« I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours. »
Lewis Carroll
game of madness
Bedtime stories - Deadpool
RSS
RSS



 

Bedtime stories - Deadpool

 :: Queenland :: Crimson Spook :: No man's land Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Voodoo Child
avatar
13/6/2015, 03:30
Messages : 36
Voir le profil de l'utilisateur



Il est noir, ton regard. Noir de suie, noir-suie, noircit. Il est noir de jais, jet de noir, de l'encre qui fuse d'une plume maudite pour souiller une feuille vierge de son amerture. Noir à s'y perdre, y perdre la raison. Il n'a aucun sens ce regard, perdu vers l'infini, accusant l'existence même de la douleur qui tend tes nerfs et qui tord tes membres dans une tétanie muette. Ton inhumaine souffrance étire tes lèvres dans un rictus mauvais de poupée détraquée.  
Tu as mal, mal d'être. De n'être qu'une fillette perdue dans un éternel tourbillon de douleurs toujours plus aigües. Rien de plus qu'un vide qui se creuse un peu plus à chaque seconde. Chaque battement de coeur t'écarte un peu plus des autres, te rendant étrangère au monde, étranger à lui-même. Tu fermes les yeux, tentant en vain de chasser les pensées nihilistes envahissant tes synapses.
Le ciel s'assombrit avec les battements de ton palpitant insolent qui martèle ton corsage d'ivoire, et qui vient creuser les orbites de ce corps de frêle poupée n'arrivant à trouver l'éternel repos, même mère la mort n'a su faire taire les démons dont les tambours résonnent jusqu'à ta masse corticale.

Ta colonne d'ossements roule sur elle-même étirant ton dos dans un craquèlement sourd-muet. Tout n'est que silence et contemplation malsaine de ta dégénérescence morbide. Tes vernis noirs claquent sur les derniers pavés de la ville pour soulever la poussière des terres oubliées couvant ce monde dont tu cherches à te détacher. Tu fais tâche ici, comme partout ailleurs, tu n'as jamais su trouver ta place ailleurs que dans la fiction, dans ce qui n'aurait du exister.
Une légère brise vient s'écraser sur ta peau de papier de soie, les pans sombres de ta robe se soulèvent doucement dévoilant tes cuisses d'enfant chétive et perturbante... Oui, c'est le mot. Tu es le genre de créature que les regards évitent, ne laissant que le silence sur son sillage. Tes bras en balancier et tes formes trop généreuses pour tes airs de fillette roulant sur une silhouette semblant avoir du mal a les porter, tu avances le regard glissant d'une tête à une autre attribuant des notes aux lancers de la reine démente du royaume que tu as choisis pour tombeau. Derrière toi les bâtiments se dressent à l'image de stèles mortuaires délavées par les ténèbres.

Tes iris bleutés se voilent à nouveau, perdus derrière tes fils d'argent qui entamment une ronde de feux follets autour de ta silhouette de spectre ambulant, une vision repoussante, trop différente pour le commun des mortels. Avec tes airs d'enfant tu représentes ce que la plupart chérissent, l'espoir et l'avenir... Si tant est que ces mots aient encore un sens dans cet endroit maudit. Mais avec ton corps, et ton regard trop froid, tu déranges d'autant plus, comme un majeur levé au ciel, un "A" gigantesque, rouge, pimpant et terriblement barbare, taggué sur un mur de la maison blanche. Ton apparence soulignée par ton silence ne fait qu'exposer les non-dits, plonger des nez dans la merde, et personne n'aime ça.

Sauf les scatophiles...

Par ce qu'il ne faut oublier personne après tout... Ohana signifie famille... Et famille signifie qu... Là, c'est ton araignée au plafond qui parle, ta démence obscure qui trône fièrement au sommet de ton encéphale, cette masse informe qui s'agite et qui balance des saloperie surs les passants, celle qui aguiche et qui repousse... Cette saleté qui te colle à l'être et qui dit tout haut ce que tu penses tout bas. Mais il faut bien que quelqu'un le fasse non? Et puis c'est pas comme si t'en avais quelque chose à foutre après tout. T'es bien au dessus de tout ça.

