« I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours. »
Lewis Carroll
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Toucher l'insaisissable ~
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Toucher l'insaisissable ~

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7/3/2016, 12:57
Aujourd'hui est un jour comme les autres, je pense. Le roi n'a pas dormi, a prit un long bain brulant, s'est fait habillé de longs drapes rouges comme ses yeux et faisait son tour à la salle du trône. C'est dans les allés et retours que notre roi puise son énergie, dans le balancement lent de ses pas, allant et venant pareil à la feuille tombante. Balayé par le vent, les tissus soyeux flottent d'un côté puis de l'autre, sinuant quelques rides, comme si les âges n'avaient d'impacte que sur eux, protégeant le roi de ces ravages. Le seigneur du sang contemplait ses appartements avec satisfaction et dégoût, comme si son appartenance ne suffisait jamais, et il en était las aussitôt qu'il s'en émerveillait. Il changeait fréquemment la disposition de ses objets, allant de sa rose sous verre préféré au tapis bordeaux, avec trop de dorures, ou peut-être pas assez.
Le temps lui semble long quand il est seul, pourtant il aime cela visiblement, sinon il n'en passerait pas autant avec une telle solitude. Ou peut-être es-ce une habitude, les années infinissables dans ce monde étrange qu'est Wonderland, à en avoir fait déjà 1000 fois le tour, et s'en lasser. Ou encore, peut-être es-ce la crainte de ces mêmes choses qu'il a croisé durant ses nombreux voyages en ces lieux, créatures souvent trop mauvaises et répugnantes, dont il était l'un des meilleurs. Enfaite, il n'a peur des autres que de se voir à travers eux. Mensonges, trahison, et pouvoir. Il les aimes autant qu'il les hais.
La nuit, dans ses draps dorés, il se réconforte en se tenant l'épaule en dormant sur le côté. Quand il trouve le sommeil, du moins, car le reste du temps n'est qu'un amas de souvenirs dansants et brulants à l'intérieur de sa tête. Il y a la bas des voix aigues qui se tordent et quelques silences qui laissent généralement place au son lourd des pulsations de son coeur, plus intenses que sa calme respiration. Et la, une migraine intenable, qui ne fait qu'exciter les voix et leur hurlements.
Le matin, le manège se stoppe, le roi se lève, nu, et va jusqu'à son bain. La suite, vous l'avez comprise.
Le jour, le voici. Il s à sa fenêtre préféré du château et contemplait les vastes étendue du château. Il lui arrivait de prendre un genre de longue vue spéciale, que son ami "d'enfance" lui avait offerte, un jour de pluie. Il pouvait de ce fait voir ses vasseaux travailler, ou ne pas le faire. C'était le cas pour le jardinier comme c'était le cas pour des gardes de la villes. Il ne les punissait pas pour autant bien-sûr, sauf quand il fallait rappeler le respect. Mais la reine rouge, son merveilleux époux, le faisait déjà, et très bien, alors pourquoi intervenir...
Ah, voilà qui est intéressant. Le roi vient de voir qu'une fleur de sang particulièrement bien fleurie était au abords du château dans le no man's land. Il lui fallait l'avoir pour lui, ses nuances de rouges et de noir parsemée de dore au milieu, emblème de sa famille, était un pur joyau qu'il ne laisserait pas la comme un vulgaire être sans importance de nain-vert-land. Il claqua des doigts et très vite, quelqu'un venu, il lui remit un message, pour le jardinier, qu'il la cueille, et qu'on la remette au roi pour ce soir. En attendant, et puisque c'est l'aube, notre précieux souverain s'enferme dans la salle du trône, exigent que le reste se retire. Ainsi il alla contempler le soleil rouge orange, la haut, depuis son balcon. D'ici, personne ne pouvait l'atteindre... N'est-ce pas?...
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Stratège des Ombres
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Stratège des Ombres
17/3/2016, 19:16
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Age du personnage : 19 ans apparent
Pouvoirs / Particularités : Particularités phoenixiennes / Clairvoyance

