EN ME ROULANT DESSUS AVEC UN TGV JE NE LE LÂCHERAIS PAS.
• Rang désiré : Nothing burns like the cold


Dernière édition par White Queen le 24/11/2015, 22:26, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Hit me like a man and love me like a woman ♠ White Queen   23/11/2015, 23:41

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Bienvenue ! \o/
Jouant aussi White Rabbit (si, ça m'arrive... '^'), on pourra parler à quelles sont les relations de ces deux zozos là à présent !

Bon courage pour ta fiche :)
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MessageSujet: Re: Hit me like a man and love me like a woman ♠ White Queen   24/11/2015, 13:39

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Merci ♥ Bien sûr que je veux parler de lien petit lapin. On peut allez courir dans les champs ensemble si tu veux.
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MessageSujet: Re: Hit me like a man and love me like a woman ♠ White Queen   24/11/2015, 23:22

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Bienvenue! )o)
Dieu que tes avatars sont beaux ;^; (tout particulièrement celui d'Elsa... 8D j'avais jamais fait le rapprochement avant, je vois ce prédéfini sous un nouveau jour)

Fiou! J'ai fini la lecture de ta fiche et franchement, je l'ai trouvée splendide. Je me doutais qu'elle serait très bien, mais pas à ce point. Ta plume est vraiment belle et agréable à lire, mais surtout, j'adore la façon dont tu as représenté White Queen, sont petit côté perdu, tiraillé entre ce qu'on lui a inculqué et ce qu'il se découvre être, entre les attentes à son égard et sa lassitude, tout en gardant une petite lueur d'espoir... On ressent vraiment son côté brisé et tourmenté ;^; je suis émue. White est l'un des prédéfinis qui me tient le plus à coeur et il a souvent été pris, mais c'est la première fiche où je me dis, "Bordel, ce perso est génial, je ne pensais pas qu'il avait ce potentiel"... Je ne vais pas m'étendre d'avantage en dégobillage d'arc-en-ciels et sucres d'orge mais je suis vraiment ravie que White t'ai plut ;^; *se sent toute pitite maintenant*



Félicitations, tu es validé!
Hell'come petit loup, tout me semble correct donc te voilà validé! Tu peux filer recenser ton avatar et ton personnage et ton pouvoir! Tu peux aussi créer ton logement, fiche de personnage et même un Fakebook pour ton personnage!
Si tu veux directement te lancer dans le RP et trouver des petits copains c'est par ici!
J'espère que tu te plairas parmi nous, n'hésites pas à voter sur les top-sites et à faire de la pub autour de toi!



“I felt like an animal, and animals don’t know sin, do they?”
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