Tu joues à la marelle avec les pierres, tu tues le temps, espérant qu'il te tue à son tour. T'avances sans savoir où aller dans un colin-maillard masochiste et lassant que tu tentes de submerger par ton amertume. Encore une nuit chiante. Un patchwork d'actions sans fil conducteur à l'image de contes défaits et refaits, rapiécés dans des situations improbables, une Alice qui se casse la gueule contre le mirroir, un Pinocchio qui finit en feu de joie ou encore une princesse dévorant le crapaud de la marre avant d'aller épouser le dragon.
Tant d'improbabilités à explorer... Convergeant toutes vers un même point, le 42 illogique d'un monde absurde que même les souris ne sauraient recréer. Le sens se perd, le fil d'Arianne aussi... Se transformant en magnifique papillon aux spores hallucinogènes. Une putain de blague. Les têtes s'enchaînent et sont indentiquement différentes dans leur infamiliarité, tes pas les enterrent sous la poussière du No man's land.

Te voilà muse sombre errant dans les Limbes, guenilles de monde, mais même tes artifices de poupée n'arrivent à te faire oublier ce que tu es. Inapropriée. Comme ce vieux tronc usé par le sang et les bombardements qui persiste au milieu du désert. Tes sourcils se froncent alors que tu sors une clope dans ce qui était autrefois de la provocation, ne se résumant plus qu'à un simple automatisme. L'allumette craque contre le tronc, comme tes os usés, la flamme flemme, oscille et se fait femme, charmeuse, danseuse, épousant le tronc, l'embrassant, l'embrasant alors que toi tu brasses du noir, le broie, comme ce tronc qui se consumme sous ton regard glacial que tu tentes en vain de réchauffer pour chasser le froid qui t'habite. Mais il reste cependant ton seul compagnon. Tu soupires lasse, observant Jeanne-Tronc crâmer alors que la voix rauque de ton ombre vivante entamme un vieux chant viking porté par le vent, accompagnant la fumée jusqu'au Valhalla des arbres.

T'as l'air d'une sorcière démente en plein rituel, peut-être que tu devrais te jeter au bûcher... Ouais, ça te semble être une bonne idée... Ta main se tend vers les flammes, se joignant à la danse infernale que tu analyse toujours aussi calmement, laissant l'odeur de chair crâmée se joindre à celle de la fumée et des cellules en décomposition, un véritable festival de saveurs. T'as toujours mal, ça n'y change rien et ton ombre poursuit son chant funèbre ponctué par les craquements du bois. C'est toujours la même histoire, celle qui vient avant le sommeil... Celle qui est d'un ennui mortel.


Désolé pour le titre et le code Mickey xD
Revenir en haut Aller en bas
« T'as vraiment une sale gueule »
avatar
« T'as vraiment une sale gueule »
25/6/2015, 20:55
Messages : 106
Age du personnage : Il fait dans les 30 ans
Pouvoirs / Particularités : Il saît qu'il est dans un rp / Facteur guerisseur + tp

Origine : Marvel DC

Voir le profil de l'utilisateur
Le silence de mort qui régnait sur le no man's land se diffusait autour de moi comme un fascinant concert, faisait ressortir le plus infime craquement d'os rongé par les rats et intensifiait jusqu'au bruit des corps catapultés en dehors de la cité. Chaque son qui résonnait sur la terre vide d'homme indiquait que la nature reprenait ses droits. A chaque fois que le nouveau visage sanguinolent et dépourvu de buste d'un parasite humanoïde indésirable gisait sur le sol, elle imposait sa présence, recouvrant les extérieurs de la cité de la Reine Rouge de son aura forte et impitoyable.

Mais ce calme ne pouvait être inhérent à cet endroit. Tous les bruits s'étaient tus, et rien ne subsistait si ce n'était l'odeur de pourriture qui effleurait mon nez par saccade, la sensation rêche du sable qui crisse sous mes pas, sur ce même sol où, je le savais, jamais une pluie ne pourra se déverser pour hydrater cette terre perpétuellement auburn, perpétuellement aride. Mais une averse pourrait elle purger ce monde de la folie qui résonnait autour de nous comme une litanie faite de sang, fluide vital qui jaillissaient telle une averse écarlate et d'un noir si intense qu'il éclipsait la beauté de l'astre primordial, obscurcissait ma vue jusqu'à ce que tout ce que je vois ne devienne que le reflet de mon âme souillée par le vice.