Origine : Mythe d'Icare

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Nulle heure ne saurait faire naître en moi pareil sentiment d'amertume que la plus brillante d'une sombre journée. Fort de son zénith, l’astre solaire nous domine sans que nous ne puissions lever les yeux sur lui, gonflé de son orgueil, il les brûle, nos rétines, elles fondent telles les âmes des damnés sous le souffle du Cerbère, ou les chairs des déments pris dans la lecture du Nécronomicon.
Dans sa demeure céleste, le soleil nous darde de ses rayons, dé-sèche jusqu'aux rivières de sang, jusqu'aux corps décharnés des martyrs des no mans land, sans respect pour le fort, ni compassion pour le faible, tous le subissent, Dieu implacable régnant jusqu'au retour de l'Hécate triomphante

Mais qui pourrait penser que je grimaçais de dégoût, que la vue de l'entité qui m'avait prit vie, raison et paupières m'inspirait la plus viscérale des rancunes, lorsque je me déplaçais de zéphyr en alizée, sous les traits d'un oiseau de proie ?

Personne, si loin des cîmes de Neverland, de ces contrées que je ne connaissais que trop bien. Survolant les territoires désolés qui bordaient la cité autrefois prospère d'Ethernia, ces terres que je n'avais pas foulé depuis bien des lunes, dont la blancheur immaculée semblait désormais souillée par le sang de ceux qui s'étaient échinés à en faire un oasis de paix dans un monde de fou, je fixais d'un œil impassible la plèbe en contrebas. Où violeurs et meurtriers côtoyaient sots et prostitués, où la décadence n'avait d'égale que la folie de ceux qui les dirigeaient. Leurs sujets, avec un peu de hauteur, n'étaient que masse grouillante de satyres, excessives et inintéressantes, et leur armée n'avait l'air de rien de plus que d'un ramassis d'incapables, d'imbéciles armés d'épées en bois, qui risqueraient davantage de piller et ravager leur propre ville que celles de leurs rivaux, qui semblaient bien plus envieux de dépenser leur solde dans un bordel que d'aller guerroyer pour la gloire de leur patrie.

Étrange, contrairement a ma « reine bien aimée », je ne ressentais nulle haine, nulle colère à leur égard. Seulement un profond mépris.

Mais je n'avais guère de temps pour les pensées salvatrices, moins encore pour la pitié mal placée, lorsque chaque battement d'ailes embrasées me rapprochait inexorablement de mon objectif, lorsque se dessinait devant moi les façades de grenat et les sombres contours de la fierté de cette ville de lumière, maintenant noyée sous la noirceur, où les roses semblaient teintées d'ichor écarlate, et où le luxe et l'extravagance ne pouvait que refléter la logique aliénée du couple régnant.

Je plaignais sincèrement les architectes, mais guère autant que les gardes dont les jours semblaient comptés.

Et alors que cette simple pensée m'enivrait d'une façon telle que le plus divin des alcools ne saurait reproduire, je m'approchais du plus proche des balcons, identiques aux autres, aussi innombrables qu'absteints de toute forme de surveillance. Et quelle ne fut pas ma surprise que d'y voir accoudé le porteur de la couronne de Crimson Spook admirant l'aurore et ses milliers de nuances de son majestueux perchoir.

L'occasion semblait trop belle pour que nul n'en profite, et le Destin fit en sorte que je sois la seule à pouvoir en tirer partie.

Trop rapidement pour que qui que ce soit l'en empêche, pour peu qu'il existe un observateur attentif et prompt à empêcher pareille rencontre, le phoenix effleura le souverain peu de temps avant d'attérir sur le marbre albâtre et, dans une gerbe de flamme, devint jeune femme aux cheveux flamboyants esquissant un semblant de révérence, mon visage abaissé durant quelques longues et délectables secondes évitant au despote honnit l'affront de l’éblouissant sourire qui le transcenda durant ce court intermède, tant la saveur de la victoire me semblait douce avant même que je ne l'effleure.

« Votre majesté, cette audience imprévue est un véritable honneur. »

Bien malheureusement, le sourire ne me quitta nullement en me redressant, et que je doive lever le menton pour planter mon regard dans les yeux sanguins du roi des Crooked men ne l'occulta d'aucune façon. A peine esquissais je un geste de la main lorsque ma taille se redressa à son paroxysme, l'abaissant vers le tyran en un signe qui aurait pu se vouloir émissaire de paix, si dans la paume de ma main ne trônait pas une rose blanche que je venais, presque innocemment, de jeter aux pieds du messire.