Par l'obscurité. Voile ténébreux dévorant la lumière dans le tréfonds des entrailles de Crimson Spook. Et les pulsations de la peur résonnent dans les dédales sombres du Royaume du Maître des cauchemars. Cavités abandonnées, étouffées sous le poids du silence et d'une victoire amère.
Grincent les cordes pendues aux gibets, les corps se balançant mollement sous le souffle de la peur. Les funestes prisons aux carcasses de fer rongées par l'angoisse et la haine. Ils tremblent, vaincus, leurs poings serrés à jamais dans une ultime démonstration de rage vaine. Dévorés par leur propre royaume, ils contemplent  la voûte ténébreuse de Wonderland. Lambeaux d'étoffes. Chuchotements, murmures, plaintes d’outre monde, d'une terreur tapie dans l'ombre, se pourléchant les babines en sentant le parfum de frayeur qui émane des morts devenus ombres.

Un royaume fou façonné par un roi des fous, roi des morts, roi d'un tout qui ne vaut rien. Dieu d'un monde qui n'en avait nul besoin, mais qui ne pourrait s'en passer. Riche d'un titre de pacotille, récompense d'un jeu maudit, d'un pile ou face macabre, l’érection d'un nouveau seigneur qui n'aura plus qu'a attendre à son tour son déclin.

Il a peur. Oh oui, il empeste la peur ce grand roi des Ombres patientant jusqu'à l'heure où il sera jeté à bas de son trône par les rires d'enfants candides croyant aux merveilles de l'onirisme. Déchu par le froid, les rêves, l'espoir, les souvenirs et l'émerveillement…il ne sera plus qu'une ombre tremblotante dans les ténèbres. Ses poings frappant avec hargne le mur de son ancien château sur lequel il appuiera sa maigre silhouette écorchée.

Et croque, croque, croque chère peur ce Croque-mitaine blafard. Enveloppé dans l'amère défaite, il crèvera de honte ce roi des cauchemars, étouffant sous le poids d'une rage haineuse. Il sera seul dans les ténèbres, dévoré par ses propres peurs alors qu'une réminiscence de souvenirs brumeux viendra se cogner aux portes de son esprit tourmenté.

Roulis de souvenirs, écumes de sentiments étranges éclosant dans les ténèbres. Un sourire nait sur mon visage alors que des images floues dansent devant mes yeux. J’étouffais dans cette prison sombre. Sous le poids des ruines de ce royaume. Je traînais ma carcasse dans les couloirs labyrinthiques de la demeure du Père Castor, me glisse comme une ombre vacillante, d'un souffle fragile méditant ma vengeance. J'erre avec le mal de Baudelaire, ce mal de vivre dans la mort.

Et toujours les spectres dansent devant mes yeux noirs. Voile décousu dont le sens m'échappe.

J'aimerais hurler de rage,  ou éclater de rire, faute de pouvoir comprendre le sens des images floues tressautant devant mes yeux. Hurler la vengeance d'un dément devenant sain à mesure qu'il côtoie la folie de ses songes ténébreux, de ses délires les plus obscures, ou la joie d'un exilé venant de trouver une patrie à son image, un endroit où il ne serait plus hanté par des réminiscences impies. La faucheuse dévore les souvenirs, régurgitant des ossements cliquetant sur le sol d'une mémoire rongée par le dégoût et la haine.

Dégoûté par la défaite, ravagé par la solitude, par ses propres cauchemars.
Par ces ténèbres sournoises qui enlacent impunément ma carcasse.
Par cette mort que j'ai un jour appelé « mon amour » alors qu'elle pressait ses lèvres putréfiées contre les miennes.

Les voix chuchotent, Les cauchemars murmurent, avides. Désireux d'embrasser et sucer jusqu'à la moelle les frayeurs qui palpitent dans ce monde, mais qu'ils ne trouveront pas dans mon cœur.

Ma main gantée effleure une forme bombée sous les lambeaux de cuir sombre. Mes doigts saisissent un médaillon doré entouré de mystère que je garde contre moi depuis des lustres. Scintillement d'or dans les ténèbres. Clic. Le fermoir reste clôt, me refusant à voir la source des souvenirs oubliés.