« Vous m'excuserez de ne pas m'incliner davantage, en ces lieux, je craindrais de distraire vos – trop nombreux – gardes royaux. »

Comme mue par une illumination soudaine, je me retournais doucement vers la salle du trône, aussi carminée que vide de monde, avant de faire face à mon nouvel interlocuteur, le visage légèrement penché sur le côté sous le coup d'une interrogation bien trop feinte pour sembler vraisemblable.

« … Où sont ils, par ailleurs ? »

''Sûrement partagent ils le même lit à baldaquin que votre charmante épouse'' aurait, de manière parfaite, conclu cette question rhétorique. Si gardes il y avait, ils savaient se faire discrets, invisibles même, et il semblait n'y avoir, en ce huis clos, que les deux dirigeants de deux factions en guerre plongés dans le silence.

« Je vous dois des excuses, j'ai eu tort de penser que son oisive altesse ne pouvait se permettre de poindre le nez dehors sans deux sous fifres chargés d'embrasser le sol qu'il piétine. »

Et la lueur du mal illumina mes iris teinté de la même couleur que l'Océan dans lequel mon corps mortel reposera à jamais.

« Cela rend ma tâche bien plus facile - et bien moins salissante - que prévue. »
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Potato Brat
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20/3/2016, 14:02
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Si il y'avait bien une chose que Bowser appréciait dans son travail de jardinier, à part le fait d'avoir une paillasse miteuse qu'il considère comme un lit quatre étoile, un bon repas tous les deux ou trois jours qu'il complétait avec sa proximité avec le quartier Gula, (les poubelles faisaient l'affaire) c'était de tailler les haies. Et les haies ben... Même si il avait pas de liberté sur les motifs à tailler (et de toute façon il a pas l'imagination pour le faire...) c'était quelque chose de très distrayant, et surtout détendant.

Alors qu'il taillait une belle haie en forme du visage de sa majesté Snow White qu'un messager vint lui apporter un message du roi, il devait aller chercher une fleur dans le no man land... Une fleur de sang bien éclose aux abords du château.

Aller, pourquoi pas, il aimait bien de toute façon le no man land, il avait vécu un temps là bas, et connaissait par cœur l'endroit en question. Alors il prit le message et termina son travail complètement avant de ranger tout parfaitement à sa place, pour éviter surtout d'avoir des problèmes en laissant ses affaires traîner au sol... Sinon ça serai sa tête qui traînerai au sol.

Une fois cela fait, il alla dans le no man land avec un joli pot en or et une petite pelle. Délicatement (du moins comme il pouvait avec ses grosses pattes) il creuse pour ne pas abîmer les racines et met tout dans le joli pot doré.


Voila ! Une bonne chose de faite ! J'espère que je l'ai assez bien fait pour pas mettre le roi en colère...

Il leva la tête pour s'étirer quand il vit un drôle d'oiseau enflammé volait vers le château. Bowser n'avait jamais vu un oiseau  pareil et cela l'intrigua au plus haut point. La fleur précieusement rangé dans sa carapace, Bowser se dirigea en vitesse vers le château, grimpa les escaliers à grande vitesse (enfin pour lui) et avec l'aide des serviteurs, alla vers l'endroit ou se trouvait le roi, et personne semblait inquiet? Et personne n'a vu le gros poulet ? Ils ont du sable dans les yeux ou pas?

D'ailleurs quand le jardinier voulu aller vers la salle du trône, deux gardes l’empêchèrent de passer.


Mais puisque j'vous dit que le roi risque d'être en danger ! Laissez moi passer bon sang !
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12/4/2016, 17:08
Lorsque la lumière s’abat dans le plus sombre des cœurs, tout devient catatonique. Les ailes du phénix brulant le sol du palais glacé, laissant tourbillonner les cendres pour laisser place à femme aux cheveux de braise. Le spectacle commence sur quelques paroles de menace, où le roi reste silencieux, les yeux fixés sur l’objectif. Avant un seul mouvement de sa part, ou une seule précipitation risquée, il évaluait la situation, tandis que son adversaire parlait encore. Ainsi, cette chose ose se présenter devant lui, l’insulter dans sa propre demeure. Il eut un petit sourire, comme si son audace lui plaisait autant qu’il le désolait. Ses longs doigts jusqu’ici sur le rebord de la fenêtre se retirèrent dans un bruit de raclement léger. Ses bagues d’or pointues de ses dernières phalanges résonnaient encore pendant quelques sombres secondes, où l’ambiance lourde pesait la force de l’un puis de l’autre. Les cascades de chaines entremêlées sur ses doigts et sa couronne sonnaient la fin du calme. Sa veste de velours trop lourde, ses pants baroques sur les épaules, sa chemise en mousseline longue jusqu’au sol, et son sceptre à la main, il prit une longue inspiration, relevant légèrement ses épaules et son visage.