Une voix  inconnue mais si familière ...

Un sourire carnassier étire mon visage. Le maître de la mort s'ennuie…mais il apprivoisera les abysses. Pour étendre un voile de craintes et de souffrances … Ou simplement pour passer le temps. Ténèbres profondes enveloppant mon corps. Dans la pénombre de Wonderland … Pérégrinations d'un fou dont les hallucinations moqueuses ne lui permettent même pas de tromper son fléau.

Tandis qu'il noie mon cœur dans la vengeance et la colère. Plonge dans l'oubli de la haine…qu'importe si d'autres pleurent dans les ténèbres. Tant pis si des larmes d'angoisse roulent sur leurs joues. Qu'importe un jour la peur reviendra sous mes doigts agiles, pour que je la façonne et que je la distribue encore, comme tant de fois auparavant. Marchand de mort, vendu au plus haut prix.
Qu'importe … Aujourd'hui, je veux simplement m'évader, ne serait ce qu'un court instant

Chasser ces papillons noirs, songe mon esprit luttant contre les suppliques d'une voix qui laboure mon cœur vide, ronge un peu plus mon esprit déviant.
Mais pas mon âme. Le médaillon scintille dans les ténèbres, emprisonné sous des doigts fermes

Des doigts qui ne se crispaient jamais, pas même lorsque le chant de la Banshee vint déchirer le voile qu'avait créé le silence.

Un sourire fleurit sur mes lèvres à l'aria de cette sombre journée, alors que doucement je me dirigeais vers la cantatrice, vers cette lueur qui illuminait la contrée où le soleil ne brillait plus. Comment pouvait elle faire ainsi résonner sa voix en gardant les lèvres closes ? D'où provenait ce chant apaisant mais inquiétant, digne des walkyries qui accompagnaient les âmes des guerriers morts jusqu'au festin d'Odin ?

Cela m'importait peu lorsque ma voix vint se joindre à la sérénade lugubre de la demoiselle en perdition.

« A l'odeur, je m'attendais à une grillade. Je suis déçu. Mais je suis d'avis que si tu traînes par ici, c'est que tu t'ennuies autant que moi ... »


Et, face à cette image de femme enfant rendue lasse par un monde trop terne, derrière le masque, le tueur sourit comme un enfant.

« … J'en mettrais ma main au feu. »

HRP : Ca craint un peu, désolé (reprise rp oblige, je me rattraperais)
Revenir en haut Aller en bas
Voodoo Child
avatar
12/7/2015, 01:24
Messages : 36
Voir le profil de l'utilisateur



Banshee perdue dans la nuit, ton voile mortuaire se perd dans les inspirations morbides des dieux anciens. Comme la mort te sied, Emrys, elle te colle au corps, au cœur, l'étouffe comme cette ombre sordide qui te vole la voix, elle chante pour toi, une ode aux anciens. Ton esprit dément se perd dans la danse envoûtante de la mort qui gagne le tronc, en fier radeau il emporte ton esprit dément vers un ailleurs meilleurs, encore une déception à venir. Le ciel est mort, les nuages en deuil, corbillards de rêves, un jour qui s'achève dans l'obscurité alors que ces terres mornes brûlent sur le tronc qui avale l'horizon dans un coucher de soleil rendu livide par le néant avide qui t'habite, qui avale les espoirs, les noie dans l'obscurité. Les flammes lèchent ton visage, les pierres et les étoiles, elle t'enferment dans ce monde absurde, t'y figent à jamais, elles t'intiment dans un crépitement que plus rien ne pourra te libérer.
T'as perdu le fil d'Ariane dans ce désert d'illusions capitonnées, regardes ta peau passer du rouge au noir, cramer sans te faire crier. Regardes tes cellules se consumer, fondre et se mélanger dans une bouillie immonde, à l'odeur nauséabonde de chair cramée qui t'irrite les narines, étire tes nerfs, une douleur qui se noie dans d'autres. T'es morte en dedans, mais c'était il y a longtemps, bien avant d'exister, tu n'es qu'un corps ayant avorté son esprit et désormais perdu dans cette marelle folle, les pieds dans l'autre qui avancent sans savoir où aller, se laisser couler, corps endormis qui ne songe même plus qu'il peut flotter. La fuite, c'est surfait, trop lointain, un scénario recyclé, innovez, baissez les bras, jetez vous au bûcher plutôt qu'à l'eau, à corps perdu, l'âme dans le vague, un tsunami qui s'abat. L'aubaine, ya même pas à lever le petit doigt. Et l'ombre chante, elle appelle l'aigle de sang, ouvrir ta cage d'oiseau pour offrir tes poumons à l'air, chante des psaumes maudits en espérant voir pleuvoir le sang, qu'il souille tes souliers et que de trois coups de talon tu rentres chez toi... Mais c'est où chez toi? Tu es paumée petite fille, dans tes pérégrinations mentales, dans le labyrinthe de tes synapses tourmentées.

On vit, on pleure, on chie, on meurt.
Voilà, le fantastique sens de la vie, le non-sens, sans dessus-dessous, la tête à l'envers, les miches à l'air, retournez vot' monde pour y retrouver un nouvel intérêt, de nouvelles perspectives. Mais à la fin, vous avez juste mal au crâne, comme une sacrée gueule de bois. Keaf-keaf, bourricot, l'histoire qui se répète, qui te prend en levrette, t'encule à sec, trois p'tit coups et puis s'en va. Tu perds le fil, la boule, hé gamine, quitte à te foutre le feu, t'aurais pu te le coller au cul, au moins j'aurais eu de quoi m'occuper. Ya que ta raison qu'tu crames, gamine, c'est même plus drôle, j'aurais tellement voulu t'entendre crier, entendre ta voix s'écorcher, ton stoïque visage se briser sous la douleur. Mais y se passe jamais rien, t'as tout en dedans, un monde dans ta tête, pas de poux, juste des idées gangrénées, encore plus nocives que la peste, t'es infestée par l'inertie, infectée, mais jamais affectée, désaffectée par la vie elle-même il n'y a que moi, ton araignée au plafond et je tourne en rond. Creuse ta cervelle trop pleine, tourne autour de l'équateur de ton monde, y creuse ma propre tombe, même la folie se meurt, meurt d'ennuis, si seulement t'en avais, au moins on pourrait se marrer.

Comme en réponse à mes prières mon chant se meurt sous le son d'une voix étrangère. Hé gamine, lâche ton tronc coincé dans ton luc et viens mater, ya un truc marrant par là, on dirait une capote trempée dans les bébés avortés qui fait des blagues! Mes dents s'étirent dans un sourire malsain alors que mes pattes arachnéennes s'agitent autour de ton corps en quête d'attention. Toi, tu soupires, avant de laisser ton regard trop clair rencontrer le costume criard de l'intrus.

- Ouah, meuf, ya Capoteman!! Azy j'veux un autographe!  

Sérieusement... T'y tenais tant que ça à ta blague? 
Arrêtes, je suis sûr qu'il roule en décapotable!
Tu voudrais par la fermer pour changer?
Bah ouvres la, je suis sûr qu'on va se marrer.

C'est Deadpool que t'as en face de toi, et même si c'est encore un fake - sérieusement, tu dois les attirer - 'faut dire qu'il a la classe son cosplay. Ses vannes sont au moins aussi pourraves que les miennes, avoues que ça t'fais marrer. Nan? Tu préfères tirer la tronche et t'essuyer la main sur les dentelles ouvragées de ta robe? Fillette. Azy j'tape la causette, je suis civilisé, moi.

- Tu voulais représenter quoi? Un genre de super communiste? Ton pouvoir c'est de lutter contre le capitalisme en arborant un costume tout moisit? T'as pas l'air bien dangereux avec ton sabre en mousse, le jedi de pacotille.

La voix porte, les ombres se balladent, se fondent dans les clairs-obscurs du sol, un Caravage ravagé, une voix qui passe à la rape.
Un jour je te trancherais la langue...
Files la au chat, au moins il s'en servira.