« Vous n’êtes pas la bienvenue. »


Elle ose prétendre à une entrevue surprise, lorsque l’on parle d’intrusion, ou d’honneur de se présenter, lorsque l’on parle de se mesurer à lui. Il retourna son sceptre violemment contre le sol, dont le cristal de la tête se brisa. Il n’en aura pas besoin. Il retira une à une ses bagues, en fixant la jeune femme sans ne jamais cligner des yeux. Souhaitant percevoir les flux sanguins de cette dernière, il leva la main dénudée vers elle, car un simple regard ne suffisait visiblement pas.
Oh il n’avait nullement besoin des autres pour se délecter d’écarteler un cœur de plus, il l’avait fait bien des fois dans le passé… Pas seulement symboliquement. Si ses serviteurs étaient obligés de rester en dehors de cette pièce, ils n’y entreront sous aucun prétexte, le roi y veillera. Il pouvait les surveiller à travers les portes, car le sang était visible pour lui comme une source de lumière blanche et rougeâtre perçante et dont l’acuité qu’il avait pour naturelle n’avait d’ennemi que l’absence de ces mêmes faisceaux. C’est justement ce qui le gêna en premier chez elle, sa lumière était celle d’un soleil, chaud et réconfortant, orangé et jaune. Rien de manipulable, rien de palpable de la main, ou que RedKing puisse ressentir et contrôler. Il abaissa sa main, le jeu était déjà tracé sur bien des parties, mais ce n’était que le début. Bien que l’heure n’était pas la plus convenable pour se battre, cette chose ne lui laissait peu le choix cette fois. Il finit par jeté sa couronne, saisir son sceptre en or à 2 mains, prêt à corriger cette petite impertinente. Car ce jour-là sera, et il faudra qu’il le redevienne, un jour comme les autres.
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Stratège des Ombres
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Stratège des Ombres
23/4/2016, 00:27
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L’Astre incandescent, pourtant enveloppé de l'écrin vermeil d'une aube triomphante, n'aurait su égaler la lueur rougeoyante qui flamboyait dans les iris de feu du sinistre Monarque. Flammèches dansantes, emplient de haine et de rancœur, courroux d'un sombre seigneur, dont les mains semblaient teintes de la même couleur incarnat que celle de l'ichor qui, plus jamais, ne circulera dans mes veines.

Que pouvait il lire en moi, au travers de ses pupilles, que cherchait il que l'on ne m'ait déjà prit ?

Un fluide vital, devenu l'emblème de son royaume, sa fierté, duquel il aimait tant teinter les murs de son fief ? Un organe palpitant, dont les battements incessants rythment le quotidien de millions d'âmes errantes, sur ces terres abandonnées des Dieux ? Si telle était la faiblesse qu'il pensait exhumer de son regard avide, il n'aurait su mieux se tromper, si là reposait tout son arsenal, alors bientôt, son erreur le consumerait.

Le néant qui occupait la place de mon cœur absent saurait être comblé par l'extase que me procurerait la vision du Roi Rouge enchaîné à mes pieds.

« Que diable pensez vous trouver en moi, si ce n'est un profond mépris ? »

Roi de pacotilles, emplit de tant de vices que ne serait ce que lui faire face provoquait en moi des frissons de dégoût, un ecoeurement viscéral, issu du plus profond de mon être. Telle une tache de sang sur un linceul immaculé, il souilla tout ce dont ses prédécesseurs s'étaient échiné, durant des décennies, à bâtir sur les ruines d'un royaume tant de fois redevenu ruines. Un royaume dont la grandeur n'avait pour égale que sa décadence.

Il me semblait qu'ils se roulaient dans la fange, ceux qui baisaient les empreintes que leur bon suzerain laissait sur le sol. Meurtriers, voleurs, putains et arrivistes, tous se valaient dans l'obscurité des ruelles qui jalonnaient cette cité infernale, les cris et les pleurs se muaient en sinistre litanie que jouait un orchestre fait de sabres et de poignards, une complainte prompt à accompagner les scènes d'un drame moderne qui se succédaient les unes aux autres, dont les acteurs se valaient par leur déliquescence.

Alors, lui qui m'observait, enorgueillit par sa condescendance, méritait il seulement le trône sur lequel il attendait, oisif, qu'arrive la fin des temps ?

« Vous pouvez le dire, je ne suis pas « bien » venue, vos gardes m'auraient empêché d'entrer … »


Un pas après l'autre, je me rapprochais de celui qui, rendu fou par son impuissance, saisissait son sceptre de prince dément à deux mains manucurées, le levant vers le soleil qui m'a autrefois vu naître. Qu’espérait il, en se gorgeant ainsi de l'énergie du désespoir ? Souhaitait-il tant admirer  ce vestige de royauté mettre un terme à l'existence de celle qui, toujours, renaîtra de ses cendres ?

Roi de sang, mais pas des morts, Elle, observait la scène de son œil impartial, tant et tant éloignée, car le ciel ne se teindra pas de rouge en cette triste aurore. La vie ne s'écoulera d'aucun corps, nul ne tuera en ce jour des plus ordinaires, du moins, telle le fut il pour la peuplade du palais de Crimson spook.

« Avec un peu de chance, ils empêcheron votre jardinier inquiet de venir faire votre rencontre en ce moment. Me tromperais je ?»

Un rictus victorieux étira un long moment mes lèvres lorsque seuls quelques pouces me séparèrent de la tête couronnée. A tout instant, l'arme pouvait s'abattre sur mon front à découvert, le fendre en deux et, telle une lame de fond, décorer la pièce de traces sanguinolentes, et pourtant, désarmée, je demeurais confiante, aucun pas ne se fit sans que mon sourire ne demeure sur mon visage.

Car tout seigneur qu'il était, je demeurais celle des flammes qui brûlaient les chaumières, consumaient les chairs, changeaient les os en poussière, et nul roi ne souhaitait que ses jours connaissent leur terme dans les larmes et les cendres.

« Peut être devrions nous reprendre cette conversation dans un lieu plus … intime. »

Et lorsque deux ailes vinrent clore entre mes omoplates, ma main se leva, saisissant le roi par la gorge, sans qu'un seul instant mes yeux ne se délectent d'une scène tant de fois rêvée., tant de fois préparée comme tant d'autres préparaient le crime parfait. D'une force que seul un phénix saurait égaler, il se souleva dans les airs, m'accompagna dans mon ascension à l'instant même où, dans le silence de ce huis clos, mes derniers mots résonnèrent telle une sourde menace à l'encontre de celui qui, plus jamais, n'aura le sentiment d'avoir vécu une matinée d'une banalité affligeante

Au final, rien n'était du au hasard, et tout se déroulait comme cela devait se dérouler.

« Les cachots de Neverland, par exemple. »

Une journée habituelle, rien de plus … Et rien de moins.
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Potato Brat
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12/6/2016, 18:29
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Assez ! Ces foutus gardes crétins n'avaient perdus que trop de temps, Bowser bouscula ces deux têtes d'andouilles et couru jusqu'à la salle du trône, il donna pour commencer des grands coups sur la porte pour savoir si le roi allait bien...
En espérant pour le coup qu'il y'ai vraiment un problème, car frapper comme ça comme un bourrin, il risquait déjà de perdre sa tête.

... Mais vu le bruit que ça faisait à l'interieur, c'était sur que le roi avait des ennuis, y'a pas de doute là dessus ! Alors Bowser continua de cogner comme un gros sourd sur la porte, jusqu'à temps que celle ci s'ouvre avec fracas, et là un spectacle terrifiant se déroulait sous ses yeux...


Bordel de meeeeeeeerde ........!!!!

Il savait pas ce que c'était ce gigantesque poulet de feu, enfin, c'était peut être entre la femme et le poulet de feu, tout ce qu'il savait c'est que cette créature très bizarre était en train de tenir son roi par la gorge... Et prêt à l'embarquer au loin ! Ou il ne savait ! Et ça c'était mauvais, mauvais vraiment très mauvais !

... Car si Bowser réagit pas, il allait lui avoir de sacré gros problèmes !

Le gros Koopa couru alors vers la femme et le roi, tentant de les rattraper, en vain. Il monta sur la rambarde pour essayer d'attraper au moins la jambe du roi, inutile effort ! Il se met à hurler !


Vous inquietez pas vot' altesse ! J'vais vous sauver ! J'vous jure que j'vais vous sauver !

Il regarda aux alentours, des objets, des trucs dans le genre qui pourrait peut être sortir le roi de cette mauvaise passe. Il prit alors les meubles les plus encombrants, les plus lourds et tenta de les balancer sur la tête de ce sale monstre.

Tu va lacher le roi ? Espèce de volaille ardente ?!? Lache le si tu veux pas que j'te bombarde !!!

(Désolé de l'attente, j'espère que ça va aller ! Dites moi si y'a des trucs à changer par mp)
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28/6/2016, 22:31
Lourd était le son du désespoir, susurrant quelques notes au loin, que RedKing ignorait trop souvent. Quand venait ces moments de faiblesse, il était le seul à le savoir, et le niait si fort, qu’il s’en trompait lui-même. La persuasion est l’un des dons que Wonderland lui a offert, et durant toutes ses nombreuses années à voir Ethernia et Crimson Spook tomber comme il flottait dans les airs en ce jour et en cette heure présente, il avait su travailler toutes ses craintes. Ainsi flottaient dans une lumière brulante le roi rouge et le phénix flamboyant, dans une valse portée par l’agitation. Toutes ces cacophonies, le vent, le feu, ces voix graves qui ne cessaient d’appuyer dans l’esprit du roi, et au fond, la voix du jardinier inquiet, ayant accouru pour sa majesté, tendant désespéramment le bras vers ce dernier.

Oh ce n’était qu’une querelle gênante de plus après tout, un monde éternel sans que rien ne se passe, serait un monde invivable. Tandis que le roi pensait, se sachant pour le moment en mauvaise posture, dans les aires, le feu de la main qui le tenait au cou commençait lentement à lui consumer le col de sa chemise, et rougir sa chaire. Ce n’est pas aussi aisé de se débarrasser du maitre du sang que d’un simple humain, comme ces Alices perdus dans ce monde, qui cherchent à se racheter de leur faute, parfois plus punissables que celles des rois et reines de ce peuple qui ne font que donner l’exemple.
Le roi prit le poignet de son ravisseur, faisant tomber le tronc de son sceptre à terre, qui se planta parmi les piques avec les têtes empalés dessus qu’était le paysage aux alentours du château sombre. Ce jour-là devait être un jour comme les autres… et si le peuple rouge relevait son regard vers le ciel, ils n’apercevraient qu’un faisceau lumineux comme un bolide et sa trainée de lumière, réagissant avec l’atmosphère étrange de ce pays, brulant et dangereux.

La chemise de soie transparente finit par tomber en flottant encore parmi ses cendres, arraché par le vent et les flammes l’ayant mise en lambeau. Il souffle, souffle ce vent tournoyant entre chaleur et gèle des hauteurs, qui fait frissonner le buste du roi, entre les fouets de ses cheveux noirs qui peinaient à éviter les flammes. Il enfonca ses ongles dans son ennemi, sur la prise, sentant l’étau se resserrer pour lui. Les cachots de Neverland… Qu’il en soit ainsi. Si cette information est arrivée jusqu’aux oreilles de la tortue gigantesque, le roi espérait qu’il saurait en faire bon usage, en rependant la nouvelle aux personnes adéquates. Ainsi, RedKing comprit que cette fois, il ne mènerait pas la danse. Il rendit pour la première fois depuis leur rencontre, ce sentiment méprisant que la jeune femme lui avait porté depuis le début, et la fixa jusqu’à leur arrivé, les ongles crispés, ne se soumettant pas, ne se débattant pas non plus.
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Stratège des Ombres
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Stratège des Ombres
7/8/2016, 00:27
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Voletant au delà du balconnet, tel un rapace enserrant sa pitance entre ses serres, tu te repaissais du mépris que tu décelais dans le souffle avide que le Roi rouge exhalait sur ta peau d'albâtre, cette morgue que tu pouvais, dès à présent, lire dans ses iris rougeoyants de colère, dans ses prunelles dilatées par la haine, dans sa gracieuse grimace de dégoût, celle la même qui faisait écho à ton sourire vainqueur.

De ses milliers de subtiles nuances incarnat, l'aube venait éclairer le théâtre de ta victoire, Hélios se mettait en quête, tirait son char, révélait aux mortels la scène qui se déroulait au sommet des tours dressées de Crimson Spook. Nulle âme ne semblait prompt à apporter son secours, en ce lieu où la teinte des murailles faisait pâle figure face à la crinière de celle qui – qui l'aurait cru?- tenait désormais leur despote en otage.

Les rayons d'un soleil qui pointait à l'horizon échauffaient le dos de ta tunique immaculées, alors que les plumes de flammes qui ornaient désormais ton dos frémissaient sous l'influence des alizées, battaient lentement au rythme du courant, dominaient de leur ombre le Tyran déconfit, et son serviteur reptilien qui, non content de s'introduire dans ton homélie, brisait le délicieux silence d'un dialecte qui vrillait tes délicats tympans.

« Je ne comprends guère un traître mot de votre plaidoyer. »

Tes sourcils se froncèrent lorsque le jardinier s'agita tel un enfant, un peu plus encore lorsqu'il tendit ses doigts gras, bouffis et sa paume difforme vers vous, un rictus de dédain traversa ton visage lorsqu'il se met à élever la voix dans le vain espoir de donner plus de poids à ses suppliques.
Tes traits s'affaissèrent finalement sous l'action conjointe du dépit et de la pitié lorsque le garde improvisé saisit les meubles de son maître et les projeta vers votre direction.

Mue par un savant instinct de survie, tu levas le poing dans la direction du fauteur de troubles, celle la même qui saisissait l'homme qu'il tentait desesperement de sauver par le col, et lorsque les projectiles fusèrent dans ta direction, fort de ton royal abri, tu ne fis aucun effort pour les éviter, laissant au roi le bon soin de préserver son auguste personne à la fois du bois, et de l’énergie cinétique.

Lorsqu'enfin ton esprit parvint à traduire l'immonde patois qu'employait l'humanoïde dominé par l'effroi, après avoir, bien évidement, épuré ses propos de ce qu'il te semblait être de puériles, d'infantiles injonctions visant à te désarçonner, ton tic de condescendance disparu, ne laissant place qu'à un aimable et avenant sourire, trônant sur tes lèvres purpurines telle une courtoise mise en garde.

« Attendez. Lâcher le roi, voilà donc ce qui ferait votre bonheur ? »

Tu penchas lentement la tête sur le côté, certaine d'avoir clairement ouïe la demande, où plutôt, l'ordre qu’énonçait le bossu qui agitait ses membres boursouflés vers ta gracieuse personne.
Tes doigts fins effleurèrent la gorge de ton prisonnier, tes ongles taillés d'une pointe laissèrent de fines marques sur la chair claire de l'aristocrate, ta paume opaline la comprima dure de longues secondes qui, dans ce supplice, semblèrent durer une éternité.

Puis, alors que depuis les prémices de sa déplaisante tirade, tu t'éloignais du balconnet, survolais déjà la cité des Crooked men à quelques mètres de la palissade, surplombait la ville qui semblait minuscule en contrebas, tu accédas à sa demande.

Tu obéis, et avec une légère révérence, tu le relâchas.

« Mais avec grand plaisir, mon ami. »

La scène dura une unique seconde qui semblait se prolonger à l'infini. Le roi pouvait il sentir son poignet relâcher le tien, et tes phalanges desserrer leur emprise, le soutien qui le maintenait dans les airs, brusquement se dissiper ? Remarquait il l'air s'obstinant à faire barrage à son corps lorsqu'il se mit soudainement à choir, ses membres, traverser la barrière d'oxygène a mesure que le sol, inexorablement, se rapprochait, que les battisses s’élargissaient sous ses yeux, et que la plèbe, impuissante, contemplait la déchéance de leur majesté ?

Et que ne règne plus que cris, puis silence ?

Il ne put. Avant qu'il ne se repende en agglomérat sanguinolent d'ivoire et d'organes, tu saisis sa somptueuse chevelure d'ébène entre tes doigts vengeurs, laissait ses mèches de la couleur de la nuit s'enrouler autour de ta paume, et alors que la gravité commençait tout juste à reprendre ses droits, tu la tiras d'un coup sec, non sans qu'un sourire vicieux de jouissance bestial ne ravive ton visage un infime instant.

Happant désormais ta proie par ses boucles ténébreuses, tu t'éloignais de son esclave suppliant, à tire d'ailes, implacablement.

Tu jouais avec lui, mais ce n'était qu'à dessein, après tout, il te fournissait la seule et unique chose qui te faisait défaut pour souligner la perfection de cette pièce.

Un témoin.
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