Il est toujours là, ce type, dans le coin de ton regard, tu l'observes sans le regarder, tu me laisses causer, j'ai beau tenter de te fouttre suffisamment la honte pour arracher ta voix rien n'y fait. Hé dit! Et si c'était le vrai? Dans cette galerie de démences tout est possible, qui sait ce qui t'attend maintenant que tu es de l'autre côté du miroir, Crochet en train de pianoter? Crocheter la serrure d'une armoire magique? La main crochue d'une sorcière? Alors pourquoi pas Deadpool qui se ferait chier, qui crèverait la dalle, le sacreras-tu Hannibal, lui filant ta main en festin? Ah ouais, ok, tu sors carrément le téléphone. Un selfie? Non, juste vérifier, toujours pas de connexion, nul moyen de t'évader, te voilà coincée avec un boulet à chaque pied, faudra bien te décider à t'activer. Ton téléphone retrouve ta poche, t'abandonnes la technologie pour t'accroupir dépitée face au feu de camp improvisé, espérant que le type va se tirer, t'as aucune envie de m'entendre faire ami-ami avec un inconnu.


T'en fais pas, le mien sent le caca 8D
Revenir en haut Aller en bas
« T'as vraiment une sale gueule »
avatar
« T'as vraiment une sale gueule »
21/7/2015, 23:52
Messages : 106
Age du personnage : Il fait dans les 30 ans
Pouvoirs / Particularités : Il saît qu'il est dans un rp / Facteur guerisseur + tp

Origine : Marvel DC

Voir le profil de l'utilisateur
Un flash noir qui fait disparaître le monde un infime instant, ne laissant que le noir là ou régnait auparavant un agglomérat de couleurs vives et joyeuses, de formes diverses et variées. L'ouïe et l'odorat deviennent seuls capteurs de notre enveloppe charnelle. Faibles, sans défenses, nous sommes aveugles durant un court laps de temps, bien trop insignifiant pour nous ouvrir la moindre faille, ou nous rendre cause du moindre soucis.

Et à l'apogée de ce voyage, alors que mes pieds foulaient une herbe encore verdoyante malgré l'éclat irradiant du soleil à son zénith, je rouvris les yeux à travers mon masque de cuir écarlate.

Sculpture de marbre et de bois entouré d'arbres morts, parfaitement alignés le long du chemin qui me menait vers ma destination, le bûcher de la sorcière , la cause de ce quantique morbide qui résonnait autour de nous. Une simple fane se détacha de leur feuillage particulièrement dense, à cause d'une alizée un peu trop violente, sans doute, et effleura ma joue dans sa chute, mettant fin à mon instant d'égarement en me faisant lentement, mais sûrement, prendre conscience des alentours du no mans land

Des tours qui s'élevaient à perte de vue, agrégats de pierres, de béton et de vitraux, colossales structures nous dominant d'une taille défiant la raison, palais inhabité, témoin de la gloire et de la décadence d'un empire corrompu, duquel ne subsiste que quelques ruines préservées des étrangers, faisant de ces roches jaunies par le temps les seules remembrances de ce que fut cette ville en un siècle antérieur, bien avant que son prestige ne sombre à jamais dans le néant de la folie humaine.

Le paysage semblait tout droit sorti d'un conte de fée, un conte de fée morbide, tout me semblait illuminé d'un halo enchanteur, étincelant de pureté, d'une vivacité défiant la norme, la structure même de notre Monde. Tristesse, Chaos, Chevaliers à l'armure noircie gisants sur le sol, Il ne manquait guère que le démon à combattre, et voilà que ce dernier quittait le sol, comme si il souhaitait pouvoir me regarder dans les yeux.

Mais attendez une minute ...

« Hé, pas juste! Les araignées au plafond, ca vole pas! »
Techniquement, c'est faux. Les reines de nombreuses espèces ont des ailes pour leur vol nuptial.
« Hé, c'est vraiment pas juste! Les araignées ca parle pas non plus! »
Figure-toi que de nombreuses espèces...
«  Ta gueule !  »

Qu'était cette chose ? Une maladie inconnue et un peu trop développée ? Un parasite, à la vénom, mais en moins classe ? Une sorte d'homme araignée du pauvre, dégueulasse ? Ou un cosplay vraiment très mal foutu de Man Spider ? Quoi qu'il en soit, il fallait que je prenne ça en photo et que je la montre à Peter, histoire qu'il voit bien que lui avait eu un énorme coup de chance avec l’araignée radioactive : Un peu plus et il devenait … ça.

N’écoutant que d'une oreilles les quolibets du choixpeau magique version Peeve, j'attrapais mon téléphone avant de me placer à côté de lui (ou d'elle .. Nan, nan, de lui), de tendre mes bras devant moi et d'essayer tant bien que nous cadrer tous les deux sur le selfie que j'escomptais prendre. Mais ça, c'était bien plus facile à dire qu'à faire.

« Putain mais tu rentres pas dans le cadre, et après c'est moi qui ait prit la grosse tête ? »

Avec un soupir, je remit mon cellulaire dans ma poche quelques glorieuses secondes avant que le sempiternel « Vous avez reçu un nouveau message de Peter » ne résonne et ne vienne briser le silence. Où est ce que tu es ? « Je me lance dans un battle clash avec ton sosie version 10 tonnes, je reviens pour l'heure du dîner, xoxoxo » Non, sérieusement, parfois le silence était d'or, la parole d'argent .. Surtout lorsqu'on se faisait piètrement insulter par un truc qui n'était pas vraiment sensé être vivant.

Hey, attendez, et si c'était vraiment une maladie ? Ca pouvait être contagieux cette connerie ?

« Hé une seconde. S'il vient dans ma tête, je veux trois loyers d'avance et un dépôt de garantie. Et pas de teuf le soir. Et pas de clébard. C'est une tête respectable, ici.  »

Même si elles étaient nombreuses, les araignées que j'avais au plafond avaient au moins le mérite de pas trop foutre le bordel dans mon crâne. C'était un bon point à leur accorder.
Malheureusement, le reste s'en donnait à cœur joie, et je pouvais tout aussi bien parler à une simple hallucination qu'à  Héléna Bonham Carter s'essayant à un nouveau rôle.
Quoi que je préférais largement la deuxième solution, ça serait sacrément cool de voir un second film de Tim Burton au cinéma. C'est juste con qu'y'en ait pas ici.

Nan, Héléna Bonham Carter ne m'aurait pas appelé « super communiste », elle aurait trouvé un autre surnom, bien plus cool … Quoi qu'en fait, peut être que couvre chef chelou avait raison et que je n'y avais simplement jamais pensé ? Merde ...

« Bouge pas, jambes de pin up »

Il ne me fallut que quelques secondes pour arracher mon masque de sang, et à peine quelques de plus pour lui/leur lancer un grand sourire, mes dents éclatantes occultant presque ce qui restait de peau sur mon visage décharné. Presque.

Bien heureusement, ils n'eurent pas à supporter cette vision bien longtemps, je me doutais que ma beauté digne du plus beau des mannequins anorexiques sous stéroïdes aurait tôt fait de rendre leurs iris aussi noirs que les miens. Ainsi, sortant de nul part ailleurs que de la tête tranchée du héros américain, c'est son visage qui vint remplacer celui que tout le monde assimilait à Deadpool. Communisme-man était mort, j'étais devenu …

Capitalboy.

Le con ...

« Gimme all your milk money … Ouais nan, pas toi, je tiens encore à mes rétines, je parle de ta voisine du dessous. »

Voisint qui pianottait sur son téléphone presque sans faire attention à moi … Ou plutôt à nous deux : A en juger par son attitude, elle ne contrôlait pas son propre chapeau. Je pouvais la comprendre, quoi de plus chiant que de voir l'une de ses fringues faire chier les passants ? C'est comme voir son futal essayait d'étranger les momes à la sortie des écoles. Non seulement c'est gênant, mais en plus, tu risques de finir en taule pour exhibition et tentative d'atteindre à l'innocence, alors que tout le monde sait qu'à cet age, les gamins découvrent leurs corps devant Dora l'exploratrice, ou des reportages dégueulasses sur Arte.
Ridicule.

« La seule question qui compte vraiment, c'est pas qui peut derouiller Luc Skywalker, ça ca me semble assez évident. Nan, plutôt : Qui est le plus fort ? La nana qui enfonce sa tête dans ton cul, ou ta gueule ? »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers: